MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour mars, 2009

Trouvaille 44.05

Bonjour. Connaissant votre compétence dans le domaine de l’identification, je me permets de vous demander si vous pouvez m’identifier cette monnaie mérovingienne. Vous pouvez vous en servir pour votre revue… Argent, 13 mm, 0,80 g. Merci,

elle me pose problème. C’est un type de monnaie d’or et non d’argent. L’atelier semble être BELLO MONTE ou quelque chose comme cela (les lettres centrales manquent). Cela désignerait Beaumont dans la Vienne. Le peu que je puisse voir de la légende semble être BELM ? Il faudrait une photo avec un angle différent ou une lumière différente. Le monétaire est complètement inconnu. Aucun monétaire se termine par …DEDVS ? À revoir avec des prises de vues différentes. non ID**

Trouvaille 44.04

  1. Ci-après la photo d’une belle gauloise découverte en terres tarnaises. Pourrais-je avoir SVP son pédigrée et sa valeur ? Joel

Elle accuse le poids de 6,42 grammes et son diamètre est d’environ 22 millimètres. P.S. : Je ne suis pas l’auteur de l’éraflure sur l’avers qui semble ancienne. Peut-être un Gaulois voulant s’assurer du bon aloi du métal ou encore est-ce peut-être une monnaie votive.

A priori, il s’agit d’un statère de billon des Coriosolites :

  • A/tête humaine à droite, chevelure divisée en grosse mèche en forme de S.
  • R/cheval androcéphale bridé, galopant à droite, au-dessus les restes de la tête de l’aurige et hampe pointée, dessous une lyre.
  • Réf : Latour 6703 / 6684 / j37 / j39 et variantes.

Ta monnaie a voyagé puisque la terre de cette peuplade est le département des Côtes-d’Armor. C’est intéressant à relever, et quant à l’estafilade sur le visage, on voit bien qu’elle ne provient pas de ton fait, ce qui évitera à tes copains de te chambrer là-dessus. Monnaie estimée à 130 euros (estafilade !).

Trouvaille 44.03

  1. Bonjour, quelqu’un peut-il me dire de quelle époque et à quoi correspond cette bague ?
  • Diamètre intérieur : 22.5 mm
  • Diamètre extérieur : 25 mm
  • Épaisseur au niveau du motif en croix : 8 mm
  • Épaisseur sur la partie la plus fine : 5 mm

Réponse : Il s’agit d’une petite bague en cuivre d’une époque difficile à déterminer, car ce motif (étoile à 8 branches séparant deux paires de lignes perpendiculaires à l’anneau) a été utilisé très régulièrement sur plusieurs siècles.

Trouvaille 44.02

Voici une petite trouvaille digne de paraître dans votre magazine de qualité ! Une applique romaine « putto », si je ne m’abuse, trouvée dans le 62. À quoi servait-elle ? Déco meuble ? Merci pour tous les renseignements que vous pourriez avoir.

Manu59

Réponse : Oui, il s’agit d’une applique représentant un amour (putto) du Ier au IIIe siècles. Il servait à décorer les meubles et autres éléments en bois, et plus rarement en cuir.

Trouvaille 44.01.ter

Enfin, après mûre réflexion, cet élément de boucle représentant une tête de bœuf me paraît antique. c’est spécifiquement une décoration de ceinturons militaires romains de type dragon amphora

Trouvaille 44.01.bis

Les quatre autres trouvailles de LOUP 51 sont des petits éléments d’habillements pour la plupart. On y voit un ardillon et sa boucle mérovingienne du VIIe au VIIIe siècle, une plaque boucle de la même époque ayant perdu ses têtes de rivets avec un décor géométrique constitué de multitudes de petits carrés. On voit la ligne de colle qui indique que l’objet a été trouvé cassé par le prospecteur et réparé patiemment par ce dernier pour notre plus grand plaisir évidemment. On distingue aussi une bouterolle de gaine d’arme blanche ou terminaison de ceinture en cuir décorée de deux rosaces que j’attribue à la fin de la période gallo-romaine. On l’appelle plus justement ferret.

Trouvaille 44.01

Je vous remercie d’avoir publié mes trouvailles dans votre dernier numéro sous la référence 35.33. Aussi, je me permets de vous renvoyer quelques autres trouvailles toujours de la même région, dans l’espoir de les voir publiées un jour et de pouvoir bénéficier de vos connaissances quant à l’époque, l’utilisation de ces objets, et l’estimation du sesterce de Septime Sévère (certains objets étaient cassés et ont été recollés). Merci d’avance et bravo pour votre revue.

