MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour juillet, 2024

Trouvaille 135.19

/ Je détectais fin janvier dans un champ avec autorisation dans les Côtes d’Armor du côté de Pédernec lorsque je suis tombé sur cette monnaie. Elle fait 11 mm de diamètre, 1,5 mm d’épaisseur environ pour un poids de 1,89 g. Après de nombreuses recherches sur internet, j’ai contacté un expert en monnaies gauloises qui après examen de la pièce me dit qu’il devrait s’agir d’un quart de statère gaulois de -100 à -50. Il s’agirait d’une pièce hybride face Vénète hybridée Coriosolite, revers de type Morin secteur d’Avranches. Il existerait deux pièces de ce type dans le monde au musée de Saint Germain en Laye, mais la pièce ne serait pas répertoriée. Moi qui voudrais la monter en bijou pour ma compagne, ce ne serait peut-être pas une bonne idée ! J’ai fait tester le métal par un bijoutier, la pièce est en or et n’est pas fourrée. Je ne sais plus quoi faire et je vous avoue que vu comment l’État traite les détectoristes, je ne suis pas tranquille, même si je n’ai aucune intention de la vendre. Auriez-vous l’amabilité de l’expertiser, je connais votre savoir-faire ayant été abonné plusieurs années à votre magazine et ayant acheté chez vous mon détecteur (ace 250). Vous serait-il possible de m’envoyer votre expertise par mail, sachant que je vous donne l’autorisation de publier ma trouvaille dans votre magazine à la rubrique découverte non déclarée, ou expertise de monnaie, tant que cela reste anonyme. Je vous remercie par avance et vous souhaite une bonne journée. Philippe

 Quart de statère, fin du II siècle et première moitié du premier siècle avant JC. Profil à droite très schématique, pupille marqué par un globule, chevelure en demi-couronne faites de traits parallèles à fort reliefs. Les cordons perlés sont bien visibles derrière la tête. Revers : un trait épais divise le champ. Il s’agit d’un petit  monnayage en or mal connu en raison de ses nombreuses variétés, dont des exemplaires ont été trouvés sur le littoral des Côtes d’Armor et de l’île de Bretagne. Votre quart de statère  dérive directement  de l’exemplaire présenté dans le Nouvel Atlas TII DT 2348 parmi quelques monnaies armoricaines de type composite. Le R/ de la monnaie est bien sûr simplifié à l’extrême. Les 2 ex du MAN 803 -804 sont différents et dérivés de l’ensemble des quarts «  au bateau » du littoral de la Gaule Ci-joint (N.A. t I série 41 A). Il y a sans doute un «  cousinage » entre ces petites espèces tardives qui circulaient sur les littoraux des peuples maritimes de la Manche.  Estimation difficile : 600 à 800€

Trouvaille 135.18

J’ai trouvé dans un champ du 36 une plaque en bronze (ou cuivre), longueur 62 mm, largeur 24 mm, poids ?  .  Deux rivets sont encore présents. Cela me fait penser à une suspension d’épée ; qu’en est-il exactement ? Merci. Fred

Non ce n’est pas une suspension d’épée c’est un ferret. L’extrémité d’une ceinture en cuir. Celui est  de forme foliacée, avec au sommet une plaque trapézoïdale nettement distincte, lisse avec un encadrement gravé ; décor excisé. Décor principal : volute et amphore datation milieu du IV° siècle a début V°

Trouvaille 135.17

Trouvaille de Patrick, une vervelle de petite taille 1.5cm (pendentif ?) avec écu présentant un écartelé à la croix de gueule et de « coquille saint Jacques » ( selon Patrick), en toute honnêteté on ne voit pas les coquilles saint Jacques…  la rigueur que l’on s’impose nous oblige à effectuer une recherche plus approfondie sur le net sur les armes écartelées ci-dessus,  bon,  on est tombé sur la « conserverie la belle illoise» On a pas osé allé plus loin…

Bonjour,

Ayant trouvé moi-même une vervelle identique à celle que vous présentez dans votre blog sous le numéro 135.17, je me permets de vous contacter afin de vous faire part de mes connaissances quant à son identification. Cette vervelle représente un blason de la famille De Fargues (secteur Langon, Gironde) et on retrouve ce blason sculpté dans la pierre au-dessus de la porte d’entrée principale du château de cette commune. Ce château est la propriété depuis 1472 de la famille de Lur Saluces. Même si la datation de cette vervelle est de plus un siècle antérieur à la prise de possession du château par la famille de Lur, j’ai tout de même fait cadeau de cette vervelle au comte de Lur Saluces car cet objet appartient au patrimoine historique de ce château et elle y est plus à sa place dans ses vitrines que dans ma collection ! J’ai récemment trouvé une seconde vervelle de la famille de Fargues. Le site Eraldica Occitana (ci-dessous en lien) a fait un bel article sur la famille de Fargues, on y apprend beaucoup sur le lignage et les blasons de cette noble et grande famille du 13e et 14e siècle. https://eraldica-occitana.com/quelques-jalons-de-lhistoire-heraldique- de-la-famille-de-fargues-en-bazadais/ Mes deux vervelles ont été trouvées sur le site que je suppose être l’emplacement du château vieux à environ 100 mètres l’une de l’autre et à 600 m du Château neuf dont l’édification remonte à 1306. Historiquement elles sont à leur place ! Il me serait intéressant de connaitre le lieu de découverte de celle récemment mise en publication. Je joins les photos des deux vervelles trouvées ainsi que celle du blason se trouvant à l’entrée du château de Fargues. Bien cordialement, Pascal

Merci pour ce partage, ce que nous avions pris pour une coquille saint Jacques est en fait un pot de sable (sable = noir). La trouvaille de Patrick est une vervelle aux armes de Béraud de Fargues, frère de Bernard, tous les deux neveux du Pape Clément V qui a favorisé leurs carrières religieuses. Béraud, fut ainsi nommé évêque d’Albi où il restera de 1313 à 1334. On peut contempler ses armes sur une clé de la voûte majestueuse de la cathédrale Sainte Cécile de la capitale albigeoise, au niveau de la dixième travée. Béraud aussi, avait écartelé les armes primitives de Fargues avec un symbole religieux ostensible mais sans rappeler les armes de sa mère, née de Got. Son écu peut être blasonné « écartelé d’argent à la croix de gueules et d’or au pot de sable ». Patrick a trouvé sa vervelle dans les Landes sur la côte landaise ce qui est cohérent.

La rédaction