MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour juillet, 2019

Trouvaille 105.06

Bonjour ; j’ai trouvé ça dans un bois. Ça pourrait être une boucle mérovingienne. Si quelqu’un a une idée ? J’en profite pour vous joindre cette pointe de flèche, romaine ? Elle est en bronze, elle mesure 8 cm de long, son poids est de 13 grammes. Et enfin cet insigne militaire curieux. Jean Pierre

Pour le premier objet il s’agit d’un ardillon de plaque boucle mérovingienne, avec un décor en croix surmontant une spirale. Décor de grènetis à l’extérieur de cette dernière. Votre pointe de flèche est en bronze et bien antérieure aux pointes de fer romaines. Elle est à ailettes en forme de pointe de lance et date de l’âge du bronze final. Quant à l’insigne militaire, si c’en est un, le croissant de lune évoque un pays musulman et le griffon ou lion ailé rappelle l’Iran. Il peut tout aussi bien s’agir d’une fabrication artisanale originale…

Trouvaille 105.04

Christophe a trouvé une drachme d’Emporia, une imitation plus exactement, au troisième siècle avant notre ère. Drachme à la Victoire. Avers : anépigraphe, tête de Perséphone à gauche, les cheveux tirés en arrière et ramenés en trois mèches, le cou orné d’un collier de perles ; le revers, d’aspect plus frais présente un cheval tourné vers la droite, arrêté, relevant fortement la croupe et la tête bien droite, surmonté d’une Victoire très stylisée tenant une couronne. Ligne d’exergue à la base. Le portrait a un peu souffert et il est décentré légèrement. Le revers rehausse la qualité au TTB, elle s’estime 600 euros.

Trouvaille 105.03

Michel a trouvé dans l’Indre cette monnaie en billon royale. Difficile de la reconnaître, un nettoyage aurait pu nous en apprendre plus. Mais, entre Charles VII ou Louis XI, notre attribution va plutôt à Louis XI le prudent, de par la courbe de la lettre C précédant le U de LUDOVICUS qui est bien visible et ne correspond pas au L de CAROLUS. Il s’agit donc d’un liard au dauphin frappé en 1467. Avers : LVDOVICVS: FRANCORV: EX). Dauphin à gauche, surmonté d’un lis ; un annelet sous la tête du dauphin. Au revers on distingue la très courante croix cantonnée aux 1 et 4 d’un lis, aux 2 et 3 d’une couronne, SIT: NOMEN: DNI: BENEDICTVM. Cette monnaie est un peu rognée, le dauphin est bien visible. Une fois nettoyée cela ferait un bon TB++ estimée 45 euros.

Trouvaille 105.02

Indre-et-Loire près de Savigny-en-Véron, il me semble qu’elle est italienne de 1893, pourriez-vous m’indiquer sa valeur ainsi que son histoire ? Car mes recherches sur Internet ne donnent pas de résultats précis (en particulier l’année). Merci d’avance, Johann

Pourtant c’est une année courante, plus de 28 millions de pièces frappées ! Le graveur est Filippo Spéranza. Humbert Ier (en italien Umberto I), né le 14 mars 1844 et mort le 29 juillet 1900, de la maison de Savoie, est roi d’Italie du 9 janvier 1878 jusqu’à son assassinat. Il est le fils de Victor-Emmanuel II et d’Adélaïde de Habsbourg-Lorraine. Cette monnaie est plaisante à trouver quand on est débutant mais elle ne vous permettrait pas de vous offrir un café au comptoir du coin…

Trouvaille 105.01

Trouvé par Gilles au dernier rallye de Najac : un denier de la République romaine attribué à Caius Vibius en 48 avant JC. Avers : PANSA ; masque barbu de Pan à droite. Revers : Jupiter assis à gauche, la tête de face, tenant une patère de la main droite et un sceptre de la main gauche. IOVIS AXUR : « Iovis Axurus » à gauche dans le champ. Cette monnaie n’a pas subi les foudres de Jupiter mais ceux des engins agricoles et son état B ne peut l’estimer qu’à un petit 35 euros.

