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Comment chercher les météorites

Dans l’article « Les météorites. Que sont-elles ? » paru dans Monnaies & Détections n° 106, nous avons vu de quoi étaient faites les météorites, mais avant de vous lancer dans cette recherche particulière, il semble bon d’avoir un minimum de connaissances sur ces objets célestes, et je vous conseille fortement la lecture des ouvrages suivants qui vous seront d’une très grande aide pour vos recherches. A savoir :
- M et F, Franco, « Chercheurs de météorites », 2004
- A. Galien, « Les météorites ces pierres tombées du ciel », 2005
- A. Carion, « Les météorites et leurs impacts », 1993
- J.P Poirier,  « Ces pierres qui tombent du ciel », 1999
- M. Gounelle, « Météorites : à la recherche de nos origines », 2017
- B. Melguen, « Les Météorites messagères de l’espace », 2013
- P. de Wever et E. Jacquet, « Terres de météorites », 2016
- S. Bouley, « Impacts des météorites aux cratères », 2017
- M. Mattauer, « Ce que disent les pierres », 1998
- Collectif, « Cahiers du règne minéral », n° 1, 3 et 4, édition du Piat
Après avoir lu les dits ouvrages, vous n’avez plus aucune excuse pour pouvoir reconnaître une météorite d’une roche terrestre… A lire également le très bon sujet de G. Gesink dans « Le manuel du prospecteur », 2016.

Mais avant tout, que dit la législation de votre pays sur ce sujet ?

En France, la loi est simple : « la collecte de météorites ne tombe pas sous la loi 89.D mais est régie par l’article 552 du code civil », ce qui ne contraint le prospecteur qu’à obtenir l’autorisation du propriétaire du terrain qui est légalement propriétaire de tout ce qui se trouve sur ou dans le sol. Les météorites ne sont pas considérées comme des choses « sans maître » et encore moins comme des « trésors », loin de là, il est établi qu’une météorite appartient de droit au propriétaire du terrain où elle est venue s’échouer, ce terrain, elle y est dès lors physiquement associée. C’est un point de droit qu’il faut connaître, c’est-à-dire que si vous avez la chance de découvrir une météorite mais sans l’autorisation du propriétaire, vous n’avez aucun droit légal de demander les 50 % de la valeur de celle-ci, cette météorite n’étant pas un trésor et si vous n’aviez aucune autorisation, vous êtes en infraction.
Mais attention, tenter de s’approprier une météorite trouvée chez autrui sans l’accord du propriétaire constitue donc un délit (vol et recel)(1). Alors je vous conseille vivement de toujours faire un accord écrit, stipulant exactement le but de la recherche de météorites et en cas de découverte, de son partage à 50/50 %, également prévoir dans cet accord que l’objet découvert sera déclaré et analysé par des experts indépendants du musée des sciences naturelles de Paris (par exemple), pour être sûr de la nature de l’objet découvert. Les prix des météorites se négocient au gramme et en fonction de leurs compositions et raretés. Cela vous évitera de tomber sur un négociant peu scrupuleux qui expertisera votre découverte comme une « chondrite ordinaire », les moins chères du marché dans la catégorie des pierreuses. En cas de découvertes inédites c’est-à-dire d’une chute non connue, les prix peuvent être multipliés par 10.
Il faut comprendre aussi qu’un accord verbal n’a aucune valeur en cas de litige avec le propriétaire. Ce sera à vous de prouver qu’il y a eu accord verbal, bonne chance, ce sera votre parole contre celle du propriétaire. A partir du moment où vous êtes prospecteur, vos chances frôlent le zéro absolu. Vous pouvez faire rédiger un contrat type par un notaire, mieux encore par un avocat spécialisé. Cette petite dépense étant votre garantie, cela vaut la peine, et enfin vous pouvez vous inscrire au « programme européen de recherches intersidérale », cela pourra grandement vous aider lors de vos démarches auprès des propriétaires terriens.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°110 …

Qui se souvient de la météorite de Mont-Dieu ?

Un prospecteur découvre la plus grosse météorite de France. La déclaration est fait dans les règles mais l’Etat, toujours avide, devient hors-la-loi et la récupère par la force ! Le prospecteur se tourne vers nous pour de l’aide et il intente un procès contre l’Etat intégralement payé par la revue Monnaies & Détections.

Avril 2014

Après de rocambolesques plaidoiries du procureur, le juge signifie que la météorite appartient bien à Monsieur Jean-Luc Billard, prospecteur.
Vous pouvez retrouver toutes les péripéties de ce combat de procédure dans les numéros 60, 62 et 76 que vous pouvez commander au secrétariat de la revue ou sur le lien suivant : https://www.webabo.fr/les-numeros-disponibles-monnaies-et-detections-xsl-286_572.html

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 108

 

