Une vervelle reprenant un écu sans doute local « d’or à trois chevrons de gueules » à moins que ce ne soit « chevronné d’or et de gueules », je vous laisse choisir.
Un petit sceau du XIVe siècle avec un motif floral : une plante comprenant 6 fleurs ou graines de part et d’autre de la tige. La légende se lit ainsi : S MI DEVIRIDENOPRS.
Guy a Montlaur est heureux de nous montrer ses trois petits objets découverts : deux vervelles (à droite) médiévales avec encore les restes d’émaux , la première de forme carrée montre un écu entouré de plusieurs lignes de grènetis, il semblait être d’or. Le second est plus caractéristique de par sa forme d’écu et son décor un arbre stylisé en haut d’une montagne, cette forme me rappelle celle que l’on voit sur les poids de ville de Montauban et qui datent du XIII au XIV° siècle. La plaque a double face aux motifs égyptiennes m’intrigue, ce n’est pas la première fois que nous en publions une découverte au détecteur et la question se pose , cet objet résolument moderne provient-il d’un bijou de pacotille produit en grande quantité et vendu en France ?
Concernant la plaquette à motifs égyptiens, il s’agit bien d’éléments de bijou de pacotille, très exactement, de bracelets qui comportaient 4 ou 5 éléments que l’on pouvait porter dans un sens ou dans l’autre. Très à la mode dans les années 1920 avec la découverte du tombeau de Toutankhamon
J’ai trouvé une bague ainsi qu’un blason, les deux objets ont été trouvés dans deux endroits distincts sur la commune de Lézignan-Corbières dans l’Aude (11). Pouvez-vous m’aider à identifier ces deux objets s’il vous plaît ? Sur la bague, on peut lire : Les lettres en gras sont les lettres dont je suis sûr à 99%, j’ai rempli les creux de la bague sous Photoshop (Photo Bague 2) : Au centre : P Sur les bordures : S.P., 6 ou G, A ou H, N, A ou H, S, il y a trois petits points en triangle et une sorte de croix avec une étoile au bout. Cela pourrait donner S.P. G A N A S ou S.P. 6 A N A S ou S.P. 6 A N H S. Pour la matière, je ne sais pas en quoi elle est, on ne dirait de l’or mais il me semble que c’est davantage du laiton. Je n’ai pas de détecteur à discrimination de métaux et de surcroît, j’ai trouvé la bague à ras de terre par un pur hasard, une vraie chance de débutant. Pour le blason, on dirait un alliage de fer et de cuivre, à priori, il y a une patine noire quand on regarde au niveau de l’attache. On distingue clairement trois canards autour d’un blason avec deux aigles et des vagues. Aucune inscription dessus. Je n’ai rien trouvé au niveau des armoiries donc vous pourrez sûrement m’aider à l’identifier et ce que c’est exactement ? Je vous remercie par avance et souhaite une bonne continuation à toute l’équipe du magazine. Sébastien
Photos 16 : Bague sigillaire ou à cacheter d’un marchand du XVe siècle : son monogramme composé des initiales PG surmontés d’une croix, que l’on retrouve dans le texte de légende : S(S)igillum P(etrus = Pierre) GANAS ou GARAS que l’on pourra traduire par : sceau de Pierre Ganas. En 16 c vervelle en forme de trèfle aux armoiries non identifiées.
Christian dans la commune d’Alzonne (Aude) a trouvé cette jolie vervelle dont les émaux sont encore présents : un chêne à trois branches supportant deux glands dans un écu au liseré de triangle azur.
Michel en haute Garonne avec un panel de petites trouvailles régionales : une jolie petite vervelle composée d’un écu recevant une croix de forme templière en creux il semble. Les quatre cantons présentent un restant de mosaïque verdâtre. Une très jolie boucle médiévale du XII° siècle avec une patine splendide noire métal très bien conservée et complète., une petite boucle en bronze de vêtement style fermaux style XIV° siècle avec en décor un liseré spiralé et enfin trois bagues vues de profils et de face pour avoir un aperçu du chaton ;La première est en cuivre pur , l’anneau s’élargit au fur et a mesure de son approche du chaton pour épouser le diamètre de celui ci , sa surface légèrement ovalisée reçoit une rose des vents. Cette bague est post moderne. Les deux suivantes sont plus anciennes, deux fils de bronzes torsadés et spiralés et reliés à deux mains se joignant, c’est une petites bagues de fiançailles courantes du XIV° et XV° siècle. La dernière enfin présente en décoration sur un anneau plat un motif floral genre trèfle .
