MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour novembre, 2006

Trouvaille 26.23

Voilà une très belle monnaie trouvée par Ludovic dans le département des Hautes-Pyrénées. Et elle fait partie du royaume  de l’autre côté de la chaîne pyrénéenne. C’est le royaume de la Castille et du Léon pour Henri III : légende DOMINUS MICHI ADIUTOR ET EGO DIS, en légende intérieure : PISCIAM INIMICO MEOS ( le H couronné)  Le revers fait état des armes écartelées de Castille et de Léon ( tour et lion rampant) avec la légende ENRIQUS  DEI GRATIA. La lettre d’identification sous l’atelier est un peu fatiguée et je confirme que c’est un S pour la ville de Séville ( en complémentarité avec les petites marguerites sur les côtés des armes). La monnaie reste dans un bel état de collection  je l’estime à 250 euros.
 

Trouvaille 26.22

Pièce( ?) bronze( ?) diamètre 18 mm –  épaisseur 3 mm  – poids : 6.59 g.

Trouvée dans un champ , proche d’un  ancien pigeonnier, sans contexte particulier. Le mauvais centrage  de l’avers comme la non correspondance des axes de symétrie (petite flèche) de l’avers et du revers font penser à une frappe « manuelle », qui contraste avec la finition de la tranche et l’épaisseur importante du flan.
Phil 81

Il s’agit d’un poids monétaire provenant d’Espagne pour le double réal au premier type de Isabelle et Ferdinand à Philippe III.(1474 à 1621) :Armes des Espagne accostées de deux annelets et le revers représente  un joug et six flèches croisées en un faisceau noué par un lacet se terminant en deux demi- cercles. Son poids théorique est de 6,78g diamètre 18,5 mm épaisseur 3 millimètres. Inscription V de VIII gr 2R (double réal) ;  ce poids nécessiterait un petit nettoyage  pour enlever la fine couche de terre qui le recouvre.

Trouvaille 26.21 bis

On change de période avec ce liard des Dombes pour Marie de  Bourbon-Montpensier  qui mourut en couches à l’âge de 22 ans. Héritière unique  de Henri des Dombes, son mari Gaston , duc d’Anjou  , fit du coup une excellente affaire car il garda l’usufruit de la principauté. Il manque la légende de la monnaie. MP DOMBAR D ONTISP, M couronné posé entre trois lys. Le revers propose la croix de l’ordre du Saint Esprit et la légende DNS AUDITOR MEUS que l’on peut traduire par une supplique à l’aide au seigneur. Prix moyen de 15 euros. On termine par deux objets , un peigne dans un fourreau d’argent qui devait s’accrocher au bout d’une chaîne et encore une petite applique,  celle- ci a visage de chérubin.

Trouvaille 26.21

José, d’Avignon nous envoie un panel de ses trouvailles provençales. Il y a, en commençant par le haut,  un denier d’ Auguste frappé en 18 avant Jésus-Christ., tête d’Auguste laurée à gauche  et au revers deux branches de laurier avec la légende CAESAR AUGUSTUS. Il est dommage que le revers soit un peu décentré, mais la monnaie encore de belle qualité  peut être estimée à 190 euros. On continue avec une drachme de Marseille de qualité moyenne car décentrée des deux cotés et à usure marquée : 150 €.

Trouvaille 26.20

Patère gallo-romaine en bronze à tête de bélier  très jolie , mais la photo ne lui rend pas justice. Premier deuxième siècle. La trouvaille  en plomb  apparemment  ,à côté, est totalement anachronique , elle représente un buste coiffé d’un heaume avec cimier à droite et visière descendue. Le tout dans un entre lac de verdure en pourtour. On voit nettement le clou qui a corrodé et coloré le métal au niveau de l’épaule droite. C’ est certainement une applique  mais je ne m’avancerai pas sur la période.

Trouvaille 26.19

Jean –Christophe du  Tarn-et-Garonne cherche des renseignements sur cette monnaie carolingienne dont la légende le perturbe. Le livre de Georges Depeyrot sur les monnaies carolingiennes présente  la référence  qui se rapproche le plus de votre monnaie sous le numéro 1003. Votre légende est très clairement lisible :CALAMAN REX et TOLOSACIV . au lieu de CARLUS REX pour Charles le Chauve.  Je ne pense pas toutefois qu’il s’agisse d’un denier de Carloman ou même de la fin du 9è siècle: la forme du monogramme désigne davantage une émission reprenant une frappe plus ancienne.
Je vous propose d’y voir un denier fautif ou peut-être une imitation se rattachant au type 1003. C’est une série très courante dont un trésor a été découvert il y a plusieurs années. Il est probable que cette monnaie appartient aux frappes immobilisées . (Il faudrait avoir le poids)

Trouvaille 26.18

De  Philippe, un pendant de harnais : « Écartelé au 1 et 4 d’azur au lion d’or (d’argent) à la bordure componée du même, au 2 et 3 losangé de gueule et d’or (d’argent) : 4.2 cm sur 2 cm – poids 7.34 g.

