MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour novembre, 2020

Trouvaille 114.25

Bonjour, bravo pour votre magazine qui est toujours aussi éducatif et passionnant. Pourriez-vous m’aider à identifier ces 2 artefacts que j’ai découvert dans les environs de Villefranchesur- Saône et éventuellement une cotation ? Pour le premier, on dirait une matrice, et pour le deuxième, s’agit-il d’une obole des Eduens ? je vous remercie pour votre réponse Alex6 69

Il ne s’agit pas d’une matrice de sceau. Le principe est celui des marques à pains en bois. C’est plus probablement un tampon pour décorer de la vaisselle en terre cuite par exemple ou carreau de sol et appliques. En utilisant ce tampon sur une même ligne on peut créer un motif floral en ligne. C’est un petit cachet de doreur servant pour le gaufrage qui consiste à imprimer un motif sur la couverture en cuir d’un livre,
le cachet étant chauffé modérément pour ne pas brûler ou brunir le cuir, période XVIIIe- XIXe siècles (voir exemple).

Trouvaille 114.23

Bonjour l’équipe, je suis un de vos fidèles lecteurs. Pourriezvous m’aider à finir d’identifier cette monnaie trouvée dans le nord de la Charente secteur de Ruffec dans un bois ? Diamètre 23 mm en billon (pas de masse balance en rade dsl). Cette monnaie a pour particularité d’avoir été frappée 2 fois, sur la première frappe on voit un douzain huguenot avec l’écu de France accosté de 2 L (1 seul visible), atelier de La Rochelle sur l’avers et la croix échancrée cantonnée sur le revers. Pour la seconde frappe on y voit un double tournoi avec un visage se mêlant à la croix cantonnée du douzain et pour l’avers les 3 fleurs de lys se mêlant perpendiculairement à l’écu de France. J’espère que les photos seront assez parlantes. Cette monnaie, bien qu’assez usée, est assez originale et j’en suis assez fier pour vouloir la partager avec vos lecteurs. Merci et continuez votre super travail. Nicolas

Tout est dit et nous laissons nos lecteurs découvrir votre curiosité.

Trouvaille 114.22

Bonjour, je vous joins deux petites monnaies trouvées en labour dans les Côtes d’Armor (22). La première : gauloise en argent avec un diamètre de 1,2 cm pour un poids de 1,37 g. La deuxième : gauloise en électrum avec un diamètre de 1 cm pour un poids de 1,73 g. Pouvez-vous m’aider à les identifier ? Je suis à la limite des tribus coriosolite et osisme. Pouvez-vous aussi me donner une estimation de leurs valeurs ? D’avance merci. Anthony

Le Delestrée classe vos deux monnaies dans les coriosolites à la fin du IIe siècle et première moitié du Ier siècle avant notre ère. La série 368 est ainsi le cadre de quelques types composites et non susceptibles d’attributions précises mais sont bels et bien armoricaines (toujours préciser la commune !) ; ces monnaies ont un effectif insignifiant. A l’avers un profil schématique droit, oeil triangulaire et chevelure en demi couronne très en relief, on distingue un collier de perles à l’arrière. La composition du revers est abstraite et n’est pas identifiable en l’état. Vos exemplaires semblent pauvres en or mais l’électrum semble être le bon alliage annoncé pour les deux exemplaires. Estimation entre 150 et 250 euros.

Trouvaille 114.21

Bonjour, une petite trouvaille pour la revue : une monnaie argent de la 11e légion trouvée dans l’Aude com d’hab ; c’est intéressant de savoir que la 11e légion a stationné vers Trèbes. Une autre petite monnaie, une gogo en bronze, toujours sympa à trouver car en ce moment, l’Aude, dur dur ! François

Denier des légions de Marc Antoine frappé à Grèce, Patras en 32-31 av. J.-C. Avers : ANT. AVG ; XI VIR R.P.C: “Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ” (Antoine augure triumvir pour la restauration de la République). Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Verso : LEG XI “Legionis 11” (de la onzième Légion) : Aigle légionnaire “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. Monnaie en état TB++ estimée à 200 euros. La seconde monnaie est un grand bronze de Neronken provenant de l’oppidum de Montlaures : tête féminine voilée à droite, une légende à l’avant, non visible sur le spécimen. Revers : taureau bondissant à droite, en dessous légende ibérique NERONKEN. Etat TB++ 75 euros.

