MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour décembre, 2021

Trouvaille 121.05.bis

Dans la ligne du bas la monnaie de gauche est bien celle indiquée par Mickael : gros compagnon au lion pour Louis II de Mâle (Belgique) réf : Bd2230. Avers : +. MONETA (feuille) FLAND. Lion rampant à gauche dans une bordure extérieure de 11 feuilles et un lion. Revers : + BnDICTV : SIT : nOME : DnI : nRI : IhV : XPI. Intérieure : LVD | OVI | C×’ CO | MES, croix coupant la légende intérieure. Cette monnaie est en état TTB 90 euros. La cinquième est du même roi que la seconde mais c’est un gros à la queue, réf : Dy.265. Avers (couronne) PhILIP-PVS REX ; croix pattée interrompant la légende ; BnDICTV⋮SIT⋮HOm⋮⋮DNI ⋮nRI ⋮D⋮I⋮IhV⋮XPI. Revers : +TVRONVS CIVIS ; châtel tournois surmonté d’une couronne; cercle extérieur de 12 fleurs de lis. Etat TB + 90 euros. Enfin la dernière est attribuée à nouveau à Jean II le Bon pour un gros à la couronne. Avers : + IOhAnnES• DEI• GRA), légende extérieure : BNDICTV: SIT: nOmE: DnI: NRI: DEI: IhV: XPI. Croix cantonnée d’un lis aux 2e et 3e cantons. Revers : F-RAn- CORV• RE-X. Grande couronne fleurdelisée. Bordure extérieure de douze lis. Monnaie rognée légèrement, état TB++ 90 euros en collection. Mickael nous a livré son texte de monnaies par ordre chronologique ce qui indique mieux l’époque de la perte de cette boursée, le terminus est la monnaie de Jean II le Bon, gros à la couronné frappé en mars 1357. On peut vraisemblablement penser qu’entre le moment de frappe, sa diffusion et son arrivée dans la bourse du quidam, elle fut perdue entre fin 1357 et l’année 1360.

Trouvaille 121.05

Bonjour, étant un de vos fidèles lecteurs depuis de nombreuses années, je viens vers vous pour faire expertiser quelques trouvailles. Tout d’abord une boursée trouvée dans un bois dans la Vienne. De gauche à droite : – Charles 4 le Bel Maille Blanche (1322/1328) – Philippe 6 de Valois, gros à la fleur de lys (1341) – Philippe 6 de Valois gros à la queue (1348) – Louis 2 de Mal comte de Flandre, gros compagnon au lion (1346/1384) – Jean 2 le Bon, gros à la queue (1355) – Jean 2 le Bon, gros à la couronne (1357). Également trouvé ce Franc au col fraisé d’Henri 3 de 1586, atelier de Toulouse, d’un poids de 13 g. Et pour finir ce petit objet en cuivre décoré d’un poids de 8 g. Merci encore et longue vie à votre magazine !!! Mickael du 79

Commençons par la boursée, de gauche à droite. Maille blanche de Charles IV réf : Dy.243: Avers : + KAROLVS REX légende extérieure : + BNDICTV: SIT: nOmE: DnI: nRI: DEI. Croix. Revers : + FRANChORVm. Châtel tournois. Bordure extérieure de dix lis état TB ++ 60 euros. La seconde est bien un gros à la fleur de lys de Philippe VI. Avers : + PHILIPPVS REX ; + BNDICTV: SIT: NOME: DNI: NRI: DEI:, croix pattée cantonnée au 2 d’un lis. (Philippe, roi ; béni soit le nom de notre seigneur). Revers : + FRANCORVM: Fleur de lis. Bordure d’onze lis. Monnaie légèrement décentrée, courante, 30 euros. La troisième est une monnaie de Jean II le bon, un gros à la queue ref Dy 300 : + IOHANNES REX ext : + BnDITV: SIT: nOmE: DnI: NRI: DEI: IhV: XPI. Croix latine coupant la légende en bas. Revers : TVRONVS CIVIS. Châtel tournois couronné, meublé de trois arcades. Bordure de douze lis. La monnaie est en état B avec une large part de son flanc usé ou mal frappé, donc état TB- sa valeur n’excède pas 45 euros.

Trouvaille 121.03

Bonjour, je me permets de vous envoyer cette trouvaille. Un denier romain en argent de Marc Aurèle datant de 161. J’ai trouvé cette monnaie avec mon Adx 150, à proximité de la voie romaine d’Orléans Sens et d’une fontaine, dans une forêt de la région centre.

