MONNAIES ET DETECTIONS

Pour les passionnés de la détection

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Monnaies et Détections

Catégorie : Édito

Edito n° 73

Un nouveau visuel, une couverture plus épaisse et une pagination augmentée à soixante-huit pages : c’est la nouvelle formule du magazine à l’amorce de la nouvelle année, plus vivante et plus attrayante. 

De même, un nouvel auteur vient grossir la troupe des passionnés qui écrivent dans la revue. Son article, sur l’origine des détecteurs de métaux, pourfend pas mal d’idées préconçues ! 

Vous prendrez plaisir à lire « Grand huit » car vous y retrouverez obligatoirement des scènes que vous avez vous-même vécues. 

Les brèves sont toujours aussi foisonnantes et démontrent que l’or est un métal qui a toujours la cote, que ce soit sous forme native ou fondu en lingots pour échapper au fisc. 

Le rallye anglais de prospection qui s’est déroulé début septembre en totale complicité avec les archéologues de l’autre côté de la Manche, vous laissera dubitatif. Pourquoi cela ne peut pas se faire chez nous ? Quelles bonnes raisons peut-on opposer au bon sens des Anglais ? 

Allons remuons-nous un peu et vous verrez qu’au pied du sapin un de ces quatre matins on trouvera notre bonheur.

Joyeuses fêtes de Noël !

Gilles Cavaillé

Edito n° 72

L’automne est là, de nouveau, pour la douzième fois depuis la naissance de la revue. Une bonne nouvelle pour égayer cette  rentrée morose : 4 pages supplémentaires et une couverture plus épaisse pour donner plus de tenue à la revue, le tout sans augmentation du prix de vente. C’est notre manière à nous de vous remercier de votre fidélité. Dans un secteur commercial en proie à de réelles difficultés, c’est presque un exploit et cela reste en équilibre instable alors continuez à nous soutenir, à privilégier l’abonnement au détriment de l’achat en kiosque et vous aurez dans les prochaines années un journal qui aura un poids médiatique et que les élus consulteront avant de créer une nouvelle loi réductrice sur les utilisateurs de détecteurs de métaux. Les abonnés seront sûrs de recevoir leurs exemplaires avant la mise en vente en kiosque, ce qui n’était pas toujours le cas jusqu’à maintenant. Une impulsion plus forte est donnée, de nouveaux auteurs se présentent spontanément, enrichissant un peu plus le contenu de votre revue. Des histoires singulières et peu communes sont contées : riez sur le trésor de tonton Saturnin, rêvez sur celui de Forrest Fenn, volez avec le dernier Latécoère et endormez-vous, les yeux pleins d’étoiles sur votre prochaine trouvaille…

Bon vol !

Gilles Cavaillé

Edito n° 71

On ne pouvait pas imprimer ce numéro sans parler du succès du 12e rallye Midi-Pyrénées à Najac (page 5). La bourgade est magnifique, le mauvais temps de ce printemps a fait une parenthèse pour cette journée et les prospecteurs ont été unanimes pour se donner rendez-vous l’an prochain, tant l’ambiance festive a été permanente et sans faux pas ! Il ne reste plus qu’a trouver le prochain terrain… 

Sans être un numéro « spécial puits » nous avons regroupé deux articles sur ce thème qui se complètent parfaitement, plus magistral pour l’un, plus vécu pour l’autre. 

Quant à la numismatique, cet été, elle fait référence à la naissance de la monnaie et au décryptage parfois ardu des monnaies royales françaises : les termes techniques des numismates et autres passionnés n’auront plus de secret pour les débutants et rafraîchiront la mémoire aux autres. Je conviens qu’il n’est pas facile de placer dans une conversation au bord de la plage les mots « tréflage » ou « différents des graveurs » – car il y a des chances que vous lisiez ce numéro en villégiature au soleil – mais vous pouvez essayer ! 

En souhaitant que les vacances vous permettent de découvrir de nouveaux territoires de prospections inexplorés, je vous souhaite bonne lecture,

Gilles Cavaillé

Edito n° 70

Tel Alexandre le conquérant, il arpente champs et plaines, coteaux et montagnes en balayant le sol de son détecteur. Et comme Alexandre le bienheureux
il a fait sienne depuis longtemps déjà la devise « Carpe Diem ! ». Pour nous il est Alexandre, qui ouvre le Bréviaire de Saint Jacques Boucle d’or et nous délivre sa maxime mensuelle dans ses « Chroniques de la prospection ordinaire », avec son style très personnel : son vécu raconté à la troisième personne et ses trouvailles nombreuses qui font rêver les prospecteurs débutants.

Alexandre est l’un de nos plus anciens auteurs et le plus prolixe, sa première participation à la revue remonte au numéro vingt-quatre en octobre/novembre 2006 soit un peu moins de sept ans. Une paille au regard de l’histoire des monnaies que l’on ramasse. Il a décidé d’arrêter ses chroniques, jugeant en avoir fait le tour et de peur de se répéter. Quand vous croiserez un prospecteur dans notre Midi-Pyrénées, la question vous viendra sur le bord des lèvres : « Est-ce Alexandre ? »  Nous lui souhaitons bonne prospection et longue vie !

