MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour septembre, 2020

Trouvaille 111.07

Deux découvertes faites « dans le centre sud-ouest ». Pour la monnaie de bronze, l’empreinte du droit est sur les deux faces de la même pièce ? On ne voit jamais cela sur des monnaies gauloises… Peut-être une copie de monnaie romaine bifide ? On laisse la main aux lecteurs de la revue. MO**

Sur la seconde pièce, on est sur une imitation d’une monnaie en bronze de ZEUGITANE 210-202 avant Jc, Cartage, avec au droit : tête de Tanit, et au revers un cheval regardant vers l’arrière. Il existe, dans la région d’Orléans des monnaies gauloises inspirées de types puniques. Le cheval qui retourne la tête au revers est assez caractéristique. En l’état actuel des infos masquées par l’inventeur (poids, métal), on reste dans le doute, imitation punique ou monnaie grecque ? Le métal, de plus, ressemble un peu à celui des potins.

300 000 euros

En or et en argent liquide, c’est la somme saisie par la police en région parisienne après l’arrestation d’un gang spécialisé dans les vols de bijoux en or. Une équipe de faux plombiers et faux policiers qui cambriolait principalement des personnes âgées, avec le coup classique du faux plombier pris en flagrant délit ou suivi des faux policiers… L’or, refondu de façon quasi-systématique, était revendu en Allemagne…

Source : leparisien.fr

Trouvaille 110.26

Bonjour, ci-joint deux trouvailles que j’ai faites sur la commune de Saint Vit (dept 25). Pouvez-vous me dire ce que c’est ? Ps: je n’ai pas de moyen de les peser. Merci, Fabien

Le premier en haut est une branche d’un compas du XIXe, le second est un petit ruban de cuivre qui représente un nœud décoratif en cuivre, pourrait être au choix : un élément de déco de meuble, un élément de décoration mortuaire fin XIXe début XXe siècle.

Trouvaille 110.25

Ci-joint pour publication éventuelle, photo d’une pointe du chalcolique découverte en novembre 2019 sur la commune de Vertrieu en Nord Isère, département 38. Longueur : 94 mm, largeur lame : 26 mm, épaisseur : 2,5 mm, poids : 16,3 g. Amicalement, Dario 38


Merci pour votre participation, c’est la soixante-sixième. La rédaction.

Trouvaille 110.24

De la part d’un pote, trouvé en Ariège, 2,5 cm extrémités des cornes et ruban 4 cm dont deux repliés (volontairement ou pas). Régis
Le style rappelle les Celtes, les fils de bronzes enroulés, spiralés et assemblés pour donner cet espèce de « ruban » est typique. Mais on ne peut savoir si la pliure est volontaire pour servir de « pince » sur une ceinture ou autre, ou si elle découle de l’usure du temps et des éventuels dégâts des machines agricoles. MO**

Trouvaille 110.23

Bonjour, je m’appelle Benji, j’ai trouvé ce magnifique sceau dans un champ dans le nord de la France, près de la frontière belge. Trouvé dans un labour. Pouvez-vous m’aider à l’identifier ? Je rame un peu. Voici ce que l’on a trouvé avec des amis : « sceau navette du curé Nicolaï à l’église Saint-Martin de Carpiquet XIIe ou du XIIIe siècle ». Je voudrais savoir si cela vous parait possible. Hauteur : 38 mm, largeur : 19 mm, poids : 7,4 grammes. Merci de votre aide, Benji.

Bonjour, oui c’est un très joli sceau à navette mais il date de la fin du XIVe siècle au début XVe. Pour un clerc du nom de Nicolas ou Nicolet (en phonétique NICHOLAI DE CARPIKET). Ce qui semble correspondre en effet à Nicolas de Carpiquet, seule commune de ce nom en France en Calvados, une église Saint Martin y avait été construite au XIIe s. et remaniée au XIVe s. Cette église paroissiale dépendait de l’abbaye de la Trinité de Caen, distante de 8 km. Ce religieux, originaire de Carpiquet, avait sans doute été mandaté par l’abbaye pour desservir l’église Saint Martin comme recteur, ou chanoine au nom de l’abbatiale proche. On peut s’interroger sur le lien étrange et inhabituel attaché au cou du clerc agenouillé mains jointes également liées : était-ce un signe d’humilité symbolique et de servitude au service de l’abbaye ? C’est une belle trouvaille dans un splendide état. Quel genre de terre a conservé l’état de cet artefact ?

Trouvaille 110.22

Bonjour, je vous joins les photos de deux monnaies trouvées dans des endroits différents il y a quelques années en Moselle. Pourriez-vous me les identifier ainsi que me donner les valeurs et leurs indices de rareté ? Je vous remercie et continuez par vos articles à défendre la cause de la détection en France. Régis

Trouvé en Moselle pour ce quart d’écu de Navarre de Henry II ? Il a voyagé au moins ! Avers : .HENRICVS. II. D. G. REX. NAVARRAE (DB LIÉS). Croix fleurdelisée. (Henri II, par la grâce de Dieu, roi de Navarre, seigneur de Béarn). Revers : GRATIA. DEI. SVM. Q. D. SVM, le millésime n’est pas lisible ; (privilégiez toujours les images numériques aux envois papiers). Écu couronné parti de Navarre et de Bourbon. (Grâce à Dieu, je suis ce que je suis). C’est une monnaie en état TB+ estimée 80 euros. La seconde est plus proche géographiquement de sa région de trouvaille. Italie, états pontificaux, Paul IV (1555-1559), (Gianpietro Carafa), monnaie argent bianco (mezza lira), s.d. Bologne. Avers : le saint Père à droite, vêtu de la chape. Revers : BONONIA MATER STVDIORVM. Lion rampant à gauche, tenant une bannière. Ref. : Munt., 49 ; Berman, 1048. Rare. Etat TB++ 150 euros. Première fois que cette monnaie passe dans la revue, bravo pour votre trouvaille.

