MONNAIES ET DETECTIONS Le Blog

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Monnaies et Détections

Cahiers de prospection 2003-2004

Lundi 17 février 2003
A midi Gérard m’amène chez Stéphane au lieu-dit L’Eglise et il m’indique le pré où se trouvait l’ancien cimetière. Puis à 14 h je vais en bord de Lèze chez Thierry. Il fait froid, il neige tout doucement, mais je suis bien couvert. Je ne trouve que des éclats de plomb. Je rentre vers 16 h.

Lundi 24 février 2003

A 14 h avec Dominique on passe chercher Jean-Yves et on monte chez Gérard, puis on va détecter sur le pré de l’Eglise, chez Stéphane. L’endroit est sur le plateau au-dessus de la ferme, et le long de la route. D’après Stéphane, qui a labouré plusieurs fois le champ, le cimetière était sur le côté gauche du chemin qui va vers le hameau sur la crête, et l’église devait être côté route sur la droite. En surface, il ne reste aucune trace, seuls les labours font remonter quelques galets et des bouts d’ossements. Sur le cimetière on ne trouve rien, mais dans le ray-grass sur la pente qui descend vers la route, on trouve plein de doubles tournois (une dizaine chacun). Dominique sort aussi un bouton doré de gendarme, une bague en cuivre, une double agrafe et Jean-Yves un bel ardillon scutiforme de plaque boucle mérovingienne. Le site a l’air riche en pièces vu tous ces doubles tournois, il faudra revenir quand il sera labouré. Stéphane promet de nous prévenir. Retour vers 18 h. Il soufflait un vent d’autan complètement fou.

Lundi 10 mars 2003

Il fait un très beau soleil, un ciel magnifique. A midi je monte à Rieumajou car Gilbert m’a dit qu’il avait labouré. D’ailleurs, il est là en train de finir le champ du bas. On discute un peu puis je commence à chercher. Le détecteur ne fait que sonner sur de la ferraille et des scories de forge. Je ne trouve qu’une petite pièce romaine en bronze, une autre de la Révolution, et toujours dans la pente vers le talus en face des deux premiers arbres, une boucle malheureusement cassée, avec son ardillon. J’ai vu un beau morceau de sarcophage et plusieurs tessons de sigillée. Je fais le talus avant de repartir mais je n’ai de sons là-aussi que sur des ferreux. Retour 18 h.

Vendredi 21 mars 2003

Matin à Toulouse pour une formation. Puis vers 14 h je vais me garer devant l’appartement d’Axel et je pars à pied au magasin de Gilles. Je lui achète le dernier XPlorer, le Gold Maxx 850 euros. Puis je ramène Axel à la maison.

Jeudi 27 mars 2003

(j’ai posé 3jours de congés)
A 7 h je pars pour essayer le nouveau détecteur dans l’Aude, sur le plateau de Sault. On m’a parlé d’une haute colline entièrement barrée par une ligne de pierres entassées. Je la trouve tout de suite car on la voit très bien à la sortie du village qu’on m’a indiqué. Mais j’ai beau la faire dans tous les sens d’un bout à l’autre et de haut en bas, je rentre bredouille. Clous et cartouches. Je me demande si en fait ce mur n’était pas destiné tout simplement à enfermer le bétail et surtout lui éviter de s’approcher du bord des falaises. Le détecteur est lourd au bras, mais plus sensible que l’autre. Retour par la forêt de Bélesta.

Dimanche 29 mars 2003

Je pars à Rieumajou à 14 h pour essayer le Gold Maxx. Je discute un peu avec Gilbert puis je vais dans la plaine dans le champ des 2 chênes (en chemin je m’étais arrêté avant Labuzac pour voir l’endroit où Thierry a trouvé une meule à grain, au pied du pivot. Il y a de rares morceaux de briques, je trouve un Napoléon III). Je sors uniquement 2 doubles tournois lisses et une petite étoile en fer blanc. Il fait très beau avec un fort vent d’autan. Je repars vers 17 h et Gilbert me dit d’aller à Rieumajou car le tournesol a été semé hier et je peux encore y marcher. Le nouveau détecteur est très agréable, très sensible. Je trouve tout de suite un petit bronze de Constantin et 3 morceaux de plomb minuscules. Je ramène un morceau de sarcophage à Gilbert. (Il passe le bull autour de la ferme retapée).

