MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Catégorie : Trouvailles

Trouvaille 147.21

Robin des Landes a trouvé ces deux monnaies dans le département du même nom : Un silique d’argent de Gratien. Avers : DN GRATIANUS PF AUG, portrait de l’empereur à droite, diadémé. Revers : URBS ROMA, Rome assise à gauche sur une cuirasse, les jambes croisées, tenant un globe nicéphore de la main droite et une haste renversée de la main gauche. Réf. C.87 (4f.) — RIC.46 b2. Monnaie en état TTB+ à SUP. Cela fait plaisir de trouver une monnaie romaine en un tel état de conservation, c’est de plus en plus rare. Monnaie à 300 €. La seconde est un maiorina de Constance II frappé en 348-350 (atelier illisible). Avers : D N CONSTAN-TIVS P F AVG. Buste diadémé, drapé et cuirassé de Constance II à droite, vu de trois quarts en avant ; diadème perlé. “Dominus Noster Constantius Pius Felix Augustus”. Revers : FEL TEMP – REPARATIO, A dans le champ. L’empereur debout de face, tourné à gauche, sur une galère voguant à gauche, conduite par Victoria agenouillée à gauche, tenant une rame ; l’empereur est vêtu militairement, tenant un globe surmonté d’un globe nicéphore de la main droite et un labarum chrismé de la main gauche. “Felicitas Temporum Reparatio”. Monnaie en état TB, réf. C.32 — RIC.255, 25 à 30 €.

Trouvaille 147.20

Bonjour, Pourriez-vous m’aider à identifier cet objet svp ? Trouvaille faite dans un pré du 44 avec un Garrett 250. C’est un objet en argent pesant 14 grammes, hauteur et largeur environ 2,5 cm. On distingue des armoiries (2 tours et 2 lions), mais je n’ai pas réussi à identifier à quelle famille elles appartiennent. Cela fait penser à une matrice de sceau, mais dans ce cas pourquoi y a-t-il des inscriptions au revers également ? Merci pour votre aide. Hugo.

Armoiries tour et lion égalent Castille et Léon. Il s’agit d’un quatre réaux en argent (poids mentionné de 14 g pour l’Espagne au XVIe siècle). Avers : écu à multiples quartiers, sommé d’une couronne coupant la légende, à droite II. Revers : champ écartelé aux 1 et 4 de Castille, aux 2 et 3 de Léon dans un double octolobe. La monnaie est découpée à la cisaille, elle présente une usure prononcée et une totale absence de légende ; il est donc impossible d’identifier le bon souverain (probablement Philippe IIII) et l’atelier. Pour ces deux raisons, votre monnaie s’estime 75-85 €.

Trouvaille 147.19

Bonjour les passionnés. Petite gauloise avec une jolie face et une qui ne m’a pas attendu, ainsi qu’un minuscule objet comme une mini capsulae ? Davidou23.

Petit bronze à l’aigle en provenance de Marseille, réf. LT.1972 var. Avers : tête de Minerve à droite, coiffée du casque corinthien ; légende devant le visage QHP. Revers : ΜΑΣ. Aigle debout à droite, les ailes déployées. Datation : −50 à −1 de notre ère. État B+, une dizaine d’euros. Vient aussi ce qui semble être une capsulae, mais la forme diffère un peu de la capsulae classique avec cette absence de rebord et de fixation à l’arrière. On a regardé du côté des boîtes à sceaux gallo-romaines, mais on est bien sur une capsulae ou agrafe de demi-ceint du XVIe, ne serait-ce comme confirmation les deux décorations bombées sur le côté qui rappellent un coeur, décor courant sur les agrafes…

Trouvaille 147.17

Toutes trouvées dans le Bazadais et le Sauternais. Leur intérêt est limité, mais pour le partage… Cordialement, REMS.

On a dû faire un choix parmi vos monnaies, car certaines photos n’étaient pas exploitables. Voici donc un dix centimes de Napoléon Ier au N couronné, réf. F.130/5. La monnaie est en billon, gravée par Tiolier, et l’atelier H est La Rochelle. 1808 est une année très courante et votre monnaie, en état TB, a été frappée à 128 698 exemplaires. Sa valeur de collection : une douzaine d’euros.

