MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Trouvaille 146.29

Bonjour, cet objet a été trouvé en terre picarde. Dimensions : 17 cm × 8,5 cm (diamètre). Quelle époque et quel usage ? Lampe à huile, peut-être ? Matériau : marbre. D’avance merci. Fidèlement, Françoise.

Sans aucun doute possible, il s’agit d’une lampe à huile monolithe taillée dans le marbre, avec un réservoir circulaire profond et deux lignes de liseré en simple décoration. Le bec est allongé, creusé en gouttière et ouvert sur le dessus pour la mèche. Nos connaissances sur ce type d’objet restant limitées, nous nous contenterons d’indiquer qu’il existe des lampes en pierre à l’époque gallo-romaine, comme celles du musée de Bavay (Nord) — lampe en calcaire à cuve circulaire et bec allongé (Ier– IIe s.) — ou du musée de Saint-Romain-en-Gal, avec des lampes monolithes en pierre en contexte domestique. Les collections n’étant pas accessibles en ligne, nous n’avons pu comparer ces exemplaires avec le vôtre. Aussi, nous ne nous avancerons pas sur une datation précise sans risquer de nous tromper lamentablement. Mais vous savez ce que c’est : faites-le nous savoir !

Trouvaille 146.28.bis

On passe à une monnaie ? Pas sûr… Difficile de se prononcer sans diamètres ni poids, informations importantes à préciser. La dernière est une drachme gauloise dont le profil à gauche ressemble fortement aux drachmes à tête aquitanique des Bituriges Cubi. La réf. DT 3345 au fleuron avec cheval à gauche s’en rapproche, mais l’état B+ de la monnaie empêche l’identification formelle des symboles du revers.

Trouvaille 146.28

Bonjour, vous trouverez ci-joint des photos de mes dernières trouvailles. Vous pouvez les publier dans votre magazine, dont je suis abonné. Tout a été trouvé dans le sud de la Charente. Bien cordialement, Patrick.

La première est un as de Domitien sous Vespasien (77–78), RIC 1290, Sear 2659. Avers : CAESAR AVG F DOMITIANVS COS V, buste de Domitien à droite. Revers : l’Espoir à gauche tenant une fleur. La terre acide n’a fait aucun cadeau à cette monnaie, dont l’état est un petit B. Peu d’espoir de la voir rejoindre un médailler sous les yeux énamourés d’un collectionneur. La seconde est un sesterce probablement de Vespasien, reconnaissable au portrait ; état B également, sans valeur de collection. Remarquez la différence de conservation entre ces deux monnaies.

Trouvaille 146.27

Bonjour, j’ai acheté par hasard votre revue une première fois, puis deux autres fois ; cela m’a tellement plu que je viens de m’abonner. Bravo à l’équipe : beaux travaux de recherche et belles pages d’histoire, j’adore. J’ai acheté une vieille ferme des années 1700 en Béarn et, en creusant une énième fois pour des travaux, j’ai exhumé l’objet dont la photo est jointe, que même mon voisin agriculteur ne connaît pas. Métal : fer ; poids : 1 320 g ; largeur : 27 cm ; hauteur du demi- disque : 8 cm ; hauteur totale : 18 cm ; épaisseur : 17 mm, finissant sur l’arrondi à 2 mm. Merci de bien vouloir m’aider. Sincères salutations, Alain.

Fer en demi-lune prolongé par une soie permettant l’emmanchement d’un manche en bois : on est face à un outil de type doloire ou herminette en axe direct, destiné à équarrir ou dégrossir une bille de bois. Les spécialistes de l’outillage pourront confirmer ou infirmer cette hypothèse dans le prochain numéro.

Pour l’objet, je propose une hache pour le bois pour dégrossir des billes. Le poids et l’axe direct seraient ce qui me fait penser à cet ustensile par mouvement de balancier comme un passe-partout, les doloires et hachadets ont le manche dévoyé pour éviter les éclats sur les doigts de la main. Vu le poids de l’objet, je propose donc l’outil à deux mains, la hache, outil de charpentier pour le débillardage du temps ou l’on dégrossissait l’arbre dans le fil de bille, après l’avoir abattu à la bonne lune évidemment. Je joins quelques photos d’outils de mon ex-métier, puisque je suis à la retraite, et que au vu de votre photo, j’avais imaginé un hachadet de couvreur. Que nenni à cause du poids ! Jean-Paul.