Trouvaille 106.23

Amateur de recherches depuis quelques années, j’ai hérité de par mon père d’une très belle obole à carré creux en excellent état !! Après plusieurs semaines de recherche tout m’amène à penser que c’est une obole à carré creux à la déesse type TYPOS III. Trésor d’Auriol. Elle appartenait à la tante de mon père qui est décédée depuis peu et lui avait donné, ce qui de par son parfait état, me laisse penser que ça faisait un long moment qu’elle l’avait en sa possession !!! Gauthier
Non il s’agit d’un exemplaire carré creux au type de Smyrne ou appelé par Mrs Feugère et Py dans leur ouvrage : au bonnet de perles. Monnaie anépigraphe, tête féminine à gauche, les cheveux retenus, avec pendants d’oreille (et collier). Revers : carré creux irrégulier. Ce trihémiobole ou 1 1/4 litra “type de Smyrne” est un prototype phocéen d’un groupe monétaire qui se retrouve dans le trésor d’Auriol. Cet exemplaire est en état sup très légèrement décentré. 475-465 avant JC, il se négocie aux environx de 250 euros.

Les météorites Que sont-elles ?

Quel prospecteur n’a jamais au moins une fois rêvé de tenir ou même de découvrir une pierre du domaine des dieux, une homphalos, de tenir dans ses mains un minuscule fragment du commencement, une roche à l’âge vénérable, une infime particule de notre système solaire, un voyageur du temps qui a parcouru des milliers de kilomètres avant de venir s’écraser dans un éclair de lumière et dans un vacarme digne de l’enfer ?

Signes de mauvais présages pour certains, objets de curiosité pour d’autres, les météorites ont toujours fasciné les hommes. Elles furent vénérées et craintes à la fois, ces nobles roches vieilles de plus ou moins 4.556 milliards d’années pour les plus anciennes. Elles proviennent de la ceinture des astéroïdes se trouvant entre Mars et Jupiter et dont, suite à une collision, certains fragments sont partis sur des trajectoires elliptiques pouvant recouper celle de la terre. 92.8 % des météorites trouvées sur terre sont en grande partie minérales, ces météorites pierreuses sont appelés chondrites (87.7 %) et achondrites (7.1 %). Alors que 5.7 % sont des métalliques appelées sidérites et 1 % sont des météorites mixtes, dites sidérolithes, les autres types dites indéterminées constituent moins de 1 %.
En général, les météorites constituent un groupe de 3 grandes familles. A savoir : les pierreuses, les métalliques, les mixtes.

Les chondrites

Ceux sont les météorites les plus primitives du système solaire. Leur nom provient de ces fameuses petites boules, très caractéristiques, appelées chondres (du grec chondrion, granule) qui les constituent. Elles sont constituées de roches silicatées, parfois de roches carbonées, plus du fer métal. On classe les chondrites de la façon suivante : des plus réduites aux plus oxydées.

Les chondrites à enstatite

Les brachinites

Les acapulcoites

Les chondrites ordinaires
On les divise en 3 sous groupes (H, L, LL), elles représentent 80 % des chondrites au sens large.

Le groupe H
Chondrites à bronzite et olivine, la lettre H symbolisant une haute teneur en métal libre de 12 à 21 %, leur densité est de l’ordre de 3.4 à 3.6. De toutes les météorites, c’est le groupe le plus nombreux.

Le groupe L
Chondrites à hypersthène et olivine, la lettre L marque leur faible teneur en métal libre, de 7 à 12 %, leur densité va de 3.6 à 3.9.

Le groupe LL
Elles contiennent environ 30 % d’olivine et une faible teneur en métal, toujours inférieur à 7 %, leur densité va de 3.6 à 3.9.

Les chondrites du groupe R
Sont représentées par la météorite Rumuruti.

