MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Trouvaille 146.11

Bonjour, objet mystère trouvé dans le Gard. Davidou23.


Pas si mystérieuse que cela, cette cuillère en bronze du IIe siècle ! Remarquez le resserrement sur le manche rond, au premier tiers, au départ de la spatule.

Trouvaille 146.10

On a égaré le prénom de l’inventeur, qu’il nous pardonne. Son texte est le suivant : « Découvert en zone humide près d’un ruisseau, d’un poids de 49 g pour 4,7 cm de long et 3,5 cm de hauteur. Je ne sais pas de quel métal il s’agit. » Nous non plus, cela dit. Aucune patine, à moins que l’inventeur ait procédé à un nettoyage sévère, mais de nos jours les prospecteurs débutants sont mieux informés et cela arrive moins souvent qu’il y a une trentaine d’années. Ce qui nous fait penser que ce chien — ou biche ? — nous serait quasiment contemporain. Il pourrait s’agir d’un élément de décoration d’horloge du XIXe siècle, transformé en jouet lors de la mise au rebut de ladite horloge.

En découvrant la trouvaille N°146.10 p 53 de votre dernière parution, j’ai fait le lien avec un objet similaire découvert en forêt il y a quelques années. Je vous joins un scan de l’objet avec toutes ses côtes, celui-ci est en bronze, il pèse 52 g, longueur 45 mm, hauteur 35 mm. Je précise que l’objet n’a pas été nettoyé en profondeur. Entre une biche un chien un cheval difficile d’identifier l’animal. Il me semble également que l’objet est de facture contemporaine et je suis vraiment curieux de savoir quel était son usage : Décoration, bibelot, serre-livres… Cordialement François

Trouvaille 146.09

Bonjour, voici deux monnaies trouvées dans l’Aude. La première monnaie, que j’appellerais rectangulaire, longueur 20 mm, largeur 20 mm au plus large, cuivre. J’ai trouvé : 6 maravédis, époque « pirate », pièce de l’Empire espagnol, 6 maravédis, contremarque. Avers : VI M en dessous ; revers : deux lettres que je ne peux pas déchiffrer. La gauloise fait un diamètre de 22 mm pour un poids de 7,12 g. Amicalement, François.

La première monnaie est, sans contestation possible, espagnole. Il s’agit d’une surfrappe de Philippe IV pour donner à ce flan de cuivre la valeur de VI maravédis, au milieu du XVIIe siècle. Difficile de trouver un collectionneur au-delà d’une dizaine d’euros pour ce type de monnaies où l’art de la gravure est aux abonnés absents. La gauloise, comme tu dis, est une monnaie antique celtibère : un as au cavalier à la lance (jinete con lanza). Avers : tête ibérique à droite, deux dauphins derrière. Revers : cavalier à droite tenant une lance dans la main droite ; à l’exergue, en alphabet ibérique, SEGIA (Saragosse). Monnaie en état TTB-, cotée 220 à 250 €.

Trouvaille 146.08

Bonjour, jolie gauloise trouvée à côté de Marseille. Davidou23.

Petit bronze au taureau (hémiobole), frappé entre 120 et 49 avant J.-C. Avers : tête laurée d’Apollon à droite, cheveux longs, monogramme derrière la nuque. Revers : taureau cornupète chargeant à droite. MASSA // LIHTWN. Réf. : Sch/L 195–196. La monnaie est en très bel état de conservation, TTB, et peut s’estimer entre 150 et 170 €.

trouvaille 146.07

Bonjour à toute l’équipe, Poids monétaire trouvé commune de Saint-Léonard-de-Noblat (87). Poids : 12,5 g. Gérard.

Poids en bronze dont la tranche est un pyramidal carré, sur la plus petite face, l’inscription 10 D 12 est présente. On distingue nettement un cercle sur le revers dans lequel devait être gravé un symbole, mais ce n’est plus visible. Normalement le poids doit être de 13,38 g… on a quand même un beau différentiel de cinq pour cent à moins que l’usure et une balance peu normalisée explique la chose… Poids pour la quadruple pistole de Charles Quint. Datation début XVIIIe siècle.

Trouvaille 146.06

Bonjour, vous est-il possible de dater ce reste de bague trouvée en prospection dans une vigne ? Métal : bronze. Diamètre maxi du chaton : 1,2 cm. Poids : 1,17 g. Ensuite, ce second objet découvert en prospection dans une vigne en cours d’arrachage… Longueur : 7 cm. Largeur max. : 1,9 cm. Poids : 6,37 g. Métal : base cuivre. Merci, Alain.

Il est toujours délicat de dater une bague. Le chaton large et rond rappelle les bagues médiévales à chaton circulaire moulé, à bord festonné. Le personnage non identifié pourrait être le fondateur d’un ordre religieux ou un saint protecteur. Le médaillon visible sur le torse pourrait apparenter le personnage à saint Antoine, souvent représenté avec un grand médaillon en forme de clochette ou de Tau pendu au cou. Datation probable : 1250–1400. Concernant votre seconde trouvaille, il pourrait s’agir d’une clé à ancre agissant par retrait. On en trouve une ressemblante (voir photo à droite), mis à part des bras foncièrement plus solides, dans l’ouvrage Clés de Gabriel Mandel. La datation se situerait à la charnière celtique et gallo-romaine. C’est une hypothèse, mais la fonction de retrait suppose des panetons parallèles à l’axe de la clé, ce qui n’est pas le cas ici. De plus, les panetons sont trop fins pour rester rigides en cas de retrait un peu forcé. Une autre hypothèse serait un petit outil de type grappin de fouille pour récupération, période XIXe siècle.

Trouvaille 146.05

Bonjour, joli as ou sesterce trouvé dans le Vaucluse. Davidou23.

