MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour juin, 2026

Trouvaille 146.05

Bonjour, joli as ou sesterce trouvé dans le Vaucluse. Davidou23.

Sesterce d’Antonin le Pieux en tant que César sous l’empereur Hadrien. Avers : IMP T AELIVS CAESAR ANTONINVS, buste d’Antonin. Imperator Titus Aelius Caesar Antoninus. Revers : Pietas, voilée, debout à droite, levant la main et tenant une boîte à encens devant un autel. TRIB POT COS DES II PIETAS S C : Tribunicia Potestate, Consul Designatus Secundum. Piété. Senatus Consultum. Cette monnaie a été frappée en 138 à Rome. Réf. : RIC II.3 n°2774. Son état est TB+ ; elle peut s’échanger autour de 120 €.

Trouvaille 146.04

Bonjour, j’ai eu l’occasion d’acquérir une pièce qui semble être de l’époque carolingienne. Je souhaiterais avoir votre avis, si possible, sur l’authenticité de la pièce, son état ainsi qu’une estimation de sa valeur (et/ou toute information pertinente). Les informations sur Internet sont très compliquées. A priori, ce serait un denier de la deuxième période de Charlemagne, type 2, pour Lyon. Le poids qui m’a été communiqué serait de 1,79 g pour un diamètre de 22 mm. La pièce est légèrement voilée/tordue. On peut y lire : CAROLVS REX FR et de l’autre côté : LVGDVNVM. Merci d’avance pour votre réponse. Respectueusement, SB.

Au vu des photos, ce denier paraît totalement authentique. Bien évidemment, la seule manière d’en être convaincu est une analyse métallique, qui permettrait une affirmation sans risque d’erreur au vu des résultats. Mais cela a un coût, et cette monnaie n’est pas ultra-rarissime : le travail pour graver deux coins et frapper un flan serait à peine rentable. Il est évident aussi que cette monnaie n’est pas coulée, ce qui est en général la façon de procéder pour une fausse monnaie. Bref : A/ + CARLVS REX FR entre deux grénetis, croix. R/ + LVGDVNVM, monogramme. État : RR TTB-. Réf. catalogue : Nou. 91 – Prou. 629 – Gariel 200. On peut l’estimer entre 1 200 et 1 300 €.

Trouvaille 146.03

Bonjour, j’ai lu votre article dans le magazine numéro 142, sur une étude des haches découvertes à Landerneau. Il se trouve que moi aussi j’ai trouvé un dépôt, sûrement d’un fondeur de l’âge du Bronze. Je précise que c’était il y a plus de dix ans, que ce n’était sur aucun site archéologique répertorié et que la découverte s’est faite purement par hasard, dans le département de la Loire-Atlantique. Le poids total des morceaux de bronze s’élève à environ 4 kg ; je n’ai pas pesé les haches. Hugo.

Que voulez-vous ? On est gouverné par des brêles ! Ce dépôt ne sera jamais étudié et, de toute manière, il y a peu de chance qu’il apporte une information complémentaire aux autres dépôts identiques déjà étudiés. Mis à part pour une tenue statistique, votre trouvaille rebuterait un archéo pour le travail supplémentaire de paperasse, mais rendrait fous de joie des centaines de prospecteurs qui assisteraient à son exhumation. Hé bien faisons- leur ce plaisir : un dépôt de fondeur de l’âge du Bronze final, entre 1000 et 850 avant notre ère, constitué, au vu de la photo générale, de deux fragments d’épées, de neuf haches à douille et à ailerons, abîmées, cassées ou ratées. Le reste étant des morceaux de bronze prêts à refondre, mis à part un objet de forme sphérique et indéterminée en bas de la photo. Revenons sur le plus joli spécimen : ce fragment d’épée en langue de carpe comprend la partie distale d’une languette et la partie proximale de la lame. La languette, brisée à la base de la fusée, montre deux trous de rivets de chaque côté, au niveau de la garde. Les deux derniers trous se devinent dans la partie brisée supérieure. Sous la garde, la base élargie de la lame apparaît nettement marquée par un cran, souligné par un méplat en léger relief. La lame, à bords parallèles et léger bourrelet axial, est ornée par une rainure disposée de part et d’autre du bourrelet. On ne vous fait pas l’affront de reparler des haches : on sait que vous avez retenu le dernier article à ce sujet…

Trouvaille 146.02

Bonjour, voici un reste de fibule, romaine ? Un demi-franc Napoléon et un plomb de sac. Voilà donc des objets éclectiques trouvés en vallée de Seine, à l’ouest de Rouen. Je vous en souhaite bonne réception. Merci pour la qualité de votre magazine. Clodomir.

Un plomb de sac de la cimenterie « Le Lion » : à l’avers, un lion à gauche et la légende CIMENTERIE LE LION ; au revers, on distingue difficilement LAVOCAT & CO, avec une ligne de caractères plus petits non lisibles, et en exergue NEUFCHATEL. Cette cimenterie fut fondée en 1862 à Neufchâtel (Pas-de-Calais) par MM. Darsy et Lefebvre, associés. En 1883, M. Lavocat, ancien élève de l’École polytechnique, puis en 1895 M. Stienne, seront les futurs associés. La mort de ses trois associés a laissé M. Lavocat seul gérant de la société depuis l’année 1900 (Essai de recensement des plombs de scellé de J.-P. Carlot). Ce plomb peut donc être daté du tout début du XXe siècle. On continue par une fibule à protubérances latérales, datée du Ier siècle après Jésus-Christ. Elle possède un arc semi-cylindrique barré par une forte moulure transversale, avec charnière externe et porte-ardillon triangulaire, ou ce qu’il en reste. Vient ensuite un demi-franc Napoléon Ier lauré, 1808 A, réf. F.177, TTB-, à 70 €.

Trouvaille 146.01

Trouvaille de JC dans le Gers : un denier carolingien pour Toulouse, Pépin II, roi d’Aquitaine (839-865). A/ + PIPPINVS REX (croix pattée). R/ TOLOSA CIVI (monogramme carolingien). La monnaie est en TTB- et peut rentrer sur un plateau pour 650-750 €.