MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour juin, 2012

Trouvaille 63.08

Secteur Carcassonne par Jean-Louis, débutant :

Il s’agit d’une obole de Roger Ier Trencavel (1130 – 1150). A/ « RO.GE.RC.OM » (Comte Roger). Croix coupant la légende cantonnée en 3 d’un besant. R/ « CARCASONA CI » (légende rétrograde – A confirmer : pas d’inversion d’image ? Y compris la frappe centrale qui normalement est orientée dans l’autre sens). La légende commence au-dessus du « A » stylisé au centre MP. Assurément d’une grande rareté, même dans cet état… => pas d’estimation possible de cette monnaie.

Trouvaille 63.07

Bonjour au magazine « Monnaies & Détections » que j’achète depuis maintenant 8 ans, et toujours avec autant de plaisir. Voici quelques monnaies et objets que j’ai trouvés dans le 91.Antoninien de Posthume, petit objet en bronze (attache ?) que je pense gallo-romain, de 3 cm de long, quinzain ?, une autre attache en forme de fleur de lys de 6,5 cm en bronze (XVIIème ?), denier gaulois des Rèmes ou assimilé, argent, diamètre 13 mm, poids 1,80 g, frappe centrée, cotation ? Merci pour vos réponses. Cordialement, et longue vie à votre revue. Morgan.

Le petit objet en bronze pourrait être gallo-romain sans certitude ; l’axe (cassé) est trop épais pour en faire une attache de ceinture en tout cas. Le second objet est d’une toute autre période. Il s’agit d’une applique présentant une fleur de lys ; votre datation semble valable mais peut s’étaler, pour ce type d’objet, sur plusieurs siècles. Voyons les monnaies : une croix dans un quadrilobe à fleurs de lys et au revers deux fleurs de lys dans un trilobe rappellent furieusement un double tournois de François Ier ou Louis XI. Sa valeur reste symbolique en l’état car trop usée et incomplète au niveau des légendes. L’antoninien semble être de Posthume sous toute réserve car la légende est peu visible ; on distingue néanmoins les lettres « PO » en sixième et septième position… le revers fait référence à la fidélité de l’armée (FIDES MILITUM) avec la fidélité debout entre deux étendards qu’elle tient entre chaque main. Cette monnaie n’a pas plus de valeur que la première. Les deux dernières monnaies sont, dans l’ordre inversé, un dizain ou quinzain de Louis XIII (on lit « XIII » à cinq heures sur l’avers et la lettre d’atelier « N » pour Montpellier, monnaie avec surfrappe officielle lui donnant une autre valeur pour les années de règne de Louis XIV). Enfin, un denier gaulois attribué aux Rèmes, denier ATEVLA/VLATOS classe Ia. Buste ailé à gauche et légende devant la face pour l’avers : ATEVLA. Pour le revers : un taureau à droite sur une ligne d’exergue, une esse au-dessus du dos, un pentagramme entre les pattes, un demi-cercle centré sous la ligne d’exergue et la légende VLATOS. Cette monnaie date du IIe au Ier siècles avant JC. Ref : LT 7191. Bel état de conservation pour cette monnaie, estimation 200 €.

Trouvaille 63.06

Voici en cinq heures ce que j’ai trouvé dans une aire de jeu… d’où j’ai été sorti par un agent des forêts, sous prétexte que je détectais dans le domaine public (pour lequel nous payons des impôts, non ?). Quoi qu’il en soit, l’homme en vert (qui n’est ni Hulk, ni le petit frère d’ET) m’a félicité pour mon acte citoyen de dépolluer quand il a vu la poche de déchets que je transportais. Mais rien à faire, pas d’autorisation… JP33.

Moins d’euros que de francs, mais des trouvailles classiques des aires modernes. L’homme en vert, en pleine contradiction ! Peut-être un effet de la déroute des Verts ? Le chat est intéressant ; le métal est difficile à identifier et semble moderne. Il pourrait s’agir d’une collection comme les Kinder par exemple, des années 70 avant l’avènement du tout plastique. La bague en or rattrape la démonétisation des francs, même si on trouve pas mal de pièces de dix francs.


Trouvaille 63.03

Trouvaille de bélier dans le département des Côtes-d’Or :

Deux potins éduens du IIe siècle avant JC, anépigraphes. Tête masculine à droite, un annelet pointé derrière la nuque. Lion (?) tirant la langue à droite ; 17 mm, deux annelets entre les pattes ; légende au-dessus de l’animal : « ALAV ». Estimée. Le second potin représente une tête à gauche et le revers est une triskèle ou un hippocampe, 18 mm. Ces deux potins sont en excellent état, 100 € pièce.

Trouvaille 63.02.bis

  1. Denier de Tibère : Attribué à Tibère, le fils adoptif d’Auguste, portrait de l’empereur à droite avec la légende « TI CAESAR DIVI AUG F AUGUSTUS ». Revers : quadrige triomphant à droite, « TRP XVII IMP VII », Lyon, année 15-16. Monnaie TTB, suspicion de monnaie fourrée sur le croupion du cheval. La photo ne permet pas de bien le vérifier. Si elle n’est pas fourrée, elle peut s’estimer à 800 €, sinon beaucoup moins.
  2. Denier de Titus à l’éléphant : « IMP TITVS CAES VESPASIAN AVG P ». Tête laurée de Titus à droite, tandis que le revers présente « TR P IX. IMP XV COS VIII P P » avec un éléphant à gauche. Cette monnaie est TTB et s’estime à 300 €.

