MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour juillet, 2019

Trouvaille 108.07

Pierre a trouvé cette clochette en métal de cloche et non en bronze en forêt dans le département du Tarn-et-Garonne. Classique sonnaille sur joug ou au cou d’ovins, elle se distingue, sinon dans sa forme, mais dans cette contremarque qui doit être celle de l’artisan qui a fondu cette clochette. On lit TRIADOU, nous n’avons trouvé aucune référence de ce type. Si vous en avez une, merci de nous le signaler. Concernant l’outil trouvé en forêt de Montech à plus de trente centimètres de profondeur, ce qui permet de l’estimer d’une époque ancienne, il s’agit d’un très robuste outil, avec une extrémité terminale d’un tranchant vertical, de section rectangulaire épaisse, comportant une longue tige massive légèrement recourbée jusqu’à son extrémité ; au-delà de l’emmanchement, le talon peut être épaissi pour former une masse. Son attribution d’utilisation est l’agriculture et l’élevage plus, une hypothèse envisagée, un outil de ligneur pour fabriquer des planches. Sa période correspond à la première moitié du premier millénaire. L’œil circulaire est percé au centre d’un renflement. L’objet mesure 20 centimètres.

Trouvaille 108.06

Bonjour, abonné à votre revue je viens de trouver cette pièce ce matin, pourriez-vous m’aider à l’identifier ? Je sais qu’elle n’est pas très propre mais je tente le coup. Stéphane de Vendée. Merci et continuez de nous faire vivre des histoires passionnantes.

Une monnaie espagnole qui revient régulièrement dans nos colonnes, un réal d’Espagne – Isabelle et Ferdinand, les rois catholiques (1476-1516). FERNANDVS: ET: HELISABET: DE. Avers : écu couronné, écartelé, aux 1 et 4 contre-écartelé en a et d de Castille, en b et c de Léon ; aux 2 et 3 mi-parti d’Aragon et de Sicile ; ; l’écu est accosté à gauche d’une S, à droite d’une signe indéterminé. Revers : + REX: ET: REGINA: CASTELE: LEGIO: A, (ponctuation par deux annelets superposés). Joug et faisceau de six flèches. (Roi et reine de Castille, Léon et Aragon). C’est une monnaie en état TB+ estimée à 25 euros.

Trouvaille 108.02.bis

Quand à votre monnaie d’or sachez qu’elle est plus courante à trouver que votre bague ! Une monnaie d’or à la chaise attribuable à Philippe VI, que l’on distingue des monnaies de Jean II le Bon par la première lettre (de son nom) après la croix au-dessus qui est sans contestation possible un P. Avers : + PHILIPPVS DEI. GRA FRANCORVM REX, Philippe VI assis dans une stalle gothique, couronné, vêtu de la cotte d’armes, il tient de la main droite l’épée levée et de la gauche l’écu de France aux lis dans un polylobe cantonné de petits trèfles (Philippe, roi des Francs par la grâce de Dieu). Revers : XPCX VINCIT XPC REGNAT XP’C IMPERAT, croix quadrilobée et fleuronnée, dans un quadrilobe orné de feuilles et cantonnée de quatre trèfles (Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande). La monnaie est usée et rognée, son état B+ à TB- lui confère une estimation de 400-450 euros.

Trouvaille 108.02

Bonjour, moi qui n’avais jamais trouvé d’or, ma joie fut immense après avoir découvert ces deux magnifiques trouvailles durant les beaux jours du mois de mai. Ça arrive toujours lorsqu’on ne s’y attend pas. Pouvez-vous m’aider à les identifier ? (Pays de la Loire) Bonne continuation à votre magazine. Bayou

Belles trouvailles en effet, bague de fiançailles en or au motif de la « fede » (deux mains unies), périodes 1550-1700. Il est dommage que l’on n’ait pas une vue de face de l’épaulement pour le décrire.

Ensemble exceptionnel de bracelets celtiques de l’âge du bronze.

