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Monnaies et Détections

99 pièces d’argent

En 2017, Don Crawley, un prospecteur anglais de 50 ans, obtenait la permission d’un agriculteur de la région d’Ipswich de prospecter ses terres. Et le premier jour, il trouvait un trésor ! 93 monnaies en argent martelé, le graal pour les prospecteurs anglais. Les archéologues prévenus en découvriront 6 autres pendant la fouille ainsi que des restes humains ; il a été établi depuis que, sur le champ du trésor, s’élevait autrefois une église saxonne, au 11e siècle.
Le dépôt, daté du premier millénaire avec des monnaies de l’an 978 à 1016, le plus grand nombre frappé sous le règne du Roi Aethelred II, avait été éparpillé par les labours, Don était passé au bon moment avec son Déus ! Dans un premier temps, le trésor a été estimé à 30 000 £. Le British-Museum s’était dit intéressé, puis il a finalement laissé passer et le trésor a été proposé aux enchères. Une chance pour Don, puisqu’il a explosé son estimation, en étant adjugé 90 000 Livres Sterling ! Si le British-Museum avait acheté, il n’aurait payé que l’estimation… Don va donc empocher un peu plus de 50 000 euros, l’autre moitié du trésor revenant au propriétaire du terrain.

Source : dailymail.co.uk

Chien détecteur de tombes antiques

L’université de Zadar en Croatie a développé la détection de tombes antiques de l’Age du fer par des chiens détecteurs. C’est ainsi que pour la première fois, cinq tombes ont été mises au jour sur le site funéraire de Drvisica grâce au chien qui les a repérées à plusieurs mètres de profondeur !

110.8

Bonjour, je vous soumets des trouvailles réalisées il y a quelques années pour identification et datation. Je les ai trouvées dans les vignes de l’ouest toulonnais avec l’autorisation de mes amis vignerons. Le pendentif zoomorphe mesure 2,5 cm sur 2,5 cm, en bronze et pèse 2,73 g. La bague sans sa pierre est en argent et pèse 0,68 g. La monnaie, en argent aussi, mesure 12 mm et pèse 0,87 g. Merci beaucoup et longue vie à votre magazine ! Hugo
Petit pendentif résolument moderne en tôle de bronze emboutie avec anneau de suspension, on a cherché du côté des récompenses officielles de concours d’équitation mais on n’a rien trouvé de semblable. Epoque proposée XIXe-XXe.
Bague en argent simple, un jonc plat surmonté d’un chaton rond ; pas de griffe, la période est estimée entre XIVe et XVIIe siècle.
Venons-en à la monnaie que vous dites en argent, ce qui n’est pas évident sur votre photo. Nous ne pouvons pas l’identifier car trop usée et la seule face proposant quelques indices ne nous rappelle rien ce qui ne nous permet pas d’orienter notre recherche, espérons que cela fera tilt avec un lecteur !

Les baquettes d’Henri II de Béarn et Navarre 1572-1589

Ces petites monnaies n’ont été répertoriées ni par F. Poey d’Avant, ni par E. Caron et G. Schlumberger.
Le nom « vaquette » ou « baquette », baque, signifie « vache » en béarnais. Dans les registres rédigés en Gascon, on trouve également « bacqvetes », « baquetes ». Comme en font foi les délivrances des Archives Départementales des Basses Pyrénées, ces monnaies nous étaient connues pour des frappes de 1572 et 1586 (baquettes non retrouvées).
Elles furent révélées grâce au trésor de Lescun (64) découvert en 1959 dans le mur d’une ancienne maison. Il rassemblait 4686 monnaies de billon, principalement frappées en Béarn sous le règne d’Henri d’Albret (1516-1555), d’Antoine de Bourbon et Jeanne d’Albret (1555-1562), d’Henri II (1572-1589), d’Henri IV (1589-1610) et une grosse majorité émise sous Louis XIII (1610-1643). Cette trouvaille a été examinée par Françoise Dumas. Son rapport mentionne qu’une quarantaine de monnaies seulement proviendrait de l’époque d’Henri II. La proportion démontre bien la rareté de ces baquettes du seigneur de Béarn.
En 1988 un agriculteur me sachant numismate me fit don d’un petit lot de pièces retrouvé dans le tiroir d’un meuble appartenant à la famille depuis plusieurs générations. Quelle belle surprise que cet ensemble de monnaies béarnaises, 140 baquettes et liards en cuivre et billon !
Comme dans le trésor de Lescun, celui-ci contenait beaucoup de Louis XIII, peu d’Henri IV, et seulement deux d’Henri II. Ce fut un bonheur d’intégrer ces premières baquettes dans ma collection de féodales béarnaises.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°110 …

500 000 euros de monnaies

Envolées ! Ou plutôt volées, début novembre. Un numismate possédant une belle collection, assez éclectique, et qui avait participé à une bourse à Monaco, s’est fait voler chez lui pendant qu’il dormait, plus de 450 monnaies, antiques, mérovingiennes, carolingiennes et royales ainsi que 15 000 euros en liquide. Le collectionneur pense avoir été gazé, avec sa famille, probablement par un gaz soporifique. La collection estimée à près de 500 000 euros n’était même pas assurée…
Source : francetvinfo.fr

110.14

Bonjour, je vous soumets une clochette sans son marteau intérieur, en fer oxydé, trouvée dans le Bas-Rhin (en rivière). Je la pense gallo-romaine. Hauteur 10,5 cm, largeur basse 6,5 cm, largeur haute 5 cm, épaisseur 3,5 cm. Je vous remercie pour votre identification. Cordialement, Prospector 67
Clochette d’attribution à l’élevage, probablement ovin ou caprin. Sa datation ne descend pas au-dessous du XVIIIe siècle.

