MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour juillet, 2022

L’odieux calvaire de Louis XVII

Le jeune dauphin (Louis XVII) était né en 1785. Il avait donc quatre ans lorsqu’éclata la Révolution, celle-là même qui le tuera 6 années plus tard, dans des souffrances abominables et totalement barbares !

Récit d’une mort impitoyablement programmée par la jeune République et mise en œuvre par les assassins la servant !
La famille royale fut conduite et enfermée dans la tour du Temple en août 1792 et cela pour empêcher toutes nouvelles tentatives de fuite vers l’étranger.
De cette période et jusqu’au 1er juillet 1793, le jeune prince resta avec sa famille (son père, sa mère et sa sœur). Le 21 juillet 1793, il put dire adieu à son père, Louis XVI, qui quitta la tour du Temple pour gagner la place de la Concorde où il fut exécuté par la guillotine.
Le 1er juillet, un ordre spécial émanant du comité public ordonna qu’il soit remis entre les mains d’un « instituteur républicain », en réalité entre les mains d’un véritable sadique !
De ce jour, il sera définitivement arraché aux bras de sa mère et ne la reverra plus jamais. La sœur aînée du dauphin sera elle aussi séparée de Marie-Antoinette et enfermée à part. C’est ainsi que le jeune enfant sera séparé à tout jamais de sa famille !

Commence alors pour le jeune enfant la période dite « SIMON », du nom du citoyen-cordonnier-éducateur qui a reçu pour mission de « faire rentrer ce prince de sang dans le rang des Français les plus ordinaires » et, cela, par tous les moyens. L’enfer commence pour l’enfant !
Le résultat de cette « éducation à la carmagnole » est des plus violentes, à coups de taloches, de coups de pieds, de ravigolet, de privations de sommeil. En effet, le fameux Simon prend un malin plaisir à réveiller l’enfant toutes les nuits en hurlant : « Alors, Capet tu dors ! Debout ! ». Il force aussi l’enfant à boire de très fortes liqueurs, si bien que l’enfant devient complètement abruti par l’alcool et totalement ivre ! C’était le but recherché. Le dauphin devient un alcoolique profond, on lui fit ainsi avouer et raconter n’importe quoi !

L’entrée de Louis XVI, Marie-Antoinette et de leurs enfants dans la prison du Temple, accompagnés du concierge.

Histoire de pièces d’or

Le cours de l’or étant toujours à son plus haut niveau, historique, les vols et arnaques sur l’or sont légion ! Un collectionneur de la région de Bourges, département du Cher s’est fait dérober une centaine de Louis d’or, pour une valeur marchande d’environ 30 000 euros ! À Toulouse, c’est un Espagnol désirant vendre 29 pièces d’or de collection, pour 15 000 euros, qui a bien failli tout perdre, l’acheteur ayant essayé de lui refiler les 15 000 euros en faux billets de 100 euros ! Cette fois l’histoire finit bien, l’escroc s’étant fait arrêter de justesse. Plus que jamais, si vous vendez ou achetez de l’or, soyez prudent…
Source : capital.fr

Trouvaille 124.03

Bonjour, abonné et lecteur de vos passionnants articles, je vous adresse ces photos d’objets ou de fragments d’objets en cuivre ou bronze, trouvés dans un labour sur la commune de Taupont dans le Morbihan. Merci d’avance et bravo pour la variété des sujets abordés, bien à vous, Bruno.
Le premier objet en forme d’ovale est percé de deux trous. Sa base exprime assez le fait qu’il devait être fiché dans une planche ou bois. L’une des faces montre une ligne d’usure entre les deux trous signe d’un passage régulier d’un fil entre les deux. On ne voit pas ce qu’il en est de cet objet, un élément d’un métier de tissage ? Vos deux autres objets sont très partiels, l’anneau pris dans une couronne végétale évoque un morceau de médaille militaire éventuellement. L’objet en forme de morceau de fibule n’en est pas un car il est creux et contient deux rivets, c’est trop incomplet pour le définir. Peut-être un morceau de crochet de ceinture ?

Merci à Jérôme pour son commentaire, oui il s’agit surement d’un élément demi ceint dont le crochet est cassé. Il a joint une photo provenant du site « les boucles du forum ».

