MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour août, 2013

Trouvaille 72.01

Bonjour,

Je vous envoie des photos de monnaies royales en or trouvées lors d’une détection dans l’Allier. Pourriez-vous me préciser l’atelier de frappe de ces deux monnaies ainsi que leur estimation ?

Cordialement,
Diro

  • Charles VII écu d’or à la couronne, troisième type, première émission Amiens
    • Avers : + KAROLVSx DEIx GRACIAx FRAnCORVmx RX (ponctuation par deux sautoirs superposés). Écu de France couronné, accosté de deux lis couronnés.
    • Revers : + XPC* VINCIT* XPC* REGNAT* XPC* ImPERAT (ponctuation par deux sautoirs superposés). Croix feuillue avec quadrilobe en cœur, cantonnée de quatre couronnes, dans un double quadrilobe. En initiale, l’anneau pascal et point 17.
      Cette monnaie est en TB+ et est estimée à 400 €.
  • La seconde est du même type de monnaie et du même atelier (point 17 à l’avers), mais avec un état légèrement inférieur. Elle est estimée à 300 €.

Trouvaille 71.04

Très joli dé à coudre du XVIIe avec force décoration en bronze trouvé par Rémi en Provence. Le poussoir ou sommet est décoré d’une fleur à cinq pétales ressemblant étrangement aux symboles des monnaies d’Auvergne, agrémenté de cinq poinçons ronds espacés et séparés d’une série de quatre traits parallèles.

Le côté du dé reprend des lignes verticales poinçonnées et des traits de séparations à la base et vers le dôme. Un espace est préservé pour présenter trois fleurs de lys et peut-être une quatrième sur le sommet mais dont l’empreinte ne serait que partielle.

Une journée découverte des « Géos trouvent sous »

Amis lecteurs de Monnaies & Détections, je ne vais pas vous parler aujourd’hui de sortie détection, ni encore de mon implication, de mes vaines tentatives à défendre notre passion, ni de mes demandes afin de collaborer avec les instances archéologiques. Non tout ça je ne le ferai pas.

Aujourd’hui il s’agit de vous compter une fois de plus la super journée des « Géos trouvent sous » ou l’exposition et la journée découverte de la détection de loisir. Petit club s’il en est, mais aux membres tellement impliqués dans leurs communautés respectives !

Tout était planifié depuis une bonne semaine, bien chargée en préparatifs ; les lots étaient parés, les documents, etc. etc., hormis quelques bricoles de dernière minute tout était fin prêt.

La plupart étaient présents dès le matin au chant du coq, 5h30 pour les plus matinaux d’entres nous. Arrivés sur place après dix minutes de voiture, nous étions attendus par une partie du conseil municipal de la commune recevante, afin de nous guider vers l’emplacement réservé à cet effet.

Surprise de taille, la municipalité nous avait préparé un barnum de 11 mètres de long au beau milieu de la place centrale du village, bien à l’abri du vent, de la pluie qui menaçait, bref de toutes les calamités météorologiques de ces derniers temps. 11 mètres de long ! c’est plus qu’il ne nous en fallait pour exposer.

Les membres des « Géos trouvent sous » avaient répondu présent, les Calou, Kona, Cupidon (nouvelle adhérente), Dodo gb fils de Calou, le plus jeune adhérent du club. Je n’oublie pas non plus celle que l’on appelle « la blonde » (je parle de la couleur, pas de méprise). Elle est, dans la vie, l’épouse de Calou et croyez-moi messieurs elle s’implique. Et oui chers amis lecteurs nos femmes aussi sont mises à contribution.

Une fois installés, et mis en place, aux alentours de 7h30 le matin, il ne nous restait plus qu’à endosser nos costumes médiévaux car comme vous le savez, nous réalisons également des manifestations médiévales autour de la période du XIIIe siècle.

Une fois grimés et costumés nous sommes partis, à travers rues et ruelles en compagnie des gentes dames qui distribuaient le café…

La suite dans Monnaies & Détections n° 71

Trouvaille 71.26

Un très joli tournois de Henri IV trouvé par Pierre dans le 65 :
Cette pièce est sortie comme par miracle d’une terre montagneuse, dans un col des Pyrénées. Un tel état de conservation fait plaisir à voir, bien que la patine ait disparu à cause d’un produit de nettoyage trop agressif, remplacée au fil des mois par cette couleur marron sombre.
Avers : « HENRI. IIII. R. DE. FRAN. ET. NAV. / A ». Buste lauré et cuirassé à droite, avec un petit col plat.
Revers : « + DOVBLE. TOVRNOIS. 1610 ». Trois lis posés 2 et 1. Tranche : cannelée.
Le Crépin le donne pour ce millésime en très courant. Cette monnaie vendue sur eBay se trouve autour de 15 € en l’état, et peut monter à 60 €, voire 90 € sur des sites marchands étrangers.

