MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour octobre, 2004

Trouvaille 17.05

De Christophe les trouvailles suivantes :  il s’agit d’un sesterce de Maximin au troisième siècle, le portrait est beau  et net  avec une légère trace d’usure, par contre la monnaie est rognée et la patine saute par larges plaques sur les bords ,comptez environ 30 euros . Le denier de la république est attribué à L SCRIBONIA LIBO.avec la tête diadémée de >Bonus Eventus (légende : BON EVENT à l’avers . Le revers représente le puit scribonien avec deux lyres agrémentées de deux branches de lauriers. Sur votre exemplaire , on ne peut que les imaginer, même pas les deviner ,ce qui place votre denier dans la boite à 15 e en fouillant. A titre de comparaison un exemplaire superbe peut se vendre un peu plus de trois cent euros…

L’objet possède une patine qui le positionne dans la probable époque antique , mais l’image ne peut m’aider pour vous donner une piste, cela pourrait tout aussi bien être un bout de tole de bronze..

Trouvaille 17.04

Bonjour,

Je me permets de solliciter votre aide afin de définir de quelle sorte de double tournoi il s’agit .J’avais pensé au grand buste viril dégagé et drapé de Tours mais la légende n’y correspond pas : LOVIS XIII R.DE.FRAN.ET.NA Pourriez-vous l’identifier et peut-être me l’estimer? MERCI beaucoup pour votre aide. ERIC

Les variétés de légende et de style sur les doubles tournois n’ont pas encore été toutes répertoriées. Il existe un ouvrage dont l’auteur est Gérard Crepin qui recense un maximum de variétés et donne une cote en fonction d’un classement de rareté de R1 à R5.De plus , sur le magazine d’un confrère se trouve un forum permettant de déclarer toutes les nouvelles variétés. (voir numismatique et Change, mensuel français)

Trouvaille 17.03

Bernard O8 dans les Ardennes, les deux monnaies de droites sont germaniques: la première est plus ancienne, qui nous les identifiera?

A l’extrême droite :Monnaie (schilling) du Prince-évêque de Liège, Jean-Théodore de

                                          Bavière(1744-1763) qui était également duc de Bouillon.                           

          Au centre : 3 Kreuzer de LEOPOLD 1er (1658-1705), empereur du St-empire

                              Romain-germanique.

                             Droit :LEOPOLDUS .D.G.R.I.S.A.G.H.B.R.

                             Traduction :LEOPOLD PAR LA GRÂCE DE DIEU (DEI GRATIA),

                             TOUJOURS AUGUSTE EMPEREUR ROMAIN GERMANIQUE

                             (ROMA IMPERATOR SEMPER AUGUSTUS GERMANICUS) ,

                             ROI  DE HONGRIE ET DE BOHEME (HUNGARIAE ET BOHEMIAE    

                             REX)

                             Revers :ARCHID.A.D.B.CO.TY.1693

                                           ARCHIDUC D’AUTRICHE , DUC DE BOURGOGNE , COMTE

                                           DU TYROL

                                           (ARCHIDUX AUSTRIAE, DUX BURGUNDIAE , COMES

                                           TYROLIS)

                                           THIERRY, Waterloo, Belgique

Trouvaille 17.02

David a trouvé cette pièce dans un grenier et se demande quelle est  cette monnaie ?

Il s’agit d’une monnaie de nécessité émise par la ville d’Evreux, en laiton pour une valeur de 1 franc. Elles existent aussi pour la valeur double. Ces jetons ayant étés retirés de la circulation extrêmement vite, il sont toujours en bon état et leur valeur n’excède pas 3 à 5 euros. Pour la petite histoire, les 1 et 2 francs d’Evreux ont été mis en circulation le 28 /08/1922 et interdits par le ministère du commerce le 06/09/1922. Ils furent remboursés le 1/11/1922.(CF :Monnaies de nécessité et jetons monnaies par R.ELIE)

