MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour août, 2013

Trouvaille 71.19

Un denier romain ramassé par Fabrice avec son détecteur : il est attribué à Auguste :
Avers : « TVRPILIANVS III VIR. » Tête de Liber à droite, coiffé d’une couronne de vigne.
Revers : « CAESAR – AVGVSTVS SIGN R-ECE. » (César Auguste pour les enseignes reprises aux Parthes). Parthe, barbu et tête nue, agenouillé à droite, tendant un étendard avec la marque X, inscrit sur un vexillum.
Ce denier fait mention de la restitution des enseignes prises aux Romains à la bataille de Carrhes en 53 av. J.-C. et de Marc Antoine (36 av. J.-C.). En même temps, Phraates IV (38-2 av. J.-C.), roi des Parthes, fit rendre les prisonniers encore vivants, ce que rappelle la déesse figurée à l’avers, Feronia, déesse des affranchis. Ce fut un grand succès diplomatique que rappelle le « Res Gestae ».
Évidemment, cette monnaie montre une longue usure et ne peut prétendre à un état intéressant pour un numismate averti, mais pour l’histoire qu’elle véhicule, elle peut être estimée à 40 €.

Fabrice a également trouvé un poids monétaire :
Ce poids ne correspond pas au huitième d’écu de Louis XIII, car on pouvait supposer que la croix carrée fleurdelisée, avec une rosace en son centre, représentée sur la monnaie, était le symbole de celle-ci. Cependant, ce poids pèse 5,56 g, soit plus que les 4,85 g du huitième d’écu.

Trouvaille 71.18

Trois monnaies en argent, trois époques différentes, pour le bonheur de Thomas en Haute-Garonne :

De gauche à droite :

ESPAGNE – COMTÉ DE BARCELONE – PIERRE II (PIERRE III D’ARAGON) (1276-1285) :
Avers : « PETRVS: DEI: GRACIA: REX », ponctuation par trois annelets superposés (Pierre, roi par la grâce de Dieu). Buste de profil à gauche de Pierre II, habillé et couronné.
Revers : « CIVITAS BARCHINONA ». Croix coupant la légende, cantonnée aux 1 et 4 d’un groupe de trois besants, aux 2 et 3 d’un annelet. Monnaie en état TTB estimée à 200 €.

La seconde est un antoninien de PHILIPPE II (05/244-09/249) :
Avers : « M IVL PHILIPPVS CAES. » (Marc Jules Philippe César). Buste radié et drapé de Philippe II à droite, vu de trois quarts en arrière.
Revers : « PRINCIPI IVVENT. » (Prince de la jeunesse). Philippe II, tête nue, vêtu militairement, debout à droite, tenant un globe de la main droite et une haste transversale de la main gauche.
Monnaie en état TTB de valeur moyenne 60 €.

La dernière monnaie, plus récente, est une pièce de 15 sols FRANÇOIS de 1792 (I, Limoges) :
Cette monnaie présente de profondes griffures, le relief est quasiment disparu et son état de collection est en dessous de B. Elle n’intéressera pas un collectionneur sérieux, et sa valeur est voisine du poids du métal, avec une petite prime pour son aspect « révolutionnaire ».

Trouvaille 71.17

Stéphane, à Mérenvielle, a trouvé ces deux monnaies de Philippe IV : deux gros tournois à l’O rond d’un titre de 0.958, d’un poids théorique de 4.219 g et d’une valeur de 12 d.t.
Avers : + BNDICTV: SIT: NOMEN: DNI: NRI: DEI: IHV. XPI. : PHILIPPVS REX Croix.
Revers : + TVRONVS (croix) CIVIS. Châtel tournois.
Ces deux monnaies sont dans un état TB+ et s’estiment à 60 € pièce.

L’autre trouvaille que nous présente Stéphane est un sceau en argent dont la description est la suivante : un cœur enflammé sur un lit de végétaux surplombé par un astre, le soleil brillant de mille feux, avec la légende suivante : « UN SEUL ASTRE ME LUIT. »
Il s’agit d’un sceau galant, un sceau particulier du XVIIIe siècle, portant une devise amoureuse. À partir du règne de Louis XIV, les courtisans oisifs, entourés de « précieuses », ces « précieuses ridicules » moquées par Molière, font assaut de galanterie amoureuse et maniérée, en jouant à tracer des cartes géographiques du parfait parcours amoureux appelées « cartes du Tendre ». L’amoureux devait parcourir un chemin sinueux entre les lacs d’indifférence, les collines d’illusion, etc., vers le Tendre. Les galants multipliaient les allusions brûlantes pour déclarer leur flamme. C’était l’époque des « cœurs volants », des cœurs enflammés, des cœurs percés, etc., figurant sur tous types de supports : boutons, jetons, cartes, et bien sûr, cachets pour missives secrètes !
On pourrait décrypter ce symbole de la manière suivante : le cœur brûlant d’amour pour le soleil pourrait être celui d’une courtisane en vue, faisant une déclaration enflammée et indirecte à… Louis XIV lui-même, puisqu’il était le Roi-Soleil, seul homme « astral » à ne pas succomber à la belle dont le cœur s’embrase aux rayons de cet astre royal. Il y avait de nombreuses prétendantes au « fameux tabouret » de maîtresse royale pour qu’on puisse choisir l’une des propriétaires possibles.

