MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Catégorie : Trouvailles

Trouvaille 145.02

Bonjour, J’ai trouvé cette étrange version de monnaie de 5 francs Hercule dans un champ de l’Allier. Elle pèse 32 g et mesure 37 mm × 4 mm. Et une 2e trouvaille de 21 g dans le même champ, je pense à un élément de harnais mais de quelle époque ? Merci pour votre aide. Véronique.

Le Ø de la monnaie correspond à l’écu hercule de seconde république, comme il ne s’agit pas d’argent 900/1000, mais d’un autre métal non précisé (alliage zamak ou laiton plaqué ?) on a un poids supérieur de 7 grammes par rapport à l’original. Ce n’est pas une fausse pièce faites pour flouer le chaland, c’est une pièce pour cacher quelque chose, une pièce truquée, une éventuelle pièce de bagnard mais qui ne résisterait pas longtemps aux regards inquisiteurs des surveillants et compagnons de cellules. Plutôt que bagnard l’hypothèse d’une pièce truquée pour cache secrète est plus plausible. Belle trouvaille originale, vraiment trouvée au détecteur ou sur un vide-grenier ? il y a des collectionneurs de ces objets monétiforme. Le second objet est en bronze c’est un passant de harnais ou rivet de brêlage et d’harnachement simple à l’extrême décorée de deux cercles concentriques autours du point central et de six poinçons identiques sous la forme d’une roue à huit rayons. Datation postérieure au XVIIIe.

Trouvaille 145.01

Bonjour, Voici un objet qui ressemble à une fibule. Pouvez vous confirmer et estimer une époque ? Il mesure 29 mm de diamètre et pèse 12 g. Merci d’avance et longue vie à votre magazine ! Zapinapo.

Oui il s’agit bien d’une fibule et ce décor entrelacé fait par poinçonnage est typiquement mérovingien VIe à début VIIe siècle le bord de la fibule est festonné.

Trouvaille 144.28

Bonjour, cette trouvaille faite par l’ami détectoriste Clément à l’aide de son Minelab Equinox 800 sur la commune de Billom (Puy-de-Dôme) à proximité des ruines d’un petit château du XIIe siècle qui d’après l’historique servait de simple poste d’observation. Les dimensions : longueur : 7,5 cm et diamètre intérieur de la douille : 9 mm. Cela fait penser à un carreau d’arbalète… Avez-vous une idée ? Merci. Rémi.

Vous avez raison, il s’agit d’un carreau d’arbalète du XIVe siècle. Sa forme est conique ou pyramidale, avec une pointe acérée conçue spécifiquement pour la pénétration. Les pointes de carreaux du XIVe siècle étaient souvent conçues pour percer les mailles de l’armure et les premières plaques de protection. La base de la pointe était munie d’une douille qui était insérée sur le fût en bois du carreau.

Trouvaille 144.27

Bonjour à tous. Petit objet très joli que je ne parviens pas à identifier. Il s’agit d’une coque de cuivre, je pense, très fine, 1 mm d’épaisseur, hauteur 30 mm, largeur 29 mm. Poids, 4,4 g. Sur cette coque est soudée une “résille” de cuivre extrêmement travaillée, dont le décor dextrogyre est parsemé de minuscules billes de cuivre très dégradées, ainsi que 4 billes d’argent formant un Y sur la rosace. Je ne vois pas cet objet très ancien, mais il est très bien décoré. Les 3 petites attaches triforées servaient-elles à maintenir au dos une plaque comme sur les capsulae ? J’avoue me perdre en conjectures stériles, si vous pouviez éclairer ma lanterne… L’objet forme bien sûr une demi-sphère, trouvée à l’est du Loiret. Cordialement, Clyde 45.

