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Monnaies et Détections

Archive pour mai, 2018

Le trésor de Mezdra, en Bulgarie, sera-t-il retrouvé ?

Mezdra est une petite ville bulgare de 10 000 habitants du nord-ouest du pays dans le district de Vrasta. Située à la limite du parc naturel « Vrachanski Balkan », elle est, par la route, à un peu moins de 100 kilomètres de Sofia, la capitale de la Bulgarie. A la limite de la ville se dressent les vestiges de la forteresse romaine de Kaleto. En août 2017, un trésor monétaire datant de l’époque romaine y a été découvert.

Les circonstances de la découverte du trésor

Depuis quelques mois une partie de la population d’un quartier pavillonnaire de Mezdra se plaint de l’état d’abandon dans lequel se trouve un terrain voisin situé au numéro 99 de la rue Alexandre Stamboliiski et appartenant à deux sœurs Petya et Nelly Krustev. La municipalité entreprend, en août, le nettoyage du terrain. Lors de l’arrachage d’un vieux prunier, un récipient en argile est mis au jour entre les racines de l’arbre. Pour extraire ce pot l’un des ouvriers utilise une pioche, mais, malhabile, il le touche avec l’outil. Il parvient néanmoins à le prendre entre ses mains avant que le pot ne se brise en plusieurs morceaux. Alors se répandent sur le sol des rondelles verdâtres qui sont très vite reconnues comme des pièces de monnaie. Il y en a une incroyable quantité. L’ouvrier estime que le poids du pot plein est de quatre à cinq kilogrammes. Une photographie est prise, c’est la seule qui présente le trésor au complet.

Les 187 pièces déposées au musée régional d’histoire de Vrasta avant leur nettoyage.

Le prunier dans les racines duquel le trésor a été retrouvé.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 99

Réchauffement climatique…

Et chasses aux trésors ! Les deux ne sont pas incompatibles, le réchauffement climatique et la fonte des glaces dans les pays nordiques permettent de belles découvertes, une équipe de chercheurs norvégiens en a récemment eu la preuve. Alors qu’ils mesuraient la fonte de la calotte glacière dans les hauteurs du nord de la Norvège, ils sont tombés sur un véritable trésor à fleur de sol ! Des artéfacts couvrant plusieurs siècles, beaucoup d’armes et mêmes des restes de vêtements, de moins 4000 ans avant notre ère, jusqu’à la période viking, du VIIIe au XIe siècle. Le tout était simplement pris dans la glace et resté hors de vue pendant des millénaires !
L’une des plus belles trouvailles étant une épée viking, intacte et parfaitement conservée. Elle est même considérée comme l’épée viking la mieux conservée jamais découverte en Norvège ! D’un poids de 1200 grammes pour 93 cm de long, le fil de lame est encore parfaitement rectiligne, elle a été soumise à différents examens, y compris des radios et elle aurait été forgée entre l’an 800 et 950 de notre ère !
Sa faible corrosion viendrait du fait, qu’elle n’a jamais été enterrée, rester prisonnière de la glace pendant plusieurs siècles lui a permis d’échapper à la rouille…
Source : sciencepost.fr

Trouvaille 100.33

J’ai déniché ceci aux abords d’une ancienne villa romaine où je trouve des monnaies romaines à chaque sortie (quasi savo à chaque fois je précise) mais impossible de savoir ce que cela pourrait être… Une idée ? Agathe
Oui, il s’agit de l’extrémité d’un simpulum, genre de louche gallo-romaine qui est très souvent décorée de la tête d’un animal.

Trouvaille 100.32

Bonjour, un objet à identifier, il mesure 4 cm en longueur et 3,5 en largeur pour un poids de 14,03 g (dimension du trou L 1 cm, l 0,7 cm). Ça me fait penser à une garde d’arme blanche ou pas ? Si quelqu’un peut m’éclairer ? Cordialement, Jérémy
Nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’une garde d’arme. Cela pourrait être aussi bien un élément de décoration d’un passant de guide, sans certitude toutefois. MO**

Trouvaille 100.31

Pour ID ce plomb de sac trouvé dans un labour du Gard, il est plutôt bien conservé. Merci pour votre suggestion, Gugu13
Plomb de Rouen pour les étoffes de fabrication libre (arrêt du 5 mai 1779).

Trouvaille 100.30

Bonjour, fortuité dans un champ de Côte-d’Or. Si d’aucune ou d’aucun a des infos, je suis preneur. Poids 2 g, cordialement, Wachlina.

Il s’agit d’un poids monétaire aux armes de Dijon accostées de I de part et d’autres et lettres D pour denier en dessous. Le poids est hexagonal, il date du XVIe siècle.

