MONNAIES ET DETECTIONS

Pour les passionnés de la détection

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

Archive pour août, 2020

Trésor du confinement !

Le confinement dans de nombreux pays, a eu pour effet de cloîtrer des milliers de prospecteurs chez eux, le manque de détection en a conduit plus d’un à prospecter leurs jardins et l’on a pu voir de belles découvertes sur les forums de détection. Une Anglaise résidant à Portsmouth, Amanda Johnson, a quant à elle emprunté le détecteur de son fils pour l’essayer dans son jardin, histoire de faire passer le temps… Et la chance de la débutante a frappé, une nouvelle fois. Amanda, a découvert près d’un de ses massifs de fleurs une pièce d’or ! Une monnaie du 16e siècle, frappée sous Henry VII, d’environ 30 mm de diamètre pour un poids de 5 grammes. La monnaie a été estimée 2500 Livres Sterling !

Source : thesun.co.uk

Trouvaille 112.08

Bonjour la rédaction. En ces temps de confinement dans le 90 et en attendant de retrouver un peu de liberté avec mon détecteur…, c’est avec plaisir que je me replonge dans les anciens numéros. Merci pour votre engagement pour que notre passion soit un jour reconnue comme d’utilité publique !! Sauvons notre histoire, elle est sous nos pieds. Quelques photos de trouvailles, si vous pouviez me dater la bague, et me donner votre avis sur l’objet en forme d’anneau. Un grand merci. PS, vous pouvez faire figurer les photos dans un prochain numéro si vous le souhaitez. Bague poids 1,52 g, taille 20 x 12 et monnaie gauloise Sénon au sanglier, trouvées près de Port-sur-Saône. Anneau ? 11,93 g, 23 de diamètre 16 intérieur, trouvé à côté de Belfort, 90. Thierry 
Bague atypique de fabrication artisanale, de taille considérable (20 mm), consistant en un écu supportant la lettre G de typographie moderne. Il semble qu’il y ait aussi un liséré faisant le tour de l’écu en simples petites barres parallèles. Le chaton est relié à l’anneau plat et large par les côtés de l’écu avec une ovalisation des deux côtés de l’écu qui surligne un simple ovale géométrique comme décoration. L’anneau est brisé ; en considérant la relative modernité de la lettre on pourrait se lancer dans une datation fin XVIIIe- XIXe siècle.
Le potin Sénon est à la tête d’indien et au sanglier, au premier siècle avant JC. Anépigraphe. Tête “d’indien” fortement stylisée à droite, six mèches de cheveux tirées en arrière. Revers : aussi anépigraphe, sanglier, enseigne à droite ; au-dessous, trois points posés en triangle. Monnaies en TB++ estimée 25 euros.
Quant à votre anneau, il n’ y a pas grand-chose à dire…

Le trésor de Begoml en Biélorussie

Alexander Nikolaevitch Naumovets, un habitant de Borisov près de la petite ville de Begoml, district de Vitebsk, située à 100 kilomètres au nord de Minsk, la capitale de la Biélorussie, se promène sur une route forestière lorsqu’il distingue sur le sol quelque chose qui ressemble à une plaque rectangulaire. Il comprend que l’objet qui a attiré son attention est un vieux portefeuille lorsque celui-ci s’effrite entre ses doigts et que des pièces de monnaie tombent à terre.
Plusieurs journaux locaux, Les Nouvelles populaires de Vitebsk, Les informations de Borisov, le Journal de Vitebsk et quelques autres ont relaté cette découverte début février 2020.

La remise du trésor au musée de Begoml

La presse biélorusse ne nous dit pas si Alexander Nikolaevitch Naumovets flâne en  rêvant, recherche des champignons ou utilise un détecteur à métaux le long du chemin qu’il emprunte au moment de sa découverte en cette fin de janvier 2020. Elle nous explique seulement qu’il remet le jour même son trésor à Olga Tolyarenok, la responsable du musée de Begoml. Ce trésor est composé de 19 pièces de monnaie en argent du XVIIe siècle frappées pour beaucoup sous Sigismond III Vasa (Zygmunt III Waza), roi de Pologne et Grand-duc de Lituanie, de deux broches, d’une boucle d’oreille et d’un fragment de bague.

Le trésor trouvé en janvier 2020 à Begoml. © Родныя Вытокі

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

Navire Ottoman

Une équipe de recherche sous-marine, baptisé Enigma Shipwrecks, a découvert au large du Liban une zone contenant au moins douze épaves ! Des épaves grecques (hellénistiques) romaines, islamiques et ottomanes ; la plus grande de toutes était une épave ottomane, elle a coulé vers 1630 ! Le navire mesurait 140 pieds, environ 43 mètres de long, pour un poids en ordre de marche estimé à 1000 tonnes ! D’après les chercheurs, il était vraiment énorme pour l’époque, et aurait pu transporter deux navires de taille normale, en 1630, sur son pont ! La fouille de l’épave se poursuit, une collection de porcelaines de Chine a déjà été renflouée à l’aide d’un robot filoguidé. C’est la première fois que l’on découvre de la porcelaine chinoise de cette époque sur une épave en mer Méditerranée…


