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Monnaies et Détections

Archive pour avril, 2020

500 000 euros de monnaies

Envolées ! Ou plutôt volées, début novembre. Un numismate possédant une belle collection, assez éclectique, et qui avait participé à une bourse à Monaco, s’est fait voler chez lui pendant qu’il dormait, plus de 450 monnaies, antiques, mérovingiennes, carolingiennes et royales ainsi que 15 000 euros en liquide. Le collectionneur pense avoir été gazé, avec sa famille, probablement par un gaz soporifique. La collection estimée à près de 500 000 euros n’était même pas assurée…
Source : francetvinfo.fr

110.14

Bonjour, je vous soumets une clochette sans son marteau intérieur, en fer oxydé, trouvée dans le Bas-Rhin (en rivière). Je la pense gallo-romaine. Hauteur 10,5 cm, largeur basse 6,5 cm, largeur haute 5 cm, épaisseur 3,5 cm. Je vous remercie pour votre identification. Cordialement, Prospector 67
Clochette d’attribution à l’élevage, probablement ovin ou caprin. Sa datation ne descend pas au-dessous du XVIIIe siècle.

Fouquet

Un « fouquet » est un écureuil dans le dialecte angevin. Le surintendant Nicolas Fouquet portait donc des armes parlantes « d’argent à l’écureuil de gueules rampant ». Ce blason est plus ancien qu’il n’est souvent écrit, les Fouquet – ou Foucquet – sont de cette petite noblesse qui subit les vents de l’Histoire de plein fouet et qui déroge parfois, retombant dans la bourgeoisie.
Nicolas Fouquet est un homme qui est parvenu au sommet de l’Etat, juste en-dessous de Mazarin, puis a été arrêté, jugé, condamné au bannissement, peine aggravée par Louis XIV en détention perpétuelle. Il meurt à Pignerol en 1680, à 65 ans, après 19 années de geôle. Il y a côtoyé Lauzun et le Masque de Fer. On lui reproche d’avoir détourné l’argent de l’Etat, d’avoir comploté… Rien pourtant que de très banal : Richelieu s’est rempli les poches, Mazarin a passé la vitesse supérieure et même le laborieux Colbert ne crachait pas sur une commission.
Le complot, c’est plus compliqué, si l’on ose dire. Non pas que la création d’une « place de sûreté » soit rare au Grand Siècle. Ainsi le comte d’Harcourt s’enferme dans Brisach, en Alsace, et réclame de fortes sommes pour la rendre au roi. Il est vrai qu’il est appuyé par la puissance espagnole. Le marquis de Manicamp fait de même à La Fère, il faut lui en racheter le gouvernement. Car ils sont gouverneurs militaires, nous ne sommes plus au haut moyen-âge où des seigneurs brigands défiaient, du haut du donjon, les premiers Capétiens en Ile-de-France même… Non, le XVIIe est moderne et il s’agit désormais de généraux qui se rencognent dans leur caserne.
Ainsi lorsque Nicolas Fouquet, surintendant des Finances et ministre d’Etat, achète le marquisat de Belle-Ile pour 1 370 000 livres, puis fortifie et recrute, l’on doit mesurer que c’est exagéré mais pas inédit. De 1658 à 1661, il dépense des sommes folles pour en faire une place de sûreté. Une forteresse où il pourrait se réfugier en cas de disgrâce. En effet, les monarques capétiens n’ont guère de reconnaissance pour leurs financiers, plus d’un a terminé sur l’échafaud et Fouquet le sait.

Un jeton de Nicolas Fouquet avant qu’il ne soit marquis de Belle-Isle.

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