MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour mai, 2011

Trouvaille 58.10

J’ai trouvé cette monnaie (argent, 17 mm, épaisseur : 1/3 mm) dans la région Nord-Pas-de-Calais (avec le matériel DEUS, programme Basic). Je serai intéressé par une identification. Faut-il la nettoyer et comment ? Je suis un débutant de 66 ans qui découvre depuis 10 jours ce loisir passionnant. Je vous en remercie.

On n’a pas trop le choix pour ce type de monnaies, il s’agit d’un penny d’Henri III à la longue croix. En faisant un quart de tour vers la droite, au droit on distingue : hEN……REX pour hENRICVS REX. Au revers, la monnaie est bien orientée, nous lisons plus nettement RIC/ARD/ON/… pour très certainement RIC/ARD/ON/LINC, traduisible par Richard de Lincoln (nom du monétaire et de l’atelier émetteur de cette monnaie), donc monnaie frappée vers 1248/1250, estimée à 30 €.

Trouvaille 58.09

Voici les photos de trois statères en or gaulois de la tribu des Suessions me semble-t-il. Le poids de chaque statère est de 6 grammes. Ces statères ont été trouvés dans la région Eure-et-Loir. Pourriez-vous me confirmer leur origine et me donner une idée de leur valeur ? Pascal R.

La couleur rendue par l’appareil photo rappelle le métal argent, mais si vous pensez que c’est de l’or, nous vous suivrons sur ce chemin pour l’identification. La monnaie centrale est un statère à l’ancre : buste désarticulé à droite [avec un signe en forme d’ancre bouletée et surmontée d’un globule remplaçant l’œil ouvert], trois croissants évidés et un globule rayonnant, une couronne de laurier. Revers : cheval libre galopant à droite ; au-dessus, restes de l’aurige, trois globules posés en triangle au-dessus de la queue et un œil au-dessous ; entre les pattes, rouelle à huit rayons avec moyeu central ; ligne d’exergue en chevrons de biais. Monnaie bien centrée, estimation 1000 €. La monnaie de droite est un statère à l’œil : tête désarticulée à droite, dont on ne voit que les lauriers et les mèches de cheveux ; une rouelle crantée à l’extrémité du laurier et au centre des mèches ; quatre petites croisettes dans le champ, derrière les cheveux. Même cheval galopant à droite avec reste d’aurige au-dessus et roue à huit rayons entre les pattes. La frappe plus molle de cette monnaie autorise une estimation à 600 € environ. Concernant la monnaie de gauche, on ne distingue guère que l’avers. Pour identifier cette monnaie, on se contentera de penser à un autre statère des Suessions avec une cote de 200 €.

Trouvaille 58.08

Bonjour

Tout d’abord je tiens à vous féliciter pour votre magasine que j’ai découvert récemment et que j’apprécie beaucoup. Pourriez-vous m’identifier cette monnaie et ce sceau tout deux trouvés en région Toulousaine et si possible m’en donner la valeur? Pouvez-vous m’indiquer un moyen permettent de mieux nettoyer la monnaie? Merci de votre réponse. T.

Monnaie du Béarn à la croix tortillée, Antoine et jeanne  reine de Navarre valeur moyenne 15 euros Le sceau rond du milieu XVe s  doit être un sceau de clerc ou de chevalier : légende S (igillum)  IOHAN MORO   sceau de Jean Moro ou Moreau, ou Le Maure  –  l’écu héraldique mi parti porte des mures (moro en italien) – On se rappellera par ailleurs et sans autre lien, que le murier était une arme parlante retenue au  par Ludovic Sforza, dit Le More

Trouvaille 58.07

Bonjour voilà une petite trouvaille qui me semble  être une bague, mais j’aimerais avoir votre avis a son sujet. Cordialement Romain

Oui c’est une bague, à anneau large et plat en cuivre recouvert d’une pellicule d’argent. La décoration est constituée de trois fleurs de lys parallèles. Cette bague me semble tout a fait moderne et fantaisie

Trouvaille 58.06

Vous trouverez ci-joint un serpent en bronze trouvé cet été dans une vigne du coté du village du POUGET Il mesure 41 mm x 28 mm Merci de m’indiquer de quoi il s’agit Frédéric

Il s’agit d’un crochet de ceinture du XVI° siècle (voir id 48.22 et 19.05) Pour mémoire : Le crochet le plus petit (coté tête) est fermé et attaché à un lien en cuir à la ceinture proprement dite. La ceinture n’était pas réglable  et directement adaptée à la corpulence de l’utilisateur et celui-ci passait simplement un lien en cuir dans le crochet resté libre.