Trouvaille 110.21

Bonjour, je suis Papet. Voici une magnifique découverte réalisée dans l’Aude, fortuitement puisque je suis parti détecter au hasard. C’est une imitation d’une drachme de Rhoda, mais je n’arrive pas à trouver un spécimen identique. Je la trouve magnifique et voudrais bien être éclairé concernant sa rareté et pourquoi pas sa valeur marchande. Métal : argent. Poids : 4,69 g. Diamètre : 16 mm.

Drachme imitation de Rhoda, sud-ouest, 3e siècle avant J.-C. Avers : tê te à gauche de Cérès avec pendant d’oreilles. Revers : croix formée de 4 feuilles aquatiques dans un cercle formant une rose. Ref : Saves n° 502 Latour 2343 planche VIII. Conservation : TTB/SUP, estimation 650 euros.

Trésor de grenier

À l’automne dernier, lors d’une journée d’expertise gratuite, un particulier avait soumis une aquarelle à un groupe d’experts, il n’avait aucune idée de sa valeur. La signature de l’aquarelle : Gauguin. P, le 2 juillet 1865, avait déchaîné les passions : un dessin réalisé par Paul Gauguin (1848-1903), alors âgé de seulement 17 ans ! Le premier dessin connu de Gauguin. On ne lui connaissait, avant cette découverte, que des peintures et il était considéré comme un peintre autodidacte… Plusieurs experts ont confirmé qu’il s’agissait, probablement, du célèbre peintre, d’autres ont préféré ne pas se prononcer. L’aquarelle, un chalet suisse au bord de l’eau, a finalement été vendue 99 000 euros, acquisition d’un particulier français résidant en Suisse, une sorte de retour aux sources pour cette aquarelle.

Source : interencheres.com

Et Bonaparte vola le trésor des chevaliers de Malte

Malte, petit archipel de la Méditerranée entre la Sicile et l’Afrique, capitale La Valette.

L’île a eu une histoire mouvementée entre la conquête de l’islam en 870, ensuite reconquise par Roger de Sicile en 1090, elle tombe par la suite dans le giron des Habsbourg d’Espagne. Malte fut ainsi donnée par Charles Quint aux chevaliers de Rhodes en 1518, ordre religieux et militaire issu des hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem fondé en 1099. L’ordre participa à toutes les croisades. Réfugiés à Rhodes en 1308, la chute des templiers ayant servi d’avertissement, les dignitaires de l’ordre s’établissent à Rhodes, très loin du pouvoir de Philippe le Bel. En 1530, l’ordre devient ainsi les chevaliers de Malte.
L’ordre des chevaliers de Malte participe également à la terrible bataille navale de Lépante en 1571 qui oppose la Sainte Ligue, alliance catholique hispano-italienne commandée par Don Juan d’Autriche, demi-frère et amiral du roi d’Espagne Philippe II, contre Sélim II et son grand amiral Ali Pacha, qui un an auparavant a fait tomber le dernier bastion vénitien à Chypre, à Famagouste où ses défenseurs furent traitreusement massacrés après avoir négocié leur reddition. Humilié, l’occident perd pied dans feu sa mare nostrum.
La sainte ligue arme 206 galères et 6 grosses unités appelées galéasses, la flotte est montée par 28 500 soldats dont 8 000 Espagnols chevronnés. En face Ali Pacha dispose de 208 galères et 120 petites unités, et 27 000 soldats dont 10 000 redoutables janissaires. Le combat débute vers 10h20 à 15h. L’anéantissement de la flotte de Sélim II est consommé. Il a perdu 170 galères, coulées ou prises, contre 17 pour Don Juan. Les pertes sont toutefois critiques. Chaque camp déplore 8 000 tués et 22 000 blessés. Les Ottomans abandonnent 3 500 prisonniers et 15 000 esclaves chrétiens. Aussitôt libérés de leurs chaînes, la galère amirale d’Ali Pacha est capturée et l’amiral ottoman est décapité. Sa tête ornera la proue de la galère amirale de Don Juan.
Pendant la bataille, l’ordre des chevaliers de Malte subit de très lourdes pertes. La galère amirale de l’ordre fut prise par les Ottomans et tous les chevaliers furent décapités dont un très grand nombre de dignitaires de l’ordre. Les Ottomans tentèrent d’emporter la galère comme trophée mais durent l’abandonner pour échapper aux massacres. Les Ottomans sauvent 30 galères et autant d’unités plus légères. C’est tout ce qui réchappe du désastre.
Par la suite, l’ordre des chevaliers de Malte aura pour mission d’intensifier la gloire maritime de l’ordre par une lutte sans merci contre les pirates barbaresques qui infestaient la Méditerranée. Les expéditions navales contre les corsaires musulmans furent poursuivies avec de fréquents succès et un butin non négligeable pour les caisses de l’ordre et cela jusqu’au règne de Manoel de Vilhena qui s’éteignit le 12 décembre 1736, après 14 années à la tête de l’ordre des chevaliers de Malte.

Monnaies de Manoel de Vilhena (1722-1736).

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°113 …