Trouvaille 147.18

Bonjour, Je partage avec vous cette pièce de 5 centimes d’euro, pourquoi ? Au début impossible de l’identifier, je pensais qu’elle était ancienne. Après un nettoyage, j’ai réussi à l’identifier et quelle fut ma surprise. L’état de la pièce de 2014, trouvée sur un terrain où j’ai trouvé des monnaies bien plus vieilles en meilleur état… Cdt, Yves.

Et oui, et encore si vous les sortiez de l’eau de mer, c’est encore pire ! Le fer gonfle et la fine couche de cuivre ne résiste pas longtemps, et cela donne des sculptures en 3D. Cela dit, votre monnaie frappée en 2014 et votre mail envoyé en 2024 donnent un temps maximal de 10 ans, en partant du principe qu’elle a été perdue immédiatement et que vous avez envoyé le mail aussitôt la trouvaille faite. Mais on peut raisonnablement donner huit ans d’âge médian dans la terre pour votre monnaie. Et en huit ans, elle s’est considérablement dégradée quand même. Rien ne vaut l’or et l’argent, et les cours mondiaux de ces deux métaux le prouvent !

Trouvaille 147.16

Bonjour les amis, Cela fait presque une décennie que je détecte, mais je ne connais votre revue que depuis, malheureusement, une petite année… J’avoue, j’étais abonné à la concurrence, mais finalement je préfère largement votre format, votre mentalité et votre contenu en général. Je vous ai donc clairement choisis en espérant avoir quelques informations sur mes trouvailles, mais aussi et surtout pour le partage de la connaissance, le plaisir des yeux et, peut-être, être publié. Je vous le dis franchement, j’ai énormément accumulé de monnaies et autres artefacts que je me ferais un plaisir d’offrir à un musée ou à l’étude si je ne risquais pas de me retrouver placardé au pilori par nos charmants agents de la DRAC PACA (j’ai eu maintes fois les gendarmes en « visite de courtoisie » dans les champs ou vergers lorsque je détectais ; un pur plaisir de faire partager ma passion avec nos amis en uniforme qui ont, à chaque fois, pris ma plaque d’immatriculation, mon numéro de téléphone, photographié ma carte d’identité et vérifié mes dires sur la raison de ma présence en ces lieux. Finalement, je n’ai jamais été embêté longtemps, car je ne vais que sur autorisation écrite, pas sur site sensible, je dépollue je sors tous les sons, pas de nuit, etc.). Tout ça pour dire que, même en PACA, il est possible de vivre sa passion, mais c’est plus que mal vu. Grâce à vous et à d’autres acteurs, j’ai toutefois espoir en l’avenir ! Merci. D’un côté pratique, niveau matériel, je détecte au casque avec un ORX elliptique HF, en mode Coin Deep modifié : discri à 5, sensibilité à 96, fréquence 14,4 les trois quarts du temps, sinon 33 kHz, réactivité à 2.Mes sorties se font rarement en solo ; je pars souvent en famille (fille et compagne) ou avec mon binôme de détection (matériel identique), sans oublier mon incontournable pelle Black Ada, sans qui je ne serais rien ! Voici un denier romain aux deux mains : argent, 2,83 g, 18 mm au plus large, 16 mm au plus fin. Apparemment un denier assez rare qui mériterait d’être étudié ou référencé, denier des guerres civiles de 68/69, je pense, assez rare, car les deux mains jointes sont sur les deux côtés. J’ai trouvé ce denier dans la Drôme, sur la commune de Crest, dans un labour proche de la Drôme. Bref, au besoin, si vous avez des besoins pour des articles, je partagerai avec plaisir ! Eric.

Denier de guerre civile (68-69). Avers : mains serrées ; FIDES EXERCITVVM (la fidélité des armées). Revers : mains serrées ; FIDES PRAETORIANORVM (la fidélité des prétoriens). RIC 121. Cette monnaie est en TTB, mais un peu décentrée ; la légende n’est donc pas complète, mais c’est une monnaie assez rare et on peut l’estimer 450-500 euros.