Probable couvercle de boite à onguent XVIIIe-XIXe siècle La languette tubulaire sur l’arrière évoque bien une charnière ; les trois attaches perforées servaient sans doute au rivetage/fermeture. La décoration comporte six branches courbes s’enroulant sur la droite et comportant une tête terminale évoquant de loin une fleur de lys et comportant deux ponctuations (vos billes de cuivre). Toutes les deux courbes sont ponctuées d’un besant en argent (on vous fait confiance pour le métal) et la quatrième en position centrale, au coeur de la décoration. Nous avons fait des recherches sur ce type de décoration pour classer l’objet en datation ou géographiquement, mais cela n’a rien donné.

Trouvaille144.26

Une belle drachme bouclée du Causé trouvée dans le Gers par Philippe, monnaie découpée au burin, portrait à gauche décentré, revers à la croix ponctuée, on y voit une partie de l’esse puis un besant au second canton, au troisième rien n’est visible dû au décentrage et enfin un anneau relié à un point au-dessus. C’est une monnaie estimée à 240 euros, réf : DCR214.

Trouvaille 144.24

Des sesterces trouvés par la fouine 27. Cela mérite notre attention, car on voit de moins en moins de sesterces. Est-ce dû au fait que ces gros modules sont trouvés plus facilement par tous types d’appareils depuis des lustres et qu’ils se font très rares sur les sites connus ? Ou est-ce dû à la peur du gendarme ? En tout cas, Lafouine 27 nous en présente deux, un posthume de Faustine et un autre d’Alexandre sévère : le premier est pour Faustine Jeune, divinisée après sa mort. Frappé en 176 sur l’ordre de Marc-Aurèle, il offre le portrait à droite de l’impératrice avec un chignon et la légende DIVA FAUSTINA PIA (ces trois dernières lettres n’étant pas lisibles). Au revers un paon faisant la roue et la légende CONSECRATIO que l’on n’a pas besoin de traduire. L’état de cette monnaie est un petit TB estimée à une centaine d’euros ? Réf : RIC.1703 La seconde est d’Alexandre Sévère, autrement dit un demi-siècle plus tard : A/ IMP. ALEXANDER PIVS AVG. – son buste lauré et drapé à droite. R/ MARS VLTOR S.C. – Mars courant à droite et tenant une haste et un bouclier. Réf : Cohen 168 états TB++, une cinquantaine d’euros.

Trouvaille 144.25

Je cherche, en vain, ce que peut signifier l’inscription F.C.I.M 260e SECTION inscrite sur le jeton de 5 c Salins-les-Bains que j’ai trouvé récemment. Sur certains sites, ils parlent de jeton militaire sans plus d’explications. J’ai un gros doute. Si vous avez quelques renseignements, je suis preneur. En vous remerciant. Bien cordialement. Pépé Jo.

Cette monnaie de nécessité est référencée : 5 centimes 1922. Aluminium. 21,3 mm Elie 10.1. L’auteur n’a pas précisé la signification de ce sigle. Rappelons que les monnaies de nécessité ont été frappées pour pallier chez les commerçants locaux un manque cruel de monnaies pour les échanges avec la clientèle. Ce sigle pourrait être : Fédération des Commerçants et Industriels de la Municipalité, ou Fédération Commerciale et Industrielle Municipale. Cela reste une hypothèse, car le numéro de section : 260 fait plutôt penser à du militaire et non à une association de commerçants numéro 260… Un forum numismatique, numismatique.com, pour ne pas le nommer, émet l’hypothèse qu’il s’agit de la fédération des cercles d’infanterie métropolitaine. C’est autant tiré par les cheveux que la première hypothèse. Notons que cette discussion sur le forum a eu lieu en 2006 et qu’il n’y a eu aucune réponse même en consultant des collectionneurs passionnés locaux…

Trouvaille 144.22

Bonjour, pouvez-vous m’identifier ces deux monnaies trouvées dans le Perche ornais ? Elles sont en argent, le poids est de 3,8 g, diamètre 19 mm et 2,20 g, diamètre 20 mm pour la seconde. Merci. Gillou.