Les prospecteurs anglais ont défilé en Angleterre pour faire entendre leurs revendications il y a une quinzaine d’années. Cela a abouti à la réalisation du PAS (portable antiquities scheme). Depuis, de plus en plus de rapports positifs des instances officielles britanniques sont publiés.
En France les relations sont tendues entre certains archéologues et les prospecteurs, chacun campant sur ses positions.
Nous ne souhaitons pas que cette défiance perdure car nous avons en commun l’amour de l’Histoire, et la volonté de la faire partager au plus grand nombre.
C’est ainsi que nous appelons à adopter l’attitude pragmatique des Anglo-Saxons qui ont compris tout l’intérêt d’une collaboration entre les deux parties.
Plutôt que de défiler dans les rues, nous envisageons avec votre aide, de créer un électrochoc destiné à faire prendre conscience aux autorités compétentes et à l’ensemble des archéologues tout le formidable potentiel que représente le monde des prospecteurs, une alternative aux manques cruels de moyens humains et financiers dont souffre l’archéologie institutionnelle.
Nous souhaitons ainsi publier à chaque numéro de « Monnaies & Détections » une à deux pages de photos d’objets archéologiques, de trésors de monnaies et dépôts divers, tous trouvés hors contexte archéologique au cours de travaux, d’arrachages de vignes, ou par des particuliers utilisant un détecteur de métaux à des fins de loisirs comme la recherche d’objets perdus par un voisin par exemple.

Que vous les ayez trouvés hier ou il y a 20 ans, et jamais déclarés par peur des conséquences, nous vous proposons de nous envoyer les photos de ces objets, uniquement les photos, pas de texte, pas d’indication de lieu ni de date etc… n’utilisez pas les mails faites un envoi anonyme par courrier d’un CD gravé avec les photos, anonymat totalement protégé !*

On nous oppose souvent qu’en détruisant les couches stratigraphiques pour sortir un objet ce dernier ne représente plus aucun intérêt pour l’archéologie… A cela nous répondons que la plupart du temps ces objets sont trouvés dans des champs labourés depuis des décennies et que ces couches sont annuellement et profondément bouleversées !
Soyons sérieux ! L’enjeu est majeur puisque cette collaboration fera avancer la connaissance et participera à la préservation de véritables trésors, qu’il s’agisse d’un bijou unique, d’une monnaie rarissime ou d’un dépôt plus important.
Il ne s’agit pas de confondre « détecter en toute impunité » avec « détecter en toute tranquillité », d’autant qu’en cas de découverte majeure, le prospecteur pourra, dès lors qu’il ne craindra plus les problèmes, prévenir les archéologues afin qu’ils prennent le relais comme cela se passe en Angleterre. Et ce d’autant plus facilement que les contacts précédents et fréquents avec les instances officielles l’auront sensibilisé dans cette direction.
Les archéologues, les autorités, le public, doivent prendre conscience de l’ampleur et de la richesse des trouvailles fortuites faites sur notre territoire.

Cet article est le résultat de la mobilisation des prospecteurs conscients de l’enjeu. Regroupez vos trouvailles de l’âge du bronze sur une même photo pour être plus percutants !
Espérons que ces témoignages permettront d’ouvrir le dialogue sur des bases saines et sincères afin que chacun puisse légitimement s’enorgueillir de participer à la connaissance de notre Histoire.

* Envoyez votre CD anonyme à : Monnaies & Détections, 7 rue Jean Aicart, 31500 Toulouse.

Nous comptons sur vous !