Trouvaille 71.16

Quelques objets glanés par Pierre dans le Tarn :

  • Une petite boucle médiévale avec des restes de dorure sur une plaque sans décor particulier, en bronze. L’ardillon, probablement en fer, a disparu.
  • À côté, un objet de même usage, mais avec un décor d’un écu barré dans un cercle. Un seul rivet est présent sur chacune des plaques.
  • On termine par une applique représentant une Marianne moderne du XIXe siècle à droite. Cet objet devait probablement décorer un meuble officiel, comme par exemple une hampe de drapeau national.

Trouvaille 71.14

Patrick, à Bellegarde, a trouvé à l’œil nu cet objet en prospectant un champ fraîchement hersé. Selon Patrick, il s’agit d’une pierre légère, taillée en disque épais avec une décoration sous forme de deux lignes ponctuées et ondulées se croisant à distance égale. Il pourrait s’agir d’une fusaïole en stéatite (pierre tendre) ou en bois de cerf. On exclut en tout cas le peson, et l’époque est estimée à moins deux cents à plus deux cents.

Trouvaille 71.13

Magnifique clé en bronze trouvée par Nathalie à Melun ! Clé datant du XIVe au XVe siècle : clé à tige de section ronde avec décor de lignes gravées. Paneton complexe comprenant dix dents de longueur identique, transversales et symétriques. Très jolie tête d’inspiration gothique ajourée. Belle trouvaille !

Trouvaille 71.11

Une fois n’est pas coutume, ceci n’a pas été trouvé au détecteur, mais mérite votre attention. Chinée dans une vieille maison par un brocanteur prospecteur, il s’agit d’une étoile de l’ordre de la Légion d’honneur (1804) – Second Empire (1852-1870). Un bel ensemble de grande croix comprenant :

  • Le bijou, en or et émail, 68 x 100 mm, poinçon à la tête d’aigle, aigles de la couronne tournés vers la droite, émaux blancs dans la croix, estimé à 4000 € en l’état.

Trouvaille 71.10

Je me permets de vous contacter pour m’aider à identifier cette monnaie médiévale trouvée dans le département des Hautes-Alpes. Elle mesure environ 19 mm. Je pense qu’elle est en billon, mais n’ayant pas assez de matériel, je n’ai pas son poids exact. J’espère que vous pourrez m’aider à l’identifier et éventuellement me donner une estimation.
Jérôme

Il s’agit d’un liard en billon du Dauphiné, probablement attribué à Charles VII ou Charles VIII. Malheureusement, votre monnaie est trop usée pour être formellement identifiée, ce qui impacte également sa valeur, car elle ne peut entrer avec honneur dans le médailler d’un collectionneur…

Trouvaille 71.09

9/ J’ai trouvé cet objet cette semaine.
Je prospecte en Centre Alsace avec un Ace 250 et, plus récemment, un Gmaxx2. J’ai découvert cet objet avec mon Gmaxx2 dans un champ labouré, à proximité d’une monnaie romaine en très mauvais état. Cet objet mesure 4 cm de long et 3 cm de large.
Pourriez-vous me renseigner sur ma trouvaille ? D’avance, merci.
Jeronimo67

Il s’agit d’une applique de harnais en forme de pelte ou pelta, datant du IIe siècle de notre ère. Une des extrémités est cassée depuis fort longtemps, car l’usure est identique sur la cassure et sur l’objet en général.

Trouvaille 71.07

Bonjour,
Je vous fais parvenir la photo de cette petite broche qui mesure 4,5 cm. Elle n’a pas été trouvée en détection, mais en creusant des fondations. Ayant déjà eu recours à vos services pour des trouvailles sur la commune de Cintegabelle, je vous remercie d’avance.
Jean-Yves
PS : Elle a été trouvée dans le Doubs.

Petite broche originale d’inspiration orientale. Si elle était en terre, l’aspect du métal bien conservé suppose qu’elle soit en argent massif avec cabochons probablement en verre taillé. La photo, de piètre résolution, ne permet pas un agrandissement suffisant pour visualiser les détails. Nous aurions également apprécié une image du revers, afin de voir le système de fixation, ce qui aurait aidé à déterminer l’époque.