MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour octobre, 2004

Trouvaille 16.14

Dominique dans sa Bretagne natale est heureux de nous faire partager sa trouvaille, un solidus de Léo I qui régna de 457 à  474  de notre ère. portrait de face de l’empereur casqué et cuirassé et le revers très classique de cette même époque , la victoire debout à gauche et tenant une lance. Les légende se lisent telles quelles : DN LEO PERPET AUG et VICTORIA AUGG , c’est une monnaie a 350 euros. Quant à la demi- silique en argent à gauche sous forme de puzzle reconstitué, elle date de l’empereur Gratien DN GRATIANUS PF AUG, et le revers représente Rome assise à gauche accompagnée de la légende URBS ROMA pour l’atelier de Trèves en Germanie. C’est une monnaie qui aurait pu valoir une centaine d’euros si elle ne s’était cassée. Ma  nature curieuse m’interroge : est ce dû à un coup de piochon malheureux de Dominique ou plus fréquemment à la destruction systématique par les engins de labours ? (auquel cas , les deux morceaux peuvent être séparés de plusieurs dizaines de mètres et c’est toujours étonnant de les rassembler par hasard. Enfin, la royale est un tournois simple de Philippe IV frappé entre 1295 et 1303 ; avers à la croix cantonnée de P, H , R et EX  et le revers représente le fronton du chatel tournois annelé à sa base et sommé d’une croisette accostée de deux lis. Cette monnaie est dans un état de conservation très moyen et ne dépassera pas une dizaine d’euros.

Trouvaille 16.13

Patrice,  de Bédarieux, nous envoie quelques trouvailles variées . Au premier coup d’œil on distingue de la gauloise , romaine et espagnole du XVI° siècle pour la plus récente. De gauche à droite et de haut en bas : Denier d’argent de Vitellius, tête à gauche , laurée la légende est la suivante : A VITELLIUS IMP GERMAN. Le revers représente Mars debout avançant à gauche et la légende est CONSENSUS EXERCITVVM. Cette monnaie a été frappée en mai – juin de l’année 69. en Espagne dans l’actuelle ville de Tarragone et, suivant son état qui est très correct, peut se négocier aux alentours de 250 euros. Le follis suivant appartient à l’empereur Maximinus II qui à régné quatre ans de 309 à 313. La monnaie le représente tête à droite laurée et cuirassé et entouré de la simple légende :IMP MAXIMINUS PF AUG. Le revers est Jupiter debout à gauche, un aigle à ses pieds et tenant la victoire dans sa main droite.. C’est une légende courante de l’empire romain de l’Est IOVI CONSERVATORI AUGG NN.. Malgré la netteté de l’avers et les détails très visuels du revers  , elle est extrêmement courante et sa cote ne dépasse pas quelques euros.. Pour info « atelier Sis » est la ville de Scysia  dans l’ancienne Yougoslavie sur les bord de la mer Adriatique. Le dupondius suivant est d’Antonia la mère de Claude. Celle- ci ayant déjà fait l’objet d  ‘une identification dans le numéro 12, je me bornerai à donner sa cote :120 €

La dernière monnaie romaine est un sesterce d’Alexandre Sévère (222-235) dont la titulature du  revers m’échappe. Peut-être MARTI PACIFERO. Le monnayage de cet empereur est très abondant, ses sesterces sont très fréquents en trouvailles dans les champs labourés. Comptez sur 35 euros en valeur de collection.
Monnaie espagnole de deux réaux de Philippe IIII 1627, écu couronné écartelé aux armes d’Espagne frappé à Segovie (reconnaissable à l’aqueduc sur le côté qui fait pendant au chiffre romain II  valeur moyenne pour cet état 75 €

Trouvaille 16.12

De nouveau deux poids de la ville de la Toulouse   coulés aux environs de l’année 1495 et trouvés par deux prospecteurs ne se connaissant pas et en des lieux distincts (le Lauraguais et le Toulousain)et en même temps . C’est étonnant car c’est la première fois que je vois ce type de poids  pour la ville de Toulouse .. L’église de Saint-Sernin  ( le sapin….)et la porte de ville sont ici quasiment dégénérés, la légende est très claire sur l’un ; D.LIVRA soit une demi -livre ou plus ou moins deux cent grammes, malheureusement  nos prospecteurs ont omis de nous donner le poids de ceux ci.  Je distingue en légende quelques bribes : A.T.-E-DD B ou E LO on voit normalement écrit ANNO suivi du millésime en chiffres romains.

Trouvaille 16.11

Anonyme en Eure -et- Loire nous envoie cette image comme étant pour lui un jouet,  une toupie, jeu d’enfant de l’époque gallo- romaine . Bon pour l’époque , et même si elle tourne à merveille, mieux que les actuelles beyblades, il y a peu de chance que cela soit une toupie , mais plus sûrement une tête de clou ou applique qui devait renforcer et décorer un meuble ou un coffre. La patine de l’extrémité a disparu, je suppose que c’est parce que l’inconnu joue à la toupie avec ?

Trouvaille 16.10

Julien dans le Lot- et -Garonne a trouvé ce sceau du début quatorzième avec un écu et une bande ,  la légende se déchiffre : S(igillum) SIMON SANS . C’est un sceau de chevalier de par ses armes particulières.