Météorite record de 477 kilos

Une équipe, privée française, de recherche spécialisée sur les météorites et qui s’est baptisée « Société astronomique de France » (SAF), a réussi l’exploit de trouver la nouvelle plus grosse météorite de France ! Depuis le début 2018, elle arpente un terrain, privé, dans le département de l’Aube, à Saint Aubin avec un détecteur expérimental, sans plus de précision. Elle a découvert 123 morceaux du météore qui seraient tombés là, il y a au moins 50 000 ans… Le premier morceau fut découvert en 1968, et le total de tout ce qui a été collecté dépasse désormais les 6 tonnes ! Le plus gros morceau a été sorti au mois d’octobre, il pèse 477 kilos ! Sa composition est assez courante pour une météorite, la plus grosse partie détectable est du nickel (11 %) et on y trouve aussi en plus petite quantité du cobalt et du phosphore. L’équipe de SAF a basé ses recherches sur la découverte connue de 1968. A méditer, il y a des centaines d’impacts connus en France et bien d’autres météorites à retrouver…
Source : leparisien.fr

Météorite

Un Japonais avait ramassé dans son jardin, il y a six ans, une pierre d’un noir brillant qu’il trouvait étrange, pesant 6,5 kilos. Elle décorait, depuis, l’entrée de sa maison. C’est un article de presse tout récent qui lui a donné l’idée de la faire analyser a l’université locale. Et le résultat est tombé, une météorite ! Qui en plus serait âgée de 4,6 milliards d’années !
Ne me demandez pas comment ils sont arrivés à un tel chiffre… Une chose est sûre, c’est la première météorite recensée au Japon depuis 15 ans.
Source : rtbf.be

Toutankhamon extraterrestre

Surprenante découverte pour des chercheurs américains, qui se sont intéressés à la dague de Toutankhamon, ils ont découvert que sa dague avait été forgée dans du fer météoritique ! Personne depuis 1922, année de la découverte du tombeau, n’avait pensé à étudier et analyser la précieuse dague, alors que l’on savait le fer très rare, plus cher que l’or, à l’époque pharaonique ! Et pour cause, la généralisation du minerai de fer et son exploitation ne prendra effet que plusieurs siècles après la mort de Toutankhamon (1322 av-JC).
Quant à la mère de Toutankhamon, Néfertiti, la recherche de son tombeau se poursuit, il se trouve « probablement » derrière l’un des murs du tombeau de son fils. Les chercheurs se creusent la tête, depuis plusieurs mois maintenant, pour trouver une solution permettant de percer un mur, sans l’abîmer…
Source : huffingtonpost.fr

La météorite de Mont Dieu


Vous vous souvenez sûrement de cette affaire de la météorite de Mont-Dieu ? Voir Monnaies & Détections n° 60, 62 pour la découverte et n° 76, 79 pour le résultat du procès qui donnait plein droit sur la météorite au prospecteur au détriment du préfet des Ardennes qui était allé manu militari la récupérer chez le paysan dans le hangar… Votre journal préféré n’est pas un simple média qui relate cette affaire, il est le donneur d’ordre et a financé la défense de Monsieur Billard. Le tribunal a ordonné, le 22 mai 2015, la restitution de la météorite à JL Billard, condamné le préfet à 100 euros d’astreinte par jour de retard, condamné le préfet à 1 000 euros au titre de l’article 700 et aux entiers dépens. Le préfet n’a jamais payé les 6 900 euros de l’astreinte. Nous avons dû l’attaquer de nouveau au tribunal d’exécution de peine et ce dernier a condamné le préfet des Ardennes à payer l’astreinte à Monsieur Billard, 6 100 euros plus 800 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile. De nouveau, ce préfet, ayant à sa disposition de l’argent public à volonté, a fait appel de cette décision mais a dû s’exécuter entretemps et payer la somme due en attendant le nouveau procès.
Le procès en appel a eu lieu à Reims le 14 juin 2016, il réduit l’astreinte à 30 euros de retard par jour au lieu des 100 euros initiaux et monsieur Billard a dû rembourser le différentiel. Le résultat final est une somme totale de 3 630 euros que le préfet a payé à monsieur JL Billard. On ne compte pas le temps perdu des fonctionnaires à traiter ce dossier et payer les avocats, idem du côté de la Justice toujours débordée. De son côté votre magazine a dépensé 6 287,55 euros pour la défense de Monsieur Billard et pour créer un précèdent à prendre en exemple.
Tout cela nous donne une image déplorable de l’Etat et de la Culture et notre travail est de vous apprendre à vous défendre contre les abus de positions officielles envers les prospecteurs car la prospection de loisir est libre. Ne l’oublions pas ! Connaissez bien votre loi et vous aurez en face de vous des archéologues qui perdront pieds comme cela a été le cas à Najac et pour cette affaire avec le préfet…

Tué par une météorite !