Régalez-vous donc de cette dernière chronique, et de ce numéro où les trouvailles et le vécu des prospecteurs sont omniprésents, preuve que la détection passionne de jour en jour toujours plus de monde.

Bonne lecture,

Gilles Cavaillé

Edito n° 69

La pression monte régulièrement, insidieusement contre la prospection de loisirs qui nous passionne tous. En cause, les articles de désinformation dans les médias, les mensonges par omission, les ciblages médiatiques des pillages montés en épingle par des journalistes recherchant le sensationnel plutôt que l’information provoquent des réactions de repli parmi les prospecteurs. Nous avons décidé de réagir de notre côté en utilisant les mêmes armes que nos adversaires. Ce numéro relaie un article négatif écrit dans « La Provence » et un éditorial d’un archéologue anglais qui remercie les prospecteurs de son pays.

De même, il ouvre ses pages aux réflexions d’un prospecteur concernant la paranoïa des habitués des fora de prospections. Sa réflexion est juste : toutes reprises et liens balancés sur le net référencent toujours un peu plus nos adversaires.

Que faire de ces trois exemples ? Demander un droit de réponse systématique dans chaque média incriminé (la procédure est en cours pour le journal « la Provence » et nous vous tiendrons au courant de la suite), relever les exemples positifs de la prospection : comme l’article « L’alliance de l’amitié » dans ce numéro et l’éditorial de Neil Faulkner, et enfin éviter de relayer des articles trompeurs sur le net.

Nous nous chargerons de réunir ces informations pour les transmettre à des bénévoles qui œuvrent dans notre sens. Un jour ou l’autre, la question se posera parmi les élus, doit-on interdire l’utilisation des détecteurs de métaux ? Peut-on utiliser, comme en Angleterre, l’immense potentiel des prospecteurs français ? Ce jour-là, un bon dossier étayé, depuis des mois voire des années servira notre loisir. Alors au travail, nous comptons sur vous !

Bonne lecture,

Gilles Cavaillé

 

Edito n° 68

Péréquation ? Ce mot aux consonances gutturales et barbares m’était inconnu il y a peu, c’est pourquoi je me permets de vous en expliquer le sens, en toute modestie. « Péréquation » signifie répartition égalitaire des ressources et des charges. Pourquoi vous entretenir de cela ? Tout simplement parce qu’il attente directement à la survie de votre revue préférée ! 

Il y a en France deux grands distributeurs de journaux et revues : les MLP, un regroupement d’éditeurs mutualisés qui distribue Monnaies & Détections dans les différents points de vente en France et Presstalis ancien NMPP et opérateur historique du syndicat du livre. Deux entités concurrentes, l’une est viable économiquement et la seconde est en grosse difficulté financière. Les MLP ont été désignés par le Conseil supérieur des messageries de presse (CSMP) pour permettre la pérennité de leur concurrent. Elles devront assurer la péréquation financière par le rachat d’actifs à hauteur de 19 millions d’euros à Presstalis. En terme clair, un certain pourcentage du chiffre de vente de la revue Monnaies & Détections devrait permettre d’assainir les finances d’une entreprise concurrente défaillante. Comment expliquer l’obligation du financement d’une entreprise endettée par son concurrent naturel ? Je vous laisse méditer sur cette dernière phrase et vous rappelle que l’abonnement nous permet d’échapper à la péréquation et qu’en économisant vous-même six euros, vous soutenez la revue menacée par cette nouvelle taxe aberrante. 

Que ceci ne m’empêche pas, au nom de toutes les personnes qui ont œuvré sur ce soixante-huitième numéro, de vous souhaiter une magnifique nouvelle année pleine de bonnes surprises et de plaisirs partagés !

Gilles CAVAILLÉ

 

Edito n° 67

Hardis les cœurs ! On nous rabâche constamment la venue de jours sombres et la vision d’un pays qui s’enfonce dans une crise sans précédent. Il faut avoir l’optimisme chevillé au corps pour ne pas s’inquiéter, ou alors, il faut être prospecteur, tant cette passion nous arrache du quotidien et nous transporte loin dans notre passé. Celui-ci qui déterre une belle blanche imagine le bourgeois qui l’a perdue avec son justaucorps et qui ferait retourner tous les passants d’aujourd’hui. Celui-là qui redonne vie à des combats aériens au-dessus de nos têtes, remonte le fil de l’histoire et interviewe le pilote qui nous fournit des témoignages émouvants de ce proche passé. Chaque détection est un jour de soleil, chaque trouvaille un bonheur, et le moindre artefact inconnu se transforme en véritable enquête passionnante pour retrouver l’origine de l’objet. Vous avez dit décapsuleur* ? et bien non et Alexandre a beau consulter le bréviaire de saint Jacques boucle d’or, il n’a toujours pas sa réponse. Mais on le sait sur le qui-vive et à l’affut du moindre renseignement pour boucler ce mystère. On le sait, car on l’a tous vécu avec le plaisir que cela procure au moment de la révélation. Alexandre, tu nous diras ? 

