MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour mai, 2011

Trouvaille 57.16

Contremarque sur un cinq ou dix centimes Napoléon III

Il ne s’agit pas de monnaies satiriques dans ce cas, mais plutôt du détournement d’une monnaie hors cours à usage de jeton d’entrée, de jeu ou publicitaire, par exemple, à un moment postérieur à l’époque de cette monnaie. Voyons, ce type de monnaie a été démonétisé le 1er janvier 1935. On peut supposer qu’il a été détourné de son rôle de monnaie pour un usage local dans une période comprenant la Seconde Guerre mondiale et jusqu’en 1960 en voyant large. Le chiffre 7 étant la garantie locale des utilisateurs ?

Trouvaille 57.15

Deux objets trouvés en Savoie

Voici deux objets trouvés dans un pré au-dessus d’un lac en Savoie dont j’aimerais connaître l’origine. Une médaille en cuivre ou bronze représentant une Égyptienne, d’un poids de 5 g et d’un diamètre de 29 mm, et une roue en laiton de 4 g pour un diamètre de 34 mm. Merci pour vos recherches. Philippe.

Deux trouvailles résolument modernes bien sûr. La première n’est pas exactement une médaille, c’est une simple tôle de cuivre emboutie représentant un personnage royal égyptien. Elle devait être en forme d’applique sur un support quelconque, mais à quelle destination ? Les possibilités sont illimitées. Le second est dans le même ordre d’idée, moderne, deux plaques embouties et collées ensemble, représentant une barre de bateau avec la décoration intérieure d’une étoile à cinq branches. Le symbole maritime est manifeste. J’ai beau avoir l’imagination débordante, je ne crois pas qu’un Égyptien de la cinquième dynastie soit venu s’échouer sur les rives de ce lac de Savoie… Voyez-y plutôt la manifestation du comportement humain. Il y a moins de cinquante ans, un quidam est venu dans ce pré et y a perdu ou jeté ces deux colifichets, et nous ne saurons jamais pour quelles raisons personnelles cela s’est fait.

Trouvaille 57.14

Sceau trouvé sur le plateau de Sequerre

Le sceau a été trouvé sur le plateau de Sequerre, pays de Fenouillèdes, près de Sournia dans les Pyrénées-Orientales, proche de la préceptorie templière de Corbos. L’église et la grange fortifiées de Sequerre furent détruites par les grandes Compagnies en 1374. Le sceau est en bronze, pèse 9 g, avec un diamètre de 18 mm pour le sceau principal et 11 mm pour le contre-sceau. La longueur est de 22 mm. En espérant que vous pourrez répondre à nos recherches, et dans l’attente d’une réponse, nous vous remercions par avance.

Le style du sceau et des caractères correspond au milieu du XVe siècle, très précisément (1450/60), donc en pleine période de reconstruction après la guerre de Cent Ans. L’oiseau central présente un bec inhabituel et il serait tentant d’y voir un corbeau (pour Corbos = armes parlantes?). Le contre-sceau présente un écu héraldique surmonté d’une croix (hospitalière?). Il faudrait identifier les armes familiales locales. Légende : S(igillum) BERRIA M PIA ou B E R B I A M P I A. Il reste une troisième possibilité moins vraisemblable : BERRIAM R I B. Le possesseur du sceau semble curieusement être une femme, Berria ou Berbiam, car le mot latin « pius » (pieux), si le possesseur était masculin, est décliné au féminin : ce qui donnerait : S(eau) de la pieuse Berriam. L’ordre des Hospitaliers, auquel les biens du Temple ont été attribués (à vérifier pour cette région), a-t-il accepté des femmes à un quelconque titre ? La commanderie de Corbos a-t-elle continué à exister en tant qu’hospitalière au XVe siècle ? Voilà encore des questions à résoudre.

Trouvaille 57.13

13/ Fred du Jura

Voilà une fantastique monnaie, et extrêmement rare en plus ! Cette monnaie est au nom de Majorien. Au droit, nous pouvons lire : DNIVLIVSMAIORIANVSPFAVG, buste diadémé, casqué et drapé à droite, tenant une haste et un bouclier orné d’un chrisme. Au revers : VICTORIAAVGGG / COMOB // RA (la victoire des Augustes / En bon or de Constantinople). Majorien est debout de face, posant le pied droit sur la tête d’un serpent à la tête humaine, et tenant une longue croix et un globe surmonté d’une victoire. Les lettres RA désignent l’atelier de Ravenne. Une monnaie très semblable a été vendue par Elsen en 2008 à 5200 euros.

