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Chercheurs de trésors russes

Qu’ils se prénomment Andrej, Maxime, Evgueny, Olga, Alexander, Alexey, Vadim, Natacha, Anton, Sergey, Youry ou Vladimir, ce sont tous des chercheurs de trésors. En Russie les passionnés de prospection sont de plus en plus nombreux. Ils relatent souvent leurs recherches sur Internet et y présentent leurs découvertes.

Celles-ci sont très diverses et rappellent toujours que dans ce pays immense, qui couvre 11 fuseaux horaires, l’histoire est ancienne et mouvementée. Les conditions de recherche sont souvent difficiles en raison des distances à parcourir, d’une nature sauvage et de conditions climatiques parfois extrêmes. Mais les journées passées seul ou en groupe avec pour matériel un détecteur à métal d’un vieux modèle, une pioche et une pelle sont régulièrement récompensées par la découverte d’objets anciens qui rejoindront une collection personnelle, un musée local ou seront revendus à d’autres passionnés. Ces journées se terminent souvent par un repas autour d’un feu de camp puis une veillée où prospecteurs et amis les accompagnant dansent et chantent.

Andrey Yuryevich et ses amis avec leur matériel et une de leurs « Lada Niva ».

 

Quelques trésors

Dans les lignes qui suivent nous vous présentons quelques-unes des trouvailles réalisées ces dernières années par l’un ou l’autre de nos amis russes spécialistes de la chasse au trésor. Certaines de ces trouvailles sont très belles, d’autres exceptionnelles, d’autres encore insolites. Qu’elles soient d’une grande valeur financière ou qu’elles ne représentent pas beaucoup d’argent, elles sont toujours intéressantes.

En 2010, Arnix N. de Krasnoyarsk (ville du sud-ouest de la Sibérie) a trouvé un sac contenant 20 pièces de cuivre datant de la fin du XVIIIe siècle frappées pour circuler en Sibérie. Ces monnaies, émises à l’époque de la tsarine Catherine II, portent à l’avers dans une couronne formée de deux rameaux reliés par un ruban, le monogramme de l’impératrice, le millésime de frappe et les différents d’atelier. Sur le revers nous trouvons la légende « Monnaie Sibérienne » (Сибирская монета) ainsi que la valeur faciale (un denga, un kopeck, deux kopecks, cinq kopecks ou 10 kopecks) placée dans un écu couronné tenu par deux lévriers. Ces monnaies sont recherchées et ici leur état de conservation est excellent. Il s’agit d’une très belle trouvaille.

Plus récemment, en 2015, Roman M. a présenté sur un site Internet les objets qu’il a mis au jour lors de différentes fouilles. L’éventail des découvertes est vaste : quelques monnaies des tsars dont un magnifique rouble (монета Рубль) en argent frappé à Saint-Pétersbourg en 1764, des pièces de l’époque soviétique, de petits objets religieux et même des boutons métalliques. Pour nous permettre de bien juger de la taille des objets présentés Roman M. les a photographiés près d’une boîte d’allumettes…

La suite dans Monnaies & Détections n° 95

Objets mystères

Deux mineurs Russes, Boris Glazkov et Arthur Presnyakov, travaillant dans une mine de charbon à ciel ouvert, en Sibérie, ont fait une découverte des plus surprenantes. Début février alors qu’ils exploitaient un filon de charbon à 40 mètres de profondeur, leur broyeur-excavateur a trouvé un objet plus volumineux que les plaques habituelles, ils l’ont aperçu trop tard, sous la pression du broyeur l’objet a explosé. La machine arrêtée, les deux hommes ont alors vu un deuxième objet identique qui émergeait du charbon. Celui-ci dégagé à la pioche est sorti intact et comme vous pouvez le voir sur la photo, il est assez étrange !  Une sorte de roue légèrement convexe sur une face et avec un dôme plus petit sur l’autre, d’un diamètre de 1,2 mètre et pesant 199,5 kilos ! La nature « probablement » minérale de l’objet n’a pas encore été identifiée.

Les amateurs d’ovnis ont tout de suite flashé sur la forme de l’objet, qui depuis sa découverte fait le buzz sur le net…

Les scientifiques russes qui l’ont récupéré ainsi que les fragments de celui qui a explosé vont devoir déterminer leurs origines. Naturels, certains minéraux ont des formes bien particulières, c’est possible. Ou taillés par la main de l’homme, ce qui serait encore plus surprenant vu la profondeur de la découverte, la mine de charbon a déjà délivré à plusieurs reprises des ossements de mammouths, toujours à une profondeur de moins 20/25 mètres, les deux objets mystères sont, eux, sortis à moins de 40 mètres ! À suivre…

Source : yahoo.com

Cratère

Surprenante et impressionnante découverte réalisée par des géologues russes qui survolaient une région désertique dite de Yamal en Sibérie. Ils ont aperçu de leur avion un cratère gigantesque de 80 mètres de diamètre que personne n’avait jamais vu et tout ce qu’il y a de plus récent ! On n’en connaît pas encore vraiment l’origine, l’explication la plus logique étant celle d’une météorite, énorme, mais aucun sismographe russe n’a enregistré de variation importante dans les mois passés qu’un tel cratère d’impact aurait forcément généré ! Sans tomber dans les rumeurs les plus folles qui courent depuis sur le net – atterrissage ou crash d’un ovni… – , les géologues russes ne voient que deux possibilités rationnelles, soit un météore non détecté, soit une poche de gaz naturel qui aurait explosé en sous-sol ? Une exploration du cratère est prévue dans les semaines à venir… Pour voir la vidéo, tapez sur votre moteur de recherche « cratère Yamal »