Trouvé dans le Tarn au bord d’un ruisseau. Si le métal de ce blason était l’or, alors les quartiers « au lion » pourraient être les armoiries de la famille de PADIES, et les quartiers « losangés » celles de la famille « NOE », et le porteur de ce blason serait de PADIES par son père et de NOE par sa mère. Il n’y a cependant dans la bibliographie aucune trace d’une alliance entre ces deux familles. Mais si le métal est l’argent, ce que semble suggérer une différence de coloration avec le plaquage présent sur la fixation du pendant, alors ….. je donne ma langue au chat . Y a-t-il un héraldiste dans la salle ?

Question subsidiaire : la bordure componée a-t-elle une signification en héraldique, comme le lambel pour l’aîné et  la barre pour le bâtard ?

Trouvaille 26.17

Le fidèle Armand, avec ses toujours régulières trouvailles qui dament le pion à ses collègues,  a exhumé ces deux petits objets. Un curieux petit livre métallique  avec en couverture un écu portant un monastère ou une église  avec un bandeau et une inscription qui ne m’a pas été possible de déchiffrer. Le livre fait deux centimètres sur un et demi, des charnières et  un système de fermeture nous font penser que l’on pouvait l’ouvrir. Et Armand ne s’est pas fait prier et y a trouvé une pâte , peut-être un reste de colle qui y maintenait quelque chose aujourd’hui disparu. Est- ce un objet reliquaire ? Est- ce un objet touristique du XX° siècle ? Pour ma part je penche pour cette  dernière solution et la confirmation de l’inscription garde tout son secret pour l’instant .Le second objet est une simple molette d’éperon du XVI° siècle. La monnaie ou médaille gardera tout son mystère. D’influence chrétienne, elle présente un personnage assis de face et tenant un bâton symbole et une légende très lisible MARIA SANCTI. Le revers est encore plus curieux et s ‘éloigne des habitudes traditionnelles des gravures liées à la Vierge Marie  que l’on peut voir en France : ce sont deux personnages assis côte à côte  avec une coiffe constituée  de trois croix: Des triskèles parsèment un embryon de légende sur les côtés des personnages. D’origine copte ? byzantine?  La réponse dans un prochain numéro probablement

monnaie de cuivre d’inspiration byzantine frappée pour le royaume de Hongrie sous le règne de BELA IV  ( 1235- 1270 ) – qui associa son fils Etienne au gouvernement et sur ces pièces avec les noms des deux princes REX BELA REX  STS – et au revers effigie « stylisée  » de la Vierge avecla légende: SANCTA MARIA  –  -l merci a Jacques pour son retour

Trouvaille 26.14

/ Michel dans sa Bretagne a mis la tête de son détecteur sur une motte de terre recelant le statère suivant qui provient  de la tribu des Osismi  (finistère  cote d’Armor) fin du II° siècle a la première moitié du premier siècle avant jesus Christ. L’avers est un profil à droite d’origine Appolinienne , stylisé avec chevelure élaborée et croix sur le dessus. Devant le portrait au bout d’un cordon perlée o distingue le haut de la chevelure d’une petite humaine de même style. Celle ci est en partie effacée par l’usure.. au revers, un cheval androcéphale à gauche  surmonté par une autre petite tête humaine regardant vers le haut . deux nattes s’échappent de cette chevelure  une courte se terminant en volute, une longue qui passe devant le cheval et se termine en croix bouletée(légèrement effacée ;).Sous les pattes du cheval ,présence d’un personnage allongés. La monnaie dans son ensemble est dans un état correct, elle présente des traces de terres dans le creux de ses reliefs au revers estimation à 1800 euros

Trouvaille 26.16

Trouvé par Philippe dans un lot de monnaies en brocante cet exemplaire curieux de monnaies satyrique de Napoléon III. Je ne vous ferai pas l’injure de vous décrire la monnaie originelle , vous en avez plein vos boites de « merdouilles ». Mais ayant en ma possession une vente sur offre de monnaies satyriques Napoléoniennes d’une cinquantaine d’exemplaires, je ne peux que constater que celle de Jean-François n’y est pas représentée. A y regarder de plus près, il ne s’agit pas d’une re-gravure  mais plutôt d’un ajout de métal  consistant en de fines tiges prédécoupées à la taille voulue et soudées sur le portrait de manière à faire apparaître l’empereur portant un casque à corne (? ) avec rivet et bouton de col apparents. Une moustache longue et tombante transforme aussi le personnage. Notez l’usure totale du revers due je pense au long travail effectué sur l’autre face.