L’incroyable gâchis du Grand Bon Dieu

Dans les brèves du n° 122 de Monnaies et Détections de février-mars 2022 fut évoqué le trésor du Grand Bon Dieu, à Thuin, en Belgique ; ce gâchis est le plus grand scandale historico-politico-archéologique de Belgique, dû à l’inaction des instances historiques, archéologiques, politiques de la région wallonne et aussi des autorités de la ville de Thuin, première fautive dans le dossier, et qui par leur incompétence livrèrent ce site exceptionnel aux pilleurs pendant presque 40 années (1980-2018), histoire d’un vaudeville incroyable et puant.

La petite cité de Thuin fut un très haut lieu de la tribu des Nerviens (les plus braves de toute la Gaule selon César) et qui furent à deux doigts de vaincre César et ses légions sur le Sabis. La première mention écrite de Thuin remonte à l’année 868, dans le polyptique de l’abbaye de Lobbes, dans une indication latine « Laubacus cum appendis ejus tudinio castello » car la cité comporte deux sites fortifiés, le premier à l’emplacement de la ville haute actuelle où fut construit une forteresse pour résister aux invasions vikings et hongroises, et le site du bois du Grand Bon Dieu, situé en face du premier cité et d’origine néolitique.

Territoires nerviens en Gaule Belgique.

Thuin, d’origine celtique Tudinium, signifie colline-promontoire fortifiée. Cela colle parfaitement à la situation de la cité, avec l’éperon barré du Grand Bon Dieu et le promontoire rocheux de la ville haute.
Ainsi, l’origine celtique de Thuin reste incontestable comme le prouve d’autres lieux de la cité, le lieu dit « bois du Grand Bon Dieu » est le souvenir du dieu gaulois Daghda ou Lug, surnommé par les Gaulois eux-mêmes « le Grand Bon Dieu », un autre lieu-dit évocateur étant « le bois de Luiseul », situé au pied de l’oppidum celtique, lui aussi nommé à partir du nom du dieu de la lumière Lug (lux en latin). Le Ry de la Gaulette signifie « ruisseau du passage étroit » et se situe sur la droite de l’entrée étroite et entourait l’oppidum.
Le ruisseau de Biesmelle qui entoure le site est lui aussi d’origine celtique, signifiant castor. La Biesmelle serait donc étymologiquement « la rivière aux castors ». Certains auteurs pensent que Thuin fut la capitale des Nerviens avant et pendant la guerre des Gaules, c’est-à-dire avant les années -16 et -12 quand Auguste procède à une réorganisation administrative de la Gaule Belgique. Le territoire nervien garde son ancienne extension et devient la civitas nerviorum. Un chef-lieu est créé et institué Bagacum (Bavai). De plus, les deux sites de Thuin, ensemble forment une surface de plus de 100 hectares. Enfin, les découvertes effectuées sur le site plaident en la faveur d’un très haut lieu stratégique et religieux des Nerviens. Cela semble indiscutable. La découverte de balles de frondes romaines en plomb, démontre aussi que le site du Grand Bon Dieu n’a jamais été urbanisé, les sols étant vierges de toutes constructions solides et modernes.
Par la suite, le site tombe dans l’oubli et cela jusqu’au IXe siècle et l’arrivée en 879 de la grande armée viking dans nos régions. Les Vikings arrivent à Thuin par bateaux, sur la Sambre, la ville haute fortifiée. Les Vikings ravagent la région et établissent un campement à Thuin (probablement sur le site du Grand Bon Dieu). Pendant deux années, les expéditions partent de ce campement. En 881, Reignier Long Col, seigneur du Hainaut, arrive à Thuin par bateau et déclenche une terrible bataille sur la Sambre. Les drakkars vikings sont pulvérisés par les navires francs. La déroute est totale pour les Vikings, les survivants prennent la fuite par le fleuve et se réfugient à Ypres, dans un autre camp viking. Par la suite, le site de Thuin servira longtemps de halte aux armées de passages lors des très nombreuses guerres.

Trouvaille 124.30

Plomb de sac trouvé en forêt de la Gironde, diamètre 27 mm, poids 8,71 g. Cordialement, NAPS.

