MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour avril, 2010

Trouvaille 52.17

José à Orange a quatre belles trouvailles à son actif. La première est un argenteus ou silique de Constance II. Né à Sirmium, il va régner pendant plus de trente ans, un record pour l’époque ! Flavius Julius Valerius Constantius Auguste (9/09/337-3/11/361). D N CONSTAN-TIVS P F AVG : “Dominus Noster Constantius Pius Felix Augustus”, (Notre seigneur Constance pieux heureux auguste). Buste diadémé, drapé et cuirassé de Constance II auguste à droite, vu de trois quarts en avant (A’a) ; diadème perlé.
Le revers présente quatre lignes dans une couronne fermée : VOTIS/ XXX/ MVLTIS/ XXXX// SYS (Siscia)“Votis Tricennalibus/ Multis Quadracennalibus”, (Vœux pour le trentième anniversaire de règne et plus pour le quarantième anniversaire à venir). Le poids permettrait de différencier le type de monnaie, environ 2.75 pour l’argenteus et 1.80 pour la silique. Le prix d’estimation diffère également, soit 200 € pour le premier et 150 € pour la seconde.
Le premier solidus est une monnaie de Justin II (15/11/565-5/10/578). Avers : DN I-VSTI-NVS P P AVI. : “Dominus Noster Justinius Perpetuus Augustus”, (Notre seigneur Justin perpétuel auguste). Buste de Justin II, casqué, diadémé et cuirassé de face, tenant de la main droite une victoire dressant une couronne de laurier en direction de l’empereur et de la main gauche un bouclier orné d’un cavalier galopant à droite.
Revers : VICTORI-A AVGGGB// CONOB. : “Victoria Augustorum”, (La Victoire des augustes). Constantinople assise de face, la tête tournée à droite, tenant un sceptre long de la main droite et un globe crucigère de la main gauche. Cette monnaie doit faire dans les 4.5 g ; son état de conservation est proche du TTb malgré une frappe plus faible au revers. Cette monnaie s’estime à 280 €.
Le second solidus est au nom de l’empereur Anastase (11/04/491-1/07/518). L’avers fait état du buste casqué, diadémé et cuirassé d’Anastase de face, tenant de la main droite la lance placée sur l’épaule et de la gauche un bouclier orné d’un cavalier bondissant à droite. Le diadème est perlé. La légende est : D N ANASTA-SIVS PP AVG.: “Dominus Noster Anastasius Perpetuus Augustus”, (Notre seigneur Anastase perpétuel auguste). Frappé à Constantinople (CONOB), le revers donne la légende suivante : VICTORI-A AVGGI.: “Victoria Augustorum (La Victoire des augustes). Victoire debout à gauche, tenant une longue croix chrismée inversée de la main droite ; étoile à huit rais dans le champ à gauche. C’est donc une monnaie byzantine frappée pour le fondateur de cet empire. Cette monnaie peut s’évaluer entre 350 et 380 €.
On termine par un petit objet de bronze d’origine antique. Il s’agit à ne pas en douter d’un caducée brisé à son extrémité, difficile à dater exactement.

Trouvaille 52.16

Philippe dans le Maine et Loire avec deux monnaies royales en or peu courante a trouver au détecteur…(a moins qu’il ait trouvé un dépôt ?) un double louis d’or à la tête nue au cours légal de 48 livres tournois fabriquée a la suite de la déclaration du 30 octobre 1785

Avers : LUD XVI DG FR ET NAV REX (par la grace de Dieu Louis XVI roi de France et de Navarre) buste du roi a gauche tête nue.. revers : Deux écus rectangulaires couronnés aux armes de France et de Navarre.CHRS REGN VINC IMPER (Le Christ règne, vainc et commande)  lettre atelier sous les ecus et millésimes a 11h ;

