C’est un denier mérovingien d’Antenor avec une jolie patine mais une faiblesse de frappe à l’avers, hélas. Poids : 1,05 g. Diamètre : 12 mm. Commune : Bagnols-sur-Cèze dans le Gard (vigne). Cordialement, Fabio
Buste diadémé à droite ; A à droite. Revers : deux T dans le champ formant une croix latine reposant sur une base. C’est donc un denier de Marseille au nom du monetaire Anthenor. C’est effectivement un denier du patrice de Provence Antenor dont le revers est semblable à l’exemplaire Belfort 2677 aux légendes MASSILIA au droit et ANTEHOR au revers. Le début de légende est mal venu à la frappe et on ne distingue que la fin de légende [….]ILIA devant le portrait. Le droit de cet exemplaire est différent du denier Belfort 2677. TTB 200 euros.
Bonjour, j’ai trouvé dans une pâture de la basse vallée de l’Arc (13) cette pièce que j’ai pu identifier sur internet comme un As CONSTANTIAE AVGVSTI SC de l’empereur Claude (50-54 ap. JC). Titulature avers : TI CLAUDIVS CAESAR AVG P M TR P IMP P P. Tête nue de Claude à gauche ; autour, légende en sens horaire débutant à 7 h. Tiberius Claudius Caesar Augustus Pontifex Maximus Tribunicia Potestate Imperator Pater Patriae (L’empereur Tiberius Claudius césar, auguste, grand pontife revêtu de la puissance tribunicienne, père de la patrie). Revers : CONSTANTIAE AVGVSTI, S C : Constantiae Augusti (La constance de l’auguste), Senatus Consulto (Par décret du Sénat) Constantia (la Constance) en habit militaire et casquée, debout à gauche, levant la main droite et tenant un sceptre long de la main gauche, de chaque côté, inscription. Atelier de Rome. Il est en mauvais état, j’en conviens et de peu de valeur, et je pense que les numismates spécialisés dans les monnaies romaines savent que cette monnaie a circulé autour d’Aix en Provence (Acqua sextius). Par contre, ce qui m’interroge, et que je n’ai pas trouvé sur internet, ce sont des marques qui ressemblent à une lame ondulée ? Serpent ? Devant le buste et à une épée ? Drapeau ? derrière le buste. Est-ce que mon imagination me joue des tours et ces marques ne sont que l’effet d’une usure irrégulière, ou est-ce que je me trompe plus profondément sur le type de monnaie ? De même, c’est à vue que j’ai trouvé ce petit galet. Une petite pierre qui m’a étonné par sa symétrie parfaite, à la fois par sa forme générale que par l’implantation et la régularité des deux trous. Là aussi fruit d’une imagination trop féconde (mais indispensable pour tout détectoriste car producteur d’adrénaline) ou possibilité d’un réel artefact ? La pierre pèse 8 g, elle mesure 26 mm par 23 mm, 9 mm à son épaisseur maximale, le petit trou fait 2 mm de diamètre et 5 mm pour le grand trou central. Je vous remercie de votre avis et longue vie à la Revue. Joël
On pense que vous coupez trop les cheveux en quatre, il s’agit d’un coup marqué à l’arrière du buste qui date de l’époque puisque la patine est présente, et sur l’avant c’est un peu plus curieux mais cela ne nous empêcherait pas de dormir : soit un graphito soit un effet bizarre d’oxydation de la monnaie. La pierre est un élément de parure néolithique, une perle sphérique, il se peut qu’elle fut portée en pendentif ou en boucle d’oreille d’où l’explication du petit trou, sous réserve car nous ne sommes que rarement confrontés à de la préhistoire avec nos détecteurs…
Bonjour, merci de bien vouloir m’éclairer sur cet objet trouvé en Vendée. Il mesure 7 cm de diamètre, d’un poids de 77 grammes. Mes recherches sur internet ne me donnent rien, que ce soit sur son utilité et son époque. J’ai bien trouvé sur le site du Louvre, dans leurs collections romaines grecques et étrusques une applique dont les éléments de décors sont très ressemblants. Merci Patrick
Applique XIXe représentant un faune.