Source : thehistoryblog.com

Trouvaille 109.21

J’ai vu que l’on peut expertiser des objets inconnus ! Les voici. Quelqu’un sait ce que c’est ? Pascal

Merci Pascal à l’avenir, d’indiquer les dimensions des objets ! Nous ne sommes pas devins et celles-ci donnent des indications primordiales. Un effort sur la qualité des photos est un plus aussi. On se demande si on ne va pas organiser des stages de photos macro pour les lecteurs qui nous envoient des trouvailles… Votre premier objet est soit une bouterolle soit un embout de ceinture médiévale, on penche plutôt pour la seconde hypothèse car bien que la seule photo soit prise du dessus on devine qu’il n’y a que peu d’épaisseur grâce à la partie trilobée ajourée. De plus la forme étroite et longue convient mieux à un embout de ceinture médiévale (strap end en anglais). La décoration est typiquement du XIVe siècle. Votre deuxième objet, est lui, antique. Il est en bronze au vu de la patine, cassé à une extrémité, c’est un embout décoré d’outil à usage domestique. On distingue nettement un visage dans la partie basse, chapeauté d’un col de cygne ? Un faune ? Un satyre ? On ne peut vous en dire plus pour le moment. Il est très probablement gallo-romain.

Trouvailles 109.20

Bonjour, je vous fais parvenir la photo d’un objet trouvé dans le 28 près de Châteaudun. Peut-être décoration pour animaux, collier ou autre ; je suis impatient d’avoir de vos nouvelles et une identification, en vous remerciant par avance. Nicolas

Le domaine d’attribution de cet objet pourrait être vaste, il nous semble que ce pourrait être une parure militaire XIXe-XXe siècle. Des anneaux en cuivre dont le diamètre s’agrandit régulièrement jusqu’à l’élément central qui supporte un petit anneau supplémentaire qui devait servir à soutenir un pendant central quelconque.

Je fais suite à votre dernière parution n° 109 et à l’objet découvert près de Chateaudun référencé 109.20. Il s’agit en réalité d’un élément de la bride d’un cheval, appelé gourmette. Cette chainette plate passe d’une branche à l’autre du mord en passant sous la barde du cheval. Sa fonction est d’augmenter l’action du mord au fur et à mesure de la traction exercée sur les rennes. Cette gourmette en laiton est probablement ancienne (fin XIXe/début XXe) à usage militaire. Longue vie à votre revue ! Geoffroy

Trouvaille 109.19

Bonjour à tous, voici une monnaie argent 2 réals espagnols, diamètre 26, de 1778, atelier s. Si vous avez plus d’info sur ce type de monnaie, merci d’avance. Plus une autre monnaie argent espagnole : diamètre 32, je pense 8 réal de 1592. Plus d’infos peut-être ? Cordialement, pascalou 65

Le 65 c’est les Pyrénées et il est donc normal que Pascalou y trouve des monnaies espagnoles : une 2 réals de 1778 pour Charles III frappée à Séville. C’est une monnaie en TB, le visage est usé et des stries sont présentes. La valeur de collection de cette monnaie est d’une vingtaine d’euros. La seconde est une 4 réals de Séville pour l’année 1592. Son état est au-delà de la moyenne pour ce type de monnaie espagnole frustre en fabrication, elle s’estime 120 euros. La lettre B est le nom du graveur : Juan Vicente. Bravo.

Trouvaille 109.18

Inconnu nous a envoyé la bague trouvée grâce à son détecteur : une tige plate et large en argent s’élargissant légèrement à l’épaulement et supportant un décor de lignes incisées se croisant ou parallèles. L’anneau supporte un chaton rectangulaire et épais et présentant un motif qui s’apparenterait à la lettre V au premier abord. Deux petits dessins émergent en fond et sont positionnés symétriquement (mains schématisées ?). Une incision centrale entre les branches du V supporte 10 petites incisions parallèles. Cette bague est difficile à dater mais on se lance sur XVIIIe-XIXe siècles.

Trouvaille 109.17

Bonjour, j’ai trouvé cette pointe de Palmela en Ariège sur la commune de la Bastide-de-Sérou ; elle n’est pas du tout oxydée et l’on peut voir les traces de forgeage sur les tranchants (comme neuve !). Dimensions : L 10,5 x l 2,5 x ép. 0,2 (à la base de la soie). Cordialement, Edmond


Merci pour votre participation, c’est la soixante-cinquième. La rédaction

Trouvaille 109.16

Bonjour, voici deux trouvailles faites dans l’Yonne. La première est une chape de fourreau trouvée en forêt. La seconde est une belle monnaie, un esterlin de Toul, trouvé en labour. Si vous pouviez me l’estimer ? Stephane

On aurait aimé voir le revers de la chape pour avoir une meilleure idée de l’objet. En tout cas, très belle conservation et patine qui permet d’admirer deux écus fabriqués aux poinçons. La monnaie est bien un esterlin de Toul pour Jean d’Arzillière 1321- 1328. Avers + EC MONETA NOSTRA. : buste couronné de face (Ceci est notre monnaie). Revers : LVN – TON – ENG – IEN : Croix coupant la légende, cantonnée de quatre groupes de trois besants posés en triangle (Cité de Toul). La monnaie présente une brisure de pli redressé ; c’est donc un état B++ que l’on peut estimer à environ 50 euros.