MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour juin, 2019

Trouvaille 130.06

Pour ID cette monnaie en billon sortie récemment, diamètre 22 mm, épaisseur 0,5 mm et poids 1,2 g. Elle n’est pas trop top mais c’est pour l’historique des lieux que ça m’intéresse, trouvée pas loin de cette médaille peut-être religieuse, dans une prairie du 05. Gugu13

C’est une monnaie en billon provenant de Suisse : Canton du Valais, 1/2 Batzen, canton de Sitten, frappe au nom du prince évêque Adrien V von Riedmatten, 1684, (le 4 est la seule chose visible sur le revers…). Avers : ADRIAN DE RIEDEP S. Ecu au trèfle surmonté d’une mitre, épée et crosse. Revers : PRAEF ET COM REIP VAL. Ecu aux sept dizains surmontés de l’aigle impérial. C’est une monnaie courante et sans valeur de collection en l’état. La médaille est une médaille de la Vierge de Lima. Avers : portrait de sainte Rose à gauche. Légende S ROSA VIR DE LIMA. Le revers présente un buste barbu à droite de Jésus mais nous n’avons pu déchiffrer la légende. C’est une médaille postérieure à l’année 1671, date de la canonisation de sainte Rose de Lima.

Trouvaille 103.05

Bonjour, j’ai trouvé avec mon Déus côté nord de Toulouse ces deux objets pourriez-vous m’en dire plus sur mes dernières trouvailles ? Une plaque ovale en cuivre avec 1 lettre et 3 numéros et 4 accroches à l’arrière (serait-ce une plaque militaire) ? Et un palet de plomb d’un diamètre de 42 mm, d’une épaisseur de 10 mm et d’un poids de 130 grammes (je pense à un palet de jeu ou un poids ancien). Merci pour votre réponse. Henri, toujours fidèle à votre revue qui donne envie de détecter (j’aime particulièrement la partie trouvailles).

Effectivement, le premier élément est un fleuron de bride d’harnachement militaire pour les chevaux. A8 correspond au huitième régiment d’artillerie et 83 doit être le matricule du cheval. Fin XIXe siècle. Votre palet en plomb est bien justement nommé, on ne peut lui donner d’autres attributions.

trouvaille 103.03.ter

On retombe dans les antiques avec ce denier saucé de Marc Antoine : ANTON AVG IMP III COS DES III III V. R. P. C. Tête nue de Marc Antoine à droite : Antonius Augurus Imperator tertium Consul designatus tertium Triumvir Rei Publicæ Constituandæ (Marc-Antoine, augure, Imperator pour la troisième fois, consul désigné pour la troisième fois Triumvir pour la restauration de la République). Revers : ANTONIVS/ AVG IMP III en deux lignes. Antonius Augustus Imperator tertium”, (Antoine auguste imperator pour la troisième fois). C’est une monnaie peu courante mais hélas, saucée une soixantaine d’euros pour rester optimiste.

Et enfin la dernière monnaie : un quinaire de FVLVIE femme de Marc Antoine, 43 avant notre ère, frappe : Lugdunum. Avers : III VIR R P C, buste ailé de la Victoire sous les traits de Fulvie. Revers : ANTONI au dessus d’un lion marchant vers la droite, IMP à l’exergue. Je ne sais où prospecte François mais ses monnaies sont très attaquées, il s’agit encore d’un petit B+ et un collectionneur pourra monter à 20 euros pour ce quinaire.

trouvaille 103.03.bis

Toutes les monnaies suivantes sont en argent. Un sol parisis de Charles IX : avers + CAROLVS. IX. DEI. G.
FRAN. REX. Écu de France couronné. (Charles IX, par la grâce de Dieu, roi des Francs). Revers : + SIT. NOMEN. DNI. BENEDI. Atelier et millésime illisible. Croix fleurdelisée formée de quatre C ; lettre d’atelier en cœur. Etat B+, une dizaine d’euros.

Trouvaille 103.03

François à Fenouillet a trouvé côte à côte ces deux deniers : il s’agit de Domitien en 92 de notre ère : IMP CAES DOMIT AVG GERM P M TR P XI. Tête laurée à droite. Revers : IMP XXI COS XVI CENS P P P. Pallas debout à gauche, tenant une haste. La seconde monnaie a largement souffert, le dégât est irrémédiable : les socs de charrue sont partout ainsi que les ânes qui nous gouvernent… La première peut se prévaloir d’une valeur de collection de 50 euros mais la seconde restera dans la boite à merdouilles.

Trouvaille 106.03

L’heureux Daniel a trouvé ce beau solidus, il se lit comme un livre ouvert : DN VALENTINIANUS PF AUG. Buste diadémé et drapé à droite. Revers : RESTITVTOR REIPVBLICAE // TR. Valentinien debout à droite, tournant la tête, tenant un étendard et une Victoire. Frappé à Trèves en 367 de notre ère, c’est une monnaie courante pour de l’or romain. Son état est TB++, un peu d’usure sur le revers et deux coups sur l’avers, sur la joue de l’empereur et devant le nez. Le « Roman coin » l’évalue a 425 £, c’est une monnaie estimée à 450 euros.