Les chondrites carbonées 
Ce sont les météorites les plus primitives. Elles ne contiennent que très peu ou pas du tout du fer métal. Elles constituent un groupe assez hétérogène et divisé en quatre variétés dont les noms furent donnés en fonction de 4 chutes servant de référence :
C.I, type chondrite d’Ivuna (Tanzanie), tombée le 16/12/1938
C.M, type chondrite de Mighéï (Ukraine), tombée le 18/07/1889
C.O, type chondrite d’Ornans (France), tombée le 11/07/1868
C.V, chondrite de Vigarano (Italie), tombée le 22/01/1910
Dans le groupe C.I, la météorite d’Orgueil (France) entre dans ce groupe. Ces météorites n’ont pas de chondres visibles, sont très fragiles et leur densité varie de 2.5 à 2.9.
Dans le groupe C.M, on y observe des chondres et des débris cristallisés d’olivine et de pyroxène inclus dans une matière, c’est le groupe le plus abondant, leur densité va de 3.4 à 3.8.
Dans le groupe C.O, on trouve de 1 à 0.2 % de carbone et moins de 1 % d’eau, leur densité va de 3.4 à 3.8.
Dans le groupe C.V, la teneur en carbone est inférieur à 0.02 % et celle d’eau est inférieure ou ne dépasse pas 0.03 %, leur densité reste de 3.4 à 3.8.
Voilà pour les chondrites en général.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 106

Trouvaille 104.22

Monnaie en cuivre découverte en labours 54. Monnaie étrangère avec l’inscription « HERB CHONAW IIII » à l’avers et un aigle à deux têtes au revers. Je n’arrive pas à déterminer de quel pays vient cette monnaie, car vu l’état, son intérêt est plutôt limité. 1,2 g et 1,9 mm. Pierre 54

Voilà une monnaie curieuse, il est dommage que sa définition soit trop basse, à peine la taille d’un timbre-poste à l’écran et Pierre nous a envoyé des dizaines d’autres monnaies, non exploitables pour la revue car trop petites. Apparemment vous avez bien lu, mais il n’existe pas de monnaies ayant porté ce nom, la tête d’aigle du revers dans un écu ovale, si on distingue bien, rappelle l’Allemagne ou ses provinces. Il doit s’agir de l’équivalent d’un jeton ou token chez les Anglais. Avec un peu d’espoir un lecteur nous donnera la solution sur les trois mots en trois lignes HERB (ou Herr) CHONAW IIII… non ID**

Trouvaille 104.18

Bonjour, j’ai trouvé fortuitement cette belle drachme légère, ou tétrobole de Marseille, plus précisément de Massalia (entre le IIIe et le Ier avant JC ?). Elle était coincée verticalement entre deux pierres d’un petit chemin creux, Bouches du Rhône, vallée de la Durance. Elle est en argent, elle mesure 16 mm de diamètre. Je n’ai pas de balance assez précise pour indiquer un poids fiable. Je n’ai pas trouvé sur internet la signification des lettres XZA. La monnaie est en très bon état, particulièrement le revers. Il y a quelques irrégularités sur l’avers, dues à mon nettoyage un peu maladroit pour enlever des concrétions noires. Le monogramme qui devrait être « PDB » sous le menton d’Artémis est visible uniquement en partie au regard de la frappe décalée. Il semblerait que les numismates estiment encore qu’il y a beaucoup à apprendre des nombreuses émissions de drachmes qui comporteraient plus de 60 variétés « de différents » et qui poseraient encore des questions chronologiques. Dommage que les détectoristes ne puissent pas apporter leur contribution à la science avec les références de leurs trouvailles. Cordialement. Joël

Vous touchez là le point sensible des archéologues français contre la prospection, alors que les chercheurs numismates sont évidemment pour avancer dans leurs théories grâce à l’apport quotidien des trouvailles des prospecteurs. Il semblerait que ces trois lettres des tetroboles ne soient pas encore explicitées. On relève par ailleurs beaucoup de variété : AEB, XZA, OAE, pour n’en citer que trois ! Il s’agit bien d’une drachme légère, une tétrobole valant quatre oboles de Marseille. Buste d’Artémis diadémée et drapée à droite, collier et boucle d’oreille. Arc et carquois sur l’épaule. Revers : MAΣΣA en dessus du lion, A devant le lion, XZA en dessous de la ligne de sol. Votre monnaie est en TTB- et s’estime 150 euros.

Trouvaille 104.17.bis

Le petit grelot en bronze peut provenir d’un bracelet comportant plusieurs éléments décoratifs dont des grelots. Mais il s’agit plus surement d’un bouton creux de type boten-bragou XVIIe- XVIIIe..