Fouquet

Un « fouquet » est un écureuil dans le dialecte angevin. Le surintendant Nicolas Fouquet portait donc des armes parlantes « d’argent à l’écureuil de gueules rampant ». Ce blason est plus ancien qu’il n’est souvent écrit, les Fouquet – ou Foucquet – sont de cette petite noblesse qui subit les vents de l’Histoire de plein fouet et qui déroge parfois, retombant dans la bourgeoisie.
Nicolas Fouquet est un homme qui est parvenu au sommet de l’Etat, juste en-dessous de Mazarin, puis a été arrêté, jugé, condamné au bannissement, peine aggravée par Louis XIV en détention perpétuelle. Il meurt à Pignerol en 1680, à 65 ans, après 19 années de geôle. Il y a côtoyé Lauzun et le Masque de Fer. On lui reproche d’avoir détourné l’argent de l’Etat, d’avoir comploté… Rien pourtant que de très banal : Richelieu s’est rempli les poches, Mazarin a passé la vitesse supérieure et même le laborieux Colbert ne crachait pas sur une commission.
Le complot, c’est plus compliqué, si l’on ose dire. Non pas que la création d’une « place de sûreté » soit rare au Grand Siècle. Ainsi le comte d’Harcourt s’enferme dans Brisach, en Alsace, et réclame de fortes sommes pour la rendre au roi. Il est vrai qu’il est appuyé par la puissance espagnole. Le marquis de Manicamp fait de même à La Fère, il faut lui en racheter le gouvernement. Car ils sont gouverneurs militaires, nous ne sommes plus au haut moyen-âge où des seigneurs brigands défiaient, du haut du donjon, les premiers Capétiens en Ile-de-France même… Non, le XVIIe est moderne et il s’agit désormais de généraux qui se rencognent dans leur caserne.
Ainsi lorsque Nicolas Fouquet, surintendant des Finances et ministre d’Etat, achète le marquisat de Belle-Ile pour 1 370 000 livres, puis fortifie et recrute, l’on doit mesurer que c’est exagéré mais pas inédit. De 1658 à 1661, il dépense des sommes folles pour en faire une place de sûreté. Une forteresse où il pourrait se réfugier en cas de disgrâce. En effet, les monarques capétiens n’ont guère de reconnaissance pour leurs financiers, plus d’un a terminé sur l’échafaud et Fouquet le sait.

Un jeton de Nicolas Fouquet avant qu’il ne soit marquis de Belle-Isle.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°110 …

Sortie différée du n° 111

Bonjour, 

Le covid-19 et l’actuelle situation économique nous obligent à différer la sortie du numéro 111. Celui-ci est prêt à être imprimé et dès que les feux seront au vert, les abonnés le recevront et les autres lecteurs pourront le trouver dans leurs kiosques habituels avec toutefois un peu plus de difficulté car nous imprimerons une quantité inférieure de trente pour cent à notre habitude. Vous avez bien sûr la possibilité de vous abonner en ligne pour ne pas avoir à vous préoccuper de cette future recherche sur le lien suivant : https://www.webabo.fr/monnaies-et-detections-abonnement-an-xml-293-2186.html

En attendant restez chez vous !

Gilles Cavaillé

Sceau Médiéval

En 1976, il fut découvert par hasard, un sceau en ivoire de morse, dans une boite cachée dans un abri de jardin dans le Kent, Angleterre. Le sceau fut daté du début du IXe siècle ! Personne n’a jamais déterminé sa provenance réelle… Très rares pour l’époque concernée, probablement de 1040-1050, cinq seulement, sont connus dont trois en ivoire de morse.
Il fut vendu aux enchères en 1977 et bien que le British-Museum soit sur les rangs, il fut battu aux enchères. En 1996, il repasse en salle de vente, le British-Museum se le fait souffler une nouvelle fois sous le nez par un particulier norvégien, grand collectionneur de sceaux. Finalement, une troisième vente de gré à gré, dont le prix n’a pas été révélé, a permis au British-Museum d’acquérir ce sceau en ivoire. On y voit, au niveau des trous destinés à le suspendre, un dragon ou serpent qui se mord la queue, comme sur certains torques celtiques. « L’ouroboros », le mot est grec, mais le symbole plus ancien, le serpent qui se mord la queue symbolisant le cercle, l’infini, le point de départ se confondant avec celui d’arrivée…
Un homme barbu, tenant une épée, est représenté au centre du sceau, entouré d’une titulature en creux : SIGILLUM WULFRICI, le sceau de Wulfrici. Une pièce rarissime, désormais visible dans les vitrines du British-Museum.

Source : thehistoryblog

110.18

Bonjour, pourriez-vous me renseigner sur les objets ci-joints trouvés au Sri Lanka ? Michel
Houlà, on s’éloigne de notre zone d’identification. Il semble que l’on soit sur un petit lingot de cuivre en forme aplatie hélicoïdale avec les inscriptions suivantes « 4 » et en plus petit « 3 /4 ST » en dessous. A l’autre extrémité, des symboles ressemblant un peu à la lettre grecque Phi, un cercle transpercé par un trait, le tout dans un cercle perlé. On ne sait pas mais peut-être qu’un lecteur aura une réponse au prochain numéro à propos de cette monnaie non conventionnelle, si c’en est une !