Pour le double louis :  15.298g or a 917 millième 1786 D (Lyon) le Droulers donne 1071 507 frappes ce qui le classe comme l’atelier des plus prolifiques a part paris : la monnaie est en TB+ bien lisible pas de coups importants et usure légères sur l’ensemble des reliefs : cette monnaie s’estime à 600 €

Pour le louis : 7.649g a 917millièmes d’or fin : 1788A paris 153316 exemplaires en l’état TB 350 €

Trouvaille 52.15

Yann à Lastours a trouvé ce pied en bronze, de taille réduite, un centimètre. Cela doit être un ex-voto d’époque gallo-romaine du Ier au IIIe siècle. Amulette skeuomorphe, il manque l’anneau de suspension datation II° moitié du I) siecle de notre ère.

Trouvaille 52.14

Bonjour monsieur, je me permets de vous adresser ces quelques clichés, d’un objet trouvé en détection. J’ai trouvé cet objet en Charente-Maritime, il semble être en bronze, 6 cm de diamètre, 4 cm de haut, son poids est de 77 grammes. Recevez, monsieur, mes salutations, Roger de Charente-Maritime
Un objet qui n’est pas européen en tout cas vu les décors – soit un éteignoir pour chandelle ? (je ne vois pas la taille exacte) objet percé ultérieurement pour être utilisé en clochette ? Est-ce en plomb ? A-t-il une capacité de résonance testée, avant de penser à une cloche ? Style oriental ou asiatique ? Vague tout ça pour le premier objet (cloche, éteignoir, penser aussi à un couvercle de chauffe-plat à l’orientale, genre plat à tajine marocain ?). objet mystère MO**

Trouvaille 52.13

Un bouton et un sceau à identifier, j’ai un peu de mal à lire l’ancien. Je lis tol de roc 1545. Si quelqu’un peut m’aider à déchiffrer la légende pour connaître l’origine de ce sceau trouvé à Noé 31.
Et le bouton, quelqu’un peut-il me dire à quel service il appartenait ?
Ericryry
Sceau du XIVe siècle ; je lis S LETOS DE ROJAS, lion rampant à gauche, sceau d’origine probable castillane ou aragonaise. Jolie trouvaille ! Trouvé sur quelle commune ?
Un petit cours de déchiffrage, Eric : les sceaux commencent toujours par une croisette + suivi d’un S pour (sigillum), vient ensuite le nom propre en abrégé et à ma connaissance sur ce type de sceau, je n’ai jamais vu de millésime.
Quant au bouton, chiffre neuf avec la mention DPT DE LA HAUTE-GARONNE, on pense à du militaire pour le chiffre et la platitude du bouton, mais le rajout du département est peu courant. De même, les militaires, à ce que je sache, ne sont pas rattachés par département mais par corps d’armée, donc il doit s’agir d’un service de la fonction publique. Ça devait être un service particulièrement bien planqué, ils n’ont pas perdu beaucoup de boutons au travail, ceux-là.

il semble s’agir d’un bouton de régiment d’auxiliaires de 1799. Jusqu’en 1803 apparaissent des bataillons dont les uniformes arborent des boutons plats cuivre ou laiton avec la légende AUX DPT l’hypothèse d’identification serait une variante pour ce bouton

Trouvaille 52.12

Deux trouvailles de Jacques à Dun : la première est un petit objet en bronze, un oiseau, peut-être une colombe sur un pied en bronze, qui se continue par une petite tige du même métal visiblement cassée. Peut-être une tête d’épingle romaine…? Ou une quenouille byzantine, si c’est un objet trouvé en Méditerranée orientale, mais cette forme n’est pas connue en Occident.
La monnaie est régionale puisqu’il s’agit d’une monnaie, un denier de Carcassonne pour Bernard Hatton 1083-1103. Avers : BERNARDUS CO (comte Bernard) croix avec un petit cercle en grenetis au centre. Revers : CARCASONACIVI (ville de Carcassonne) dans le champ TATE ref Poey d’Avant N°3794. La monnaie est en mauvais état de conservation mais peut s’estimer à 350€ en regard à sa rareté.