On lit sur une face et sous toutes réserves : 75M et sur la patte O/D et sur l’autre FABRIQUE 23 pouces. On en restera là car il est impossible de trouver une base de données les répertoriant et efficace, reste l’érudition de nos lecteurs qui sauront nous donner le mot de la fin sur un prochain numéro avec un peu de chance…MO**

Trouvaille 124.29

Je viens de m’affilier à la FFDM, je prospecte pendant mes loisirs depuis 40 ans ! un vieux quoi… Aussi, je profite de vos annonces pour alimenter la rubrique « trouvailles ». Vous trouverez ci-joint une boucle avec ardillon (45 mm X 32 mm, 11,43 g) et je souhaiterais en connaître son utilité et son époque si possible. Bien cordialement, T-Rex

La boucle est donc une boucle bipartite à chape en ancre XVIIe siècle. Il s’agit plus précisément d’une boucle de soulier, période chronologique 1690-1720

Trouvaille 124.28

Voici 2 petites trouvailles faites par David du côté de Lézignan. Une boucle de ceinture, longueur 3 cm sur 2 cm de large, avec des dorures, poids 11 grammes et une matrice de sceau, la face octogonale mesure 2 cm de large, et la face ronde 1,2 cm de diamètre ; poids 13 grammes. La boucle possède une fenêtre ovale articulée avec la chape (disparue) par une traverse dont on voit deux marques usures très importantes. L’ardillon est de même métal et à sa place. L’extrémité opposée à la traverse du cadre de la fenêtre présente deux bourrelets qui semblent figurer un visage humain stylisé et encadrant deux tétons bien séparés des deux visages et formant ainsi un repose-ardillon. Les boucles à simple fenêtre ovale présentant une traverse distale décorée de bourrelets se retrouvent couramment dans les contextes de la seconde moitié du XIIIe siècle et de la première moitié du XIVe siècle. Matrice de sceau de forme hexagonale, style fin XIVe à milieu XVe s. Au centre un chien courant surmonté d’une étoile, légende : S / B/ GARNERII : DE . Sceau de B. GARNIER DE. Contre sceau portant un oiseau et les lettres SA. Il s’agit d’un sceau de clerc ou d’artisan.

Trouvaille 124.27

Bonjour à tous, je suis très heureux de partager avec vous ce joli fermail en argent que j’ai sorti d’un champ de Seine et- Marne. Il mesure 2,5cm de diamètre et pèse 4,30 g. J’ai la chance qu’il soit complet car au moment de la sortie de terre l’ardillon ne tenait plus sur l’anneau. Il a fallu que je le remette moi-même. Pouvez-vous me le dater précisément svp ? Car sur internet c’est assez difficile d’avoir l’information. Merci d’avance. Un fidèle abonné, jeje77detection.

XV°-XVI° siècle avec un décor de 3 cœurs.

Source : Carlot JP-Chodorge JY, « L’histoire en boucles », 2016

Trouvaille 124.26

Bonjour, j’ai découvert dans un coin paumé du Quercy, sous une tuile elle-même enterrée sous un gros tas de pierres, ces cinq objets identiques qui me paraissent être des chargeurs. Pourriez-vous me le confirmer ? Gilles

Il s’agit effectivement de chargeurs cintrés contenant 30 balles du fusil mitrailleur Bren. Vous êtes tombé sur un vestige de la résistance de la seconde guerre mondiale. Le Bren (ou BREN) est un fusil-mitrailleur (FM) de fabrication britannique. Dérivé du FM tchécoslovaque ZB-30, il est en service depuis 1937 dans la British Army (l’armée de terre britannique), dans de nombreuses versions. Son nom combine Br et en, premières lettres de ses deux sites d’invention, Brno (en Tchécoslovaquie) et Enfield, un borough de Londres (source wikipédia). C’est certainement un résistant qui, au lendemain de la guerre, s’est débarrassé discrètement de ces chargeurs vides.

Trouvaille 124.25

Bonjour, j’ai découvert récemment cette bague en argent massif sur une butte dans les environs d’Amberieu en Bugey, département de l’Ain, 01. Elle me paraît très ancienne, pouvez- vous me l’identifier ? Merci Gentillesse 01

Le chaton large et épais supporte trois lettres de typographie modernes et majuscules. On lit PVE les trois lettres sont dans une arabesque symétrique, peut-être un écu moderne. L’absence de précision sur la présence d’un poinçon et la seule prise de vue de face ne nous aide pas à dater cette bague mais elle nous semble plutôt moderne entre le XVIIIe et XIXe siècle.