Il s’agit plutôt d’une bossette de mors du XVIIe. Il existe un grand nombre de ces bossettes à connotation mythologique (à tête de fauves, de méduses, etc.). Réponse collégiale d’Alex T et Nostromo
Applique ou bossette ? On est dans le même créneau d’identification mais au lieu de XIXe c’est plutôt XVIIe, merci pour cette précision, la rédaction.
Enfin on termine par de l’or, les meilleures pour la fin, un Salut d’or Henri VI de Lancastre roi de France et d’Angleterre. Avers : léopard (atelier de Rouen) HENRICVS: DEI: GRA: FRACORV: Z: AGLIE: REX. L’archange Gabriel visitant la Vierge, les personnages sont vus à mi-corps et placés derrière les écus accotés de France et de France-Angleterre. Gabriel tend un rouleau inscrit AVE (descendant) ; au-dessus cinq rayons de lumière divine. (Henry, par la grâce de Dieu, roi des Francs et des Anglais). Revers : (XPC’* VINCIT* XPC’* REGNAT* XPC’* IMPERAT, croix accostée d’un lis et d’un léopard, au-dessous une h onciale, chiffre d’Henri VI, le tout dans un décalobe fleurdelisé. (Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande). La photo n’est pas de qualité ce qui nous empêche d’admirer dans toute sa splendeur ce TTB, mis à part un petit coup sur la tranche à neuf heures sur l’avers. Cette monnaie n’est pas rare mais s’évalue 1200 euros.
La quatrième pièce est un bourgeois fort de Philippe IV au titre de 0,479 et d’un cours de 2,5 deniers tournois. Monnaie frappée en 1311. PHILIPPUS REX, croix latine tréflée coupant la légende et au revers BURGENSIS en légende extérieure, dans le champ FORTIS en deux lignes sous une couronne, ref : DUP 231. La monnaie est légèrement décentrée sur l’avers, et comporte une usure de circulation, c’est un état TB+, on peut l’évaluer à 50 euros. La suivante est une monnaie espagnole de la Castille et du Léon que l’on ne présente plus, c’est dessiné dessus ! Il existe une infinité de variantes de ces réaux selon la division et l’atelier, celle-ci doit être une deux reales mais son poids est inférieur au poids théorique. Ecu à multiple quartier, une couronne coupant la légende. Au revers, champ écartelé aux 1 et 4 de Castille, aux 2 et 3 de Léon dans un double octolobe. Frappée à Valladolid. Estimée 70 à 80 euros, cet atelier étant moins courant.
La monnaie en billon provient des pays bas Gederland, il s’agit (selon le poids annoncé, d’une monnaie de un stuiver soit six fois moins de valeur que la monnaie dont vous parlez N° 122.08. Lion ramant à droite épée élevée et revers : GELRIA en deux lignes puis la date indistincte 161-, c’est une monnaie de peu de valeur, quelques euros, ref : KM 35 page 1196 world coins 1601-1700.
Salut à toute l’équipe, voici quelques photos de monnaies dont certaines ne sont pas encore identifiées. Je vous laisse ce plaisir, ce sont des monnaies trouvées dans des bois ou herbages dans la région de Pont-Audemer en Haute Normandie. J’ai encore d’autres photos pour plus tard. Posthume, laeticia double sesterce 33 mm, p 21,52 g. Julia mamae venus victrix, sesterce 32 mm 22,88 g. Billon : 21 mm, 0,99 g, identique à MD122.08 ? Billon 21 mm, 1,12 g. La six : argent 22 mm, 4,33 g. La sept salut d’or Henry VI 1422, 27 mm, 3,46 g. Merci d’avance et bonne continuation, La fouine 27
Un beau double sesterce, état TTB- avec une jolie patine, avers : IMP C M CASS LAT POSTVMVS P F AVG. : buste radié, drapé et cuirassé de Postume à droite, vu de trois quarts en avant. “Imperator Cæsar Marcus Cassius Latinius Postumus Pius Felix Augustus” (L’empereur césar Marcus Cassius Latinius Postume pieux heureux auguste). Le revers est : LAETITIA AVG. Galère voguant à droite avec quatre rameurs et un timonier tenant le gouvernail. “Lætitia Augusti” (La Joie de l’auguste). L’usure est un peu plus marquée sur l’avers que sur le revers mais la monnaie dégage un bel ensemble si ce n’est ce « coup de poinçon malencontreux » sur la couronne rostrale. C’est une monnaie à 160 euros. Le second sesterce est de l’impératrice Julia mamae frappé en 231 à Rome. Avers : IVLIA MAMAEA – AVGVSTA. Buste de Julia Mamée drapé et diadémé à droite, vu de trois quarts en avant. Julia Mamaea Augusta. Revers : VENVS VICTRIX SC. Vénus tournée à gauche, tenant de la main droite un casque et de la main gauche un sceptre ; à ses pieds, un bouclier. “Venus Victrix” (Vénus Victorieuse). La monnaie est en TB++ avec usure de circulation et peut s’évaluer 100 à 120 euros.
