MONNAIES ET DETECTIONS

Pour les passionnés de la détection

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

Articles taggés ‘prospection’

Trouvaille 142.20

Bonjour à toute l’équipe de Monnaies & Détection, pourriez vous en dire plus sur cette médaille achetée dans un vide-grenier pour 1 euros ? Elle a un diamètre de 7 cm. Merci d’avance, Gilles.

Il s’agit d’une médaille qui était offerte aux députés de l’Assemblée nationale. Troisième République – Médaille, Élection de Sadi Carnot. Date : 1887. Métal : bronze. Diamètre : 71,5 mm. Poids : 183,97 g. Graveur : Bourgeois Louis Max (1839–1901). Avers : RÉPUBLIQUE FRANÇAISE. Buste drapé et coiffé d’un bonnet phrygien de Marianne, à droite. Signé : LIEN MAX BOURGEOIS. Revers : LE / 3 DÉCEMBRE 1887 / L’ASSEMBLÉE NATIONALE / ÉLIT / MR CARNOT / PRÉSIDENT / DE LA RÉPUBLIQUE // BRELAY Légende en 7 lignes, à gauche d’une branche de chêne. Cartouche gravé d’une légende en 2 lignes. Signé : MB. Nota : cette médaille a été offerte au député du nom de Brelay. Celui-ci est né en 1817 en Charente-Inférieure et décédé en 1889 à Paris. Il a eu cinq mandats de député entre juillet 1871 et octobre 1889, date de sa mort, dans le groupe d’Union républicaine. Deux curiosités à noter : Le graveur Max Bourgeois a frappé un même type de médaille deux ans auparavant pour l’élection de Jules Grévy. La signature sur l’avers présente bien “Lien” au lieu de “Louis” : est-ce une erreur, une forme classique de sa signature, ou bien une manière d’écrire “Maximilien” ?

Trouvaille 142.19

Bonjour cher journal, détectoriste passionnée depuis des années et fidèle lectrice, je me lance moi aussi pour partager avec vous cet objet. Voici ce que je pense être une amulette phallique gallo-romaine, trouvée dans les Alpes-Maritimes, en pleine forêt. Je n’ai pas d’idée quant à la datation exacte de l’objet, mais j’adore ce genre d’artefacts. Vive la détection libre et encadrée ! Je rêve que la France prenne le même chemin que l’Angleterre. Cordialement, Élise.

Eh oui Élise, il s’agit bien d’un pendentif phallique en bronze, période gallo-romaine (IIe-IIIe siècle). Il est en très bel état de conservation. On peut noter que l’absence d’usure à l’anneau implique un port court, avant perte, de l’ordre de quelques années. Les stries sont censées représenter la toison pubienne. C’est un modèle classique. Voir la trouvaille de Christophe n°14.01 sur le blog Monnaies & Détections, il est quasiment identique au tien.

Trouvaille 142.18.bis

Passons à la troisième : Avers : LVDOVICVS. XIII. D. G. FRANC. ET NA REX. BD. Croix fleurdelisée, avec fleuron quadrilobé en coeur. Revers : (différent) GRATIA. DEI. SVM. ID. Q. SVM. (date) (différent). Écu parti de France, mi-coupé de Navarre- Béarn, couronné, accosté de II et II. Réf. : Dy.1338, frappée à Pau. TTB− : 160 euros. Louis XIII le Juste. Huitième d’écu à la croix fleurdelisée. Avers : + LVDOVICVS. XIII. D: G. FRAN. E. NA. RE. 1642. Croix fleurdelisée avec quadrilobe en coeur. Revers : SIT. NOMEN. DOMINI. BENEDICTVM — L. Écu de France couronné, accosté de V et III. Réf. : Drou.106A. État TB++ : 100–120 euros. Quart d’écu de Louis XIV, 1646, atelier C (Saint-Lô). Avers : + SIT. NOMEN DOMINI. BENEDICT. C. Écu de France couronné, accosté de II-II. Revers : LVD. XIIII. D: G. FRAN. ET. NAVA. REX. 1646. Croix fleurdelisée. Réf. : Dr.264. État TB+ : estimation 200–230 euros.

Trouvaille 142.18

Bonjour, et félicitations pour votre revue. J’ai trouvé ce petit dépôt en forêt. La roche, à cet endroit, avait la forme d’un fer à cheval – pour servir de repère, je pense –, ce qui a attiré mon attention. Toutes les pièces sont en argent. Est-il possible d’avoir une estimation de ces monnaies ? Au plaisir de les voir prochainement dans l’une de vos revues. Cordialement, JP.

