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Monnaies et Détections

Archive pour octobre, 2020

113.8

Jeune prospecteur de 17 ans, je vous envoie une pièce trouvée derrière chez moi dans le 85. Poids : 2 grammes (je ne possède pas de balance assez précise) ; diamètre : 17,5 mm. Je n’ose pas trop la nettoyer par peur de l’abîmer. Pourriez-vous me la dater et me la valoriser, ainsi que me dire si c’est de l’argent ou du billon ? Au plaisir de vous lire dans ma revue préférée. Guillaume 
Pas facile c’est sûr ! Très peu de relief, trois ou quatre lettres à peine lisibles pour les légendes et en plus nous ne sommes pas persuadés de comprendre l’avers : est-ce réellement un personnage coiffé tenant un bâton ? Ce n’est pas évident. L’aspect de la monnaie nous donne du XIIIe siècle en intuition. Finalement la seule chose de reconnaissable c’est la croix double avec les quatre étoiles cantonnées, on s’est donc dirigé sur un bugne de l’évêché de Metz mais les légendes ne correspondent pas… On pensait à une monnaie anglophone, on est allé sur le monnayage anglais et on a trouvé le penny d’Alexander III roi d’Ecosse de 1249-1286. Avers : + ALEXANDER DEI GRA. Tête couronnée à gauche d’Alexandre III d’Écosse ; devant lui le haut d’un sceptre fleurdelisé (Alexandre, par la grâce de Dieu). Revers : + ROB ER ONB ER. Croix coupant la légende, cantonnée de quatre étoiles. On distingue bien les trois lettres NDE (N et D liés) sur l’avers et ER sur l’autre face. C’est une monnaie en TB du monnayeur Robert à Bertwik. Estimation 70 euros.

Gold en Australia 1e partie

Laissez-moi vous raconter notre périple où je suis parti avec Damien chercher des pépites d’or dans le Western Australia. C’est le troisième voyage pour Damien et le quatrième pour moi. Il s’est déroulé de mi-septembre à début décembre 2013.