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°110 …

L’affaire afare

Si les Britanniques ont gardé quelques-uns de leurs cheikhs et émirs en place assez longtemps pour que ces derniers parviennent jusqu’au XXIe siècle, il n’en est pas de même des colonisateurs français. En effet les Abu Dhabi, Dubaï, Sharjah, Ajman, Umm al-Qaiwain, Ras al-Khaimah, Fujeirah, Oman, le Qatar, Bahrein, l’Arabie Saoudite, la Jordanie et le Koweït se portent très bien grâce surtout à la diplomatie britannique au moment des indépendances.
Par contre, seul le royaume du Maroc a survécu au protectorat français. Appuyé sur des racines profondes, l’unique sultanat anciennement compris dans l’empire colonial français à être parvenu jusqu’à notre époque constitue une exception qui confirme la règle. L’ancienneté de l’Empire Chérifien n’est pas la seule cause de cette survie, on peut y ajouter la brièveté de l’épisode français (45 ans) et le fait que le proconsulat de Lyautey a posé les bases de relations saines entre la tentaculaire administration française et les sultans.
La décolonisation est une mécanique sans fin lorsque l’on sait que Paris gouvernait plus de 12 millions de kilomètres carrés à travers le monde il y a 80 ans encore.
Jean Martin, dans sa monumentale “aventure coloniale de la France”, nous étonne en datant le premier acte de décolonisation de 1936, lorsque le Quai d’Orsay ne frémit même pas pour empêcher l’imam du Yémen de réoccuper la presqu’île de Cheikh Saïd. Stratégiquement placé sur les plages nord de la Mer Rouge, cet établissement disputé aux Ottomans faisait le pendant de la Côte des Somalis, au Sud.

La pièce de cinq francs arbore une symbolique exotique.

Bien la peine d’avoir envoyé Henry de Monfreid y faire l’espion en 1914 : “le gouverneur de Djibouti m’y a engagé… Il reste, des fondations de l’ancien établissement français, un poste télégraphique en ruine et la ligne abandonnée dont le fer lutte contre la rouille en s’accrochant comme il peut aux quelques poteaux branlants qui restent. Sur la hauteur, une caserne turque en ruine…”
Exeunt, donc, les Français au Nord. Au Sud, ils conservent la Côte des Somalis qu’ils rebaptisent, plus justement, Territoire des Afars et des Issas en 1967. C’est plus correct, car les Afars ne sont pas des Somalis contrairement aux Issas. Mais, patatras, l’indépendance, dix ans après, sera sous contrôle somali. Aptidon devient président et, en 1999, son neveu Guelleh lui succède. Deux Issas qui mèneront une guerre féroce aux Afars. Le “triangle afar” s’étend sur environ 150 000 km2, bien au-delà de la “République de Djibouti” et donne des sanctuaires aux guérillas afares en Ethiopie. 19 chefferies structurent ce peuple dont quatre sultanats.
Depuis Napoléon III, les Français signaient des accords avec l’un d’eux plus particulièrement : celui de Tadjourah. Aussi, on peut s’étonner que la France giscardienne ait laissé choir cet allié fidèle, au mépris de la spécificité afare de surcroît.
C’est pourquoi, alors que c’est l’inoxydable Lucien Bazor qui grave les essais des monnaies destinées à la Côte des Somalis, il y aura une renaissance symbolique de la nation afare lorsque la légende est modifiée afin d’évoquer l’autre composante ethnique du territoire. Donc de 67 à 77, les Afars existent numismatiquement, mais aussi phaléristiquement puisque le sultan de Tadjourah a créé de longue date un ordre colonial dont seront friands les fonctionnaires français mutés sur les côtes de la Mer Rouge : le Nichan el-Anouar. Divisé en cinq classes… Dans sa version la plus courante, chevalier avec ruban à dominante bleu, il était coté pour l’équivalent de 120 euros en 1998. Le Nichan el-Anouar a été décerné jusqu’en 1963.

Sur les deux faces de la 20 francs de Bazor l’accent est mis sur l’essor économique du port de Djibouti avec sa grue et ses cargos, seule concession à la couleur locale : le boutre de la Mer Rouge qui domine l’avers.

