MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour février, 2026

Trouvaille 144.20

Bonjour et bravo pour votre revue, puis-je vous soumettre ces photos de monnaies trouvées dans les Hautes-Pyrénées, pour les évaluer ? Le huitième d’écu pèse 4,58 g, les autres pèsent 1,30 g environ, merci pour tout. Jules.

NAVARRE-BÉARN – HENRI III DE NAVARRE, II DE BÉARN Huitième d’écu : Avers : HENRI. III. D. G. REX. NAVARRAE. D . B Croix fleuronnée fleurdelisée. (Henri II, par la grâce de Dieu, roi de Navarre, seigneur de Béarn). Revers : GRATIA. DEI. SV. Q. D. SVM. Et millésime (illisible) Écu couronné écartelé aux 1 et 4 de Navarre, au 2 de Béarn, au 3 de Bourbon, accosté de V-III (Grâce à Dieu, je suis ce que je suis). réf : PA.3504. La monnaie a été rognée, elle est en TB++, sa cote peut atteindre les 300 euros, car les huitièmes d’écu sont plus rares. La seconde monnaie vient des États pontificaux : Denier Jean VIII et empereur Charles II ou III. Avers : KAROLUS IMP entremêlés Charles empereur monogramme IOHANS (Jean). Revers : buste de saint Pierre, légende de chaque côté. SCS PETRVS monnaie frappée entre 872 et 882 de notre ère. Réf : CNI XV# 5-7 (p. 75), état TTB++ ; elle parait trop belle pour être authentique, mais le lettrage est bon, seuls le visage et l’état du flan nous posent question. On vous conseille de la faire vérifier physiquement par un expert, sinon monnaie estimée à 2000-2500 euros. Enfin on termine par un autre denier venant des mêmes États pontificaux : Denier – Étienne V et empereur Charles III, monogramme ROMA (880-888) : avers : monogramme en croix dans un grenetis SPEN et SCS PETRUS. Revers : monogramme de ROME dans un grenetis et CAROLUS IMP. Réf : CNI XV# 3 état TTB, estimée à 1500-1700 euros.

Trouvaille 144.19

Dédé à La Rochelle nous envoie ces trois monnaies romaines de haut en bas : un centenionalis de Constantin le Grand, buste de l’empereur à droite lauré CONSTANTINVS AVG, revers : PROVIDEN-TIAE AVGG Porte de camp surmontée de deux tourelles ; au-dessus, une étoile “Providentiae Augustorum”, (À la Providence des augustes). L’atelier est illisible, monnaie en TB++ à 20 euros. La seconde est encore un centenionalis ou nummus, CONSTANTINVS IVN NOB C dans un état inférieur à la première et pour un empereur différent : Constantin II (317-340). Revers : porte de camp surmontée de 2 tours entre lesquelles on voit une étoile dans le ciel PROVIDENTIAE CAESS (PTR pour trêves), monnaie à une dizaine d’euros. Réf : SEAR17215. On termine par un antoninien de Salonine, frappé en 257-258, il présente à l’avers : SALONINA AVG. Buste diadémé et drapé de Salonine à droite, Salonina Augusta”, (Salonine Augusta). Revers : IVNO REGINA. Junon voilée et drapée debout à gauche, tenant une patère de la main droite et un sceptre long de la main gauche. « Iuno Regina » (Junon reine) Réf. : RIC.29, nous sommes en estimation au même prix que la précédente.

Trouvaille 144.18

Jérôme à Saint-Gaudens a trouvé ce poids ? De 3,89 g en bronze et de 15 mm de diamètre. Nous pensons à un poids monétaire, car ces objets ne sont fréquemment gravés que sur une face. L’autre hypothèse, pour le méreau, est qu’il est peu représenté en bronze et sur une seule face. La face est gravée d’une inscription en deux lignes RAI CET certains y lisent RAI-CI EI T, mais la typographie de ces deux I en seconde ligne ne correspond pas à celle du I au-dessus. Pour nous, il s’agit d’un C et d’un E avec les deux arabesques terminales se touchant. Cela ne résout pas notre problème. Que signifie cette inscription ? À quelle monnaie correspond ce poids monétaire ? Une des monnaies envisagées dont le poids est proche est le franc à cheval. Pour le moment cela reste une énigme que nous espérons résoudre. MO**

Trouvaille 144.17

Bonjour à toute la rédaction ! Je vous fais parvenir une petite trouvaille découverte dans une oliveraie dans l’Hérault. Pouvez-vous m’en dire plus sur l’histoire et la rareté ? Diamètre, environ 28 mm, et poids, environ 4 g. Mille mercis. Cordialement, CJ.

Il s’agit d’un jeton de comte de Nuremberg, on lit sur la face où se trouve la nef : HANS KRAUW, le reste de légende est illisible est elles sont très variées. Le graveur est Hans Krauwinckel de Nuremberg. Sur l’autre face, on distingue l’écu français couronné contenant trois fleurs de lys avec un ornement autour. On distingue quelques lettres de légende : PIE en début et TITIA à la fin, ce qui nous fait penser justement à la légende PIETATE IUSTITIA couramment utilisée sur ces jetons ; Hans Krauwinckel fut maitre de Nuremberg. Il signa son premier jeton en 1586 et resta en activité jusqu’en 1611. Jeton très fatigué sans valeur réelle.

Trouvaille 144.16

Bonjour, malgré mes 15 années de détection, il m’arrive encore de trouver des objets énigmatiques. Voici 2 objets trouvés dans le champ d’un ami, situé à proximité d’un village médiéval du XIIIe siècle en Aveyron. Merci d’avance pour vos conseils et pour votre revue qui met à chaque fois des étoiles plein les yeux. Cordialement, Alex L.

Trois centimètres de long pour le premier avec un anneau à son extrémité, on imagine que la tige devait être plus longue et que celle-ci est cassée. Un passant, une extrémité de clé ? L’objet a une forme trop commune pour être catalogué précisément. Le second objet fait un peu moins de cinq centimètres et quatre millimètres d’épaisseur. La forme en T à l’extrémité pourrait servir de butée ou d’ancrage et la partie avec ouverture rectangulaire évoque un système de passage pour une lanière ou une sangle. Il pourrait s’agir d’un élément de boucle ou de fixation, voire d’un morceau de harnachement ou utilitaire (attache pour lanière de bride, sous-barbe ou sangle). On rencontre ce type de petites pièces métalliques dans le harnachement médiéval et moderne. À confirmer avec un probable retour de nos lecteurs.