Trouvaille 146.26.bis

Suivent un petit crucifix et une médaille religieuse, connue pour ses vertus protectrices et purificatrices. Cette médaille de saint Benoît, en métal argenté, daterait de la fin du XIXe au début du XXe siècle, tout comme le crucifix (voir page Artefact pour une description complète des légendes).

Trouvaille 146.26

Merci à Monnaies & Détections, que j’achète régulièrement. Je vous envoie mes trouvailles réalisées dans un champ du Haut- Rhin. Pourriez-vous m’indiquer de quelle tribu est la pièce gauloise ? Un grand merci. Paul.

Ces potins dits « au quadrupède » correspondent aux potins anépigraphes de la tribu des Séquanes, aussi appelés « au triangle sous la tête casquée ». Ils constituent la série 956 du Nouvel Atlas de Delestrée. Avers : tête casquée à gauche, triangle à la base du cou, anépigraphe. Revers : cheval passant à gauche, queue relevée, cercles sous les pattes. DT 3256 ; LT 5 527 var. État : TTB. Valeur : 150 €.

Trouvaille 146.25

Je me permets de vous contacter concernant cette monnaie que je pense d’origine mérovingienne, mais je n’arrive pas à en avoir la certitude malgré mes recherches. Lieu : Oise, aux environs de Compiègne. Diamètre : 30 mm. Je vous remercie pour votre aide. Cordialement, Jérôme.

La couleur de votre objet évoque le plomb avec certitude. Le manque de métal est significatif d’une coulée ratée dans un moule. Pour ces deux raisons, nous ne sommes pas face à une monnaie mais à un méreau du XIIIe siècle, peut-être fiscal, dont le symbolisme est difficile à cerner sur une face, tandis que sur l’autre on distingue aisément une croix aux extrémités ornées de symboles, avec en pourtour une légende fantaisiste.

Trouvaille 146.24

Patrick a trouvé dans l’Indre cette matrice de sceau en bronze. La partie de préhension est ajourée, typiquement à la mode de la fin du XVIIIe siècle. La forme ovale du tampon est classique, mais il est difficile de définir la représentation. Nous y voyons deux volatiles à droite, le plus grand tournant son cou en arrière et regardant le second. Et vous ?

Trouvaille 146.23

Un denier de l’archevêché d’Arles, de 16 mm de diamètre pour un poids de 0,39 g, trouvé par Sylvain sans indication de lieu (grrrr). Avers : + ARCHIEPISCOPUS, croix. Revers : ARELATENSIS ; dans le champ, une mitre avec un G dessous. Nous avons une référence assez proche : PA 4104, avec deux différences majeures — la légende DEI GR ARELATENSIS et, sous la mitre, GAL DS au lieu du G seul — attribuée à Gaillard ou Galhart de Saumate (1317–1323). Une seconde référence, fournie par notre ami Laurent de Bordeaux, est DY 1744 : mêmes légendes et revers, mais à l’avers une étoile dans le premier canton de la croix. Cette monnaie en TTB s’est vendue 140 € en 2024. La vôtre, sans ce manque de métal, aurait aussi été un beau TTB ; vous pouvez néanmoins en espérer 50 à 60 € pour un collectionneur souhaitant la rajouter à son médailler en attendant mieux.

Trouvaille 146.22

Robin des Landes — et non Robin des Bois — même s’il nous a avoué que lorsqu’il prospecte il vit littéralement dans le passé, nous a envoyé ces deux trouvailles. Un écu de 5 F de Louis XVIII, 1823, atelier de Perpignan. Robin n’a pas besoin de nous, et vous non plus, pour identifier cette monnaie, mais elle mérite d’être présentée, car ces gros modules sont rares à trouver isolés en pleine nature. Leur taille et leur poids font qu’au moment où ils tombent, leur propriétaire s’en aperçoit, et s’il est sourd et aveugle ou en situation d’urgence, il y a des chances qu’elle soit retrouvée plus tard à l’œil nu par un quelconque quidam. Une frappe de 714 452 exemplaires en fait la deuxième année la plus prolifique pour Perpignan. Son état est TB ; on note une vilaine griffure à la base de la nuque. Valeur : 40–50 €. Robin en profite aussi pour ramasser des pointes de flèches du néolithique, il a l’œil perçant !