Avec le sultan de Tadjourah, la République Française a oublié d’être reconnaissante comme savent le faire les Britanniques avec “leurs” émirs.
S’il n’existe pas, à notre connaissance, de monnaies de Tadjourah, puisque circulaient le thaler d’argent de Marie-Thérèse, voire les amolés de sel, la chambre de commerce de Djibouti a émis des monnaies de nécessité en 1920-21 qu’elle réutilisa en 1942. Ils restèrent en circulation jusqu’en 1950. Les monnaies récupérées, des 25 et 5 centimes en aluminium, gravées en leur temps par Thévenon, furent immergées au large. Avis aux plongeurs…

Le trésor du lac

Chasse aux trésors en Turquie, deux hommes d’affaires ont provoqué un scandale dans la région de Dipsiz, Nord de la Turquie, en asséchant un lac : ils espéraient y trouver un trésor romain ! Selon une légende locale, une légion romaine en déroute aurait noyé son trésor dans ce lac de montagne… C’est un peu mince pour se lancer dans une recherche, mais cette légende leur a suffi pour obtenir une autorisation de recherche de trésor, c’est légal en Turquie, à condition que la zone de recherche ne soit pas protégée et qu’elle s’étende sur moins de 100 mètres carrés ! Ce qui, d’ailleurs, ne correspond pas vraiment à la définition d’un lac, plutôt d’une mare à canard ! Mais, passons.
Le soi-disant lac a bien été asséché et après cinq jours de recherches pas de trésor, rien, même pas une bague ! Ils sont maintenant poursuivis pour destruction d’un écosystème, la vie des chasseurs de trésor n’est pas toujours de tout repos…

Source : ahvalnews.com/turkey-ecology

110.1

Bonjour, je vous présente cette jolie monnaie, dénichée dans un petit bois proche de Besançon. Si je ne me trompe pas c’est un denier de la République Romaine, Pinarius Natta, 149 av. JC. En lien avec la représentation équestre dans la numismatique romaine des derniers numéros de votre revue, dont je suis une fidèle lectrice. Heureuse de partager cette trouvaille avec vous, Nathalie.
Pinarius Natta, Pinaria, Denier, Rome, 149 AV JC, B+, tête casquée de Rome à droite ; derrière X la Victoire dans un bige allant à droite, tenant un fouet de la main droite et les rênes de la gauche NATA/ROMA. Bien que l’état soit catastrophique, c’est toujours un plaisir de sortir une monnaie argent romaine et nous ne doutons pas du petit frisson de plaisir que cela a dû vous procurer. Elle n’est pas estimable en l’état.

La pêche à l’aimant, déjà en sursis ?

Depuis quelques années déjà, la mode de la pêche à l’aimant est très en vogue et a pris un essor considérable.
Cette pratique n’est pas neuve. J’ai commencé pour ma part en 2001. A l’époque, j’utilisais un aimant industriel en forme de U, rien à voir avec les puissants aimants disponibles de nos jours !, de plus avec les réseaux sociaux, ce loisir est devenu viral, les médias s’étant également intéressés à ce loisir, faisant de la sorte un autre genre de publicité, les vidéos de certaines découvertes étant vues par des milliers d’internautes.
Je prends pour exemple la découverte effectuée le 15 février 2019 dans un canal de l’Hérault où fut pêché un coffre rempli de bijoux et de monnaies en argent de type pesetas et schilling, ainsi que divers papiers d’identité. L’auteur de la découverte étant honnête, il porta la découverte à la police qui pour valoriser cet acte citoyen relaya la vidéo de la découverte, déclenchant un incroyable buzz médiatique, la presse faisant le reste.
Une autre découverte, effectuée cette fois en Belgique en octobre 2017, fit également la une de divers médias en Belgique. Trois jeunes âgés de 18 à 21 ans, pratiquant le pêche à l’aimant dans un canal à Roncquière, à un endroit qui par le passé avait livré des armes lors d’une enquête de police, des armes liées à une bande de braqueurs surnommés « Les tueurs du Brabant Wallon » qui firent 28 victimes lors de divers braquages hyper sanglants. Pour leur opération pêche, les 3 jeunes utilisaient un zodiac et un aimant capable de remonter 80 kg, puis ont investi dans un aimant plus puissant capable d’extraire des pièces métalliques de 800 kg ! Le premier jour de pêche, ils ont découvert un révolver et quelques jours plus tard, un sac plastique contenant un riotgun. Ensuite ce fut deux coffres métalliques remplis de munitions variées, du 9 mm, du calibre 12, et d’autres cartouches. « Bien que ça soit resté des années sous l’eau, on pouvait clairement lire l’inscription “gendarmerie” sur les coffres », raconta un des jeunes. Devant l’ampleur de la découverte, la police fut prévenue, les enquêteurs ont tout emporté, expliqua un autre jeune, qui déclara aussi « En fait, nous avons effectué leur boulot, on a sondé ce canal pendant des jours et on a trouvé ! Alors comment expliquer que cet endroit fut sondé par la police lors de la première découverte d’armes et que ce dépôt conséquent soit passé inaperçu ? » La police ne sachant pas répondre à ces nombreuses interrogations ?