Trouvaille 114.20

Bonjour, voici une nouvelle trouvaille, détectée dans un champ en Seine-et-Marne. Au premier coup d’oeil on pourrait penser à une petite clochette d’animaux. Cela semble être en bronze. Il manque le balancier si c’est bien cela. Est-ce bien cela et de quelle époque serait-il ? Il pèse 12,29 g, mesure 2,4 cm de diamètre et 2,2 cm de hauteur. De plus voici un sceau trouvé dans un champ de Seine-et-Marne. Il est malheureusement cassé. Il me semble voir deux R qui se croisent en miroir. Je l’ai testé sur de la cire. Pouvez-vous m’en dire plus ? (époque, lettrage etc.) Il pèse 7,52 g. Cordialement, Jeje77detection.

Oui il s’agit d’une clochette époque gallo-romaine, mais il y a des avis divergents et ce n’est pas complètement tranché. Difficile sur ce type d’objet qui n’a pas foncièrement évolué entre les siècles de le dater hors contexte fouilles et strates archéologiques. Votre matrice de sceau est un sceau à cacheter début XIXe avec le monogramme du propriétaire composé de ses lettres entrelacées. RR ? Un lac d’amour avec les rubans spiralés retombe de chaque côté des lettres. Sans connaitre son nom, il est difficile de tirer quelque chose de ces entrelacs. Ce type de sceau est rela-tivement courant à l’époque et ne présente pas un fort intérêt historique. Il s’agit de la petite histoire de France…

Il s’agit bien d’une clochette gallo-romaine utilisée sur les carillons phalliques (entre autres), censés protéger l’habitation du mauvais oeil, l’anneau de suspension est typique avec ses « angles » en forme d’écrou.

carillon phallique du british muséum

Trouvaille 114.19

Bonjour, fidèle lecteur de votre magazine, je vous envoie 3 photos de cette pièce qui mesure 17 cm de long et pèse 300 grammes, trouvée dans un pré dans le 63. Je pense à une merdouille mais c’est son côté pointu qui m’intrigue. Ça ne vaudra pas la découverte d’une tête de statuette d’Apollon que vous m’avez identifiée dans le n° 72. Merci d’avance. Rémi.

Il s’agit d’un élément de pièce agricole, un couteau pour creuser un sillon ou casser les mottes.

Trouvaille 114.17

Bonjour, bague trouvée dans un champ. Vous pouvez me la dater ? JL
Une petite bague en cuivre avec un anneau plat et chaton en losange supportant une croix peut-être tréflée. Datation probable XII-XVe siècle.

Navigation tragique

Pau, le 26 août 1938.  Il est 20 heures 30. Treize Potez 540 (1) décollent pour un exercice de navigation.

En 1938, le Potez 540 (2) est déjà un appareil dépassé (structure en bois, ailes entoilées, vitesse maximale ne dépassant pas les 300 km/h) mais les groupes de reconnaissance en sont encore largement pourvus.
Les appareils doivent effectuer une navigation de nuit Pau – Bordeaux – Toulouse, avec une reconnaissance de l’activité ferroviaire.
A 20h00 la météo est bonne, mais elle se dégrade rapidement. Les messages radio émis à l’attention des avions le mettent en évidence :
– 20h00 : météo bonne
– 21h00 : ¼ couvert
– 23h30 : 6/10 couvert plafond 1000 mètres
– 23h36 : basse brume – plafond 600 mètres
– 23h40 : aggravation
– 00h02 : plafond 400 mètres.