Trouvaille 17.01

/    Statere : forêt d’Auvergne module 16 a 18mm poids 7,1g par inconnu

 La photo est moyenne , on aurait préféré une image de meilleure qualité pour ce statère de 7 grammes en or pale , l’origine est probablement Arverne, un exemplaire dessiné sur le Latour s’en rapproche beaucoup : N°3679, il faut ,bien sûr, extrapoler car le portrait est décentré et usé. Le revers représente un cheval au galop à gauche , surmonté d’un cavalier. Sous les pas du cheval, une fleur est figurée par des petits points comme dans le revers du N° 3669 du même Atlas des monnaies gauloises.. Exemplaire rare et état moyen : 800 euros

Trouvaille 16.29

Laurent ,dans je ne sais pas quel département, a trouvé ce lot de trois monnaies qui sont pour les deux premières des gauloises  ou drachmes lourdes d’imitations de rhodae ( comptoir grec en Espagne  actuelle Rosas ) et d’une monnaie au type du trésor de  bridier Toute les deux dans un état extrêmement fatigué. La dernière est beaucoup plus rare pour une romaine  argent, car il s’agit de l’empereur Othon qui a régné pendant une période très courte :trois mois ! IMP OTHO CAESAR AUG TRP :tête nue d’Othon à droite et le revers ne lui a pas porté chance,car en pleine guerre civile il symbolisait la paix restituée PAX ORBIS TERRARUM. Monnaie décentrée mais valeur avoisinant les 350 €

Trouvaille 16.28

Sans indication de nom  et de région , voici les trouvailles d’Inconnu qui se démarquent très nettement par sa rareté plus relative ce manche de couteau en bronze et figurant deux personnages debout et agités. L’un semble être vêtu d’épais habits, tandis que l’autre porte des vêtements légers symbolisés dans le dos par deux ou trois traits gravés. Il y a comme une imposition des mains ou une scène de retrouvailles figurées par la main de l’un posée sur la tête du second. Sans faire l’amalgame avec les autres objets présents et pas nécessairement ramassés au même endroit, les personnages sont frustes et je daterais ce manche de la fin du IV° siècle au milieu du V°. Bel objet !La fibule  date du second siècle après Jésus-Christ et était incrustée de pâte de verre. Les deux petits objets à côté sont un pendant qui paraît bien plus tardif et un morceau d’une broche étamée d’époque mérovingiennes avec quelques décors gravés en creux.. Reste présent encore un pendant d’époque médiévale avec motif floral et trace d’or, conservant encore son rivet pour la fixation. Quant au dernier, mis à part un système de laçage de cordon ou de harnais, je ne vois pas quel autre usage peut y être rattaché car même le métal et le style de fabrication ne font pas de qualité.

Enfin , la troisième image propose à nos yeux  toujours admiratifs des curiosités abandonnées dans nos terres un jeu de clé qui sont le résultat d’incessantes recherches d’un passionné qui peut se vanter de nous envoyer des images d’objets par thèmes…

Effectivement l’objet sur la gauche et l’anneau de préhension d’une clé en bronze d’époque romaine, suivi par une autre clé de style différents. Je suis beaucoup plus réservé sur le troisième quant à l’époque, et la suivante est médiévale(petite clé de coffret ); enfin la dernière et la plus frustre vient clore cette petite collection en se démarquant par sa taille sensiblement plus importante.

Trouvaille 16.27

De Kiko dans le département des Pyrénées -Orientales nous proviennent ces deux phallus. Je vous éviterais la description détaillée et anatomique en question pour m’arrêter sur deux points de détails : la patine du petit est autrement plus jolie que celle du grand phallus  plat et, deuxièmement, il s’agit , pour celui du haut  d’un bras tendu avec le poing fermé qui fait contrepoids au phallus proprement dit et reconnaissable. Comme une marque de liberté peut être. Mais ce pendentif avec poing fermé est souvent mal nommé comme un double phallus…

époque Gallo- romaine bien sûr.

