Da Patarc, dans les Hautes-Pyrénées, une ampoule de pèlerin :
À l’époque médiévale, le langage des fleurs pouvait être récupéré par la symbolique chrétienne. Dans ce contexte, une ampoule contenait de l’huile, de la terre ou un liquide béni ayant touché une sainte relique visitée, et était emportée avec soi en guise de souvenir et d’intermédiaire entre le dévot et la relique sainte inaccessible, facteur de miracles.
Ainsi, notre fleur inhabituelle pourrait être une Véronique, symbolisant l’amour fidèle, mais renvoyant aussi à la Véronique, ou Véra Icon byzantine (littéralement : la vraie icône ou image du visage du Christ). Ce tissu ayant essuyé le visage ensanglanté du Christ marchant vers sa Passion et sa crucifixion, avait miraculeusement retenu l’empreinte du visage du Christ. La relique avait été conservée par ses disciples dont Sainte Véronique. La Véronique était donc l’une des plus précieuses reliques qu’un sanctuaire pouvait présenter aux pèlerins. On comprend pourquoi il était plus aisé de dessiner une fleur allusive sur l’ampoule plutôt qu’un tissu tendu laissant apparaître le visage du Christ. Cette représentation était graphiquement plus difficile à rendre et aurait rendu l’ampoule-souvenir plus onéreuse.
L’ampoule portant la fleur de véronique et un M gothique suivi d’un L porte au revers ce qui semble être un IHS, dont la croix serait la hampe du H. Fin XVe siècle ou début XVIe siècle.
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Dans :
Mai.17,2011
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