De Philippe, un pendant de harnais : « Écartelé au 1 et 4 d’azur au lion d’or (d’argent) à la bordure componée du même, au 2 et 3 losangé de gueule et d’or (d’argent) : 4.2 cm sur 2 cm – poids 7.34 g.
Trouvé dans le Tarn au bord d’un ruisseau. Si le métal de ce blason était l’or, alors les quartiers « au lion » pourraient être les armoiries de la famille de PADIES, et les quartiers « losangés » celles de la famille « NOE », et le porteur de ce blason serait de PADIES par son père et de NOE par sa mère. Il n’y a cependant dans la bibliographie aucune trace d’une alliance entre ces deux familles. Mais si le métal est l’argent, ce que semble suggérer une différence de coloration avec le plaquage présent sur la fixation du pendant, alors ….. je donne ma langue au chat . Y a-t-il un héraldiste dans la salle ?
Question subsidiaire : la bordure componée a-t-elle une signification en héraldique, comme le lambel pour l’aîné et la barre pour le bâtard ?
Régis en Corrèze a ramassé, hors de tout contexte archéologique, ces petites plaques médiévales du XII° siècle, sur des vieux chemins oubliés aujourd’hui, celle de gauche est certainement une vervelle reconnaissable à l’anneau de suspension, les deux autres avec les emplacements des quatre trous de rivets étaient fixées sur une lanière ou ceinture de cuir. Ils ont tous les trois la particularité de présenter des blasons dont on aperçoit encore les émaux d’origine. Une recherche locale pourrait être très instructive quant à l’origine des familles qui les arboraient . etude **
Petite vervelle ou pendant de harnais très abîmé, sans indication géographique de trouvaille . Le motif se devine à peine : un écu dans un cercle et, du bord extérieur du cercle au coin de l’objet de forme carrée , un motif de lignes parallèles et perpendiculaires , doré à l’or fin est encore visible sur le côté droit du pendant , trace d’émail bleu( azur) dans le cercle Je n’ai pas la possibilité de lire l’écu .
par Georges et Pompon de Bordeaux :vervelles……. pour confirmation et identification : 1 vervelle en bronze 31mm / 31 mm plaque en bronze avec un blason au centre 20mm / 38 mm photo verso / recto
Votre vervelle est un très bel objet, elle représente un lion couronné anglais – style fin XIII – à début XIVe siècle sur un fond de pavé. Dommage que la photo prise en avant de la plaque crée une déformation de la gravure qui nuit à sa présentation. C’est un objet qui peut provenir directement de l’entourage ou du personnel princier ou royal anglais Vous avez dû éprouver une joie certaine à l’exhumation de cette plaque…
B La plaque est une plaque de gros ceinturon ou de coffret, avec au centre un écu à la croix dite de SAINT- GEORGES – fin XIVe – début XV ° siècle. C’est du travail anglais- la croix était initialement émaillée, on en voit encore des traces . Blanc appelé argent pour la croix et de gueule (rouge) pour les trois premier quartiers de l’écu, il me semble distinguer du bleu (azur) pour le dernier quartier. L’écu lui même étant disposé sur un fond de lignes parallèles et entrecroisées. Avez-vous trouvé les deux objets ensemble ?
Vervelle trouvée par Régis dans le Lot. Une vervelle est , rappelons -le , un pendant de ceinture ou harnais en forme d’écu héraldique classique. Celui -ci date de la fin du treizième siècle et représente ce qui semble être un lion de couleur blanche , debout à gauche sur un fond de couleur rouge. En langage héraldique on dirait « de gueule au lion d’argent », rappelons que le lion est l’animal de prédilection des armoiries médiévales et qu’il se trouve sur au moins quinze pour cent des armoiries au XIII° siècle, confirmant ainsi le vieil adage : « qui n’a pas d’armes , porte un lion ». C’est un très bel objet et je profite de l’occasion pour faire un appel aux collectionneurs de vervelles, Nous aimerions prendre contact avec eux pour un futur article sur le sujet.