Une nouvelle fracassante, c’est le moins que l’on puisse dire… A Natrampalli, en Inde, le 6 février 2016 une météorite aurait tué un homme en blessant trois autres au moment de l’impact ! Ce qui serait une première mondiale de mémoire d’homme, d’après de nombreux scientifiques, dont la Nasa. Scientifiques qui, pour la plupart, ont contredit cette hypothèse… L’enquête en Inde a pourtant apporté de nombreux éléments qui penchent pour une histoire vraie. Un toit a été traversé, la plupart des vitres alentours ont explosé et puis franchement s’il s’agissait d’un meurtre ou d’une bombe pourquoi aller inventer une histoire de météorite ? C’est tellement improbable que ce serait ridicule d’inventer un truc pareil ! De nombreux « spécialistes » ont affirmé que c’était impossible et du jamais vu, pourtant il ne m’a fallu que quelques recherches sur le Net pour tomber sur un article de presse datant de 1929 relatant la chute d’une météorite sur le cortège d’un mariage en Serbie et tuant un homme à l’impact ! Une météorite de 40 cm de diamètre ! Il est vrai qu’en 1929, la Nasa n’existait pas encore…
Sources : futura-sciences.com & coupure de presse Ouest-Républicain 14 novembre 1929

 

Rejoignez le réseau Fripon !

Non ce n’est pas une blague ou un énième site de rencontre… Fripon : Réseau de Recherche de Bolides et de Matière interplanétaire, on se demande d’ailleurs pourquoi ils ne l’ont pas baptisé RRBMI ? Sans doute est-ce moins vendeur… C’est un réseau, participatif, de surveillance et de recherche des météorites tombant sur le sol français. Le but final étant de trouver et de remettre des météorites aux scientifiques pour qu’elles soient étudiées. En effet, les prix des météorites sont loin d’êtres à la baisse, il y a de plus en plus de collectionneurs et donc de demandes. Une météorite en provenance de Mars vaut actuellement plus de 10 fois le prix de l’or… Et les « pauvres » scientifiques commencent à manquer cruellement de matière première à étudier. Alors si vous voulez aider la science, soyez Fripon…
Source : http://www.larep.fr

L’affaire de la météorite de Mont-Dieu, suite

Vous vous souvenez sûrement de cette affaire de la météorite de Mont-Dieu ? Voir Monnaies & Détections N° 60, 62 pour la découverte et N° 76, 79 pour le résultat du procès qui donnait plein droit sur la météorite au prospecteur au détriment du préfet des Ardennes qui était allé manu militari la récupérer chez le paysan dans le hangar…

Votre journal préféré n’est pas un simple média qui relate cette affaire, il est le donneur d’ordre et a financé la défense de Monsieur Billard. Le tribunal a ordonné la restitution de la météorite à JL Billard, condamné le préfet à 100 euros d’astreinte par jour de retard, condamné Monsieur le préfet à 1 000 euros au titre de l’article 700 et aux entiers dépens. Notre avocat a assigné le préfet le 28 janvier 2015 devant le juge d’exécution des peines pour réclamer le paiement de l’astreinte refusée par courrier le 12 novembre 2014 par Monsieur le préfet et qui a motivé cette assignation. Oui vous avez bien lu : le préfet des Ardennes, homme chargé de faire respecter la loi, ignore purement et simplement une décision de Justice… Vous pouvez prendre connaissance de son courrier ci-contre à gauche.

Après deux renvois à la demande des parties, l’affaire a été retenue à l’audience du 24 avril 2015. Et le jugement nous fut communiqué le 6 juin dernier.

Madame Perrine Robert, juge d’exécution a estimé… La suite dans Monnaies & Détections n° 83

Météorite du Mont-Dieu, suite…

Lire les articles parus sur ce sujet dans Monnaies & Détections N° 60, 62, 76 et 79

Que peut-on penser d’une administration publique refusant de se plier à une décision de justice ? 

Le retour de la météorite (364 kg).

Il a fallu intenter un procès pour faire reconnaitre les droits de Jean-Luc Billard comme seul propriétaire de la météorite qu’il a trouvée fortuitement grâce à son détecteur… Dans la foulée le juge rajoutait une astreinte de 100 € par jour de retard en plus de l’amende pour préjudice moral. Or, notre avocat a reçu un courrier de la préfecture des Ardennes, qui rejette le paiement de cette astreinte de plus de deux mois de retard (100 € par jour de retard) sous le prétexte que les exigences de Jean-Luc Billard ont retardé la livraison. Alors restituons les choses dans leurs contextes. Monsieur Billard a entreposé la météorite chez un agriculteur proche du lieu de trouvaille, à un endroit facilement accessible pour la déplacer dans un avenir proche. Le préfet a envoyé sa cavalerie manu militari pour récupérer indument la pierre chez l’agriculteur qui ne s’y est pas opposé bien entendu. La météorite a fini dans un musée privé de minéraux et fossiles de Bogny-sur-Meuse où elle a été gentiment exploitée par ce dernier.

Le tribunal a reconnu le droit de propriété de Monsieur Billard sur la météorite et a ordonné au préfet de procéder à sa restitution.

Or ce musée est en ville, avec des marches partout et difficile d’accès. Il s’agit donc pour Jean-Luc Billard de louer une chèvre, un transpalette et un manitou pour l’extraire de la place, on est loin des conditions d’accès telles qu’il les avait définies chez l’agriculteur…

La préfecture des Ardennes, certainement déçue de la décision de justice, a trainé les pieds et voulait que la « restitution » devienne « une mise à disposition », ce qui aurait occasionné de gros frais à Monsieur Billard. Ce dernier s’est opposé à cette façon d’interpréter le jugement rendu. …

La suite dans Monnaies & Détections n° 80