Trouvaille 63.02

Et voici les trouvailles de Boris à Réalmont : trois beaux deniers de l’Empire et une petite broche certainement en forme d’étoile en relief. Le métal est une tôle de cuivre incrustée de cabochons de verre taillés de différents diamètres et de couleur blanche. Il est difficile de dater cet objet, mais je pense que cette broche ne dépasse pas les deux siècles d’âge.

Les trois monnaies sont intéressantes :

  1. Denier d’Auguste : Empereur à droite, au revers « OBS CIVIS SERVATOS ». L’avers est décentré et on ne distingue pas le mot « CAESAR », mais le revers est en bel état. Monnaie estimée à 150 €.

Trouvaille 63.01.ter

  • Une monnaie Royale en argent. Diamètre 25mm, trouvée dans une friche.
    • Je n’ai trouvé aucune référence à son sujet au regard d’une légende difficile à lire.

 Trois  fleurs de lys couronnées, revers croix coupant la légende cantonnée de deux couronelle et deux fleurs de lys il s’agit d’un blanc dit florette de Charles VII le victorieux : KAROLVS* FRANCORVm* REX  revers : + SIT – NOME – DNI BE – NEDIT. La légende n’est pas lisible ce qui ne permet pas d’identifier l’emplacement de la ponctuation pour l’atelier,  monnaie légèrement rognée mais comptez 100 € pour ce blanc

Trouvaille 63.01.bis

  • Une autre pièce intéressante dont je n’ai trouvé aucune référence montrant Henri IV à cheval et datée de 1614. Soit 4 ans après sa mort. S’agit-il d’une monnaie commémorative ?
    • Diamètre 26mm. Bronze ou Cuivre ?

Il s’agit d’un jeton de Nuremberg et non pas d’une monnaie. Il en existe en différents métaux. En voici un autre exemplaire en état de conservation supérieure… Atelier : Nürenberg ; graveur : Hans Krauwinckel. A/ Henri IV chevauchant à gauche. Titulature « HENR.IIII DG FRANCOR et NAVAR RE ». R/ un autel marqué surmonté de deux colonnes soutenant une grande couronne, une branche d’olivier et une palme liées par la base s’enroulant respectivement autour des colonnes gauche et droite. A la base de l’autel « H.K: », frappé en 1602 pour le renouvellement du traité
des canton suisses. Titulature « REGIS SACRA – FOEDERA MAGNI

Trouvaille 63.01

Bonjour, je suis Jean-Jacques habitant de l’Hérault et je vous fais parvenir quelques jolies trouvailles effectuées toutes dans ce même département. Merci par avance, et si possible de bien vouloir me confirmer leur historique ainsi qu’une estimation. En souhaitant également que vous disposiez de suffisamment de place pour publier tout ce matériel dans votre passionnant magazine, dans le cas contraire, je fais confiance à votre professionnalisme afin de sélectionner le meilleur.

  • Monnaie Empereur Constance ? Revers. Jubilée 30éme anniversaire au pouvoir ?
    • Diamètre 16mm. Bronze ou Cuivre ?

  petit bronze de Constans  fils de Constantin I (333-337) Légende avers : DN CONSTANS PF AUG revers ; VOT XX MULT XX  vœux pour le vingtième anniversaire de règne  et le trentième anniversaire à venir. Petit bronze état très moyen, 8 €

Trouvaille 64.28

Bonjour, prospecteurs depuis début mai cette année, un ami et moi avons trouvé cette superbe chevalière en or plein (anneau cassé côté paume de la main, pas de trace d’oxydation), dans un chemin forestier du Maine-et-Loire, où a eu lieu en 1794 un grand massacre perpétré par les colonnes de la mort. Qu’elle soit sans poinçon, de petite taille (doigts fins indispensable), pesant entre 10 et 15 g et ses gravures, nous a permis d’estimer qu’elle aurait été fabriquée avant fin 18e siècle et aurait appartenu à un/e jeune comte/sse ayant vécu à cette époque. Nous n’avons pas réussi à découvrir à qui appartenaient les armoiries et nous espérons que vous pourrez nous aider ! Merci par avance.

Belle trouvaille, un écu écartelé comprenant trois fleurs style tulipe en un et quatre et un château muni de deux tourelles en deux et trois, une bande avec trois étoiles est immiscée entre les cantons deux et quatre. Bien évidemment il pourrait s’agir d’un blason de « pacotille » issu de l’imagination d’un bijoutier ou de son donneur d’ordre, mais s’il s’agit d’une vieille et noble famille du Maine et Loire, je ne doute pas qu’un lecteur érudit ne nous mette sur sa trace au prochain numéro.

Votre chevalière est de la fin du 19e siècle, vers 1860, et appartenait au comte Charles Thoinnet de la Turmelière. Je possède une plaque de garde chasse des propriétés de cette famille avec les mêmes armoiries.

Merci à Alban et M. Cavelier pour ce retour d’information , la rédaction