Trouvaille 16.09

Valentin de l’Eure : petit manche de couteau zoomorphe ? :un chien peut-être se léchant les antérieurs ? Présence du  début de la lame en fer.. Il me semble pourtant que le manche , trop court ne permet pas une bonne préhension de l’objet, alors , c’est peut-être l’extrémité  décorée d’un objet usuel. Je ne suis même pas sûr que cela soit en bronze car l’image manque de netteté à l’agrandissement. objet mystère

MO**

Trouvaille 16.08

par Georges et Pompon de Bordeaux :vervelles…….
pour confirmation et identification :
1 vervelle en bronze 31mm / 31 mm

 plaque en bronze avec un blason au centre 20mm / 38 mm photo verso / recto

Votre  vervelle est  un très bel objet, elle représente un lion couronné anglais – style fin XIII – à début XIVe siècle sur un fond de pavé. Dommage que la photo prise en avant de la plaque crée une déformation  de la gravure qui nuit à sa présentation. C’est un objet qui peut provenir directement de  l’entourage ou du personnel princier ou royal anglais Vous avez dû éprouver une joie certaine à l’exhumation de cette plaque…

B La plaque est une   plaque de gros ceinturon ou de coffret, avec au centre un écu à la croix dite de SAINT- GEORGES –  fin XIVe  – début XV ° siècle.  C’est du  travail anglais- la croix était initialement émaillée, on en voit encore des traces . Blanc appelé argent pour la croix et  de gueule (rouge) pour les trois premier quartiers de l’écu, il me semble distinguer du bleu (azur) pour le dernier quartier.  L’écu lui même  étant disposé sur un fond de lignes parallèles et entrecroisées. Avez-vous trouvé les deux objets ensemble ?

Trouvaille 16.07

Olivier et Elodie : Bonjour, je vous fais parvenir ce Napoléon III en espérant que vous pourrez m’éclairer sur le fait qu’il y ait une sorte de lyre sur une face.
Merci d’avance pour votre réponse
A chaque nouvelle monnaie , je me rends compte de l’étendue de mon ignorance…non je ne peux vous donner d’explications satisfaisantes sur cette surfrappe. Soit, c’est l’un  des nombreux exemples de monnaies satyriques de l’époque et dans ce cas le symbolisme m’échappe, soit, c’est le fait d’un individu pour un événement particulier propre à son existence et qui ne peut que nous être inconnu.

Trouvaille 16.06

Lucas a trouvé ces deux monnaies argent : la première provient d’Espagne sous le règne des rois catholiques, il s’agit d’un réal frappé vers la fin du XV° siècle, début du XVI°.Cette monnaie a été rognée et sa valeur n’excède pas 30 euros.

La seconde est nettement plus jolie et intéressante .elle est attribuée à Raimond V ( 1148-1194) de Saint-Gilles dans le Languedoc. :O RAMUNDUS le N et le D étant liés., croix simple au revers, l’agneau Pascal surmonté d’une croix grecque à long  pied entre deux besants. Bien que l’agneau ressemble furieusement à un cheval…Le tout entouré de la légende ONOR SCI EGIDII. La monnaie présente un bel ensemble cohérent et sa valeur moyenne d’estimation est aux alentours de 280 €.

Trouvaille 16.05

Trouvé dans le champ d’un ami normand du côté de Caen,et envoyé à des fins d’identification.. René

            Bon c’est gentil René, mais  on a vu des monnaies en meilleurs état que celle- ci …. Alors  votre demi- monnaie a l’air d’origine française si j’en juge par les fleurs de lys  et peut ressembler à un tournois du XIV° siècle. Qu’avons- nous comme indice ? pas de légende en tout cas , juste le type de croix un peu particulier ( croix double fleurdelisée avec quatre anneaux au centre et le tout dans un quadrilobe.) A l’avers on imagine trois fleurs de lis  dans un écu.. Cela ressemble un peu aux deniers tournois du début du XV° siècle, à moins que ce ne soit un morceau de jeton de Nuremberg….

Voici une correction concernant deux identifications. N° 16.5 page 31 (de René) Il ne s’agit pas d’un tournoi ou d’un jeton de Nuremberg, mais d’un JETON DE TOURNAI à COMPTER les unités, dizaines etc…ancêtre de notre calculette, les jetons étaient placés sur une bure (ancêtre du bureau) et si rapidement qu’ils étaient « jectés » ! d’où le verbe JETER et le mot JETON. Légende pour ce jeton : AVE MARIA GRACIA P (je vous salue marie P(leine) de grâce). (le A et le V lisible seulement) * Jetons employés pour toutes personnes de l’époque, a qui on attribuait un pouvoir protecteur !

La seconde est une monnaie byzantine , je laisse l’identification aux spécialistes de ce monnayage

Concernant la monnaie byzantine 16.05 dans votre dernier numéro, il s’agit d’un follis anonyme de type A, émis sous Jean Ier, Basile II et Constantin VIII, de 975 à 1028. La légende du revers signifie « Jésus Christ roi des rois. » Cette monnaie est assez courante sur le marché (entre 10 et 30 euros, parfois plus), mais rarissime en prospection en France. Il me semble qu’un exemplaire a été trouvé dans l’Ain.

Cordialement

Bertrand Ruelle