MONNAIES ET DETECTIONS

Pour les passionnés de la détection

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

Archive pour décembre, 2017

Trouvaille 93.02

Bonjour  à tous ! Voici 2 serpes  trouvé  ensemble, en pleine montagne  pyrénéenne… Une d’elle  est quasi  entière  et l’autre  est cassé  en plusieurs  morceaux … Cette dernière a un côté  creux! Étrange non? Sérieux vous  capable de les dater? Merci à vous tous! Txou 

Non pas capable !  Les serpes ont été fabriquées durant plus deux millénaires et avaient quasiment leur forme originelles depuis le début de la fabrication. Elles n’ont que très peu évoluées il faut les sortir dans un contexte archéologiques avec couche de stratifications pour les dater correctement et  effectivement il y a un rebord  surprenant sur la plus grande.

Trouvaille 97.02

Bonjour, je m’appelle Raphaël, j’habite dans la Nièvre. Félicitations pour votre magazine que j’attends impatiemment chaque fois. Voici une monnaie trouvée dans un bois de l’Yonne. Pouvez-vous me donner des renseignements sur cette monnaie s’il vous plaît ? Voici une autre monnaie assez classique mais je la trouve superbe, une Louis XVI 12 deniers trouvée dans le département du Nord et enfin deux objets que j’ai du mal à identifier. Merci d’avance pour les renseignements que vous me communiquerez et l’éventuelle parution de ces trouvailles dans votre magazine. Raphaël

C’est toujours un véritable frisson de sortir une monnaie d’or royale et merci de nous faire partager ce petit moment. Il s’agit d’un agnel d’or de Philippe IV (1285-1314) – Agnel d’or (26 janvier 1311). Avers : + AGN D IQVI TOLL PCCA MVDI MISERERE NOB. Agneau pascal à gauche, à l’éxergue PH REX. Revers : + XP C VINCIT XP C REGNAT XP C IMPERAT. Croix feuillue et fleuronnée dans un quadrilobe. La monnaie est en état TB+ du fait de l’usure sur la titulature du roi à l’exergue au droit. Le revers se porte mieux et permet de voir de légères pliures du flan. Cette monnaie s’estime 1500 euros.

Le douze denier au faisceau de Louis XVI comporte une patine assez belle et homogène. La frappe est fraiche, il y a néanmoins un degré d’usure et cette monnaie frappée à Paris en 1792-4 de la liberté fait partie des millésimes et ateliers les plus prolifiques. Son état TB+ la cote 15 euros.

Enfin on arrive aux objets. Pour le premier il s’agit d’un jeton de bordel en maillechort peut-être, la vue est explicite à l’avers et vous me pardonnerez de ne point la détailler. Le revers montre un portrait à gauche, style étrangement ressemblant à Léopold II roi de Belgique. Il est dommage que nous ne puissions déchiffrer l’inscription présente car elle aurait apportée de précieux renseignements. Fin XIXe siècle.

Le dernier objet est plus intriguant, il s’agit d’un élément de système d’attache de la période moyenâgeuse XIIIe-XIVe siècle. Les dorures restent encore présentes dans le fond des poinçons qui constituent des lignes courbes. Si on rajoute la couleur argent qui devait être présente sur toute la surface du métal et cette forme indéterminée, vous comprenez que nous restons sans idée sur la représentation faite avec cet élément de bronze. Et vous lecteurs avez-vous une idée ?

Il y a environ un an, à l’automne 2016, un trésor caché depuis près d’un siècle dans un piano était retrouvé par un accordeur musical du Royaume-Uni, Monsieur Martin Backhouse. Nous revenons ici, en donnant un maximum de détails, sur la succession des évènements qui a conduit à cette extraordinaire découverte dont les journaux anglais et français ont parlé à plusieurs reprises.

Tout a commencé en 1906

Fournisseur officiel de la cour d’Angleterre de Georges II à Elisabeth II, l’entreprise John Broadwood & Fils est la plus ancienne et l’une des plus prestigieuses sociétés fabriquant des pianos au monde. Son origine remonte au début du XVIIIe siècle. Mozart, Haydn, Chopin, Beethoven, Liszt et bien d’autres musiciens ont joué sur les instruments de cette fabrique.

