MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour février, 2018

Trouvaille 98.24

Voici un buste de femme, type romaine pour moi, mais je ne pense pas que ce soit de cette époque. Je l’ai trouvé dans un champ en Seine-et-Marne. Certains me disent que ce serait une ancienne applique de meuble. Elle fait 5,3 cm de long sur 3,5 cm de large. Il y a un point de rouille au verso qui ferait penser à une attache ou une fixation à cet endroit-là. Pouvez-vous m’aider à identifier cet objet plus précisément ? Merci, jeje77detection

Voilà un objet intéressant à étudier mais quel dommage de recevoir une image en si petit format ! On ne peut voir les détails à l’agrandissement car ils sont pixellisés. De plus il manque une information capitale : l’aspect sous le buste ? Reste de soudure au plomb ? Creux plein ?

L’objet en question est un crochet de tablier, à l’origine, porté par les corporations de métier. Avec le temps, certains sont devenus objets de propagande comme celui qui représente l’épouse de Napoléon Bonaparte. Le thème 1er empire fut exploité à fond, modèles de Bonaparte, d’aigle, de grognard, etc… La tache de rouille à l’arrière est le vestige du crochet en fer, servant à piquer le vêtement comme le démontre l’illustration ci-jointe, époque XIX-début XXe siècle.

Trouvaille 98.23

Bonjour, pour le partage et confirmation d’identification, et éventuellement une cotation car je ne trouve ce denier sur aucun site numismatique, voici cette jolie pièce trouvée ce WE dans le Tarn. Ludo7777
Seigneurie de Béarn. Gaston de Grailly (1436-1476). Denier : vache GASTO LO CON, croix cantonnée d’un besant aux 1 et 2. Au revers : ONOR FORCAS, dans les champs PAX. Cette monnaie a été créée en premier par Jean de Grailly, on ne peut les différencier qu’à la légende du nom du seigneur. C’est une belle
monnaie rare en TB++ estimée 350 euros.

Trouvaille 98.22

C’est en bronze, ça mesure 4,5 cm de long, la boucle en haut est cassée et deux trous en bas permettaient d’insérer quelque chose. De quelle époque ? Cristal dans la Loire
Il s’agit d’un affiquet : petit ustensile affectant la forme d’un sabot lilliputien, que les vieilles femmes attachent à leur ceinture, et au fond duquel elles appuient le bout d’une de leurs aiguilles à tricoter, celle que dirige la main droite… XIXe siècle.

Trouvaille 98.21

Bonjour, j’ai fait cette découverte il y a une vingtaine d’années à Belle-Ile-en-Mer dans une anfractuosité d’un rocher (je tenais debout dedans avec un Fisher 1266 XB) à marée basse. Depuis ce temps, il est déposé sur mon bureau et je me demande souvent ce que c’est… un couteau, un poignard, une dague, etc… Le pommeau est visiblement une tête de bélier, le manche est d’une autre matière que la lame (pour info, les couleurs sont parfaitement respectées sur les photos). Vous verrez peut-être dans les interstices, un genre de patine blanche (comme sur les poids romains en plomb). La longueur de la lame est de 15 cm, la longueur du manche est de 11 cm. En lisant votre magazine, j’ai remarqué que vous aviez quelques spécialistes des couteaux, aussi je me permets de vous demander une identification, au moins, je serai tranquille, depuis 25 ans que je m’interroge. Merci et bravo pour votre magazine, j’en suis un lecteur assidu. Continuez à nous régaler. Claude G

Dague fantaisie de décoration (années 70). Lame en acier à « ferrer les hannetons* », acier peu qualitatif, vaguement chromé, et manche fait d’une sorte d’alliage de zinc galvanique, semblable aux plaques apposées sur les safrans des navires afin de « canaliser » l’oxydation. ID R. Najac *(expression de l’auteur de l’ID)

Trouvaille 98.20

J’ai trouvé cette monnaie dans le département 28 ; je pense que c’est une mérovingienne, elle pèse 1,08 g pour 8 mm de diamètre. Merci de bien vouloir me donner votre avis ainsi qu’une estimation. Daniel

Oui il s’agit d’un denier du début VIIIe siècle pour Paris ou la région parisienne. Avers, anépigraphe, croix ancrée (renversée ?) entourée de six globules, trois groupés, deux groupés et un seul à l’extrémité de la branche de la croix. Revers anépigraphe avec une croix dont chaque branche se dédouble ? Cela ne semble pas être une évolution de la swastika que l’on trouve sur les deniers mérovingiens de paris… Monnaie connue sous la référence Belfort 3480, monnaie non retrouvée sur le Net ce qui indique un indice de rareté plus élevé. Nous l’estimons à 500 euros.

Trouvaille 98.19

Marie dans le Comminges a trouvé cette plaque fiscale de vélo avec une jolie patine vert olive pour l’année 1913. La taxe était due pour tout propriétaire de vélo et coutait 10 f par an. Cette
taxe était doublée pour ceux qui se faisaient prendre sans la vignette accrochée au vélo. Un tiers de cette recette allait aux communes qui d’ailleurs étaient chargées de récupérer la taxe.

