Stéphane, à Mérenvielle, a trouvé ces deux monnaies de Philippe IV : deux gros tournois à l’O rond d’un titre de 0.958, d’un poids théorique de 4.219 g et d’une valeur de 12 d.t.
Avers : + BNDICTV: SIT: NOMEN: DNI: NRI: DEI: IHV. XPI. : PHILIPPVS REX Croix.
Revers : + TVRONVS (croix) CIVIS. Châtel tournois.
Ces deux monnaies sont dans un état TB+ et s’estiment à 60 € pièce.
L’autre trouvaille que nous présente Stéphane est un sceau en argent dont la description est la suivante : un cœur enflammé sur un lit de végétaux surplombé par un astre, le soleil brillant de mille feux, avec la légende suivante : « UN SEUL ASTRE ME LUIT. »
Il s’agit d’un sceau galant, un sceau particulier du XVIIIe siècle, portant une devise amoureuse. À partir du règne de Louis XIV, les courtisans oisifs, entourés de « précieuses », ces « précieuses ridicules » moquées par Molière, font assaut de galanterie amoureuse et maniérée, en jouant à tracer des cartes géographiques du parfait parcours amoureux appelées « cartes du Tendre ». L’amoureux devait parcourir un chemin sinueux entre les lacs d’indifférence, les collines d’illusion, etc., vers le Tendre. Les galants multipliaient les allusions brûlantes pour déclarer leur flamme. C’était l’époque des « cœurs volants », des cœurs enflammés, des cœurs percés, etc., figurant sur tous types de supports : boutons, jetons, cartes, et bien sûr, cachets pour missives secrètes !
On pourrait décrypter ce symbole de la manière suivante : le cœur brûlant d’amour pour le soleil pourrait être celui d’une courtisane en vue, faisant une déclaration enflammée et indirecte à… Louis XIV lui-même, puisqu’il était le Roi-Soleil, seul homme « astral » à ne pas succomber à la belle dont le cœur s’embrase aux rayons de cet astre royal. Il y avait de nombreuses prétendantes au « fameux tabouret » de maîtresse royale pour qu’on puisse choisir l’une des propriétaires possibles.


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Dans :
Août.13,2013
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