Ancienne publicité pour les pianos « John Broadwood & Fils ».

En 1906, elle livre un piano à un magasin, grossiste en instruments de musique, situé 27, West Road, Saffron Walden dans l’Essex. Ce magasin appartient à Messieurs Beavan & Mothersole qui alors revendent le piano à une personne habitant probablement leur ville. Depuis cette date toute trace du propriétaire initial disparait et l’enquête ouverte le jeudi 12 janvier 2017 par le juge en chef à la Cour du coroner de Shrewsbury, John Ellery, ne permet ni de le retrouver, ni de retrouver ses héritiers. En avril 2017, la quarantaine de personnes qui ont tenté de faire valoir des droits sont toutes déboutées de leurs demandes et la recherche est déclarée close. Le trésor est alors attribué à la Couronne britannique.

M. et Mme Hemmings offrent le piano à une école

Graham et Megan Hemmings, les anciens propriétaires du piano.

C’est en 1983 que Graham et Megan Hemmings achètent un  piano pour initier leurs 4 enfants à la musique. Une fois leurs enfants devenus grands, le couple vend sa maison pour s’installer dans un logement plus petit  dans lequel le piano ne rentre pas, aussi M. et Mme Hemmings décident de l’offrir, en 2016, à une école : la Bishop’s Castle, l’école locale d’une petite ville du Shropshire. Ils ne savent pas qu’il s’agit du piano John Broadwood & Fils vendu en 1906 : en fait ils viennent d’offrir bien plus qu’un vieil instrument de musique et de perdre une fortune.

La découverte du trésor

Bishop’s Castle, l’école à qui le piano a été offert.

Lorsque l’école reçoit le piano elle constate qu’il a besoin d’être accordé avant de servir à la classe de musique. Elle confie ce travail à un accordeur professionnel âgé de 61 ans, Monsieur Martin Backhouse qui estime que les touches ne fonctionnent pas correctement. Il décide donc de regarder sous le clavier et y trouve une dizaine de paquets en tissu soigneusement cousus et une bourse en cuir. Il ouvre l’un des sacs et découvre des pièces de monnaie. Ce sont des souverains d’or !

Martin Backhouse prévient la direction de l’école qui sécurise la trouvaille et fait une déclaration de découverte auprès des autorités officielles locales.

Martin Backhouse, l’accordeur de piano et l’inventeur du trésor.

L’expertise par le British Museum

Une publicité Shredded Wheat datant de 1926 a permis de déterminer la période approximative de la cache du trésor.

Le British Museum charge Peter Reavill de l’expertise des pièces du trésor. Il y a, au total, 913 monnaies dont les millésimes vont de 1847 à 1915. Ce sont toutes des souverains d’or (pièces en or 917/1000, d’un diamètre de 22 millimètres, d’une masse de 7,9881 grammes). Ces monnaies ont été frappées pendant les règnes de Victoria pour la période 1847 à 1901, d’Edouard VII pour la période 1901 à 1910 et de Georges V pour la période 1910 à 1915. D’après l’AFP elles ont probablement été cachées au plus tôt à la fin des années 1920 et au plus tard à la fin de la Seconde guerre mondiale, comme en atteste une publicité pour la fabrique de céréales Shredded Wheat qui enveloppe l’un des paquets. La valeur de ces pièces est estimée entre 300 000 et 500 000 livres (330 000 et 550 000 €). Il s’agirait du plus important trésor jamais trouvé au Royaume-Uni : plus de 7 kilogrammes de monnaies d’or !

 
… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 97

10 millions d’euros

Pour un petit livre, 8,5 x 6,5 cm, c’est un prix exorbitant, mais le livre en question sort de l’ordinaire… Un livre d’heures commandé par François Ier lui-même vers 1530 pour sa nièce Jeanne d’Albret, future mère d’Henri IV ! Elle n’avait alors que dix ans quand François Ier lui offrit ce livre d’heures. Couvert d’or, de pierres précieuses et semi-précieuses, turquoises, rubis, améthystes, une somptueuse intaille en cornaline ornant la couverture, l’intérieur contenant plusieurs pages enluminées à la feuille d’or, une tranche couverte de pierreries et sans oublier un incroyable marque page figurant un Christ à la colonne enrichi lui aussi de nombreuses pierres sur fond d’or !
Après bien des péripéties, ce livre a fini en Angleterre, aux mains d’un particulier qui est prêt à le céder au musée du Louvres contre la modique somme de 10 millions d’euros. Les mécènes et dons des particuliers en ont déjà réuni 9, il en manque encore 1 pour conclure la vente, l’échéance tombant début 2018…
Source : la-croix.com