Source : l’indépendant.fr

4000 ANS

Nikolay Tarasov était à la pêche avec un ami, il relevait ses filets, dans la rivière Tisul, région de Kemerovo en Sibérie. L’un d’eux étant resté coincé il s’est mis à l’eau. Après avoir trouvé la pierre qui retenait son filet, il allait la jeter plus loin quand son regard fut attiré par un visage sur la pierre ! Une tête sculptée qui, bon il faut bien le reconnaître, fait plutôt la gueule… Dans le doute Nikolay l’a mise de côté et quelques jours plus tard, il est allé la montrer au musée local. Le conservateur a failli en tomber à la renverse, une découverte rarissime, la figurine a été datée de plus de 4000 ans ! Et il ne s’agit pas d’une pierre comme Nikolay l’avait supposé, mais d’une corne qui s’est fossilisée après avoir été sculptée ! Beau joueur, le pêcheur a offert sa trouvaille au musée.

Source: siberiantimes.com

Découverte de dirhams des 10e-11e siècles au cœur de la Sibérie

Le 4 août dernier, le journal de propagande russe “La Voix de la Russie” qui est un peu l’équivalent de “Voice of America”, organe de propagande américain, la Voix de la Russie, donc, a annoncé une belle découverte archéologique : quatre petites pièces portant des inscriptions arabes datant des 10e et 11e siècles ont été retrouvées à Tioumen au cœur de la Sibérie Occidentale. 

Ces petites pièces noircies sont des dirhams provenant du Moyen Orient, une zone très éloignée de leur lieu de découverte, et qui est davantage réputée pour ses champs pétroliers que pour ses richesses archéologiques. La Sibérie n’a jamais été une région très peuplée par le passé : ce n’est qu’à partir du XVIIe siècle que les premières villes importantes y ont été fondées. La rareté des vestiges archéologiques très anciens dans cette région donne d’autant plus de prix aux monnaies découvertes.

Les photos des objets prises par l’archéologue Alexeï Gordienko au moment de la découverte montrent d’ailleurs que les pièces de monnaies ne sont qu’une petite partie d’un trésor assez conséquent constitué de torques, de lingots d’argent torsadés et de bijoux d’argent, perles de collier et bracelets. L’ensemble était contenu dans un chaudron de cuivre.

“Le trésor était à 50 cm de profondeur, au fond d’un gourbi…”

Nous effectuions les recherches sur un gourbi, un fossé et un rempart que nous avons découverts”, a expliqué Alexeï Gordienko. “Et au fond du gourbi, un trésor a été découvert. Il se trouvait enfoui à 50 cm de profondeur. C’est un chaudron en cuivre, fabriqué dans la région de la Volga, ou sur le territoire de la Russie ancienne. Son diamètre fait 30 cm, et le poids atteint 2 kg. Ce récipient contenait des bijoux en argent : quatre torques, trois pendentifs, mais aussi des colliers et des ceintures. Il s’agit de bijoux traditionnels pour les peuples de l’Europe de l’Est, mais des objets d’importation pour la Sibérie. Et le plus intéressant : nous avons trouvé au fond de ce chaudron des fragments de quatre dirhams anciens. On s’en servait pour rendre la monnaie lors des achats. Ils ont été utilisés comme spécimen. Je ne peux pas dire où exactement nous avons trouvé les pièces, mais on peut les dater à priori des 10e-11e siècles”…

La suite dans Monnaies et Détections n° 72

Mammouth

Belle découverte en Sibérie, si les mammouths ne sont pas rares à l’état de squelette, leurs défenses sont très recherchées localement, le commerce d’ivoire de mammouth étant autorisé. Il est par contre beaucoup plus rare de trouver des mammouths complets ou presque, os et viande compris !

Un jeune russe de 11 ans qui se promenaient dans la région de Sopkarga, début septembre a réussi cet exploit. Les scientifiques considèrent cette trouvaille exceptionnelle, il faut remonter à 1901 pour une découverte de même qualité ! Découvert dans le permafrost, sous-sol constamment gelé, ce jeune mammouth pèse 500 kilos. Une autre découverte dans la région de Yacouti a, elle aussi, fait beaucoup parler d’elle. Des ossements de mammouth découverts à 100 mètres de profondeur et dont les os « contiendraient » de la moelle osseuse encore viable ! De nombreuses équipes de chercheurs, russes, coréens et japonais tentent depuis les années 80 de cloner le mammouth. Si l’ADN du mammouth est désormais bien séquencé (complet) il leur manque toujours des cellules vivantes pour tenter un clonage. Ces deux dernières trouvailles, viennent relancer la donne…

Sources : maxisciences.com & nouvelobs.com

Crédit photo : Zoological Institute of the Russian Academy of Sciences