Observer la nature quand on prospecte permet de faire de précieuses découvertes, bravo ! On aurait aimé un peu plus de détails : le dépôt était-il à l’intérieur du fer à cheval ? Ou à l’extérieur ? Restait-il des résidus de contenant ? Commençons dans l’ordre donné : à défaut de pouvoir lire le chiffre huit en caractère romain sur la monnaie, le poids que vous indiquez est bien celui d’une pièce de huit réaux. Écu à multiples quartiers, sommé d’une couronne coupant la légende, accosté à gauche de PR. Revers : champ écartelé aux 1 et 4 de Castille, aux 2 et 3 de Léon, dans un double octolobe. Date incertaine. Philippe II ou III. Réf. : Calicó 912. Monnaie en état B++ : 150-180 euros avec une cote croissante pour les USA. Frappée à Potosí, en Bolivie. La seconde est un quart d’écu de Navarre, frappé à Saint-Palais, millésime 1602. Réf. : C.1519 — L.1104. Avers : HENRICVS. 4. D. G. FRANC. ET. NAVAR. REX. Croix fleurdelisée. Revers : GRATIA. DEI. SVM. ID. Q. SVM. 160Z. Écu parti de France-Navarre, couronné, accosté de II-II. (Traduction : Grâce à Dieu, je suis ce que je suis.) Pièce légèrement rognée. TB++ : 100-120 euros.

Trouvaille 142.17

Bonjour, sceau en argent trouvé dans le Vaucluse. Je n’arrive pas à comprendre ce qui est gravé dessus. Pouvez-vous m’aider, s’il vous plaît ? Davidou23.

On change résolument d’époque avec cette matrice en argent datée du XVIIIe-XIXe siècle. Cartouche ovale et bordure torsadée, le monogramme semble représenter les lettres LMC. Après, on peut laisser divaguer notre imagination : à la lecture de l’image inversée (celle que donnerait l’empreinte dans la cire), on pourrait y voir le chiffre quatre, deux C angulaires et deux C en forme de croissant sur la barre transversale, dans lesquels semblent présents deux « Pierrot la Lune ». C’est quand même tiré par les cheveux. Ce que l’on peut rajouter de tangible, c’est que la matière (argent) indique davantage un bourgeois aisé qu’un membre du petit peuple, et que le petit col de la douille permet d’envisager, pour ce cachet, un manche en bois serti.

Trouvaille 142.16

Bonjour à toute l’équipe, j’ai trouvé ce joli petit sceau avec trois fleurs de lys dans les vignes gardoises… Diamètre 18,8 mm, poids 16,46 g, hauteur 19,3 mm. Merci pour votre retour ! Cordialement, JC.

Matrice de sceau présentant trois fleurs de lys, deux en haut et une en bas, entourées d’un liseré de besants dans une circonférence dentelée. La forme de la matrice date du début du XVe siècle. Les fleurs de lys sont un symbole royal ; on peut envisager le sceau d’un particulier ayant une charge royale. Matrice anépigraphe.

Trouvaille 142.15

Bonjour, je vous propose quatre objets à identifier, trouvés en labour en Savoie il y a quelque temps. Je vous les soumets à nouveau, car ils ne figurent pas dans votre n° 141, et je vous apporte cette fois davantage de détails. Bien à vous, Philippe.

Le premier, à gauche, en étain, pèse 8,83 g pour un diamètre de 31 mm. Le deuxième, à droite, en plomb, pèse 13,27 g pour 15 mm. Le troisième, en bas à gauche, en métal cuivreux, pèse 10,24 g pour 25 mm. Le quatrième, en bas à droite, en métal cuivreux, pèse 7,62 g pour 25 mm. Pour le premier, on est plus proche de roues de jouets anciens que de rouelles gauloises à six rayons. Même si certaines sont classées dans des collections comme rouelles, il est difficile de faire la part des choses. Vous pouvez la retrouver dans l’ouvrage Rouelles et anneaux de Claude Salicis sous la référence : Sal.93 var. Le second, à sa droite, est un plomb de filet pour alouettes, XVIIIe–XIXe siècle. En bas à gauche, nous avons une rouelle tronconique avec décor bouleté, période post-médiévale. Le dernier ne semble pas être un anneau classique en bronze, car ceux ci sont plutôt plats, présentent souvent un reste d’ébarbure lié au moule, ainsi qu’une cassure correspondant au tunnel de coulée du métal en fusion. Ici, nous avons un anneau dissymétrique en section, plat à l’extérieur et plutôt bombé à l’intérieur. Peut-être s’agissait-il d’un œillet de vêtement.