Trouvaille 100.29

Bonjour, après avoir effectué de vaines recherches sur le net, je vous soumets une monnaie et une médaille pour indentification. Tous ces objets ont été trouvés fortuitement dans les bois, région Deux-Sèvres. Je vous remercie par avance pour l’identification et pour votre magazine, Christophe.

Il s’agit d’un denier de Néron frappé à Rome en 65-66 : NERO CAESAR – AVGVSTVS. Tête laurée de Néron à droite (Néron césar auguste), et le revers présente Jupiter trônant à gauche, tenant un foudre de la main droite et un sceptre long de la gauche, IVPPITER – CVSTOS (Jupiter protecteur). Votre monnaie est fourrée, elle n’est pas en argent massif, l’oxyde de cuivre ressort par l’avers sur la tempe et à la base du cou de l’empereur. Au revers on distingue bien le craquèlement de la couche d’argent en forme de cercle. Pour cette raison votre monnaie s’évalue à une vingtaine d’euros. Quand à la médaille à la bélière transversale donc assez ancienne, l’inscription n’est pas lisible à part le PATER au premier abord. Le mot devant comprend six lettres et le dernier semble être LONATIUS ou IGNATIUS et dans ce cas on pourrait se trouver en présence d’une médaille d’un compositeur allemand du XVIIe siècle, Pater Ignatius, fanfare 1682 Ein schoner aufzug. Lecteur, si vous avez une autre hypothèse moins tirée par les cheveux (qu’il n’avait pas) nous sommes preneurs. MO**

Trouvaille 100.27

Un petit lot de trouvailles faites par Marie Ange dans l’Aude. Il y a là un pendant médiéval de forme plus ou moins triangulaire. Il se peut que les deux excroissances extérieures soient cassées. Une petite décoration sous forme de poinçons alignés agrémente l’objet de nature décoratif. Nous n’avons pas trouvé quelle est l’origine de ce « bouchon » surmonté d’une couronne ducale. L’inscription lisible n’est pas complète –ELETTHEZ PARIS. Pour un parfum comme hypothèse première mais si vous en connaissez l’origine merci de nous le faire savoir que tout le monde en profite ! Le troisième est un clou en cuivre de décoration ou de renfort sur une malle ancienne par exemple. On ne vous fera pas l’affront de faire l’identification d’un dix centimes Napoléon mais nous sommes intrigués par la gravure ou les poinçons que le revers supporte : H.SHIPSTON 1779, le O ayant été frappé plusieurs fois. Bien entendu la date est un siècle antérieur à l’existence de la monnaie et ne peut avoir été écrite qu’au début de la période de frappe de ces monnaies (1852) et peut-être très largement après que celle-ci soit retirée de la circulation. Le fabuleux outil qu’est le Web nous apprend que Shipston est une ville d’Angleterre et si 1779 est une date, il ne nous apprend rien de spécifique dans cette ville à cette date, il peut s’agir d’une adresse… une première carte de visite en somme… Ce n’est pas la première fois qu’une monnaie est gravée à l’initiative particulière d’une personne, il s’en trouvera d’autres ! Enfin on termine par un moulage assez fin d’un lièvre. Médaille de chasse ? Jeton de jeu ? Impossible de le savoir réellement.

Concernant le « clou en cuivre », il s’agit d’un crochet de suspension. A l’origine installé dans un encadrement et destiné à suspendre une lanterne. Période XVe siècle (voir plusieurs exemplaires dans « Detector finds » n° 6, pages 5 et 6, ainsi qu’une représentation du dit encadrement.

Trouvaille 100.26

Bonjour, je soumets aujourd’hui à la sagacité de vos lecteurs (dont je fais partie !) cet objet trouvé il y a 20 ans sur les bords du Brivet en Loire-atlantique. Il est en plomb et pèse 85 grammes. Il manque un rivet d’articulation et une ou deux dents cassées. A quoi pouvait-il bien servir et de quelle époque peut-il être ? Merci et à bientôt. Fabrice
Il s’agit d’un accessoire de pêcheur à la ligne, destiné à être placé sur le fil afin de décrocher l’hameçon pris au fond. En le faisant glisser le long de la ligne attaché lui-même à une cordelette et par à-coups de relâcher, on arrivait (des fois) à décrocher l’hameçon. La photo jointe provient du catalogue 1973 de Manufrance. Qui a dit qu’on ne se décarcassait pas ? (ID Régis Najac)

Trouvaille 100.25

Gilles est parti en vacances en Roumanie, il nous envoie une de ses trouvailles originales faite près de Cluj Napoka. De toute évidence il s’agit d’une rouelle ou fusaïole bouletée en bronze. Sept excroissances doubles réparties tout le long de l’anneau. Admirez la patine et l’extraordinaire conservation du métal, on sent qu’en Roumanie Monsanto n’arrive pas encore à vendre ses pesticides…