Sesterce d’Antonin le Pieux en tant que César sous l’empereur Hadrien. Avers : IMP T AELIVS CAESAR ANTONINVS, buste d’Antonin. Imperator Titus Aelius Caesar Antoninus. Revers : Pietas, voilée, debout à droite, levant la main et tenant une boîte à encens devant un autel. TRIB POT COS DES II PIETAS S C : Tribunicia Potestate, Consul Designatus Secundum. Piété. Senatus Consultum. Cette monnaie a été frappée en 138 à Rome. Réf. : RIC II.3 n°2774. Son état est TB+ ; elle peut s’échanger autour de 120 €.

Trouvaille 146.04

Bonjour, j’ai eu l’occasion d’acquérir une pièce qui semble être de l’époque carolingienne. Je souhaiterais avoir votre avis, si possible, sur l’authenticité de la pièce, son état ainsi qu’une estimation de sa valeur (et/ou toute information pertinente). Les informations sur Internet sont très compliquées. A priori, ce serait un denier de la deuxième période de Charlemagne, type 2, pour Lyon. Le poids qui m’a été communiqué serait de 1,79 g pour un diamètre de 22 mm. La pièce est légèrement voilée/tordue. On peut y lire : CAROLVS REX FR et de l’autre côté : LVGDVNVM. Merci d’avance pour votre réponse. Respectueusement, SB.

Au vu des photos, ce denier paraît totalement authentique. Bien évidemment, la seule manière d’en être convaincu est une analyse métallique, qui permettrait une affirmation sans risque d’erreur au vu des résultats. Mais cela a un coût, et cette monnaie n’est pas ultra-rarissime : le travail pour graver deux coins et frapper un flan serait à peine rentable. Il est évident aussi que cette monnaie n’est pas coulée, ce qui est en général la façon de procéder pour une fausse monnaie. Bref : A/ + CARLVS REX FR entre deux grénetis, croix. R/ + LVGDVNVM, monogramme. État : RR TTB-. Réf. catalogue : Nou. 91 – Prou. 629 – Gariel 200. On peut l’estimer entre 1 200 et 1 300 €.

Trouvaille 146.03

Bonjour, j’ai lu votre article dans le magazine numéro 142, sur une étude des haches découvertes à Landerneau. Il se trouve que moi aussi j’ai trouvé un dépôt, sûrement d’un fondeur de l’âge du Bronze. Je précise que c’était il y a plus de dix ans, que ce n’était sur aucun site archéologique répertorié et que la découverte s’est faite purement par hasard, dans le département de la Loire-Atlantique. Le poids total des morceaux de bronze s’élève à environ 4 kg ; je n’ai pas pesé les haches. Hugo.

Que voulez-vous ? On est gouverné par des brêles ! Ce dépôt ne sera jamais étudié et, de toute manière, il y a peu de chance qu’il apporte une information complémentaire aux autres dépôts identiques déjà étudiés. Mis à part pour une tenue statistique, votre trouvaille rebuterait un archéo pour le travail supplémentaire de paperasse, mais rendrait fous de joie des centaines de prospecteurs qui assisteraient à son exhumation. Hé bien faisons- leur ce plaisir : un dépôt de fondeur de l’âge du Bronze final, entre 1000 et 850 avant notre ère, constitué, au vu de la photo générale, de deux fragments d’épées, de neuf haches à douille et à ailerons, abîmées, cassées ou ratées. Le reste étant des morceaux de bronze prêts à refondre, mis à part un objet de forme sphérique et indéterminée en bas de la photo. Revenons sur le plus joli spécimen : ce fragment d’épée en langue de carpe comprend la partie distale d’une languette et la partie proximale de la lame. La languette, brisée à la base de la fusée, montre deux trous de rivets de chaque côté, au niveau de la garde. Les deux derniers trous se devinent dans la partie brisée supérieure. Sous la garde, la base élargie de la lame apparaît nettement marquée par un cran, souligné par un méplat en léger relief. La lame, à bords parallèles et léger bourrelet axial, est ornée par une rainure disposée de part et d’autre du bourrelet. On ne vous fait pas l’affront de reparler des haches : on sait que vous avez retenu le dernier article à ce sujet…

Trouvaille 146.02

Bonjour, voici un reste de fibule, romaine ? Un demi-franc Napoléon et un plomb de sac. Voilà donc des objets éclectiques trouvés en vallée de Seine, à l’ouest de Rouen. Je vous en souhaite bonne réception. Merci pour la qualité de votre magazine. Clodomir.

Un plomb de sac de la cimenterie « Le Lion » : à l’avers, un lion à gauche et la légende CIMENTERIE LE LION ; au revers, on distingue difficilement LAVOCAT & CO, avec une ligne de caractères plus petits non lisibles, et en exergue NEUFCHATEL. Cette cimenterie fut fondée en 1862 à Neufchâtel (Pas-de-Calais) par MM. Darsy et Lefebvre, associés. En 1883, M. Lavocat, ancien élève de l’École polytechnique, puis en 1895 M. Stienne, seront les futurs associés. La mort de ses trois associés a laissé M. Lavocat seul gérant de la société depuis l’année 1900 (Essai de recensement des plombs de scellé de J.-P. Carlot). Ce plomb peut donc être daté du tout début du XXe siècle. On continue par une fibule à protubérances latérales, datée du Ier siècle après Jésus-Christ. Elle possède un arc semi-cylindrique barré par une forte moulure transversale, avec charnière externe et porte-ardillon triangulaire, ou ce qu’il en reste. Vient ensuite un demi-franc Napoléon Ier lauré, 1808 A, réf. F.177, TTB-, à 70 €.