Cordialement, LOUP 51


Septime Sévère est né en 146 en Libye militaire sous les règnes de Marc-Aurèle et de Commode. Il sera élevé au rang de consul. Au moment de la mort de Pertinax, il est gouverneur de Pannonie supérieure. Acclamé empereur le 13 avril 193, il élimine rapidement Dide-Julien, son compatriote et associé au pouvoir Albin comme césar, avant de combattre Niger en Orient. En 195, il mène une brillante campagne en Arabie. Deux ans après, il se débarrasse d’Albin. Sévère prépare l’établissement de sa dynastie en donnant en 194 le titre d’augusta à Julia, sa femme, de césar à Caracalla en 196, puis d’auguste en 198. Il meurt en Bretagne en 211.

Description de la pièce :

  • L SEPT SEV PERT AVG IMP VII
  • Septimus Severus Pertinax Augustus Imperator septimum (Lucius Septime Sévère Pertinax Auguste acclamé empereur sept fois)
  • Tête laurée de Septime Sévère à droite, avec un pan de paludamentum sur l’épaule gauche.
  • Revers : ADVENTUI AUG FELICISSIMO SC Séverus sur un cheval à droite, dont la bride est tenue par un soldat tenant un vexillum. Arrivée de Sévère, le plus heureux des empereurs.
  • Sesterce frappé à Rome en 197 ; Monnaie en bel état de conservation. On peut regretter l’avers un peu flou et quelques coups sur le revers. Monnaie en TTB estimation : 600 €.

Trouvaille 43.26 bis

On termine par une très rare trouvaille, un bijou du haut Moyen Âge, IX – Xe siècle, feuille d’or circulaire avec décors d’orfèvrerie cloisonnée, incrustations de pâtes de verre colorée et motifs décoratifs de fils d’or en forme de nœud de Salomon ou de croix fantaisie fixés par soudure. Quatre trous de rivets en font l’objet central d’une parure plus importante ou sur applique coffret luxueux. C’est une formidable trouvaille de Gilles à Malause, Tarn-et-Garonne.

Trouvaille 43.26

Trouvaille de Gilles à Malause (82) : deux monnaies en argent provenant du XIVe siècle pour l’Espagne sassanides ou autre, une curieuse applique avec un lion marchant à droite sur une flèche et l’inscription « Les fils de Peugeot Frères Valentigney ». Je pense qu’il s’agit d’une plaque de marque qui ornait les moulins à café que fabriquait la société Peugeot Frères à Valentigney. Voilà ce que j’ai pu glaner comme informations à ce sujet : « Création de la société « Peugeot Frères Ainés ». L’affaire se développe ; à Terre Blanche, une nouvelle usine fabrique de la grosse quincaillerie. Des usines s’installent à Pont-de-Roide, Audincourt, Valentigney, Beaulieu (actuellement, les sociétés du groupe Peugeot ont toujours des usines dans ces localités). Produits fabriqués : scies à ruban, ressorts, buscs de corset, outils divers, montures de parapluie, moulins à café… Grave crise : Jules (1811-1899) et Emile, sont obligés d’emprunter pour sauver l’entreprise familiale. Avec leur neveu, Louis Fallot, ils fondent la « Société Peugeot Frères » qui a son siège social à Valentigney. Les « moulins silencieux » datent de 1938. Ils sont équipés d’une trémie en tôle absorbant les vibrations du mécanisme et suppriment toute déformation. La plaque la plus ancienne, datant de 1851, porte l’inscription « Peugeot Frères d’Hérimoncourt brevetée S.D.DU.G. ». C’est une petite plaque rectangulaire aux coins coupés, en laiton. En 1855, Hérimoncourt est remplacé par Valentigney. À partir de 1865, la plaque s’ovalise et à partir de 1880 apparaît le fameux lion Peugeot, dit « Lion sur flèche », de profil, debout, en marche sur ses quatre pattes, en équilibre sur une flèche… cf Wikipédia.

Trouvaille 43.25

/ Franck a trouvé à Clermont l’Hérault, ces deux objets dont il demande de quelles époques ils sont. Il s’agit de deux éléments de boucles d’époques très éloignées. Plus que celle de gauche est mérovingienne, VIIe siècle, et est une petite contre-plaque de boucle de harnais avec un motif humain, personnage très stylisé et complet de face. La patine est homogène d’une couleur habituelle pour le grand sud-ouest et c’est toujours un vrai bonheur de sauver d’une irrémédiable destruction ces modestes objets de notre passé. La seconde correspond à la période médiévale, XII-XIVe siècle, boucle plus classique avec une contre-plaque où on aperçoit la décoration d’époque faite au poinçon, une série de six fois huit poinçons alignés formant une figure géométrique proche du carré reproduit quatre fois à l’identique et se touchant chacun par un angle de manière géométrique. Le tout reproduit une seconde fois.