Lesedi La Rona

C’est le nom donné au plus gros diamant du monde, de taille « émeraude », rectangulaire aux coins coupés. Le Lesedi La Rona, qui se traduit par « notre lumière » dans la langue officielle du Botswana où il fut découvert en 2017. Le diamant brut pesait 1109 carats, le brut étant le deuxième plus gros diamant découvert depuis un siècle, il a donné naissance à 67 pierres dont le poids est compris entre un et vingt-six carats et l’exceptionnel Lesedi La Rona qui lui, atteint les 302,37 carats. Il aura fallu 18 mois de taille et polissage pour obtenir cette pierre, dont le prix n’a pas été précisé…
Source : metro.co.uk

Trouvaille 107.23

Cyril a trouvé cette monnaie gauloise d’un poids de 3 grammes à Abbeville. Il s’agit d’un hémistatère Calète appelé : « au sanglier aurige ». Avers : tête d’Apollon à droite, la chevelure ornementée en esses enchevêtrées ; la base du cou ornée et deux motifs de pomme de pin (?) devant le visage. Revers : cheval bondissant à droite ; un sanglier aurige au-dessus ; un arc avec la flèche sous le ventre ; un petit oiseau devant le poitrail ; ligne d’exergue ornée et champ tout piqueté. Cette monnaie figure sur le nouvel Atlas I série 14 DT 99. La série est homogène et compte à présent quatre variétés. L’épicentre se situe entre Ste Beuve-en-Rivière et Fécamp (Seine-Maritime), en territoire calète. (Pays de Caux). Votre exemplaire assez usé est de bon poids et ne paraît pas fourré, en dépit des apparences. La datation peut remonter à la première moitié du IIe siècle av. J.-C. Les ex. de ce type sont à présent moins rares que naguère. C’est un exemplaire en état TB++ dont la valeur oscille entre 1600 et 1800 euros.

Trouvaille 107.22

Bonjour, je bouquine vote magazine depuis bien longtemps et ça y est je me décide à vous envoyer une trouvaille faite dans un bois. Je pense à un ancien crayon, on voit encore la mine mais je n’arrive pas à le dater et à trouver plus d’infos là dessus, donc si vous pouvez m’éclairer ça serait super. Merci à vous et continuez ce que vous faites, c’est génial ! Julie

Merci Julie pour vos compliments. Votre porte-mines ou porte-crayons est à double tête. Il était présent dans les boites à compas de marque Langlois, fin XVIIIe, début XIXe. Il est possible qu’il y eut d’autres marques mais nous n’avons trouvé que cette illustration sur le web. Les anneaux coulissaient pour serrer fort la mine de chaque coté.

Trouvaille 107.21

Bonjour, je me présente, je m’appelle Elsa et je détecte dans les Pyrénées-Orientales. Ayant récemment acheté une maison de village avec un très grand jardin, j’ai donc décidé de détecter dans cet endroit !!! Un petit bout de jardin fait beaucoup de trouvailles (beaucoup de vieux clous aussi…), les trois premiers objets circulaires sont des plombs à sceller (il y a longtemps un épicier habitait là), par contre deux autres objets m’interpellent… Si vous pouviez m’éclairer sur le sujet. … Merci par avance !

Trois plombs de sacs non identifiables sur cette photo, ils semblent être du XIXe siècle. L’objet suivant est un bouton de baudrier avec une tige épaisse, La partie supérieure possède un petit nodule central faisant office de décoration. La partie inférieure est quadrillée et comporte STE au centre et Paris en bas. Le nom de la société doit être audessus mais est illisible. On termine par la plaque en maillechort peut-être avec un cartouche triangulaire de décoration. Le fait qu’il y ait une décoration de chaque côté exclut l’applique quelconque, on aperçoit les restes d’un trou de rivet ou de fixation sur le haut de l’objet, la partie étroite de l’objet pourrait aussi être cassée sur le quart d’arc de cercle. Nous n’avons pas trouvé d’hypothèse plausible pour cette plaque. La taille aurait pu être un indice supplémentaire de réflexion, On compte sur la sagacité de nos lecteurs pour vous en dire un peu plus. MO**

Trouvaille 107.20

Bonjour l’équipe, je vous fais part d’une belle découverte, pourriez-vous m’en dire plus sur son identification ? Merci de votre expertise, MaxnOx1492


Une clé à translation gallo-romaine du Ie au IIIe siècle.