Trouvaille 97.03

Trouvé dans un champ labouré, ce petit bronze représentant un personnage couché sur un poisson plat. Poids 106 g environ, 6 cm de diamètre. Trouvé à côté ce bronze creux de 31 g pour une dimension de 4,5 cm. Nadine
La plaque de métier de pêcheur est exclue, il s’agit plus sûrement d’une applique mais n’ayant pu retrouver la symbolique représentée nous ne pouvons efficacement dater ce bronze. La balance irait plus légèrement sur les XVIIe-XVIIIe plutôt que l’antique.
Concernant l’autre objet, une photo de la façade arrière aurait permis de voir s’il existait un système de fixation comme des trous de rivets. Nous pouvons faire l’hypothèse qu’il s’agisse d’une bouterolle ou d’une situle soudée au seau et servant à fixer l’anse de ce dernier ? Période antique gallo-romaine avec un personnage hirsute, barbe longue coiffée, peut être le dieu Pan s’il s’avère que ce soit des cornes gravées au lieu de mèches de cheveux.

LA trouvaille du rallye Detectival 2017

De gauche à droite : Carlos, Stéphane, Thomas, Tracus013 et Ben.

Cette année, c’était ma deuxième participation consécutive au rallye Detectival en Angleterre. Cette fois-ci, j’ai fait le voyage avec Thomas, Stéphane, Frédéric, alias Tracus013, et Benoît dit « Ben ». Mais cette année nous avons eu une belle surprise.
Ce rallye est non seulement l’occasion de rencontrer des personnes de tous les horizons, de voir les nouveautés en matériel mais aussi de découvrir le pays du très intelligent « Treasure Act ». Je dis très intelligent car c’est ainsi que je vois la collaboration entre les poêleurs et les archéologues.
Cette année, le rallye se déroule du vendredi au dimanche inclus. Les deux premiers jours, nos trouvailles se limitaient à un denier romain, deux blanches anglaises et une fibule. Toutes ces trouvailles ont été remises aux archéologues pour identification et pour être répertoriées. Le samedi soir, nous étions tous les cinq dans la petite maison que nous avions louée pour l’occasion. Nous discutions de nos trouvailles respectives. Ben me tend un sac contenant les siennes. Mes yeux furent directement attirés par un bel objet en bronze d’une dizaine de centimètres de long. Il me dit l’avoir trouvé dès le premier jour mais n’y a pas prêté attention avant. Faut dire que, dès les journées détection terminées, nous restons longtemps au « village » discuter avec les autres poêleurs. Tracus le date directement de l’époque romaine. Sur nos conseils, Ben prendra sa trouvaille le lendemain pour la montrer à Anni, l’archéologue du Detectival.

La trouvaille.

Ainsi, le dimanche matin, nous nous dirigeons vers la tente des archéologues. Etant le seul à parler anglais, je sers d’interprète. Ben montre sa trouvaille à Anni. Celle-ci ouvre très grands ses yeux et affiche un sourire radieux.
Elle déclare avoir déjà vu quelque chose de semblable dans des revues spécialisées mais n’a jamais eu la chance d’en tenir dans ses mains. Anni l’identifie donc sans grand problème : objet votif romain représentant deux cornes d’abondance sensées apporter tout ce dont le défunt a besoin dans l’autre monde.
Anni demande à Ben si elle peut le garder pour une étude plus poussée.Ce à quoi Ben lui répond qu’elle peut le garder pour toujours. Là Anni ouvre encore plus grands ses yeux. Elle n’est pas sûre d’avoir bien compris.
Ben confirme en ajoutant que c’est son cadeau pour remercier les Anglais de leur Treasure Act. A ce moment, elle prend Ben dans ses bras pour lui faire la bise. Chose très rare de ce côté de la Manche.

