MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Catégorie : Numismatique

Découvrons l’histoire à travers les pièces de monnaie

L’ascension politique de Bonaparte : du 5 francs Premier Consul aux 5 francs des Cent-Jours (1799-1815)
Quels sont les faits qui ont entraîné l’ascension politique fulgurante de Napoléon et sa chute ?

An XI (1803), Premier Consul à vie - Frappée à Paris (A) et gravée par Charles Pierre DE L’ESPINE (coq).

Le Consulat (1799-1804)

Appelé par les partisans d’un pouvoir fort, Napoléon a renversé le Directoire le 18 et 19 brumaire An VIII (9 et 10 novembre 1799).

Dès le 10 novembre au soir, le corps législatif désigne 3 consuls provisoires : Bonaparte, Sieyès et Roger Ducaux. Bonaparte fait rédiger une nouvelle constitution qui est mise en application dès le mois de décembre. Elle donne à un Premier consul, c’est-à-dire à lui-même, l’essentiel des pouvoirs, et au pays, un nouveau régime fort. En 1800, le Consulat est adopté par un plébiscite, au suffrage universel.

Bonaparte, âgé de seulement 31 ans, est nommé Premier Consul, pour 10 ans. Le pouvoir exécutif lui est confié avec une partie du pouvoir législatif, tandis que les deux autres Consuls ont un rôle consultatif. Le Sénat, le Tribunat et le corps législatif composent trois Assemblées qui possèdent l’autre partie de la fonction législative.

Le Premier Consul a seul l’initiative des lois et le pouvoir de les faire exécuter. Il  promulgue les lois ; nomme les fonctionnaires, les juges et les ministres qu’il peut aussi révoquer et peut consulter les Français par plébiscite quand il le désire.

De 1801 à 1804, Bonaparte va mettre fin à la Révolution : il veut terminer la Révolution, c’est-à-dire, stabiliser la vie politique. Pour cela, il doit rétablir l’ordre tout en essayant de protéger les acquis de la Révolution française de 1789 : il maintient la République, conserve les Droits de l’homme (égalité des droits), laisse perdurer la vente des biens du clergé ; le principe de la souveraineté de la Nation est affirmé puisque le suffrage universel masculin est rétabli, mais sans pouvoir réel car les Assemblées sont réduites au silence…

La suite dans Monnaies & Détections n° 63

Les monnaies des Centulle

Vers 580, le peuple Vascon, peuple ibérique non latinisé, venu de la Navarre espagnole, envahit le Sud-Ouest de la Gaule. La Novempopulanie devient alors la Vasconia puis Gasconha qui deviendra la Gascogne. Les partages successifs de la Gascogne en font une mosaïque de seigneuries indépendantes. C’est à l’occasion de ces morcellements que naît au IXe siècle, la Vicomté de Béarn. La fabrication des premières monnaies béarnaises ne commence pas avant 1058 sous Centulle IV (1058-1088) qui prit le nom de Comte du Béarn.

Ce monnayage est l’un des plus abondants du Moyen-âge. Ces monnaies se trouvent aux quatre coins de France. Sur les forums Internet, beaucoup de prospecteurs sollicitent des identifications. De nombreux trésors avec plusieurs centaines de pièces ont été mis à jour, examinés et répertoriés.

Elles ont circulé dans toute l’Europe jusqu’en Orient, sans doute par les croisades.

Le denier de Morlaàs (le Morlan) était très prisé. Il avait plus de valeur que le royal denier Tournois car il était en bon argent. C’est la raison pour laquelle on les trouve en très bon état après qu’ils aient passé 600 à 800 ans sous terre…

La suite dans Monnaies & Détections n° 63

Un demi, s’il vous plaît !

 

Les coupes sont systématiquement opérées entre les deux portraits.

Au palmarès des découvertes numismatiques du prospecteur, en bonne position aux côtés du « double tournoi », du « 10 centimes Napoléon III » ou de la trop classique « savonnette », se positionne une énigmatique « demi-rondelle », a priori en bronze…

Deux fois rien, ce qui ne doit pas faire grand-chose, pourrait penser le non initié… Sauf qu’en numismatique, nous le savons tous, la valeur d’une monnaie n’est pas proportionnelle à son état de conservation, au métal qui la compose, à sa côte, mais bien à la connaissance qu’elle peut nous apporter d’une période de notre histoire.
Aussi, cet insignifiant petit bout de bronze nous interroge-t-il. D’autant plus que les sources anciennes restent muettes sur ce phénomène. Pourquoi une demi ? Et d’abord, est-ce vraiment une monnaie ?
La réponse ne va pas de soi. Et mérite, me semble-t-il, ces quelques lignes.
Intéressons-nous en premier lieu à l’identification de l’objet…

La suite dans Monnaies & Détections n° 62

Les représentations équestres dans la numismatique romaine

Quatrième partie : du dominat à la fin de l’Empire

Il convient, pour finir, de s’intéresser à la queue de comète de cette épopée équestre romaine : la fin de l’Empire. En effet, il a été possible de voir combien les chevaux avaient joués un rôle important dans l’iconographie officielle des généraux, puis des princes de Rome. Ceux-ci ont incarné la force et la vigueur des maîtres du pouvoir, qui jouissaient d’une autorité singulière, celle des seigneurs de la guerre…

La suite dans Monnaies & Détections n° 62