Bonjour, j’ai trouvé tous ces objets dans les bois. Le blason, je pense qu’il est en cuivre ? et était doré. L’autre objet était doré également, avec attache au dos, je crois en bronze, et la clé en fer. Maintenant si ça passe pas sur la revue c’est pas grave du tout, mais j’aimerais en savoir un peu plus sur ces objets, amicalement, Le Toine. PS : objets trouvés près de Gramat dans le Lot. Le premier pèse 28 g et 4,5 cm large au plus grand, et 6 cm de haut, il est lisse au dos.
Reste de vervelle ou applique : écu avec un champ de fleurs de lys surmonté d’un lambel de gueules. Le lambel est le signe d’un cadet dans la famille, ce lambel supporte neuf figures identiques, un château avec deux tourelles. Il semble que le champ de lys était d’or car on aperçoit quelques vagues traces. Le second objet aurait mérité des photos de meilleure qualité. On a ainsi supprimé la photo de revers qui ne nous apportait rien car d’un flou olympique ! On ne sait donc pas, sans le système d’attache du revers, à quel genre de pièce l’on a affaire, on se contentera du décor de la face présentée. Décor intéressant car peu courant d’un visage grimaçant de face, non humain car on aperçoit des cornes ? ou oreilles ? (animal) sur la partie supérieure. La bouche est ouverte en grand et une langue fourchue en sort. On est donc sur un cartouche mettant en exergue un démon voire le diable en personne. Datation proposée XIII-XIVe siècle. Votre dernier objet est intriguant en diable (pour faire la liaison), il est résolument moderne et une section est cassée et manque à l’appel. Vous avez émis l’idée qu’il s’agissait d’une clé, on ne le pense pas ! Mais nous sommes sans aucune proposition pour le moment. Trouvé dans un bois, on a passé en revue les objets de travail des forestiers sans faire mouche, alors amis lecteurs, on compte sur votre perspicacité pour nous renseigner. MO**


Le troisième objet cité sous la référence 117.24 de votre dernier numéro est en réalité une branche faisant partie d’un mors d’attelage et dont le canon manquant, situé au niveau de la section cassée, rentrait dans la bouche du cheval. Geoffray V.
On veut bien vous croire mais on avait pas vraiment compris le fonctionnement et l’emplacement de cette pièce, souvent une bonne photo vaut toutes les explications, et grâce aux mots clés que vous nous avez suggéré on a trouvé sur le net et compris réellement ce que c’était ! Merci aussi à Nostromo. La rédaction

Bonjour, dans le N° 117, dans les trouvailles en réf. 117.24, il y a une applique trouvée près de Gramat ; je me suis penché sur son origine car habitant près de Gramat j’ai été intriqué par cet écu. Cet écu se défini comme ceci : « D’azur, semé de fleurs de lys d’or, au lambel de gueules à trois pendants, chacun chargé de trois châteaux d’or ». Mes recherches ont débuté par les seigneurs des environs ; en premier le seigneur local, Bernard de Castelnau, baron de Gramat, mais il blasonne de gueule au château d’or à trois tours, comme on retrouve sur le lambel de l’applique. En fait, je n’ai rien trouvé de concluant ni chez lui, ni chez les seigneurs locaux. En consultant d’autres documents j’ai trouvé diverses représentations de ce blason donné pour appartenir aux comtes D’Artois. Pour vérifier, j’ai cherché sur SIGILA (base numérique des sceaux conservés en France). Dans mes recherches, j’ai trouvé des sceaux et contre sceaux qui reprennent le dessin de l’applique ; on peut donc en déduire que nous sommes en présence du blason d’un comte D’Artois ; par contre il va être plus difficile de dire lequel, et d’expliquer pourquoi il se trouve à Gramat ; et là, je n’ai pas de réponse. Ciré46

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Avr.23,2021
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