Ben et sa trouvaille.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 97

Le trésor du « Bon Jésus »

En 2015, des géologues cherchant des diamants dans le désert namibien, mettaient par hasard au jour l’épave d’un navire portugais ayant sombré en 1533 !, probablement à cause d’une tempête. Il n’y eu aucun survivant, à rentrer au Portugal en tout cas… Enfoui sous les dunes à l’intérieur du trait de côte, c’est en creusant une digue qu’il fut mis au jour. On avait alors relaté cette découverte dans M&D n° 89. C’est la seule épave découverte quasiment complète de cette époque. La Namibie avait hérité de son contenu, des dizaines de canons de bronze, des armes plus petites, d’un nombre incroyable d’artefacts assez bien conservés et d’un pactole de plus de 2 000 monnaies d’or ! Tout cela devait finir dans un musée… Mais plus de dix ans plus tard, les bonnes paroles non pas été suivies d’actes, au grand dam des archéologues portugais. Les artefacts de l’épave sont toujours dans les hangars de la société de Beers, exploitant les diamants, artefacts qui depuis dix ans, n’ont eu droit à aucun traitement contre la corrosion…
Les Portugais voudraient maintenant récupérer le contenu du « Bon Jésus », que bien sûr les Namibiens ne veulent pas lâcher, donner c’est donner…
Source : deccanchronicle.com

Trouvaille 92.31

Photo envoyée par inconnu et par courrier papier ce qui devient de plus en plus rare mais comme il s’agit d’une belle monnaie on la publie car à l’impression le tirage papier ne vaut pas les fichiers numériques en qualité. Il s’agit d’une monnaie de Philippe VI de Valois : écu d’or à la chaise frappé en 1343 : + PhILIPPVS DEI GRA FRAnCORVM REX (ponctuation par deux sautoirs superposés). Philippe VI assis dans une stalle gothique, couronné, vêtu de la cotte d’armes, tenant de la main droite l’épée levée et de la gauche l’écu de France aux lis, dans un polylobe (Philippe, roi des Francs par la grâce de Dieu). Le revers est dans
un bel état aussi : XPC VINCIT XPC REGNAT XPC: IMPERAT, croix quadrilobée et fleuronnée, dans un double quadrilobe orné de feuilles et cantonné de quatre trèfles (Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande). TB++, son estimation est à 1200 euros.

Trouvaille 92.30

Voilà une belle trouvaille qui m’a donné un sourire jusqu’aux oreilles pouvez-vous m’en dire plus Alexandre 552

Il pourrait s’agir de la famille DE LESCALLE, mais selon armorial Rietstap le blason de la famille DE LESCALLES de Lorraine comporte deux aigles ailes déployées vers le bas.
Pour ma part j’ai trouvé une famille DE LESCALLE dans la région de Bordeaux qui porte les armes du sceau: les armes sont parlantes un rapport existant entre le nom des signes qui les forment (une échelle) et celui de la maison à laquelle elles appartiennent; l’aigle à deux têtes, éployée, est de front les ailes étendues avec les extrémités tournées vers le haut de l’écu.
L’aigle à deux têtes se retrouve un peu partout surtout dans l’est de la France mais aussi en Allemagne, Autriche, Hongrie, Pologne, Russie, et d’autres pays par alliances.
Il faudrait la région de découverte pour pouvoir affiner pour pouvoir visualiser le tour du blason. Probable datation 2eme moitié du XVIII° siècle à XIX° siècle. Dans tous les cas très jolie pièce que nous avons plaisir à admirer !!  

Trouvaille 92.29

/voici ma dernière trouvaille  très terreuse et pleine de concrétions lors de la découverte dans un jardin chez un particulier au pied d’une vielle margelle de puit.  La voici nettoyée elle m’as pris du temps (plus que je n’aurais cru) par contre aucune idée sur ses origine ni provenance. Étrusque peut être ? Gauloise ? Copie ou originale ? là je sèche….. Toffy

 Il s’agit d’une reproduction d’une statuette, mais laquelle ? Mystère, le style est assez moderne. Le chapeau ou casque s’apparente plutôt à la erse antique comme pour les scythes ou le capuchon pointu des saces !