Dénouement du trésor de Tavers

En février 2012, deux hommes découvrent, grâce à un détecteur, des parures de l’Age du bronze. Quelques jours plus tard c’est tout un ensemble d’objets en cuivre qui sont découverts dans les trente centimètres de profondeur dans le champ de l’inventeur agriculteur.

En 2015, un an après les fouilles, trois chercheurs sortent un rapport de 200 pages sur l’association exceptionnelle des deux métaux présents dans le dépôt, fer et bronze. L’ensemble est daté du VI° siècle avant JC.
Le propriétaire des lieux, soutenus dans ses démarches par les commissaires-priseurs, mettra son trésor en vente aux enchères pour le 4 mai au château de Meung-sur-Loire. L’Etat français n’a d’autres solutions, face aux convoitises de musées étrangers, de déclarer l’ensemble « trésor national », qualité qui empêche le dépôt de sortir définitivement du territoire. Malgré le fait que l’Etat, comme le ministre, a reconnu la pleine propriété de ce trésor au propriétaire du champ et ne s’oppose pas à sa vente aux enchères, un appel au boycott est lancé par les archéologues barbus et ils tentent d’empêcher la vente.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 106

Pendentif saxon

Encore une belle découverte réalisée au détecteur de métaux et déclarée en Angleterre. Un pendentif en or d’époque saxonne, 5e siècle. La découverte a été réalisée sur la même zone où un autre prospecteur avait découvert un trésor de la même époque en 2014. Tom Luking (voir M&D n° 101) avait mis au jour plusieurs pendentifs, dont un superbe en or avec des émaux ; le tout fut acquis par un musée pour plus de 160 000 euros, Tom ayant touché pour sa part d’inventeur 81 800 euros !
La dernière trouvaille, dont l’inventeur a préféré rester anonyme, représente une croix au milieu de plusieurs cercles de perles d’or, plus petite que le gros pendentif du premier dépôt, cette dernière fait 17 mm de diamètre.
Le musée de Norfolk ayant déjà acquis le premier trésor est intéressé par cette nouvelle découverte, à suivre…
Source : dailymail.co.uk

Trouvaille 106.01

Pierre, dans le Tarn, a trouvé cette obole gauloise. Ces monnaies étaient utilisées par les Volques Tectosages. La multiplication des types et l’extrême petite taille des monnaies ne permet pas de rattacher plus précisément ces monnaies. Tout juste peut-on dire que leur axe d’utilisation est le Languedoc. Votre obole, bien caractéristique avec l’œil de face, un nez marqué, une oreille ronde et un trait appuyé symbolisant la nuque, ne se trouve pas sur le dictionnaire des monnaies découvertes en Gaule méditerranéenne par Feugère et Py. Son revers est d’un classicisme remarquable, une croix avec un croissant bien visible et une olive ou ellipse surmontée d’un croissant. La pièce a un bel aspect et s’estime 150 euros. Période, Ier siècle avant JC.

La loi évolue favorablement en Belgique

Prospecteur depuis maintenant vingt années, je suis toujours animé par cette passion comme au premier jour et ce, malgré les nombreuses attaques et diffamations subies toutes ces années par une catégorie de charlatans ayant une vision simplifiée de l’histoire et de l’archéologie. D’après ces individus, nous les amateurs n’avons aucun droit de regard sur notre histoire n’étant pas assez qualifiés pour exhumer d’un champ, d’une prairie ou d’une forêt, un simple objet de la vie quotidienne de nos ancêtres.

Nous sommes tous ânes ! Selon eux …

Dans mon article « Prospection et numismatique » M&D n° 103, déc 2018-janv 2019, pages 36-41, j’ai évoqué avec lucidité l’apport de nos découvertes, le monde numismatique est depuis bien longtemps derrière nous ! Le monde universitaire de plusieurs pays comme la Hollande, le Luxembourg, le Danemark, l’Angleterre et la Belgique ont également compris depuis des années l’importance de nos découvertes, primordiales pour l’étude des grandes invasions, des guerres, des épidémies, des routes commerciales, des exodes, etc, etc. Ainsi ces pays disposent pour la plupart de bases de données d’objets découverts par les prospecteurs et cela pour le bien de tous ! L’histoire, l’archéologie et la science avancent au lieu de reculer ou de stagner. Hélas certains pays ont choisi la route inverse : la France, l’Italie, le Portugal. Ces pays restent cloitrés dans leur certitude. La dernière loi en France résume à elle seule la situation, la détection des métaux ne sera jamais légalisée dans ce pays, elle sera toujours bannie des milieux historiques, archéologiques et universitaires… pire de plus en plus de prospecteurs risquent de se retrouver devant les tribunaux comme de vulgaires délinquants !
La prospection en France se résume en un seul MOT : « CLANDESTINITÉ » et rien d’autre !

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 106