Trouvaille 57.12

12/ Trouvaille de la côte méditerranéenne

Une bague ramassée par Louis sur la plage, qu’il pense ancienne car il n’y a pas de poinçon. Elle est effectivement en argent mais semble d’inspiration maghrébine. Le chaton rond encercle une perle de verre rouge et le corps supporte des soudures de fils d’argent sur l’anneau plat. La décoration est symétrique de part et d’autre du chaton et enchâsse aussi une perle de couleur verte. Elle est soit moderne avec une fabrication artisanale, soit à peine du siècle dernier.

Trouvaille 57.11

« Jean-Charles à Béthune se demande d’où vient cette monnaie. Il s’agit d’un liard de Jean-Théodore, cardinal, par la grâce de Dieu, duc de Bavière. Avers : I THEOD CAR D G BAV D écu couronné écartelé des armes de la Bavière et de Liège. Revers : EP ET PRIN LEO DVX B M F C L H. Évêque et prince de Liège, duc de Bouillon, marquis de Franchimont, comte de Looz et Horn 1751. Troisième émission de ce prince. Il paraît que ces liards circulaient encore au début du règne de Léopold I pour deux centimes de valeur ; la cotation en collection de cette monnaie est de quelques euros à peine. »

Trouvaille 57.10

« Un petit objet coloré, un passant de courroie en cuivre avec une décoration florale en pâte de verre très bien conservée a été trouvé par Gilles en Ille-et-Vilaine. Objet de belle fraîcheur de probable bouton de manchette XIX° siècle

Trouvaille 57.09

« Marcel en Eure et Loir nous envoie cet écu et ce demi-écu du roi soleil, exhumés près d’un vieux moulin. Il s’agit de deux monnaies en argent du type écu et demi-écu aux palmes de Louis XIV au cours légal de trois livres et huit sols tournois. Ce sont des monnaies réformées, c’est-à-dire qu’on les a frappées directement sur une monnaie plus ancienne. On distingue d’ailleurs très bien les gravures anciennes, par exemple le chiffre XIIII au-dessus du portrait du roi à l’avers de l’écu. Le croissant de lune après le millésime est le symbole d’une monnaie réformée. Ces deux monnaies peuvent respectivement s’estimer aux alentours de 150 € chacune. »

Trouvaille 57.08

« Une trouvaille originale faite par Jean-Marc en Picardie : un tampon en cuivre de très petite taille, six centimètres en longueur et 8 millimètres en diamètre. Le tampon représente la croix de Lorraine qui a acquis une notoriété mondiale lorsqu’elle est devenue le signe de ralliement de la Résistance et l’emblème de la France libre du général de Gaulle durant la dernière guerre. L’objet est usiné, et rentre au dixième de millimètre près dans son étui. Je n’ai pas d’autres explications concernant les deux décrochements de l’axe du sceau si ce n’est d’émettre l’hypothèse que cet objet est issu d’une récupération quelconque. On peut supposer que ce sceau permettait d’officialiser un courrier, et pourquoi pas la propriété d’un patriote de la première heure, un résistant actif qui l’aurait perdu au cours d’une action contre les Allemands. C’est le plaisir de tout prospecteur que d’imaginer les situations qui ont donné lieu à la perte d’un objet ou d’une monnaie dans un endroit incongru. Amis lecteurs versés dans le militariat, si vous avez une vérité à rétablir concernant ce sceau, faites-le nous savoir ! »

après bien des recherches, il s’agit bien d’un tampon officiel des postes militaires françaises libres.

Trouvaille 57.07

  1. « Bonsoir, j’ai trouvé cette monnaie dans les Alpilles de Provence, Bouches du Rhone. Serait-ce une monnaie papale comtat Venaissin, et quelle serait sa valeur ? En vous remerciant par avance. PS: j’adore votre revue et les sujets traités, j’ai aimé (le mystère de la cascade aux lingots d’or). Cordialement, Robert.

Double tournois du pape Urbain VIII avers : buste à gauche du Pape Urbain VIII URBANUSVIII PONT MAX revers ANT CAR BAR LE AVE 1636. (Cardinal Antoine Barberini, légat d’Avignon) : Trois abeilles posées 2 et 1. À l’imitation des trois fleurs de lys du double tournois royal de Louis XIII. Les collectionneurs de doubles tournois sont nombreux et se font plaisir à répertorier toutes les infimes variétés de ces nombreuses frappes. Cela reste néanmoins des monnaies courantes qui se négocient aux alentours de quinze euros quand tout est lisible, ce qui n’est pas tout à fait le cas de votre monnaie. »