Trouvaille 147.15

Bonjour l’équipe, encore besoin de votre aide pour identifier ces trois anneaux trouvés dans le même trou en forêt vosgienne près de Saint-Dié-des-Vosges. Deux portent une fleur de lys et l’autre un aigle impérial, le diamètre intérieur est de 17 mm pour un poids de 2,75 g, 2,86 g, 2,88 g. Cela me semble petit pour des bagues, elles rentrent seulement sur le bout de mon petit doigt. Si vous pouvez me donner des renseignements sur la date et l’utilité, j’en serais ravi. Franckdect88.

Pas banal de les trouver ensemble, cela suggère un enfouissement probable ou une perte involontaire, mais la caractéristique est identique. Ces trois bagues étaient ensemble avant. À les regarder de plus près, nous suggérons l’hypothèse suivante : elles sont artisanales et fabriquées par le même artisan. Leurs similitudes sont frappantes : même diamètre et largeur du ruban, celui-ci présentant un aspect non lisse mais légèrement crénelé, composé de lignes obliques et parallèles sur toute la surface, suggérant ainsi la même origine de matériau de base. Enfin, les fleurs de lys et l’aigle impérial rappellent le Premier Conflit mondial par leur symbolisme. Malgré nos recherches sur les bagues de l’artisanat de tranchée, nous n’avons pas retrouvé d’autres exemplaires similaires, mais cela ne prouve pas grandchose. L’hypothèse la plus probable restant cette dernière. Autre idée que l’on nous a soufflée : petit cadeau de foire et de jeux et manèges du début XXe siècle. À noter la trouvaille 58.07, très ressemblante avec ses trois fleurs de lys, aux deux que vous présentez. Nous l’avions qualifiée à l’époque de moderne (mai 2011). À voir sur le blog en tapant le numéro dans l’espace recherche ou directement sur le magazine concerné.

Trouvaille 147.14

Jean Louis a trouvé cette pointe de flèche en bronze, âge du Bronze final, ainsi qu’un ferret de ceinture en forme d’amphore. La forme (amphore à panse effilée) est classique, mais le décor d’ocelles semble particulièrement abondant sur les ferrets du département de l’Hérault : il s’agit probablement d’un style régional. Fin IVe – début Ve. On termine avec deux petites fibules ansées symétriques VIIe-VIIIe siècle, l’une à décor d’ocelles et l’autre sans.

Trouvaille 147.13.bis

Viennent les deux doubles sesterces de Posthume. Le premier, à la santé de l’Auguste (SALVS AVG), frappé en 260 à Trèves, réf : RIC 161, 25,80 g. Avers : IMP C M CASS LAT POSTVMVS P F AVG. Buste radié, drapé et cuirassé de Posthume à droite, vu de trois quarts en avant. “Imperator Cæsar Marcus Cassius Latinius Postumus Pius Felix Augustus” (L’empereur César Marcus Cassius Latinius Postume, pieux, heureux, auguste). Revers : SALVS AVG. Salus (la Santé) assise à gauche, levant la main droite au-dessus d’un serpent qui se lève d’un autel et le nourrissant à l’aide d’une patère tenue dans la main gauche. “Salus Augusti” (La Santé de l’Auguste). TTB-, aux alentours de 600 €. Enfin, l’autre double sesterce est pour la victoire de l’Auguste : 19,90 g Avers identique au précédent. Revers : VICTORIAE AVG S C. Deux Victoires posant un bouclier sur un palmier au pied duquel sont assis deux captifs, les mains liées dans le dos. “Victoriæ Augusti” (À la Victoire de l’Auguste). Réf : RIC 166, TB+ 150-180 €.

Trouvaille 147.13

La Fouine 27 nous fait parvenir ce billon d’Henri IV et ces deux sesterces de Posthume : à croire qu’il les collectionne ! Commençons par la royale : HENRI IV LE GRAND, douzain aux deux H, Ier type, 1594 Lyon. Réf : C.1563 – L.1081. Avers : + HENRICVS. IIII. D : G. FRAN. ET. NAVA. REX. Écu couronné accosté de deux H ; lettre d’atelier à la pointe de l’écu. (Henri IV, par la grâce de Dieu, roi des Francs et des Navarrais). Revers : + SIT. NOMEN. DNI. BENEDICT. 1594. Croix échan- (Béni soit le nom du Seigneur). La monnaie est en état TB et s’échange sur le marché numismatique à une vingtaine d’euros.