Trouvaille 52.11

Je fais appel à votre revue pour identifier un objet qui m’intrigue et que j’ai découvert il y a déjà sept années, le long d’une voie romaine à 60 cm de profondeur. L’objet en fer est recouvert d’une fine couche de métal argenté, il mesure 18 cm de long pour 4,5 cm au plus large et 2 cm d’épaisseur, pour un poids de 896 grammes. Cet objet fait réagir le détecteur violemment. Si l’un de vos lecteurs a une idée concernant cette énigme, merci d’avance, car je crois qu’il s’agit ici d’une grosse énigme… Salutations. NOSTROMO
Pour ma part, je n’ai pas de suggestions à vous soumettre, nous laissons la place aux lecteurs. MO**

Trouvaille 52.10

Bonjour, voici un follis de Constantin 1er le Grand je n’arrive pas à l’identifier, avec une titulature peu commune : avers marti patri et ensuite peut-être PROPUC ou pro aug enfin j’espère que ce message vous intéressera. Je vous joins deux photos merci encore
Cette monnaie n’a apparemment rien de suspecte ! Il s’agit donc d’un bronze de Constantin 1er, frappé au tout début de son règne 306/307, il n’était encore que César !
A/FL VAL CONSTANTINVS N C buste lauré à droite R/MARTI PAT-RI PROPVG (diminutif de MARTI PATRI PROPVGNATORI « à Mars défenseur de la patrie ») marque d’atelier : SA PTR : Mars casqué marchant à droite tenant un bouclier et une haste. Atelier de Trèves, Réf : RIC741 Valeur moyenne de ce follis : 50€

Trouvaille 52.09

Bonjour, j’espère que vous pourrez m’indiquer l’origine de cet objet en bronze trouvé en Meurthe-et-Moselle qui mesure 25mm de hauteur et qui pèse 6g. Merci d’avance. Cordialement. Monsieur Jean-Marie


Bien que le style soit un peu curieux, on connaît à l’époque romaine des passants de harnais avec au revers cette bélière plate. Il se peut donc que cet objet soit antique, bien que je n’en aie pas de parallèle en vue pour prouver cela..

Trouvaille 52.08

Ma première vraie trouvaille, ce haut de Christ en plomb trouvé au détecteur (ACE 250) sur les bords d’un étang du Narbonnais, loin de toutes habitations (et de cimetières….). Globalement, ses dimensions sont 5cm X 5cm et sa masse est de 47g. De quel siècle peut-il venir ? Quelle était sa fonction ?
Internet m’a confirmé le lourd passé historique de la région, gallo-romaine, siège d’une grande bataille contre les Sarrasins, lieu d’embarquement pour St-Jean-d’Acre et arsenal de construction de galères croisées. JP

Cela pourrait être un Christ en plomb initialement doré et peint, monté en crucifix sur une grande croix pour la chapelle ou l’oratoire d’un particulier (ce n’est pas un Christ de cimetière a priori) – le fait qu’il ait été en plomb (donc plus fragile) explique sa détérioration soit après destruction du lieu de prière privé (maison, petit oratoire, petite chapelle) soit par abandon des lieux à l’extinction des propriétaires, ou à la Révolution) soit par abandon après un pillage, saccage d’un ancien lieu habité ensuite rasé. Enfin, on ne peut pas exclure le reste d’un pillage après agression religieuse (d’une procession pax ex), puis l’abandon du déchet en un lieu peu fréquenté, lieu parfois craint (légendes des étangs maléfiques par ex dans les campagnes) par une bande de pillards détrousseurs etc.
Tout ceci restant du domaine des pures hypothèses
Au vu du drapé du linge, de l’attitude du corps et de ce qu’on voit du visage, je dirais extrême fin XVIIe à milieu XVIIIe siècle ou encore fourchette entre 1680 et 1760 environ