Bonjour, pourriez-vous identifier ce petit objet en bronze mesurant 3,5 cm ? L’anneau fait 15 mm. Trouvé dans le Perche commune de Coulonge-les-Sablons 61. Et pourriez-vous identifier aussi ce médaillon en argent mesurant 1 x 0,5 cm trouvé dans l’Orne commune de St Hilaire-sur-Erre ? J’ai joint sur cette photo, à droite, un médaillon qui y ressemble fortement trouvé par un ami dans une autre région de France. Merci, Gillou
L’anneau faisant 15 mm de diamètre, c’est un peu petit pour le doigt d’un homme, a fortiori un manuel. On n’a pas vraiment d’idée pour cet objet, une clé passe partout ? un poinçon pour le cuir ? un guide cloué dans du bois ? cette dernière hypothèse ayant notre préférence. Le petit objet est une médaillette retaillée en forme de cloche supportant un christ schématisé. Cette médaillette date du début XVIIIe siècle, elle figure, à la fois, le christ en croix et la cloche de Pâques, cette dernière étant censée sonner à l’aube de ce jour pour annoncer la résurrection christique. La médaillette doit avoir eu un lien avec une confrérie régionale de célébration pascale, difficile d’en dire davantage.
Trouvé “à l’oeil” (ça m’arrive…) dans le 24, cet objet minuscule, dans un contexte religieux (emprise d’un ancien couvent du XVe siècle). Le métal de la plaque-support, légèrement bombée, est cuivreux, sans aucune trace d’attache au dos. Seule l’encoche pouvait servir à suspendre cet objet. Encoche dont la forme elle-même est inhabituelle et ne montre pas de traces d’usure (la fracture n’en est pas une). L’émaillage est de très haute précision : quelques millimètres voire un seul pour certains des motifs. De quoi peut-il bien s’agir ? Cet objet manifestement purement décoratif et non pas utilitaire estil une partie d’un objet plus grand et connu ? Merci et bravo pour la revue. J’espère qu’elle durera encore longtemps. Cordialement, Paradoc 95
C’est manifestement un objet décoratif, genre applique, le style semble d’inspiration orientale bien loin de nos contrées et du style religieux du XVe à aujourd’hui pour un couvent. Perdu loin de sa contrée d’origine vous l’avez ressorti de l’oubli. Les couleurs encore bien présentes, la forme, non pas en croix mais en quatre points rapprochés du motif marron dans les pavés blancs peuvent évoquer la forme des moucharabieh et conforter notre opinion sur son origine. Difficile de dater cet objet mais selon nous moins de trois siècles.
Abonné de la revue dont j’apprécie l’éclectisme et la profondeur des articles, je sollicite votre avis sur de récentes trouvailles dans un labour du Morbihan à une cinquantaine de mètres d’un manoir au sujet duquel l’histoire locale évoque les mémoires d’Henri IV et de la Duchesse Anne. J’ai vu une hache en bronze qui a été trouvée dans la même parcelle que mes trouvailles ou dans une voisine. Le détenteur de la hache, originaire de la commune, m’a indiqué qu’il y a quelques décennies, l’agriculteur en trouvait régulièrement, Bien à vous, Bruno
Il semble qu’il s’agisse d’une jolie collection de plomb qui maintenait le silex en place sur le chien quand celui-ci percutait la batterie qui produisait l’étincelle qui enflammait la poudre du bassinet de l’arquebuse ou autre arme. Nous n’avons pas d’information sur les deux éléments identiques et différents de forme de « pince » en bas et le gros morceau à gauche ne rentre pas dans l’identification suggérée plus haut.