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114.04

Bonjour, j’ai trouvé ces petites billes en plein champ, qu’est-ce que c’est ? Les petites billes et la pièce plate pèsent 20 g, diamètre 25 mm, la grosse bille 80 g, diamètre 35 mm et la grosse a un marquage que je lis LFL 66. S63.
A priori il doit s’agir de militaria. D’habitude le métal qui compose le plomb est blanc. Mais si vous les avez nettoyées, vous  avez fait sauter cette patine et remis le métal à sa couleur d’origine. Nous n’avons pas d’explication sur ce marquage qui se lit plus LFE 66. On a contacté des spécialistes de militaria et leurs réponses sont assez laconiques :  « j’ai consulté tous les tireurs à la poudre noire que je connais, et même le président et plusieurs membres de la ligue Midi-Pyrénées de Tir, personne n’a une idée… certains pensent à une unité de mesure… on me dit aussi que, d’après la photo, le bout marqué ne doit pas être en plomb mais rajouté… »

Un archéologue amateur trouve un trésor

L’archéologue amateur (présenté comme tel par la presse), étant bien sûr un prospecteur équipé d’un détecteur de métaux… Le prospecteur en question était d’ailleurs à la recherche de militaria en forêt de Soy, dans les Ardennes, lorsqu’il est tombé sur un beau trésor de l’âge du bronze, pointes de lances, haches et bracelets. Résidant dans un pays civilisé, le Luxembourg, il a pu déclarer sa trouvaille et offrir son trésor à la commune de Jalhay.
Source : rtl.be

Les plaques de ceinturon françaises

J’avais précédemment fait deux articles pour Monnaies & Détections, un sur les bagues allemandes (n° 73) et un autre sur quelques éléments rares en militaria allemand (n° 74).
J’aime aussi les plaques de ceinturons. Pour ce qui est des allemandes il y avait déjà eu de bons articles dans la revue (numéros 40, 41 et 42). En ce qui concerne les plaques de ceinturon françaises j’avais envie d’écrire sur le sujet m’étant rendu compte que des prospecteurs en trouvaient sans pour autant savoir de quoi il s’agissait. Mais je n’en avais pas assez pour pouvoir travailler dessus. L’année 2015 a été une bonne année en militaria français alors pourquoi ne pas se lancer ?
Un bref historique s’impose. Au début de la guerre bien qu’il existe un ceinturon « moderne » dit 1903 et 1903/14, nos fantassins sont majoritairement équipés du ceinturon à plaque lisse modèle 1845 ou modèle 1873. La plaque 1845 mesure 65 X 65 mm et le modèle 1873 mesure 65 x 60. Il existait des types particuliers pour les officiers, le génie, les tirailleurs marocains, les chasseurs et l’infanterie de marine et coloniale. Je n’ai jamais trouvé aucun de ces modèles en fouille, cela fait partie de mes objectifs… J’en profite pour lancer un appel aux lecteurs : je cherche une plaque de chasseur de terrain merci d’avance !
Je vais présenter mes plaques dans l’ordre de leur découverte.
Ma première a été cette 1873 trouvée dans un bois qui était un lieu de promenade de mon enfance, elle est déformée mais complète et reste un bel objet. On arrive à lire difficilement Am.c Paris (le fabricant) et un pentagone dans lequel il devait y avoir un A signifiant qu’elle a été acceptée à sa réception au régiment.


La deuxième a été trouvée dans un cantonnement allemand ! Probablement une prise de guerre jetée ou perdue par son nouveau « propriétaire ». On y distingue parfaitement le marquage du fabricant (Compagnie Française d’entreprises militaires et civiles) et le A dans un cercle. Vu le secteur je ne m’attendais pas à cette trouvaille mais je n’allais pas me plaindre !

Ma troisième fut un rare modèle en fer mais malheureusement irrécupérable comme le plus souvent les objets métalliques, dommage ! Il s’est passé une bonne dizaine d’années entre ces trois plaques et la quatrième, ça m’ennuyait beaucoup. Deux exemplaires seulement pour un passionné comme moi ça faisait léger !
Heureusement en 2013 mon cousin Alain avec son fidèle Déus est arrivé à la rescousse et à sorti cette très belle plaque modèle 1873 dans le même bois que ma première ! Pas de marquage fabriquant mais deux A dans un cercle. Elle est comme neuve et pourrait reprendre du service…


Le 27 décembre 2013 je sors enfin ma quatrième plaque, ce beau modèle 1845 sans aucun marquage. Quelle surprise ce jour-là !, notre ami Alexis peut en témoigner ! De l’endroit où je l’ai trouvée on voyait la maison de ma jeunesse ! C’est aussi ça la détection…


La collection commence à ressembler à quelque chose mais ce n’est pas suffisant, alors… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 86

Les bagues allemandes de la guerre 14-18

Passionné par la prospection depuis pas mal d’années, et habitant une région du nord-est de la France, je me suis orienté dès le début vers le militaria 14-18. En effet à part les inévitables cartouches, balles, shrapnells et autres objets indésirables je me suis aperçu que de nombreuses belles choses ont été perdues et méritent d’être sauvées. Cela va du simple bouton à la boucle de ceinturon en passant par les plaques d’identité, les emblèmes de casques à pointe et… les bagues.

Ayant trouvé en prospection un nombre relativement important de bagues allemandes et estimant ces petits objets intéressants, j’ai décidé de les présenter dans cet article.
Je précise que ces bagues ont pour la plupart été trouvées sur des cantonnements situés à l’arrière du front où elles ont probablement été perdues par leurs propriétaires.
Que dire des bagues allemandes ? Il semblerait que les bagues « souvenir » étaient fort prisées par les soldats du 1er conflit mondial, toutes nations comprises. Il se dégage deux grandes familles, les bagues commerciales et les artisanales.

LES BAGUES COMMERCIALES ALLEMANDES

Bague en argent marquée 1914-1917, celle-ci est poinçonnée.

Bague en argent, je l’ai trouvée écrasée, ce jour-là ce fut mon premier signal ! Je l’ai faite redresser par un bijoutier, elle en valait bien la peine.

Bague en argent, elle se trouvait au milieu d’un tas d’étuis de 7,92 Mauser, j’ai bien fait de tout vouloir ramasser lors de cette sortie !

Les bagues commerciales allemandes sont le plus souvent en argent, les autres étant en laiton.Elles étaient en vente dans les foyers du soldat ou par correspondance. Ci-contre un extrait de catalogue d’époque.
On peut prétendre sans trop se tromper que les bagues commerciales étaient fort couramment diffusées chez les troupes allemandes même si il a existé chez eux une production artisanale assez conséquente…

La suite dans Monnaies & Détections n° 73