C’est la première fois que je viens au mois de septembre en Australie, à cette période c’est le printemps, la végétation se réveille, l’herbe pousse, des fleurs de toutes les couleurs que je ne connaissais pas éclosent à beaucoup d’endroits, c’est une explosion de couleurs de toutes sortes. Les animaux semblent moins farouches et se reproduisent, les nouveaux-nés accompagnent leurs parents en balade.
Si vous ne devez venir qu’une seule fois en Australie choisissez cette période, vous ne le regretterez pas.
Certains pourraient croire que c’est le gain qui nous motive à toujours y retourner, je vous dirais oui et non, notre but n’est pas de faire fortune mais de prendre beaucoup de plaisir à vivre libre dans le bush et à y trouver quelques pépites bien sûr. Une chose qu’il faut savoir avant que vous ayez envie de vous aventurer là-bas : les conditions sont difficiles avec le froid, la chaleur et les mouches, il faut l’avoir vécu pour pouvoir en parler, ça ne ressemble en rien aux télé-réalités que l’on voit à la télévision.
C’est lors d’un précédant périple en 2009, que j’ai rencontré Damien. C’était un jeune homme de 34 ans à l’époque, il était venu seul pour découvrir l’Australie et y chercher de l’or. Nous nous sommes rencontrés au Caravan-Park de Leonora, il avait déjà trouvé trois pépites aux alentours de Kalgoorlie dont une de 5,5 g. Tout de suite le courant est passé entre nous, nous avons compris que nous étions sur la même longueur d’onde, sans hésiter nous avons partagé nos connaissances sur la détection, nos points GPS où nous avions trouvé nos pépites.
A l’époque, nous avions tous les deux les mêmes véhicules, des Land Rover Discovery. J’ai vendu le mien dix jours avant la fin de mon séjour, Damien m’a gentiment proposé de partager le sien pour les derniers jours qui me restaient à passer en Australie, j’ai pu ainsi continuer à détecter dans le bush et sortir d’autres pépites plutôt que de végéter à Perth à ne rien faire qu’attendre mon vol de retour pour la France.
Pour cette nouvelle expédition Damien va utiliser son détecteur Minelab GPX 4500, moi un GPX 5000 monté sur une canne de Déus, ce qui le rend plus léger et compact quand il est plié. Nous avons six disques différents à nous deux, que nous utiliserons en fonction du terrain. Un Déus V3 avec le disque 22,5 et le 34×28 font aussi partie des détecteurs que nous pourrons utiliser.
J’ai déjà fait plusieurs expéditions de trois mois en Australie, mais je ne suis en aucun cas un aventurier, il faut être raisonnable dans ces circonstances de voyage surtout quand on achète un véhicule, cela semble facile d’aller dans le bush, mais il vaut mieux être sûr de pouvoir en ressortir !
Pour ma part j’ai investi début 2013 près de 20 000 $ dans un nouveau véhicule, un 4×4, un Toyota HJ60. Cette somme correspond à l’achat, 6 000 $, plus toutes les remises en état et transformations sur celui-ci (ajout d’un réservoir grande capacité de 170 litres, support de roue de secours, blocage de différentiel dans le pont avant, j’ai changé les jantes alu pour des jantes en fer en 16 pouces à cerclage où ont été montés des pneus 16 plis pratiquement increvables). Sur ce véhicule tout a été démonté et révisé, pont avant et arrière, boîte de vitesses et de transfert, tous les silentblocs ont été changés, un peu de carrosserie, le seul truc auquel nous n’avons pas touché est le moteur qui tourne comme une montre.
Depuis mon dernier voyage mon 4×4 est garé chez mon mécanicien à côté de Perth, sur ma demande il a fait une révision complète pour que nous partions tranquilles, les batteries ont été changées, ainsi que le maitre-cylindre d’embrayage qui suintait.

