Avant de m’attaquer à la rédaction de cet éditorial, j’ai relu, pour ne pas être répétitif, l’édito de l’année dernière à la même époque. Et je me rends compte que ce que j’ai écrit il y a un an pourrait tout aussi bien convenir aujourd’hui. Rien n’a changé, et c’est désespérant… L’État continue de rester sourd et aveugle aux aspirations des Français, tandis que les mêmes détracteurs s’acharnent à faire passer les prospecteurs pour des pillards détruisant sans vergogne l’archéologie. Pourtant, dans ce numéro, vous lirez l’article de Benoît, qui s’émerveille de ses trouvailles : de simples boîtes en aluminium datant d’il y a une centaine d’années. Comment pourrait-il être qualifié de destructeur de l’archéologie française ? Ils sont nombreux, ces “Benoît”, à arpenter les terrains avec respect, trouvant du plaisir dans la moindre trouvaille juste récente. Dans le même laps de temps, M. Falco nous livre sa version du procès intenté contre lui par des archéologues. Cette affaire, largement relayée par les médias en décembre, a vu pleuvoir les superlatifs comme des charognards sur des veaux en Aveyron. Il est important de lui donner la parole, ne serait-ce que pour rétablir certaines vérités occultées et offrir une vision plus proche de la réalité. C’est à vous, en fin de compte, de juger au mieux les faits exposés par les deux parties. Je vous souhaite une très belle année 2025.
Bonne lecture,
Gilles Cavaillé
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Dans :
Mai.28,2025
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