Avers : tête laurée de Marc Aurèle à droite. Revers : Providentia (la Providence) debout à gauche, tenant un globe de la main droite. Valentin Avers : IMP M AVREL ANTONINVS AVG. Buste tête laurée de Marc Aurèle à droite, drapé sur l’épaule gauche : “Imperator Marcus Aurelius Antoninus Augustus”, (L’empereur Marc Aurèle Antonin auguste). Revers : PROV DEOR TRP XV COS III. Providentia (la Providence) debout à gauche, tenant un globe de la main droite et une corne d’abondance de la gauche. “Providentia Deorum Tribunicia Potestate quintum decimum Consul tertium”, (La Providence divine, revêtu de la quinzième puissance tribunitienne, consul pour la troisième fois). Monnaie en état TTB, sa cotation tourne aux alentours des 50 euros.

Trouvaille 121.01

Bonjour, pouvez m’identifier cette petite monnaie en or trouvée dans le Perche elle fait 12 mm de diamètre et 1,09 g. J’ai trouvé ce petit bouton et cette petite bague dans le Perche aussi, je serais curieux de savoir l’époque et les dater. Merci, Gilles
Très beau triens mérovingien dont l’attribution nous divise ? À Limoge dans la Haute Vienne, avec les quatre lettres cantonnant la croix LENO se rapprochant de LEMO connu pour cette ville ?, ou Salagnac en Dordogne avec la légende SOLANIACO ? Au lieu de SELANIACO entourant le buste diadémé à droite. En légende extérieure peut être MO—MONITA ? Très belle monnaie entre 2500 et 3500 euros !
Deux petits objets atypiques ! Un bouton et une bague mais une seule photo de chaque ! On en profite pour vous redire qu’il ne faut pas hésiter à nous envoyer plusieurs photos prises d’angles différents ce qui nous permet de mieux appréhender l’objet. Par exemple, l’attache du bouton est un indice sérieux pour sa datation ! Annoncer le métal est important aussi car les couleurs de la photo ne reflétant pas les exactes nuances selon les flashs ou autres lumières électriques. Le bouton est un bouton d’amour du XVII-XVIIIe siècle, deux cœurs entrelacés surmontés d’une flamme, avec une légende extérieure : L’AMOUR NOUS UNIS. Il est en très bel état !
La bague, vue d’une seule face, ne permet pas de tirer des conclusions sérieuses ! Elle semble en bronze et le chaton rond semble en relief avec deux « yeux » de patte de verre blanche. Pas de datation possible.

Petite bague de type Memento Mori tête de mort, chaque côté de celle-ci, extrémité de tibias XVIIIe-XIXe siècle. Nostromo

Le trésor de l’abbaye

Dépliez une carte de France, promenez votre doigt au hasard, approchez-vous de la région Rhone/Alpes… Continuez et approchez-vous de l’Ardèche, là, cherchez un petit village du nom de Mazan-l’abbaye, vous y êtes ! De prime abord, rien de spécial ne distingue ce petit village pittoresque d’un autre, si ce n’est les ruines d’une ancienne abbaye. Mais avant de se plonger dans la légende, un peu d’histoire…

Naissance et vie de l’abbaye

Vers 1119/1123, une abbaye est construite dans le « Mas d’Adam », propriété du seigneur local “DeGéorant” qui le céda à l’évêque Devivier qui voyait le moyen de profiter des moines et qui désirait développer l’économie de sa région (et s’enrichir aussi par la même occasion). Dès le début du XIIe siècle, des chanoines vinrent s’installer sur le lieu du « Mas d’Adam » qui deviendra par la suite Mazan…
Comme il était de coutume à l’époque, plusieurs seigneurs et fortunes de local, firent don de terres à l’abbaye, celle-ci devint si importante que d’autres abbayes furent construites grâce aux richesses accumulées.
L’église était la plus grande et la plus belle de la région, 52 m de long et 24 m de large avec de grandes arches, un grand oculus, une coupole et des piliers intérieurs taillés dans du tuf rouge volcanique. Prospère de par ses terres et les richesses qu’elle a su en tirer, l’abbaye va prospérer jusqu’au XIIIe siècle.

Début du déclin

Après cette époque, certains événements commencent à faire vaciller la communauté religieuse. Pendant la guerre de 100 ans, les moines seront obligés de construire des fortifications autour de l’abbaye pour repousser les pillages (en partie toujours visibles), ensuite il y eut les guerres de religion, le climat qui changea et mis à mal l’agriculture locale (leur ressource de revenus principaux) puis les épidémies telles que la peste.
Suite à de nombreuses vicissitudes, l’abbaye perdit de son importance et de sa splendeur, elle tomba lentement dans l’oubli et les moines quittèrent peu à peu la région. Quand la Révolution arriva, il ne restait plus que 6 moines pour gérer la congrégation religieuse et les bâtiments.