Ce loisir est magique !

Bonne prospection !

Gilles CAVAILLÉ

 

* Voir note 1 page 8

 

Edito n° 66

L’Eté a laissé la place aux frimas de l’Automne, sans être chauvin, je dirais que quelques cheminées ronflent déjà au nord de la Loire pour rattraper nos températures du midi. Et c’est installé dans un bon fauteuil au coin de ce feu que l’on savoure le mieux les histoires de prospecteurs et de trésors qu’offre ce numéro. 

Que penser des émeraudes ramassées au kilo par Jay Miscovich au large de la Floride, sinon que les histoires de trésors existent bel et bien et ne sont pas le fruit de l’imagination collective ! 

Revivez les derniers instants de Georges Tulle, un aviateur français, mort pour la France, au travers de l’article de Gilles Collaveri qui, patiemment, a rassemblé les pièces du puzzle, sur le terrain du crash et dans les archives et témoignages. 

Découvrez, ou redécouvrez pour les plus éclairés, l’Afrique numismatique du monde romain et les images des Gaulois et Germains sur les autres monnaies de ce riche monde antique.

Bonne lecture !

Gilles CAVAILLÉ

 

Edito n° 65

Bienheureux les archéologues anglais : ne viennent-ils pas, grâce au concours de deux prospecteurs passionnés et tenaces de mettre à jour un trésor magnifique constitué de plus de trente mille pièces gauloises ? Avant même de creuser, ils ont appelé les archéologues et ceux-ci ont pu dégager, dans les règles de l’art, le dépôt. Les médias se sont bien sûr emparés de l’histoire et c’est tout le peuple anglais qui peut profiter de l’information quasiment en direct avec force photos et films documentaires. Ce qui a pour effet de susciter des vocations et de faire participer tout le monde au patrimoine commun. 

En France, ce même dépôt n’aurait suscité que peu d’information, étudié en toute discrétion par des spécialistes privilégiés, et exposé des années plus tard dans un sombre musée local aux quelques passionnés avertis et patients. Aucune volonté affichée de démocratiser l’archéologie : pour quelles raisons ? Notre passé est-il l’apanage de quelques-uns ou appartient-il à la communauté ?

J’en veux pour preuve l’histoire récente de la spintria de la Tamise dont la découverte a fait un tabac Outre-Manche. Relayée dans nos colonnes, cette récente trouvaille a permis de faire sortir de l’ombre, encore par le biais de nos pages, une autre spintria, découverte fortuitement par un Français. Cherchez l’erreur…

Au fait, ce tas de monnaies provient d’une tribu gauloise, les Coriosolites, patrimoine gaulois donc français par excellence, situé sur l’ile anglo-normande de Jersey. Il serait intéressant de se pencher sur la jurisprudence internationale en la matière. Odyssey, a dû rendre à l’Espagne un précieux trésor retrouvé sur un navire ayant coulé en 1804, la Nuestra Senora de las Mercedes y las Animas…

Bonnes vacances

Gilles CAVAILLÉ

Edito n° 64

A l’approche du nouvel été, le beachcomber local qui a eu tout l’hiver la plage pour lui tout seul, laisse la place aux hordes de touristes et aux prospecteurs en vacances. Ces derniers ne doivent pas ignorer les règles locales et de courtoisie élémentaire : on ne prospecte pas une plage bondée de vacanciers et je ne saurais trop leur conseiller de lire l’essai de Gilles Kerlorc’h à ce sujet page vingt de ce numéro.

Encore un beau trésor Viking découvert par un prospecteur anglais à Silverdale (la bien nommée) avec une nouvelle énigme archéologique : qui est ce roi Viking inconnu dont le nom se retrouve sur l’une des monnaies exhumées du dépôt et inédite jusqu’à ce jour ?  Mais Silverdale n’éclipsera pas le trésor de l’âge du bronze de Gessel provenant de l’Allemagne, trouvé lors des fouilles préventives par un archéologue au détecteur de métaux. Je ris, car j’entends tousser la douzaine de militants de l’happah, comment vont-il pouvoir continuer à nier l’intérêt des détecteurs de métaux lors de fouilles archéologiques ? Juste en continuant à désinformer le grand public ? Avec une salade sous vide, saupoudrée d’une bonne couche de mauvaise foi mâtinée d’un soupçon de fiel ? Oui mais voilà, le web et sa toile nous donnent d’autres versions que celles officielles des médias et de leurs lois du « politiquement correct » ! Le temps joue pour nous et justement, l’été arrive ! Emplissez vos poumons d’air iodé et détectez, ne serait-ce que pour le plaisir de prendre l’air, loin des considérations de pillages qui nous sont attribuées par certains.

Gilles CAVAILLÉ