Trouvaille 58.04.quarto

On passe donc directement aux deux antoniniens trouvés à Abecourt : Antoninien de Marius (269 ap. J.-C.) :

  • A/ IMP C MAVR MARIVS AVG – buste radié, drapé et cuirassé à droite.
  • R/ VICTORIA AVG – Une Victoire à gauche tenant une branche et une palme.

Selon l’Histoire Auguste, Marius n’aurait régné que deux jours, mais cela semble faux car le volume de monnaie de cet empereur est bien supérieur aux possibilités physiques de frappes pour ce si court règne. 60 € pour cet antoninien. Le suivant est attribué à Victorin (269-271) :

  • A/ IMP C VICTORINVS PF AVG – Buste radié, drapé et cuirassé à droite.
  • R/ INVICTVS – Sol avançant à gauche, levant la main et tenant un fouet.

Monnaie encore sous sa gangue d’oxydation, mais semble en bon état, valeur 20 €.

Trouvaille 58.04.ter

La monnaie qui suit est d’une époque bien plus tardive, appelée Denier Parisis (dit « de L’aumônerie »), au nom de Louis XI (1461-1483) :

  • A/ LVDOVICVS : REX dans le champ, FRAN entre deux barres, sous une couronne.
  • R/ *PARISIVS : CIVIS : FRANCIE et variante, croix fleurdelisée.

Cette monnaie est en partie rognée, le métal est oxydé, comptez 45 € en valeur moyenne. La suivante, coupée en deux, n’est pas reconnaissable en l’état.

Trouvaille 58.04.bis

un joli triens wisigothique d’un poids de 1,45g trouvé à Fitou dans l’Aude : Triens, au nom du roi Sisebut (612-621) frappé à Mérida (EMERITA) :

  • A/ +SISEBVTVSREX buste de face cuirassé.
  • R/ +EMERI/TPIVS buste de face coupant la légende et portant un manteau.

Cette monnaie est en état moyen de conservation et peut s’estimer à 300 €.

Le demi-denier suivant est gaulois, pèse 1,2g, trouvé dans la commune de Laon. Cette monnaie ne présente que très peu d’indices pour être identifiée formellement. Qu’a-t-on ? Un rinceau feuillu devant le portrait à gauche, portrait présentant deux traits pour figurer la bouche et un nez tout à fait anodin. Le revers n’est pas reconnaissable en l’état. À ma connaissance, le rinceau feuillu devant le visage à gauche peut être attribué au denier CRICIRV des Suessiones, tribu sise non loin de Laon. C’est donc une possibilité d’identification non formelle.

Trouvaille 58.04

Fredo le Chti a trouvé à Laon (02) une bague en bronze avec un anneau de section ronde supportant cinq chatons avec inclusions de pâtes de verre bleues et vertes disposées en croix. Datation probable (500-700). appelée aussi bague cruciforme type 7B Suit une fibule émaillée circulaire trouvée à Braisne (02)

Trouvaille 58.03

Da Patarc, dans les Hautes-Pyrénées, une ampoule de pèlerin :

À l’époque médiévale, le langage des fleurs pouvait être récupéré par la symbolique chrétienne. Dans ce contexte, une ampoule contenait de l’huile, de la terre ou un liquide béni ayant touché une sainte relique visitée, et était emportée avec soi en guise de souvenir et d’intermédiaire entre le dévot et la relique sainte inaccessible, facteur de miracles.

Ainsi, notre fleur inhabituelle pourrait être une Véronique, symbolisant l’amour fidèle, mais renvoyant aussi à la Véronique, ou Véra Icon byzantine (littéralement : la vraie icône ou image du visage du Christ). Ce tissu ayant essuyé le visage ensanglanté du Christ marchant vers sa Passion et sa crucifixion, avait miraculeusement retenu l’empreinte du visage du Christ. La relique avait été conservée par ses disciples dont Sainte Véronique. La Véronique était donc l’une des plus précieuses reliques qu’un sanctuaire pouvait présenter aux pèlerins. On comprend pourquoi il était plus aisé de dessiner une fleur allusive sur l’ampoule plutôt qu’un tissu tendu laissant apparaître le visage du Christ. Cette représentation était graphiquement plus difficile à rendre et aurait rendu l’ampoule-souvenir plus onéreuse.

L’ampoule portant la fleur de véronique et un M gothique suivi d’un L porte au revers ce qui semble être un IHS, dont la croix serait la hampe du H. Fin XVe siècle ou début XVIe siècle.