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°110 …

 

Bague médiévale

Paul Gardner, est un prospecteur anglais qui vient de découvrir son premier trésor ! Une bague médiévale en or, datée des années 1200/1400. Découverte réalisée dans le comté de Manchester, une région assez pauvre en trésors, comparée à d’autres comtés anglais. La bague qui pèse 3,5 grammes a malheureusement perdu sa pierre, ce qui diminue considérablement sa valeur. Le British-Museum en offre 1000 Livres Sterling, alors que des bagues similaires avec saphir ou diamant, complètes, peuvent dépasser les 50 000 £…

Source : manchestereveningnews.co.uk

Agenda du n°110

SAINT-MEDARD EN JALLES • 33
Samedi 1er et dimanche 2 février 2020
Week end du collectionneur
Salle Louise Michel, village de Caupian, rue Pierre Ramond, 33160 St Médard en Jalles
De 9h à 18h30. Entrée gratuite
Renseignements : 05.56.05.44.14

THYEZ • 74
Dimanche 2 février 2020
39e salon aux monnaies et billets
Forum des Lacs, 269 rue des Sorbiers, 74300 Thyez
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 04.50.25.81.80

BAGNOLET • 93
Samedi 8 février 2020
38e salon du papier-monnaie
Hôtel Novotel, 1 avenue de la République, 93170 Bagnolet
De 9h à 16h. Entrée 5 €

PESSAC • 33
Samedi 8 février 2020
57e bourse multicollections
Salle de Bellegrae, avenue du colonel Robert Jacqui, 33600 Pessac
De 9h à 17h. Entrée 1 €
Renseignements : 06.09.89.47.23

ARGENTEUIL • 95
Dimanche 9 février 2020
52e bourse numismatique
Salle Jean Vilar, 9 bd Héloïse, 95100 Argenteuil
De 8h30 à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.42.52.55.52

GONESSE • 95
Dimanche 9 février 2020
34e salon toutes collections
Salle des fêtes Jacques Brel,
rue du commandant Maurice Fourneau, 95500 Gonesse
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.20.67.61.35

HELESMES • 59
Dimanche 9 février 2020
Bourse aux collections
Salle des fêtes Maurice Besieux, rue Henri Parent, 59797 Helesmes
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.42.34.58.37

RIBERAC • 24
Dimanche 9 février 2020
20e journée des collectionneurs
Espace culturel de proximité, salle André Malraux, place des Beauvières, 24600 Ribérac
De 9h à 17h. Entrée €
Renseignements : 05.53.90.94.02

HONTFLEUR • 14
Dimanche 16 février 2020
Salon toutes collections
Grenier à sel, 9 B rue de la ville, 14600 Hontfleur
De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 02.31.89.53.44

SAINT-DIZIER • 52
Dimanche 16 février 2020
13e foire toutes collections
Union des jeunes Bragards, 21 avenue du général Giraud, 52100 St-Dizier
De 9h à 16h. Entrée 2 €
Renseignements : 06.08.21.74.68

STRASBOURG • 67
Dimanche 16 février 2020
45e bourse aux monnaies
Pavillon Joséphine, parc de l’Orangerie, avenue de l’Europe, 67100 Strasbourg
De 9h à 16h. Entrée gratuite
Renseignements : 07.70.51.35.14

SAINT SEBASTIEN SUR LOIRE • 44
Samedi 22 février 2020
28e salon annuel des collectionneurs
Salle de l’Escall, rue des Berlaguts,
44230 St Sébastien sur Loire
De 9h à 16h30. Entrée gratuite
Renseignements : 02.55.09.46.21

GENAS • 69
Dimanche 23 février 2020
29e bourse multicollections
Salle Jacques Anquetil, 2 rue de la Fraternité,
69740 Genas
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 04.78.90.34.25

POLLESTRES • 66
Dimanche 23 février 2020
16e bourse numismatique
Salle polyvalente Jordi Barre, avenue Pablo Picasso, 66450 Pollestres
De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 04.68.54.50.44

YERRES • 91
Dimanche 23 février 2020
Salon toutes collections
Gymnase des Tournelles, rue Jean Bouin, 91330 Yerres
De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.72.87.06.55