Mercredi 18 septembre 2013. J’ai rejoint Damien chez lui dans l’Isère, nous décollons à 21h45 de l’aéroport de Lyon pour Perth en Australie. Nous sommes vendredi, il est 00h50 à notre arrivée à l’aéroport de Perth dans le Western Australia, nos deux vols se sont bien passés (un changement d’avion à Dubaï), nous avons bien mangé, regardé plusieurs films, pour ma part j’ai bien dormi dans les deux avions. Damien a enfin réussi à dormir un peu lors du dernier vol, mais à l’arrivée il n’est pas au meilleur de sa forme.
Vu notre heure d’arrivée, il nous faut tuer le temps avec des pauses cigarettes pour Damien, et quelques cafés. Nous avons trouvé où prendre une douche dans l’aéroport, la cabine est petite, il est impossible de rentrer avec un bagage sans risquer de le tremper, il faut une personne pour garder les sacs pendant que l’autre se douche, après 34 heures de voyage elle est la bienvenue et nous ravigote !
Il est 4h30 quand on monte dans un taxi pour quitter l’aéroport, trois quarts d’heure plus tard on arrive chez mon mécanicien, il n’est pas là pour me remettre les clefs de mon Toyota, il est parti chercher des météorites dans le désert de Nullarbor Plain. C’est sa femme qui nous ouvre la porte du garage. C’est une lève-tôt, à 6h30 elle part travailler. Damien est surpris quand il découvre mon 4×4, il le trouve vraiment gros, c’est peut-être dû aux roues en 16 pouces qui le surélèvent un peu plus haut, il y a aussi un gros pare-buffle avec deux gros phares.
Nous n’avons qu’une heure pour vérifier tout ce que j’ai entreposé dans mon véhicule, je commence par faire le tri de ce que nous n’aurons pas besoin, je les laisse dans un recoin du garage, pendant ce temps Damien fait le plein des quatre jerricanes d’eau, 75 litres au total, Cathy nous a préparé un café et nous offre une boîte de confiseries pour quand nous serons dans le bush, c’est une gentille attention qui nous fera penser à elle plus d’une fois lors de notre voyage. Moins d’une heure plus tard, nous sommes opérationnels et quittons le garage.
Nous nous sommes donnés deux jours pour les préparatifs : faire toutes nos courses et trouver le reste du matériel qui nous manque avant de partir pour le bush.
On commence notre journée marathon par la station-service en faisant le plein de gazole, la jauge m’indique qu’il me reste un quart du réservoir, nous en rajoutons quand même 120 litres plus un jerricane de secours de 20 litres sur la galerie, ça nous coûte 220 $. Nous en profitons pour faire recharger la bouteille de gaz du réchaud, ici on ne vous change pas la bouteille comme en France, on vous la recharge, c’est assez spectaculaire à voir. Un simple tournevis suffit à l’opération, mais il vaut mieux ne pas être à coté et surtout ne pas fumer, tellement il y a de vapeur de gaz qui s’échappe dans l’air pendant qu’elle est en charge.
Nous enchainons par les courses dans un supermarché « Coles » il est à 1 km, et il se trouve déjà sur la route qui nous rapproche déjà de notre destination. Nous en ressortons avec un caddie presque plein de boîtes de conserves, deux kilos de fromage, un gros saucisson, des sauces tomate, du pain et autres. Nous en profitons pour casser la croûte sur le parking avant d’aller dans un autre supermarché où il y a un chinois qui vend aux prix de gros les légumes et les fruits, en plus nous allons y prendre deux sacs de riz de 5 kg, des nouilles chinoises pour les jours où nous serons trop fatigués pour cuisiner. Je voulais en profiter pour faire un double de ma clef de contact, j’ai bien trouvé l’échoppe mais il n’y a personne et d’après les commerçants d’à côté, il vient quand il en a envie, et aujourd’hui : c’est un jour sans !
Bon, nous continuons notre route, jusqu’à la boutique de camping « BCC », j’ai réussi à convaincre Damien d’investir avec moi dans une tente « OZETENTE V3 » (je vous conseille que celle-là, une merveille), elle se monte et se plie en 30 secondes, équipée d’un auvent, de trois fenêtres et d’une porte avec moustiquaire, elle est conçue pour trois personnes, on peut tenir debout à l’intérieur, elle est suffisamment grande pour pouvoir nous servir d’abri un jour de pluie sans que nous soyons pliés en quatre. En plus nous profitons d’une promo 900 $ au lieu de 1050 $.
Nous reprenons notre route pour aller chez « Prospector-Patch » un vendeur de détecteurs, c’est juste histoire de lui dire « un petit bonjour », suite à mon dernier passage en début d’année, je lui avais montré le montage du GPX 5000 sur une canne de Déus, il est fier de me montrer qu’il a repris l’idée. Nous passons chez Reed un autre revendeur de détecteurs de métaux, qui est quelques rues plus loin, Damien y achète un aimant et un piochon (spécial Australien fait pour déterrer les pépites dans le bush, il sert de siège aussi pendant une pause-café/cigarette).
Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons dans une autre boutique « Dick-Smith » pour acheter une carte Sim 2 $ et un accès à Internet « Pre-Paid Mobile » à 100 $ pour une durée de trois mois (en 2019 c’est 50 $ pour 45 jours) chez « Telstra » (le seul fournisseur d’accès qui passe dans les terres intérieures et quelques fois même dans le bush), on peut aussi s’en servir pour passer un appel sur un téléphone ou pour envoyer un SMS, mais les unités vont fondre plus vite. L’activation de la carte nous occasionnera une petite galère, que nous résoudrons plus tard, pour l’instant nous avons fini nos courses.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°113 …

Un bateau en argent !

