Luc, en Côte d’Or, a trouvé ces trois petits objets :
La perle ou globule creux peut appartenir à un ensemble de collier plus ancien sans indication d’époque.
Le médaillon circulaire avec tête de lynx est l’extrémité de manche de patère romaine, type Nuber D, du Ier siècle. Le dessin que nous joignons vous permettra de mieux situer l’objet, il est issu de la base de données instrumentum
Enfin, le dernier objet est un pendant en cuivre représentant une fleur de lys sur chaque face, d’un style XIXe voire XXe siècle.
Bonjour, Pouvez-vous identifier cet anneau ? Bracelet ? Il me paraît en bronze, d’un poids de 64,4 g, diamètre extérieur 6,3 cm, intérieur 4,9 cm, découvert dans un champ à Cormeilles-en-Parisis (Val d’Oise 95). Merci. Cis95. Très franchement, l’aspect du décor me semble moderne… Je dirais post-médiéval, mais attribution incertaine (objet européen, africain…).
Thierry d’Angerville nous envoie ses deux monnaies. La féodale est un denier du Périgord : Anonyme du XII-XIIIe siècle. Avers : Légende : LODOICVS. Croix cantonnée au 2 d’une S, au 3 d’un A sans barre. Revers : Légende : + EGOLISSIME pour Angoulême, (S couchées). Cinq annelets posés en croix dans le champ.
Voici ce que j’ai lu sur les monnaies féodales, édition des Chevau-légers : « Ce type monétaire est directement imité de celui d’Angoulême, la croisette du milieu étant remplacée par un annelet. Ce changement doit intervenir au XIIe siècle. Les deux lettres SV du droit ont été diversement interprétées, soit comme la déformation de l’alpha et de l’oméga, soit comme les initiales de l’atelier de Vesone. Sur certains exemplaires, présentant trois points posés en triangle en fin de légende du droit (ce qui n’est pas le cas de ce denier), le V présente une barre centrale si bien qu’il faut probablement le lire comme un A ». Cet exemplaire est tordu, avec des légendes usées, son estimation est d’environ 15-20 €.
La bague est en bronze et présente un chaton du même métal supportant un sceau représentant, semble-t-il, un coq. Devant celui-ci, une gravure est présente que je n’arrive pas à identifier. Au-dessus, un anneau. Datation probable XIII-XIVe siècle.
Un denier romain trouvé par Steven à Marignac : il s’agit de Clodius Albinus (193-195). Avers : Tête nue à droite, D CLOD SEPT ALBIN CAES. Revers : MINER PACIF COS II. Minerve apportant la paix, consul pour la deuxième fois. Minerve est casquée à gauche, elle tient une branche de laurier et une haste, et un bouclier de l’autre main. La monnaie est un peu ébréchée et la légende du revers n’est pas complète, néanmoins en raison de sa relative rareté, elle peut se négocier en l’état à 200 €.
Beau petit bronze bien centré et bien frappé ? (le flan semble coulé) avec une épaisse patine sombre et brillante. Avers : Description : Tête laurée d’Apollon à droite, les cheveux longs. Revers : Description : Taureau cornupète chargeant à droite, la légende à l’exergue deux delta et MAZZA au-dessus du taureau. Cette monnaie peut s’estimer à 90 €, mais il m’a été donné d’en voir en vente sur Ebay dans un bon état à trois fois moins. Trouvaille de Olivier à Avignon.
Gwendu, dans le Gard, a trouvé une monnaie arverne (Région de Clermont-Ferrand) (IIe – Ier siècles avant J.-C.) avec l’inscription VERCA (V et E ligaturés). Avers : Description : Tête à gauche. Revers : Titulature : Anépigraphe. Description : un cheval au pas vers la droite, un annelet pointé au-dessus de la croupe.
Cette monnaie est attribuée au chef Vercassivellaunos, cousin de Vercingétorix, cité dans la Guerre des Gaules de César. Alors qu’il était l’un des chefs qui commandait l’armée de secours, B. Fischer remarque qu’aucune monnaie avec cette légende ne fut trouvée à Alise-Sainte-Reine, dans les fouilles de Napoléon III. Selon le livre VII, 88, ce chef fut fait prisonnier lors de sa fuite. (Source : Monnaies XV CGB). Cette monnaie a le mérite d’être dans un état de conservation exceptionnel et est estimée à 350 €.
On sort de l’ordinaire du prospecteur avec cette trouvaille de Michel à Blagnac : un morceau de plat ? de cendrier ? de coupe ? avec une croix gammée en élément décoratif. L’élément central de cette pièce était certainement entouré d’une frise à deux niveaux : la croix gammée dans un environnement de ponctuation et, à l’étage au-dessus, une frise plus classique. Il serait intéressant de pouvoir identifier ce morceau et retrouver l’objet utilitaire initial. Le petit bout de plomb est un scellé de sac.
Yannick, à Mauran, a trouvé un sceau d’ecclésiastique avec une fleur de lys en haut relief occupant tout l’espace. L’église royale (lys) Sainte Marie de ?. La légende se lit facilement : le sceau est celui du vicaire de l’église.
Inscription : S(igillum) V(i)C(arius) ECCLE(sie) S(an)C(t)E MARIE =Sceau du vicaire de l’Eglise (royale) de Sainte Marie – fin XIIIe/début XIVe s.
Jean-Charles, dans le Limousin, a trouvé ce très joli gros tournois frappé entre 1290 et 1295 pour Philippe le Bel. Avers : Légende autour de la croix : « Philippe roi » (Philippe avec 2 P = Philippe IV le Bel) Légende extérieure : « Béni soit le nom de notre Seigneur Jésus-Christ » Inscription : PHILIPPVS.REX BNDICTV:SIT:NOME:DNI:NRI:DEI:IHV:XPI
Revers : Châtel tournois dans une bordure de 12 lis, symbolisant les 12 derniers tournois. Inscription : TVRONVS’CIVIS
Cette monnaie a traversé les siècles dans un endroit peu agressif. On peut l’estimer en TTb, et sa valeur est d’environ 160 €.
La seconde monnaie est une monnaie de thésaurisation espagnole. Jean-Charles ne précise pas si elle a été trouvée au détecteur, ce qui est assez rare en trouvaille isolée mais bien plus fréquent en cache moderne du siècle dernier et en grand nombre. Il s’agit d’un 8 escudos en or de Charles III (1786). Au poids d’or, sa valeur atteint 900 € au cours du jour de la rédaction de cet article. Sa valeur de collection est plus difficile à déterminer car elle est la plupart du temps vendue au cours boursable.
Trouvé par Luc en Haute-Loire : il est mentionné dessus « 45 AUGUSTA BRENNER » avec un soleil au milieu. Il s’agit d’un bouton de réglage du débit d’une lampe portable à pétrole.