MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour mai, 2010

Trouvaille 53.18

De Martin sans indication de lieu : Ancien Jeton de Lille – Maximus Non Plus Ultra – 1827. Diamètre : 22 mm – Cuivre. Un même jeton a été proposé en vente sur eBay à 5 euros et n’a pas trouvé preneur.

La monnaie argent est un demi franc de Henry III HENRICUS III DG FR ET POL REX , 1579monnaie TB atelier la rochelle cotée une centaine d’euro

Trouvaille 53.17

érôme à Saint-Gaudens a trouvé ces deux sceaux : le petit : sceau du début XVe siècle pour la Flandre et contre-sceau à la croix de type monétaire. Le grand : sceau de style médiéval fin XVe siècle, mais peut-être gravé au XVIe siècle, légende : SIOIE REGINA DACCADIE. À la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle, au sein des élites intellectuelles de la Cour, se sont créées des Académies privées, appelées Acadies (en mémoire de la terre bienheureuse d’Arcadie, antique et peuplée de bergers). Ce sceau de style médiéval muni de son contre-sceau au cygne pourrait, selon la bonne lecture de la légende, avoir été le sceau d’une reine d’Accadie. On pourrait penser plus difficilement à l’Achaïe, principauté médiévale égéenne qui avait disparu en tant que telle au XVe siècle.

trouvaille 53.16.bis

Le potin est un potin tête frisée à droite, cheveux composés d’annelets, une mèche en zigzag devant le front, au revers : cheval à gauche, une croix perlée sous les pattes et une sorte de « 9 » perlé au-dessus (reste de cavalier ?) tribu des Suessionnes 60 – 50 avant Jésus-Christ. Coté en l’état 120 €. La fibule est du IIe siècle de notre ère, voilà une trouvaille en bel état de conservation avec un reste de pâte de verre orange. Bravo pour ce minuscule sauvetage de notre patrimoine, une goutte d’eau dans l’océan.

Trouvaille 53.16

Bonjour à tous, vous est-il possible de m’en dire davantage sur ces trois artefacts sortis des terres seine-et-marnaises ? Tout d’abord, cette découverte du fossoyeur : une magnifique plaque d’argent massif (63×50 mm et 2 mm d’épaisseur). Elle possède un poinçon sur la tranche. D’un côté est représentée une figure « biblique » signée G. Dupré et de l’autre un extrait d’une poésie de Lamartine. Ensuite, deux de mes trouvailles : un joli potin d’environ 20 mm de diamètre, sur une face on peut voir un visage et sur l’autre, un cheval magnifiquement stylisé. Et pour finir, cette magnifique fibule en bronze (50 x 25 mm) avec trois globules recouverts de pâte de verre ou d’émail orange. À l’avance, merci. Kona des géos trouvent sous.

Il est peu courant de trouver des écus de 5 francs perdus dans le sol. En effet, de par leur taille et leur poids, la perte de cette monnaie était très souvent remarquée par son propriétaire. Si d’aventure cette barrière était franchie, la monnaie avait aussi de grandes chances d’être ramassée par une autre personne qui passait par là un peu plus tard. Alors que dire de cette médaille encore plus volumineuse et bien plus rare à égarer en campagne qu’une pièce de 100 sous qui avait quand même l’excuse d’être à sa place dans une poche percée ?! Et bien que le fossoyeur soit une personne chanceuse me paraît pour le moins approprié ! Revenons à cette médaille de Georges Dupré, Georges Dupré est le petit-neveu de Augustin Dupré, graveur général de la Monnaie de Paris en 1791. Georges fut graveur à Saint-Étienne, formé à l’École des Arts Industriels avant de devenir l’un des plus grands médailleurs français. À son sujet, Joanny Durand écrivit une anecdote significative. L’histoire se passa à Paris où le jeune apprenti travaillait depuis 1883 chez Marioton en qualité de ciseleur d’art. Reçu à l’École Nationale des Beaux-Arts en 1892, il devait, comme le voulait la coutume, montrer son savoir-faire le premier jour et subir les sarcasmes du maître d’atelier et des anciens de l’école. Dupré présenta une réduction en acier, inachevée, de l’un des « chevaux de Marly » qui montent la garde à l’entrée des Champs-Élysées. Le professeur qui n’était autre qu’Oscar Roty, l’auteur de la « Semeuse », resta bouche bée devant l’objet. Aucun membre de l’école n’aurait été capable de faire mieux et Roty déclara : « Voilà qui classe un maître. Il n’est pas à faire ; il est formé. » À la même époque, il prit part au concours de Rome et obtint un second Grand Prix ! La médaille retrouvée par le fossoyeur est le célèbre thème : « Salut ô soleil » qui date de son séjour à la Villa Médicis et qui fit l’admiration de la critique de l’époque et lui octroya une médaille au Salon de 1899. Le revers fait mention d’un poème de Lamartine : Méditations poétiques, qui est un recueil caractéristique du lyrisme romantique. Les Méditations poétiques regroupent des poèmes célébrant la nature dans ses affinités avec la sensibilité humaine. « Le vallon » marque une opposition entre la stabilité de la nature avec l’instabilité de l’homme. Et la phrase présente au revers : « Quand tout change pour toi, la nature est la même, et le même soleil se lève sur tes jours. » est extraite de la deuxième strophe du « Vallon ». De par son séjour en terre, cette médaille est abimée, mais cela n’enlève en rien le plaisir que son découvreur a dû ressentir lors de son exhumation !

