Très rare monnaie en effet de Louis de Savoie (1440-1465), écu d’or second type : Avers : blason entre trois lac d’amour, FERT au-dessus. Légende : LUDOVICUS SABAUDIE PRINCEPS. Revers : croix feuillue dans un quadrilobe, DEUS : IN : ADIUTORIUM MEUM : INTE’, extrait du psaume 70 : « Ô Dieu hâtetoi de me délivrer ! ». La seule vente retrouvée de cette monnaie en état TTB a donné un résultat de 21500 euros. D’autres types d’écus d’or de cette époque attribuée à Charles sont partis entre 20 000 et 40 000 euros. Votre monnaie est dans un état inférieur, elle est légèrement rognée, un peu pliée et présente de l’usure sur les reliefs. Elle est quand même en état TB++ et à notre humble avis pourrait se négocier entre 8 000 et 10 000 euros.
Voici mes deux plus belles trouvailles pour le partage : bague IHS en or et un écu or Ludovic I comte de Savoie 1440-1465, elle pèse 3,20 g et mesure 26 mm (apparemment rare). Ps, le chaton de la bague est plein, celle-ci pèse donc un peu plus de 7 g. Éric
Très belles trouvailles, Éric, félicitations, quel bonheur d’exhumer ces deux petites trouvailles du sol. On vous envie ! Une belle bague dont le chaton plat et ovale est gravé de IHS (IESUS, HOMINUM SALVATOR (« Jésus, Sauveur des hommes ») entre deux motifs décoratifs. Sur la partie de l’anneau appelée « épaule », qui est la partie la plus proche du chaton, on distingue un visage humain en relief marqué. Une épaisseur sépare le visage de la décoration suivante géométrique gravée sur l’anneau s’affinant. Eric n’ayant pas envoyé une photo de l’autre épaule, il est communément admis que celle-ci est identique et symétrique à la première. Il s’agit d’une bague de religieux du XVIIe siècle, plus précisément un Jésuite. Les Jésuites dirigeaient au XVIIe s. et au début XVIIIe des missions en Amérique du sud, jusqu’en Amazonie (voir le film : Missions) et également en Asie, Indonésie, Malaisie etc… D’où, peut-être, les visages de démons ou d’Indiens païens à convertir…
Que le lecteur qui nous a envoyé sa trouvaille nous pardonne on ne sait plus de qui cela provient… Il s’agit d’une gravure sur une pièce de 10 centimes Napoléon. Une croix occitane, le mot « gravure » est peu approprié car la croix a été frappée à la presse et l’empreinte n’a pas mordu à la même profondeur partout. Il s’agit soit d’une contremarque publicitaire incomplète soit l’initiative personnelle d’un occitan réclamant avec les moyens du bord l’indépendance du Languedoc !!! Il est impossible de donner une explication avérée à ce genre de marquage supplémentaire. Notez l’usure extrême de la monnaie.
Bonjour à tous, je me permets de vous contacter pour que vous puissiez expertiser ces trois monnaies trouvées en forêt dans le 86. La première est un franc d’Henri lll au col fraise de 1586, atelier de Toulouse. Diamètre : 35 mm, poids : 13,4 g. La deuxième est un 20 francs or de Hongrie de 1882. Diamètre : 20 mm, poids : 6,4 g. La dernière est 1/10 d’écu Louis 15 aux branches d’olivier de 1729, atelier de Nantes. Diamètre : 22 mm, poids : 3 g. Merci d’avance et continuez à nous vendre du rêve ! Longue vie à votre magazine ! Cordialement, Mickaël
Bon vous avez fait le boulot aux trois quarts. Si vous avez réellement trouvé le 20 F or de Hongrie au détecteur vous êtes un petit verni car même si elle avait cours en France à l’époque de l’Union latine elle n’était vraiment pas courante, ce qui fait que la trouver au détecteur est d’une rareté extrême ! Procédons par ordre d’apparition : le franc de Henry III au col fraisé, 1586, Toulouse, a un état général proche du TTB à l’exception du buste qui présente une usure plus prononcée et d’un graphito devant le portrait, ce qui le fait redescendre en TB++. Avers : HENRICVS. III. D. G. FRANC. ET. POL. REX. (Différent). Buste à droite du roi, lauré et cuirassé, avec un col fraisé ; (atelier) sous le buste et (différent) autour du buste. Revers : SIT. NOMEN. DOMINI. BENEDICTVM. (Date). Croix feuillue et fleurdelisée, avec H couchée en coeur. Les francs au col fraisé ont été frappés à de nombreux exemplaires sur Toulouse, nous estimons le vôtre à 450 euros. La seconde monnaie est donc une monnaie or qui date de l’Union latine, à ce titre elle avait cours dans tous les pays adhérant à cette union, exactement comme notre euro actuel. Avers : FERENCZJOZSEF I. K. A. CS. ES. M. H. S. D. O. AP. KIR.. Tête laurée de François-Joseph Ier à droite ; KB sous la tête. Revers : MAGYAR – KIRALYSAG/ 1882. Écu couronné surmonté de la couronne de saint André ; dans le champ 20/ Fr – 8/ Frt. (Royaume de Hongrie). Monnaie en TTB, cours actuel 330 euros. Arrivons à la dernière monnaie, une royale de Louis XV aux branches d’olivier. C’est un dixième d’écu et pèse donc 2,7 g à peu près : Avers : LUD. XV. D. G. ET. NAV. REX. Buste drapé à gauche. Revers : BENEDICTUM (millésime) SIT NOMEN DOMINI (atelier). Ecu rond de France couronné entre deux palmes. C’est une monnaie en TB++ estimée à 40 euros.