Trouvaille 71.25

Un objet trouvé par Wilfried :
« C’est ma première depuis que je détecte. » Elle est en étain et mesure 4 cm, trouvée dans une forêt en Bourgogne lors d’une sortie à plusieurs. Si vous avez une idée sur la datation et l’origine de cet objet ? Le revers est lisse…
Malgré la précision concernant l’aspect du revers, on regrette l’absence de photo de l’autre face, toujours plus parlante qu’une description. Nous éviterons une description détaillée de la médaille pour éviter la censure puritaine et hypocrite. Quant à l’époque, nous pensons à la Restauration, probablement ? Il pourrait s’agir d’un jeton de maison close du XIXe siècle, monté en pendentif avec rajout d’une bélière. Bien qu’on ait du mal à imaginer qu’un homme ait choisi d’en faire un bijou plutôt que de consommer…

Trouvaille 71.24

Trois potins séquanes trouvés par Bélier 21 :
Trois potins à la grosse tête de la tribu des Séquanes. Il existe une grande variété sur ces potins en termes de forme de la bouche, du bandeau et du casque. Les trois diamètres vont de 19 à 20 millimètres. Estimation moyenne : 40 € par potin.

Trouvaille 71.23

Michal à Agen a trouvé cette jolie drachme de Marseille (220 à -50 av. J.-C.) avec son détecteur :
Avers : Anépigraphe. Tête d’Artémis à droite, portant une couronne avec collier et boucles d’oreilles. Carquois sur l’épaule. Revers : Lion passant à droite. « MAZZA » au-dessus, dans l’exergue un « A » et une lettre non identifiable devant. La monnaie a subi une grosse éraflure sur la joue. Estimation : 70 €.

Trouvaille 71.22

Un potin trouvé par JP à Fay-les-Nemours dans le 77 :
Il s’agit d’un potin à tête casquée et à l’annelet des SENONES, avant 52 av. J.-C., classé R2.
Avers : Anépigraphe. Tête casquée stylisée à gauche entre deux globules.
Revers : Anépigraphe. Cheval ou bouquetin à queue bifide passant à gauche ; entre les jambes, un annelet pointé. Estimation : 60 €.

Trouvaille 71.21

Pointe de flèche en bronze trouvée par Luc dans son Périgord natal :
Pointe avec nervure centrale renforcée, lame en ellipse, douille ronde et creuse, et barbelure sous la forme d’un ergot latéral émergeant au sommet de la douille. Cette pointe de flèche date du bronze final (-600 à -500 av. J.-C.).

Trouvaille 71.20

L’objet mystère du jour :
Une décoration ou une broche signifiant une appartenance politique, avec un système d’attache style pince à boutonnière ? Une étoile à quatre rayons doubles appelée aussi croix de Malte, avec un liseré bleu sur un fond blanc en émail.
Le cartouche central est rond et contient un écu classique supportant une croix. L’écu et la croix sont de la même couleur rouge, tandis que le cercle laisse entrevoir un fond bleu partiellement disparu à cause de l’érosion.
De toute évidence, les trois couleurs réunies rappellent celles de la France, mais nous laissons aux lecteurs le soin de nous éclaircir sur l’origine de cet objet : politique ? honorifique ?

Bonjour, ayant trouvé la même décoration en 2012 et l’ayant identifiée, je me permets de vous envoyer ce mail. Votre référence : n° 71.20 dans votre revue 71. Il s’agit d’une médaille de l’Association catholique de la jeunesse française, fondée en 1886 par Albert de Mun. Lieu de conservation : Centre des archives du monde du travail. Modalités d’entrée : microfilmage. Conditions d’accès : librement communicable. Instruments de recherche associés : inventaire par F. de Ferry. Notice biographique : L’Association catholique de la jeunesse française (ACJF) a été créée en 1886 par Albert de Mun, en vue de « fonder un ordre social chrétien ». Elle est d’abord limitée aux milieux étudiants avant de s’ouvrir, en 1896, à tous les jeunes catholiques désireux de s’intéresser aux problèmes sociaux. En 1891, son premier président, Robert de Roquefeuil, a pu présenter à Rome plus de 1200 militants. Les groupes, très différents des points de vue géographique, social et économique, se multiplient dans toute la France et Outre-Mer (Algérie, Cochinchine). La diversité des milieux intéressés et la prise de conscience de la force que représentent des ensembles mieux structurés amènent l’ACJF à se répartir en formations spécialisées : la Jeunesse ouvrière catholique (JOC, 1927), la Jeunesse agricole catholique (JAC, 1929), la Jeunesse étudiante catholique (JEC, 1930), la Jeunesse maritime catholique (JMC, 1934) et la Jeunesse indépendante catholique (JIC, 1934). Chacune de ces formations affirmant de plus en plus sa personnalité, l’ACJF se dissout en 1956. En vous souhaitant bonne réception de ce mail. Cordialement, Ph Venault.