Trouvaille 53.15

Bonjour à vous ! Étant un fin lecteur de votre magazine et ayant une passion pour la prospection, je vous fais suivre ces quelques photos suite à une trouvaille dans des bois du nord isérois !! Pouvez-vous m’aider à identifier cette statuette et avoir une estimation de sa valeur ? Je n’ai pas encore pu la peser, mais je devrais le faire d’ici la fin de la semaine ! Elle mesure 13 cm, pèse 284 grammes et a été trouvée à plus de 40 cm avec un Gold Max Power ! Dans l’attente d’une réponse de votre part, veuillez agréer mes salutations et bonne continuation à votre magazine qui, à mes yeux, est le numéro un ! Tony.

Jolie représentation statuaire de Minerve avec le casque corinthien ici casqué, la main droite à hauteur d’épaule. Elle devait tenir une lance. La gauche maintient un bouclier rond en défense de sa poitrine, sur le bouclier est représenté un crâne de bélier. Un détail me chagrine néanmoins, c’est le socle sur lequel est posée cette statuette de Minerve. À l’époque gallo-romaine, jamais les statuettes ne sont posées sur un socle. Alors s’agit-il d’une reproduction plus récente ? Sans remettre en cause la trouvaille de Tony au détecteur, le doute plane quant à l’origine de cette statuette.

Trouvaille 53.14

Bonjour, j’ai fortuité cette obole de Louis 1er le Pieux en terres drômoises (26), sur la commune de Romans-sur-Isère. En bon argent, elle fait 14 mm pour 0,7 gramme : Avers : +H LVDOVVICVS I Croix cantonnée de quatre besants. Revers : VVIC /LVDO en deux lignes. Merci. Cordialement, Luc.

ARGENT – France – Monnaie carolingienne : Obole de Louis Ier le Pieux (ou le Débonnaire) comme roi d’Aquitaine (781/814) – au centre : une croix dans un cercle – Très rare obole de Melle au type de la légende linéaire – Rare état SUP, belle patine.

Trouvaille 53.13

Bonjour, voici une monnaie trouvée en partie dans la région aixoise avec mon ami Philippe. Je vous indique donc son poids ainsi que son diamètre en cm. C’est un bronze au trépied : 1,51 g, Ø 1,1. Et pour finir, une superbe flèche grecque… Didier.

Un bronze au trépied ? J’ai d’abord pensé à une Longostalete de la région de Narbonne, mais ce sont des monnaies de la taille d’un as, or la vôtre pèse sept fois moins en moyenne. J’ai eu beau chercher, je ne vois absolument pas à quel monnayage rattacher cette monnaie ! Espérons que la lumière jaillira d’un lecteur au prochain numéro ! On termine avec une très jolie pointe de flèche de l’Âge du Bronze, munie de barbelures à la douille. Belle patine verte olive. NON ID**

Trouvaille 53.12

Bonjour à toute l’équipe de Toulouse. Vous serait-il possible de dater cette jolie bague en bronze ? Je l’ai trouvée en plein champ (avec l’accord du propriétaire) dans le département 77, proche de Bray-sur-Seine. Sachant que le village le plus proche a toujours été occupé depuis l’époque gallo-romaine. Et encore merci pour votre passionnante revue. Kona.

Bague en bronze, anneau à section plate et chaton de même métal. La photo ne permet pas de voir le type de fixation du chaton sur l’anneau, soudé ? ou même masse ? Le décor est simple et fruste : une croix centrale dont les quatre branches ont deux ramifications courtes au même niveau et du même degré. Le tout se trouve dans un cercle ou une bordure chevronnée à l’origine. Bague du Haut Moyen Âge : du VIe au IXe siècle.

Trouvaille 53.11

J’ai trouvé en Bourgogne du côté de Cosne-sur-Loire (58) une clé en bronze qui mesure 6 cm dans sa longueur et 2,5 cm dans sa plus grande largeur. Pourriez-vous me situer l’époque, l’utilisation qu’elle pouvait avoir et éventuellement sa valeur. Je vous en remercie par avance, Oliver63.

Clé à translation en bronze, du Ier au IVe siècle, manche ajouré en volute, paneton plein et trois dents soudées. Belle patine et jolie conservation de cet objet.

Trouvaille 53.10

J’ai trouvé cette plaque de dimension 53×45 mm, elle est en bronze, me semble-t-il, avec 4 trous pour passer des clous. Pouvez-vous me donner votre avis ? Cordialement, le gaillardet du 39.

Il s’agit probablement d’une contre-plaque de boucle mérovingienne en bronze étamé, avec un décor géométrique du style de l’époque de la fin de la période mérovingienne au haut Moyen Âge. Les quatre têtes de rivets ont disparu mais devaient aussi être décorées.