Faudra régler les filtres de votre téléphone, il s’agit d’un denier argent mais cette belle couleur bleue est trompeuse : denier de la République romaine : Lucius Scribonius Libo, 62 av. J.-C. Avers : dans un grènetis de perles, tête à droite diadémée de Bonus Eventus (la Bonne Fortune, le succès). Légende : BON. EVENT/ LIBO. Revers : dans un grènetis, sur une ligne d’exergue, le puits scribonien orné de deux lyres et de deux branches de laurier, avec en bas à droite, un marteau. Dans le champ en haut : PVTEAL, à l’exergue : SCRIBO réf : BMC/RR.3377. État TTB-, avec contremarque sur la joue, monnaie à 100 euros. La seconde est donc en bronze pour Constantin le Grand, un petit bronze probable centenionalis mais d’un poids léger, avers : CONSTANTINVS P F AVG. : Buste lauré et drapé de Constantin Ier à droite, “Constantinus Pius Felix Augustus”, (Constantin pieux heureux auguste). Revers : SOLI INVICTO COMITI/ les lettres TF autour de Sol (Le Soleil) radié à demi nu, debout à gauche, levant la main droite et tenant un globe de la gauche. (Au compagnon le Soleil invincible). Il semblerait que l’atelier soit Trèves (ATR). Le revers se lit à peine, on joue plutôt aux devinettes, c’est un état B++, qui peut aller dans un plateau de collectionneur pour une dizaine d’euros.

Trouvaille 144.21

Bonjour. Objet trouvé en vigne au sud très proche de Bordeaux. Je pense à un méreau dit « à la roue de moulin »… mais qui a l’usure identique à une monnaie qui a beaucoup circulé !!! Alors monnaie ou méreau ? Poids : 0,51 g Diamètre maxi : 1,7 cm Métal : billon riche en argent, épaisseur : d’une minceur qui étonne Alain.

Non, c’est un classique denier de l’évêché du Puy à la légende altérée, frappé entre 1050 et 1200 de notre ère. Réf : Bd.375. Avers : croix spatulée, revers rosaces à six feuilles. Le poids indiqué nous fait pencher un peu plus sur l’obole que le denier. TB+ 40 euros pour l’obole, un peu moins pour le denier.

Trouvaille 144.20

Bonjour et bravo pour votre revue, puis-je vous soumettre ces photos de monnaies trouvées dans les Hautes-Pyrénées, pour les évaluer ? Le huitième d’écu pèse 4,58 g, les autres pèsent 1,30 g environ, merci pour tout. Jules.

NAVARRE-BÉARN – HENRI III DE NAVARRE, II DE BÉARN Huitième d’écu : Avers : HENRI. III. D. G. REX. NAVARRAE. D . B Croix fleuronnée fleurdelisée. (Henri II, par la grâce de Dieu, roi de Navarre, seigneur de Béarn). Revers : GRATIA. DEI. SV. Q. D. SVM. Et millésime (illisible) Écu couronné écartelé aux 1 et 4 de Navarre, au 2 de Béarn, au 3 de Bourbon, accosté de V-III (Grâce à Dieu, je suis ce que je suis). réf : PA.3504. La monnaie a été rognée, elle est en TB++, sa cote peut atteindre les 300 euros, car les huitièmes d’écu sont plus rares. La seconde monnaie vient des États pontificaux : Denier Jean VIII et empereur Charles II ou III. Avers : KAROLUS IMP entremêlés Charles empereur monogramme IOHANS (Jean). Revers : buste de saint Pierre, légende de chaque côté. SCS PETRVS monnaie frappée entre 872 et 882 de notre ère. Réf : CNI XV# 5-7 (p. 75), état TTB++ ; elle parait trop belle pour être authentique, mais le lettrage est bon, seuls le visage et l’état du flan nous posent question. On vous conseille de la faire vérifier physiquement par un expert, sinon monnaie estimée à 2000-2500 euros. Enfin on termine par un autre denier venant des mêmes États pontificaux : Denier – Étienne V et empereur Charles III, monogramme ROMA (880-888) : avers : monogramme en croix dans un grenetis SPEN et SCS PETRUS. Revers : monogramme de ROME dans un grenetis et CAROLUS IMP. Réf : CNI XV# 3 état TTB, estimée à 1500-1700 euros.