Mise à mort

Le 13 février 1790, l’Assemblée nationale décréta la fin des ordres religieux et les bâtiments devinrent propriété de l’État et de la nation.
Quant aux quelques moines restants, ils demandèrent à pouvoir retourner dans leurs familles respectives. Les bâtiments furent ensuite vendus comme biens nationaux, c’en était fini de l’abbaye.
En 1843, on décide de construire une nouvelle église en utilisant les pierres de l’abbaye, une fois cela fait, les habitants des alentours vinrent se servir en matériaux de construction pour leur propre compte (cela était chose courante à l’époque). En 1905, face au péril que représentaient les ruines et le reste des arches, il fut décidé de dynamiter ce qui risquait de s’effondrer (méthode plutôt radicale). Les ruines et ce qui restait furent classés monuments historiques en 1946.
De nos jours il ne reste que des ruines de ce qui fut autrefois un centre religieux important à l’échelle locale, une partie du cloître, de l’église et une tour sont visibles et peuvent se visiter.

La suite dans Monnaies & Détections n° 121

Réunis 1000 ans après leur mort

Un généticien danois qui travaille à l’université de Cambridge, Angleterre, a réussi un tour de force, en identifiant deux Vikings d’une même famille, par leurs ADN !
La prouesse vient du fait que les deux corps découverts au Danemark l’ont été à 900 kilomètres de distance, entre les deux tombes ! La datation au carbone des ossements donne une fourchette, les deux Vikings furent enterrés entre l’an 960 et 1020, il n’y avait pas d’objet dans les tombes permettant une datation plus précise. Il est donc possible qu’il y ait une génération de différence entre les deux hommes, ils étaient soit demi-frères ou oncle et neveu. Les deux squelettes pourront être observés par le grand public au musée national de Copenhague à partir du 26 juin prochain. Une chose est sûre en revanche, les deux corps portent des traces d’armes blanches, ils sont donc morts tous les deux en Viking, les armes à la main…


Source : dailygeekshow

Trouvaille 121.31

Bonjour les amis, cette monnaie en ARGENT fait la même taille et poids qu’une obole de Marseille, je l’ai trouvée dans le Gard. Merci d’avance, Davidou23
Son poids donné de 0,4 g la classe parmi les oboles. Son usure est importante, on devine néanmoins le portrait à droite, il s’agit d’une obole arverne au cheval et à l’esse couché, cheval bondissant les membres inférieurs bouletés, un S couché au-dessus, avers tête à droite très usée. Monnaie de cotation 70 euros.

Le trésor d’Odin

Un trésor du VIe siècle découvert au détecteur de métaux par un prospecteur danois, un trésor composé de 22 objets en or ! Une découverte exceptionnelle réalisée par un débutant, Ole Ginnerup Schytz, qui essayait son tout nouveau détecteur, un Equinox de chez Minelab ! (1)

On vous en parlait dans le dernier édito de Monnaies & Détections, ce trésor a bien été découvert avec un détecteur de métaux par un prospecteur amateur, découverte réalisée au Danemark, l’inventeur a donc droit légalement à la moitié de sa valeur marchande ; en France, loi de 2016 oblige, vous n’auriez droit à rien « avec ou sans détecteur », c’est probablement pour cette raison que plusieurs médias français ont omis le détecteur dans l’histoire ou c’est un simple oubli…
Pour tester son nouveau jouet, en décembre 2020, Ginnerup prospectait le champ d’un de ses amis d’enfance situé près de la ville de Jelling, qui est connue comme le berceau des grands rois vikings qui ont régné sur une grande partie de l’Europe du nord du Xe au XIIe siècle. L’Equinox de Ginnerup a d’abord détecté un gros morceau de métal jaune tordu sur tout son pourtour, que Ginnerup a pris pour un fond de boîte de conserve… En réalité une tôle d’or large comme la paume de la main ! Ginnerup a ensuite détecté et sorti plusieurs morceaux et médaillons, des « bractéates », avant de se résoudre à prendre son téléphone et prévenir les services archéologiques.
La fouille a révélé le fond d’une maison, probablement celle d’un grand chef de l’âge du fer datée du VIe siècle, ce trésor est considéré comme pré-viking, le magot était tout simplement enterré dans la terre battue du fond de la maison. La découverte n’a été rendue public que début septembre 2021.
Le trésor est composé de 22 artefacts, tous en or, pour un poids total de 945 grammes d’or titrant à 22/24 carats, principalement des médailles/médaillons, des bractéates !

La suite dans Monnaies & Détections n° 121