Trouvaille 142.14

Bonjour et tout d’abord merci pour la parution dans le magazine de ma bague. Je vous envoie cette fois une monnaie dont la découverte ne m’est pas attribuée. Ma belle-fille, avant que je rencontre sa mère, s’est vue offrir un détecteur basique par son grand-père qui était assez féru de détection et voulait partager sa passion et surtout des moments avec sa petite fille. Il l’emmena la première fois sur une plage picarde et elle eut la chance (du débutant) de sortir cette monnaie, à la surprise de son grand-père qui n’avait jamais eu la chance de sortir une monnaie gauloise. Après maintes recherches effectuées via internet, la seule correspondance serait un bronze ambiani aux hippocampes adossés, mais cette monnaie est quant à elle en argent… Êtes-vous en mesure de nous en dire plus sur cette monnaie ? Bien cordialement. Vincent.

Il s’agit, bien sûr, comme vous vous en doutez, d’une reproduction. La monnaie existe bien et il s’agit bien d’un bronze ambiani aux hippocampes affrontés. Avers : tête barbue à gauche, la bouche ouverte ; derrière, une S ; devant le visage, deux enroulements. Revers : ANÉPIGRAPHE. Deux “hippocampes” adossés, ou deux cols de chevaux à la base du corps anguipède. Les raisons pour lesquelles quelqu’un a reproduit cette monnaie sur un flanc d’argent sont inconnues. Initiative personnelle d’un quelconque numismate amateur ou pro ? Jeton pour un rallye ? Faux pour tromper ? Cela ne fait pas partie en tout cas des collections Shell, BP et autres des années 70. À suivre…MO**

Trouvaille 142.13

Bonjour à toute l’équipe de Monnaies & Détections. Lors d’une sortie près de Toulouse, en Haute-Garonne, j’ai déterré un petit objet en plomb en forme de pyramide. Il mesure 27 mm de côté à la base, 12 mm de hauteur, pour un poids de 53 grammes. Je l’ai d’abord pris pour un simple morceau de métal sans intérêt, et j’ai failli le jeter… Mais après un nettoyage minutieux, j’ai remarqué des lettres poinçonnées au revers : L. M. D, ainsi que plusieurs symboles, dont une coquille Saint-Jacques bien visible. Je me tourne donc vers vous : pouvez-vous m’en dire plus sur cet objet, son époque et sa fonction ? Mes photos ne sont pas de grande qualité (prises avec un téléphone portable), mais j’espère qu’elles suffiront à l’identification. Merci d’avance, Henri.

Vous avez découvert ce que l’on appelle un plomb de tare. Nous avions d’ailleurs consacré un article à ce type d’objet dans notre numéro 136. Ces plombs, généralement datés du XIXe ou du début du XXe siècle, servaient dans les contrôles officiels des balances commerciales. Lors des vérifications périodiques effectuées par les agents de l’État, un plomb comme celui-ci était apposé et poinçonné afin d’ajuster les balances, en compensant l’usure ou la perte de matière métallique. Chaque année, une lettre différente était frappée sur ces plombs, ce qui permettait de dater précisément les contrôles. Le service des poids et mesures, à l’origine de ces procédures, a été créé peu après la Révolution française, en 1795, et ces pratiques sont restées courantes jusqu’aux années 1960. Un bel exemple de petit objet technique au service du commerce, et aujourd’hui, un témoin discret mais parlant de notre passé économique et administratif !

Trouvaille 142.12

Voici une monnaie de la République de Gênes dont je ne maîtrise pas l’identification.Bonne continuation, amicalement, Fabio.

Oui, sans la lecture claire de la légende sur les deux faces, nous ne pouvons attribuer formellement ce soldino. On croit lire CONRADUS, mais cela n’est pas suffisant pour l’attribution au doge, car elles ont été frappées pour de nombreux doges sur une longue période… Monnaie du XVe siècle. TB, plus ou moins 70 euros.