Originale comme découverte. Des prospecteurs qui cherchaient un avion allemand s’étant crashé en 1945, ont trouvé avec leurs détecteurs de métaux, sur l’emplacement d’un ancien cours d’eau aujourd’hui asséché qui a totalement disparu, un bateau en argent ! En réalité, c’est une coupe en argent, ayant la forme d’un bateau… D’origine russe comme les poinçons d’orfèvres l’attestent, cette coupe servait à boire de l’hydromel ou de la vodka. Le conservateur du musée de Kołobrzeg qui a récupéré l’objet, espère même avoir touché le gros lot, en effet la famille du dernier Tsar de Russie (Nicolas II, 1868-1918) utilisait ce genre de coupe, et un des poinçons présent sur la coupe/bateau atteste que cette coupe fut importée en Russie entre 1896 et 1908 ! L’enquête se poursuit et des fouilles ont été entreprises, sur le lieu de la découverte, au cas où il s’agirait-là, d’un trésor caché par des Russes fuyant la révolution de 1917…


Source : thefirstnews.com

113.01

Bonjour à tous et à toutes, je me permets de vous solliciter afin d’identifier plusieurs objets, car je sèche complètement… Tous trouvés dans les mêmes champs en Ariège ! Je commence par ces 2 monnaies votives en plomb ? Époque gallo-romaine ? Les 2 font 1,3 cm de diamètre. La première pèse 1,3 g, métal : en plomb je suppose… La deuxième pareil 1,3 cm de diamètre, mais plus lourde 1,9 g, même genre «d’objet» avec des symboles plutôt similaires. Ensuite cet objet en plomb ou jeton de compte médiéval, diamètre 2 cm, poids 5 g. Un autre, élément très décoré, sûrement un bijou ? Aucune idée de ce que c’est et de l’époque. Si vous avez une idée ? 5,2 cm de long pour un diamètre de 5 mm, creux en cuivre ou bronze avec un genre de fil d’or ou cuivre entortillé. On continue avec cette «monnaie en plomb» qui s’est cassée sortie de terre. Poids total 2,3 g, diamètre de 2,2 cm, je ne sais pas à quoi cela peut servir, le châtel tournois, me fait penser à du médiéval. Et pour finir, un genre de broche que je pense d’époque mérovingienne mais sans aucune certitude… Poids 6,8 g, longueur 6,3 cm, en cuivre. Hugo
Commençons par les deux objets. Oui il s’agit d’une broche constituée de trois fils de cuivre parallèles de section carrée, supportant dix coupelles par fil. Probablement que ces coupelles contenaient des éclats de verres colorés aujourd’hui disparus. Période du haut moyen âge. Le second objet est un tube en fer sur lequel sont enroulés en spirale deux fils de bronze de diamètres différents. Au vu de notre description se basant uniquement sur une photo, on ne peut pas vous préciser s’il y a un fil d’or intercalé avec les fils de bronze ou s’il s’agit d’autre chose. L’objet semble cassé aux deux extrémités mais le prolongement en fer augure certainement le manche d’un petit outil. Le dépôt de rouille en son centre semble être dû au contact avec un morceau de fer dans le sol et non faire partie de cet objet.
Deux de vos plombs sont quasiment identiques : il s’agit de méreaux du XVe portant un M gothique arrondi, on peut suggérer que ce M est l’initiale de Missa et que vous avez deux méreaux rémunérant la présence à la messe.
Ce contexte collerait avec le plomb suivant, un méreau ecclésiastique portant au centre une crosse episcopale entre un croissant et une étoile ou soleil à rayons, au revers la lettre B en forme de briquet, style début XIVe.
Le dernier plomb, bien vu, est un méreau de rémunération au décor d’un tournois avec la croix ancrée au revers, dans un cercle de bordure hachurée de style début XIIIe. S’ils ont tous été trouvés ensemble, c’est bien un ensemble médiéval, probablement religieux pour le contexte, allant du XIIIe au XVe siècle.