Trouvaille 98.17

18  j’ai fait cette découverte en forêt avec le DEUS, c’est une petite boursée de deniers carolingiens qui sont des faux d’époque, ils ont un aspect rosâtre, sur celui que j’ai voulu nettoyer légèrement, la fine pellicule d’argent est partie sur le sommet des lettres. Est-ce courant d’en trouver? Merci M-detect

Il est moins courant de trouver des faux d’époque que des monnaies d’origine car les faux étaient bien moins nombreux bien sûr. Même fausses, cela reste une sensation magnifique d’exhumer ces monnaies. Ces six monnaies sont des reproductions de denier pour Charles le Chauve (840-877), AR denier, 844-845, Melle. D/ + CΛRLVS REX FR Croix pattée. R/ + MET+VLLO Monogramme carolin ? Quelles méthodes ont été employées pour créer ces fausses monnaies ? Mystère, mais les risques étaient énormes, la mort immédiate !

Trouvaille 98.16.bis

Trois monnaies gauloises en or font toujours le bonheur d’un prospecteur, même avec une seule. Il s’agit de la tribu des Aulerci Cenomani. Deux statères : Avers : tête à droite, la chevelure retenue par un bandeau d’où s’échappent des mèches. A la hauteur de l’oreille, deux mèches se terminant par trois points. Revers : cheval androcéphale ailé à droite, conduit par un aurige tenant un lien qui se termine devant le cheval par un étendard. Sous le cheval, un personnage allongé à droite plus un objet ovoïde. La première monnaie possède une rayure importante sur le portrait plus un manque de métal à 9 heures. La seconde est plus fraiche, moins usée et on peut qualifier son état de SUP. Ces monnaies s’échangent à 700 euros pour la plus abimée et 3000 euros pour la seconde. Enfin la troisième monnaie est donc un quart de statère de la même tribu. La ressemblance du portrait est évidente mais le revers complètement lisse ne permet pas de le classifier formellement. Monnaie en TB estimée à 450 euros.

Bonjour, suite à la rubrique Trouvailles du dernier numéro, dans la demande 98.16, la dernière monnaie qui a un côté lisse est probablement une monnaie des Sagiens (Sées) ou autrement appellés les Essuvii. Ce peuple n’a frappé que des monnaies en or unifaces. Une collection est visible au Musée de la Normandie à Caen. Cette monnaie est différente des 2 modèles connus mais cette piste est à explorer étant donné la similitude de réalisation. En exemple, un exemplaire vendu par CGB et en pièce jointe, une photo des monnaies du Musée de Caen. Marc

Vous avez raison, il s’agit bien d’un quart uniface de l’Orne N.A. t. IV DT 2248 C. Mais en revanche il est inexact de penser que « les monnaies en or de ce peuple (Essuvii) sont toutes unifaces et mal connues ». Le t. IV du Nouvel Atlas consacre une série S 337 Pl V aux statères et quarts unifaces de la vallée de l’Orne, et plusieurs articles, dont une synthèse des exemplaires connus ont été publiés voici plusieurs années dans les Cah. Numismatiques de la SÉNA. Il est exact que le Musée de Caen en détient plusieurs exemplaires. Merci pour votre courrier éclairé. La rédaction

Trouvaille 98.16

Trouvées à la frontière de la Sarthe et de l’Orne ces 4 monnaies ci jointes. La médiévale pèse 3,4 g. Elle mesure 27 mm. Peutêtre une Charles Ier, frère de saint Louis ? La deuxième, pèse 7,4 g. Elle mesure 20 mm. La troisième, pèse 6,7 g, elle mesure 19 mm. La quatrième pèse 1,7 g, elle mesure 14 mm. J’aimerais savoir de quel peuple il s’agit, l’époque et leurs valeur. Merci, le poilu 72.

Il s’agit d’un gros tournois de Charles I d’Anjou (1251-1285) + KAROLVS SCL REX ; légende extérieure + BNDICTV: SIT: NOME: DHI: NRI: DEI: IHV XPI. Croix. (Charles, roi de Sicile ; que le nom de notre seigneur Jésus-Christ soit béni). Au revers : COMESPVINCIE. Châtel sommé d’un lis, portant trois annelets en coeur ; bordure extérieure de douze lis dans des oves. (Comte de Provence). Cette monnaie conserve une belle fraicheur elle est en TTB et s’estime 300 euros.

Trouvaille 98.15

Je vous transmets deux photos d’un triens, elles m’ont été envoyées par un copain de Grepiac, il a été trouvé à côté de Muret, il n’arrive pas à l’identifier… Auriez-vous une idée ? Jacques

Tout reste à faire sur les mérovingiennes, on en trouve plus souvent des inédites que des connues mis à part le grand atelier de Banassac en Lozère… Pour les légendes du droit : LVSSARIA N autour d’un buste. Pour le revers IDV(CI) O MONE autour d’une croix. Dans les ouvrages de référence, ni le nom du lieu, ni celui du monétaire ne sont connus. Néanmoins, il est d’usage avec ce type de légende de chercher les homonymies approchantes et donc il y a une piste avec le nom du droit : LVSSALIA que l’on trouve dans le tome I du traité de Numismatique d’ENGEL et SERRURE et dans la liste des noms de lieux de BARTHÉLEMY. Ils citent USSEL (en Corrèze) ou LUSSAC les ÉGLISES (en Haute Vienne). Georges Depeyrot reprend ce nom et l’attribue à USSEL. Il donne les références Bel 2374 et Bel 4646 (elles sont également attribuées par Belfort aux mêmes ateliers). Ces deux monnaies qui sont similaires entres elles, ne le sont pas avec la monnaie présentée, toutefois le buste comporte lui quelques similitudes et l’on sait aujourd’hui que ces similarités ne sont pas à négliger. Donc une fois de plus, pas de certitude, mais juste une piste crédible. On peut dire aujourd’hui que cette monnaie est inédite et comme telle nous ne pouvons lui donner une estimation en l’absence de ventes précédentes.