Les Potez essaient de rentrer à Pau mais se heurtent à de grandes difficultés et les équipages rencontrent des fortunes diverses. Le commandant Louchard vole en Pilotage Sans Visibilité à 200/250 mètres, il descend à la limite inférieure de la couche de brume, jusqu’à apercevoir les lumières de la route de Bordeaux dans un trou de la brume. Cela lui permet de se poser, à 1h15.
Le Commandant Cornillon constate, à 800 mètres d’altitude, de longues bandes de brume longitudinales parallèles au gave, la petite rivière proche du terrain. Un couloir entre deux bandes lui permet de voir les feux du terrain et il se pose à 0h30.
Le Commandant Héraud survole le terrain à 23h07. Dans un trou il distingue bien les feux sud est du terrain ainsi que le phare, mais le reste du terrain étant couvert de brume, il se déroute sur Toulouse où il se pose sans problème.
Hélas, deux de ces Potez vont connaitre un destin tragique cette nuit-là.
Le numéro 136 est piloté par le Commandant Bes (3). Ce dernier a une carrière militaire glorieuse derrière lui : il a été grièvement blessé en 1926 d’une balle dans la poitrine, pendant la révolte des Druzes, au Levant, en tant qu’élève observateur au 39e régiment d’aviation. Ramené par son pilote grièvement blessé, il survit et il reste quasiment deux ans en convalescence avant de passer son brevet de pilote en mai 1929.
Détail navrant : dans son équipage, l’adjudant-chef Blanc a déjà été obligé de sauter en parachute de nuit, son avion s’étant perdu dans le brouillard et il s’est sorti de cette mésaventure sans problème.

Commandant Jean-Baptiste Bes

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°114 …

Trouvaille 114.15

Bonjour, je me permets de vous faire parvenir les photos de cet objet inconnu, enfin pour moi. Trouvé dans un labour du 31. Il pèse 21 g, mesure 3 cm au plus haut et 1,7 cm au plus large. En plomb sur ses deux faces et entre les deux du fer, on dirait que le trèfle est cerclé d’un métal. Si vous pouviez m’aider à l’identifier. Vous pouvez aussi le mettre dans votre revue. Merci, un fidèle abonné. Will31

Ce sera notre objet mystère, on ne voit pas quel était l’origine et l’utilité de cet objet. On passe la main aux lecteurs… MO**

Trouvaille 114.14

Bonjour à vous, et bravo pour votre magazine, pourriez vous m’en dire un peu plus sur ces deux trouvailles ? La première photo ce sont ces deux petites médailles, d’un poids de moins de 2 grammes que j’ai trouvées à 10 cm du sol accrochées à la motte de terre, j’ai fait des recherches sur internet au moins pour les dater mais je n’ai pas trouvé, c’est pour cette raison que je fais appel à vos services. La deuxième photo pour moi c’est une pièce, d’un poids de 3,84 grammes trouvée à 20 cm du sol, très fine ; lorsque je l’ai trouvée, de la terre était collée par endroit et recouverte de vert de gris, j’aurais dû la laisser telle quelle. Si vous pouviez m’en dire plus ? Mais je pense que c’est peine perdue. J’ai trouvé les médailles et la pièce dans un champ dans le département de l’Ain en montagne. Merci à vous. Cordialement, Maryline.

Il s’agit d’un objet monétiforme reprenant le revers de la 10 F au coq dont le premier millésime date de 1899. On peut en conclure que la période de création est donc postérieure à cette date. Le revers présente un motif géométrique en quatre dimensions, pour ce fait on pencherait pour les années 50. Beaucoup de ces objets monétiformes étaient utilisés en bijoux style bracelets au Maghreb. Effectivement, pour votre monnaie c’est peine perdue, c’est une belle savonnette !