« je reviens sur le bras tendu du porte-bonheur phallique gallo-romain j’ai vu le même plus plat dans un musée proche de l’étang de Berre . je cite l’étiquette : « pendeloque ou amulette phallique en bronze, coulée vers le 1er siècle aprés JC. Elle représente d’une part un phallus dressé et des organes génitaux, à l’opposé un avant bras tendu, poing fermé, où l’on devine le pouce passé entre l’index et le majeur (oui ce n’est pas une blague, le pouce affleure légèrement entre les 2 autres doigts), seule une dizaine d’amulettes de ce type est actuellement connue en France dimension réelle 6.4cm » D’après le directeur du musée de l’époque (1985) interrogé à ce sujet : …  « je sais seulement que cette manière de fermer le poing se nomme « faire la figure »…et se pratique encore dans toutes les bonnes écoles communales des environs !…. » sans tomber dans le scabreux, mais en cherchant quand même la petite bête, ce serait donc le « pendant » féminin du phallus ? le bras permettant à celui-ci de garder fière allure ? il serait curieux de vérifier si cela se retrouve dans les trouvailles.

Et pour en finir ; Jean Paul Clébert, Provence antique 2, nous indique au sujet du pont du Gard  « on aura plus de mal à découvrir sous un des voussoirs de la 3ième arcade du 2ième étage à partir de la rive droite un quadruple phallus sculpté, que l’on prit pudiquement et longtemps pour un lièvre et qui devait écarter du pont le mauvais œil. Ce talisman propre aux monuments romains se retrouve sur plusieurs ponts de la Provence, comme celui ci de Ganagobie au bord de la Durance » La pomme de pin aurait le même rôle sur les bâtiments. » Jean Derre

Merci pour ces précisions académiques la rédaction

Trouvaille 16.26

Deux sceaux trouvés par la même personne  ( elle me pardonnera d’avoir effacé par mégarde son prénom) sur les communes de Lévignac et de Carcassonne Le plus grand présente deux oiseaux s’abreuvant à la fontaine de la vie avec la légende bien lisible : S(igillum) FILIPI POR LE COLE. C’est un sceau d’un clerc des écoles et prénommé Philippe pour la fin du XIV° siècle. Sur le revers est présent comme une cavité évidée circulaire  dont je ne m’explique pas l’utilité Le second est un petit cachet armorié particulier du XVIII° siècle qui devait être prolongé d’un petit manche en bois.

Trouvaille 16.25

Bonjour, j’ai découvert ce denier récemment et je suis étonné de ne pouvoir l’identifier via le Cohen. le portrait ne ressemble ni à Caracalla, ni à Elagabale. De plus les légendes avers et revers ne correspondent à aucun de ces empereurs ( A : antoninus aug pont trpIII, R : concordia aug ). Serait il possible que cette monnaie soit un Uranius Antoninus, empereur trés peu traité dans le Cohen. De Corinne.

Non, non ,Corinne au premier coup d’œil , on reconnaît Caracalla

La légende du droit existe bien, pour l’émission TR P IIII (201) à l’atelier syrien de Laodicée. En revanche, le type du revers est associé au monnayage de Plautille, mariée à Caracalla en 202; celui-ci figure en effet une Concordia debout à gauche ou une Concordia assise à gauche, tenant une patère et une double corne d’abondance; cette série est représentée dans les productions des ateliers de Rome et de Laodicée, dans ce dernier uniquement en 202. Mais la légende accompagnant ce type est habituellement CONCORDIAE. On trouve également CONCORDIA AVGG, à Rome, mais avec une Concordia debout.
Ce denier, dont le type semble officiel, serait dont un hybride entre les monnayages de Caracalla et de Plautille, mais avec un revers non référencé et un décalage dans les dates ! On pourrait alors estimer qu’il s’agit d’une première série émise au moment du mariage, avec un type de revers dont la légende ne sera pas reprise ultérieurement. En tout état de cause, c’est un exemplaire très intéressant. Ce qui me gène un peu, c’est le style du portrait de Caracalla, qui semble plus proche de l’atelier de Rome que de celui de Laodicée, avec d’ailleurs un buste vu de trois-quarts en avant, alors qu’il est généralement de
trois-quarts en arrière. Il faudrait pouvoir le comparer avec des séries de mêmes dates des deux ateliers.
Voilà ce que je peux en dire pour le moment.