BRIENNE LE CHATEAU • 10
Dimanche 1er mars 2020
18e bourse multicollections
Foyer rural BLC, rue du 8 mai 1945, 10500 Brienne le Château
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 03.25.27.65.80

CHATILLON • 92
Dimanche 1er mars 2020
20e salon toutes collections
Espace Maison Blanche, 2 avenue St Exupéry, 92320 Chatillon
De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 01.46.31.56.16

SEES • 61
Dimanche 1er mars 2020
Bourse toutes collections
Espace culturel, place des halles, 61500 Sées
De 9h à 17h. Entrée 1 €
Renseignements : 02.33.28.87.83

COUBRON • 93
Samedi 7 mars 2020
17e salon multicollections
Gymnase Jean Corlin, 17-19 rue de Courtry, 93470 Coubron
De 9h à 17h30. Entrée gratuite
Renseignements : 01.43.88.71.45

ALZON • 30
Dimanche 8 mars 2020
6e bourse multicollections
Salle des fêtes, 30770 Alzon
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.81.60.23.20

CORNEBARRIEU • 31
Dimanche 8 mars 2020
29e bourse aux collections
Bâtiment l’Aria, 1 rue du 11 novembre 1918, 31700 Cornebarrieu
De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.77.33.67.64

LE BLANC • 36
Dimanche 8 mars 2020
Bourse multicollections
Salle des fêtes et Carnot, place de la libération, 36300 Le Blanc
De 9h30 à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.31.87.74.15

TORCY • 77
Dimanche 8 mars 2020
29e salon des collectionneurs
Espace Lino Ventura, place de l’appel du 18 juin, 77200 Torcy
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.79.15.34.78

CHALLANS • 85
Dimanche 15 mars 2020
16e bourse des collectionneurs
Grand Palais, place de la Noue, 85300 Challans
De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.08.28.85.21

SELESTAT • 67
Dimanche 15 mars 2020
Salon du collectionneur
Salle les Tanzmatten, 67600 Sélestat
De 8h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.52.75.96.93

L’ISLE-SUR-LA-SORGUE • 84
Dimanche 22 mars 2020
16e salon des collectionneurs
Salles de fêtes, avenue Napoléon Bonaparte,
84800 L’Isle-sur-la-Sorgue
De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.88.70.55.93

AUCAMVILLE • 31
Samedi 23 mars 2020
Numis-Expo 2020
Salle Georges Brassens, rue des écoles, 31140 Aucamville
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.73.55.39.87

SAINT QUENTIN • 02
Du 28 au 29 mars 2020
Bourse multicollections
Espace Matisse, rue Théophile Gautier, 02100 Saint Quentin
De 8h à 17h30. Entrée gratuite
Renseignements : 06.87.46.08.40

LA GRANDE MOTTE • 34
Dimanche 29 mars 2020
46e journée des collectionneurs
Centre culturel Henri Dunoyer, place du 1er octobre 1974, 34280 la Grande Motte
De 9h30 à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 04.30.57.14.74

Sommaire du n°110

Vécu
Cahiers de prospection 2003-2004
La pêche à l’aimant, déjà en sursis ?
Le trésor de l’arrière-grand-père réapparait après un siècle
Chasse aux trésors en Pologne
Trésor romain trouvé en Suisse pendant l’été 2019
Une bouteille à la mer
28 monnaies d’or byzantines découvertes dans la péninsule russe de Taman, nov. 2019
Conséquences de la découverte de « La Main de Prêles »
Comment chercher les météorites
Actualités
Massacre scientifique.
Le trésor armoricain de Piolaine
Brèves
Histoire
Arnaques aux trésors
Numismatique
Fouquet
L’affaire afare
Les baquettes d’Henri II de Béarn et Navarre 1572-1589
Les monnaies de Louis XVIII au millésime 1820 frappées il y a 200 ans
Trouvailles
Monnaies/objets, avec une flèche Palmela
Banc d’essai
Le « Flibustier » de Pirates
Courrier
Agenda
Librairie
Petites annonces