Bonjour, lecteur de longue date, je vous adresse ce mail pour vous demander si vous pouviez déterminer l’époque d’utilisation de ce bouton ? Il est en laiton, son diamètre est de 1,7 cm avec au revers un anneau et une étoile et un M (sans doute la marque du fabricant ?). De même cette représentation en rosace semble vouloir identifier un métier, un titre de noblesse, un métier, des armes, ou autres ? Bien cordialement, Yves
Ce bouton est du XIXe siècle, voire début XXe. L’étoile et le M sont effectivement des marques du fabricant. Concernant la décoration, elle est extrêmement courante à quasiment toutes les époques avec certes des centaines de variations mais l’idée est la même. Ce type de bouton est souvent appelé du « type Vendéen » mais en réalité il faisait partie de la panoplie des colporteurs qui sillonnaient toute la France, on le retrouve donc un peu partout. Certains sont associés à des costumes régionaux
Bonjour à vous tous, amoureux de la détection. Voici le partage d’un dépôt de boucles mérovingiennes, fait par mon fils et moi-même dans le sud-ouest toulousain dans un champ, ou plutôt ce qui en reste. Retrouvé en mode puzzle. Longue vie à notre revue préférée. Will
Le mode puzzle est inconnu sur les écrans de détecteur mais très connu des prospecteurs qui sauvent ce qui peut l’être des engins agricoles massacreurs. Il faut bien manger et la vie doit continuer et les archéos devraient vous donner une médaille pour ce sauvetage mais ils s’en foutent de tous ces petits objets… Chacun sa politique ! On voit pêle-mêle sur votre photo, des morceaux de plaques boucles mérovingiennes provenant de plusieurs plaques boucles différentes, deux beaux ardillons avec décor typiquement mérovingien, boucle et anneaux simples. Notre attention est attirée par une plaque évidée en forme de croix avec un décor de plusieurs ocelles. Elle est incomplète et visiblement de période plus tardive.
Pour le partage, un petit phallus romain (je pense), malheureusement abîmé mais toujours intéressant, trouvé dans le Vaucluse. Davidou23
Oui c’est exact, phallus gallo-romain du II au IIIe siècle de notre ère, en bronze, verge d’un côté et bras avec poing fermé de l’autre. L’anneau de soutien est cassé.
Bonjour les passionnés, je vous fais parvenir ma découverte pour m’aider à l’identifier. Je l’ai trouvée dans une vieille maison derrière une poutre. Voici la photo. Je vous remercie, Dominique
Côté blason : +ARTI+RAVR+AVRA+ARVR. Côté aigle : +IST+ ATCE.. (trèfle) CARDVATI. On pourrait croire que c’est une monnaie à cause de la couleur argent, il n’en est rien c’est un jeton de Nuremberg du XVe s. Avers : aigle impérial germanique. Revers : croix cantonnée de 4 écus armoriés. Les bordures portent des lettres décoratives de fantaisie sans signification. Certains de ces jetons étaient argentés en surface à chaud ou dans la masse (alliage). Valeur faible, entre 10 et 15 euros.
Quand à votre bague, une photo de chaque décoration nous aurait permis d’y voir un peu plus clair. Voyons, il s’agit d’une bague en feuille d’or dont la décoration est travaillée au repoussé des deux côtés. La décoration centrale qui orne le chaton est un ovale contenant deux personnages se faisant face. La gravure est assez frustre mais suggère un homme à gauche face à une femme (forme plus généreuse), le personnage de gauche semble ailé, à moins qu’il ne s’agisse que d’une toge lui descendant dans le dos. Cette scène est dans un cartouche carré suggéré par une succession de petites lignes parallèles au repoussé. Les deux décorations suivantes semblent être un élément floral qui se situe sur l’épaule de la bague voire le jonc. Nous n’avons accès qu’à un seul côté de l’épaule, la décoration suivante est une simple croix ou X. On peut imaginer facilement que cette décoration était symétrique de chaque côté de la bague… Nous estimons la période fin de l’empire romain jusqu’au VIIe siècle.
Bonjour à vous, j’aimerais en savoir plus sur cet objet que je pense être un clou de décoration sans en être vraiment certain ! J’ai rapidement écarté la piste du crochet de tablier, peut-être à tort ! Dimension 25 mm au plus fort et 8,67 g, semble être en cuivre ou bronze. Malgré quelques recherches je ne suis pas arrivé à définir ce que cela représentait ni dans quel sens je devais le présenter. Découvert dans le nord de l’Eure et Loir. J’ai également la chance d’avoir mis la main sur cet objet : une bague en or style chevalière, très fine, que je trouve superbe ! Elle était pliée hélas et a été redressée par un bijoutier. J’aimerais savoir ce que cela représente, on dirait en premier lieu un personnage ailé, simple vue de l’esprit ??? Quelle était son utilité, quelle époque, pouvez-vous m’en dire plus ? Trouvée région drouaise. Poids 2,75 g. Amicalement, Le Celte
Très curieux clou décoratif début XVe siècle. On peut voir une espèce de dragon-lézard gueule ouverte, à longue queue, sur une branche, surmonté d’un phylactère portant les lettres NEO ou NEX, mais en retournant le clou, on aperçoit alors un oiseau ailes déployées. Ce décor serait donc à double lecture, selon le principe ludique des rébus et autres images à sens caché.
Il s’agit bien d’une applique décorative du 15e siècle. Pour la voir dans le bon sens, il faut l’incliner de 90° à gauche par rapport à la photo présentée. On obtient ainsi la représentation d’un bœuf ailé (animal évangélique accompagnant Saint Luc). Tel est le symbole même de Dieu qui souffle à Saint Luc la parole divine. Le bœuf se transforme peu à peu en compagnon du Saint et lui tient son livre. Ci-joint deux exemplaires de ma collection. Bien amicalement et longue vie à votre magazine. Pierre Vittet