Édito n°110

L’affaire du trésor de Piolaine est symptomatique du mal qui gangrène nos administrations. Une seule personne peut prendre la décision de saborder un véritable travail scientifique fait en équipe, dès lors que l’incidence de la première découverte ne correspond pas à l’idée archéologique imprimée dans le cerveau de cet abruti. Et ceci, malgré le fait que les inventeurs aient respecté la loi. Résultat, un travail incomplet, une équipe du SRA qui a fait le même boulot que ce que pouvaient faire les prospecteurs et au final aucun intérêt pour ces derniers de déclarer leur trouvaille. Car il faut le savoir, chaque prospecteur qui trouve un dépôt aimerait vivement qu’il soit étudié, toutes les informations qui découleraient de l’étude scientifique (évolution du type monétaire, date du dépôt, temps de trésorerie, statut du propriétaire, etc. etc.) nourrissent l’imaginaire de l’inventeur et renforcent le lien qu’il peut créer avec ce souvenir d’une personne qui a enfoui son bien, trouvé miraculeusement par lui. Au final, les 484 exemplaires récupérés au détecteur par le SRA sont perdus pour les inventeurs sur tous les points : ils n’ont pas eu le plaisir de les ramasser, ni de les toucher, ni de les compter dans leurs collections ni même de les vendre à un collectionneur heureux et surtout de bénéficier de l’étude complète de ce dépôt et éventuellement de leurs noms cités en tant qu’inventeurs. A mon sens, il n’y a pas besoin d’autres explications pour comprendre quelle est la marche à suivre en cas de trouvaille importante…
Que la nouvelle année vous donne le statut d’inventeur maintes et maintes fois et l’esprit de décision adéquat !
Je suis, persiste et signe, Gilles Cavaillé

L’histoire de la piraterie dans l’océan Indien

Le départ des Caraïbes se fait durant l’été 1718. Un gang d’irrésistibles pirates refusant l’amnistie royale quitte l’île le New Providence (Nassau) et décide pour certains d’entre eux de fuir les Caraïbes en direction de l’Afrique de L’Ouest. La Buse fuit les Caraïbes à bord du bateau Rising Sun.
Leur voyage consiste à quitter la mer des Antilles et des Caraïbes pour longer les côtes africaines et atteindre l’océan Indien et rejoindre la mythique Madagascar.
C’est étrangement la traite négrière qui va faire prospérer Sainte Marie grâce à un trafic avec les villes des Amériques et qui démarre avec un marchand américain, Adam Baldridge, qui s’y installe en 1690. D’anciens pirates vont se transformer en négriers et vont dépêcher des navires qui vont embarquer à bord ces esclaves qui sont arrachés du Mozambique et pour l’essentiel de Madagascar. Après un conflit avec les saintes mariens, Adam Baldridge quitte l’île pour retourner aux Amériques.
Au début de l’année 1719 plusieurs navires pirates firent route vers l’océan Indien pour se diriger vers l’île de sainte Marie, sillonnant une zone entre Cap Vert et le golfe de Guinée. Sur le Rising Sun, entre le capitaine Moody et Coklyn une bagarre s’éclate. Et La Buse destitue Moody et s’empare de son navire, comme il a su faire 3 ans plus tôt avec Hornigold.

En avril 1719 plusieurs bateaux pirates se rejoignent dans la rivière de la Sierra Leone. Et ils se mettent en embuscade des navires négriers et des navires marchands de la Royale Africa Compagnie. Car dans cette région il y a l’exploitation des pierres précieuses et la traite négrière à partir de l’île De Gorée.
C’est dans cette rivière que La Buse s’est emparé d’un navire anglais qu’il a rebaptisé le duc d’Ormond pour en faire son nouveau bateau de guerre. Selon William Snelgrave qui a été leur captif, ces forbans se déplaçaient sur 3 navires pirates bien identifiés :
- Windham de Jeremyah Coklin, de 34 canons et de 90 hommes d’équipage ;
- Saint James du capitaine Howell Davis de 32 canons et de 130 hommes ;
- Duc d’Ormond du capitaine La Buse de 22 canons et de 95 hommes.
Ils quittent le 7 mai 1719 l’embouchure de la rivière Sierra Leone.
L’un d’eux va jouer un rôle important dans la piraterie dans l’océan Indien avec La Buse. C’est John Taylor. C’est le pirate type avec les caractères suivants : violent, brave dans les combats, avec du charisme, enclin à torture pour se venger et extirper des secrets à ses captifs. La violence des pirates est exacerbée par cette fin terrible qui les hante en cas de leur capture. Car il n’y a pas d’autre fin pour un pirate que la potence avec l’expression « pendu et étranglé ».
La Buse commande maintenant la Reine des Indes.
Quant à Taylor, il s’associe à Engand à la mort de Coklyn. La bataille d’Anjouan se fait le 7 aout 1720 dans l’archipel des Comores où les 2 capitaines forbans attaquent 2 navires anglais :
- Cassandra commandé par le capitaine James Macrae ;
- Le Greenwich commandé par le capitaine Mackirby.
La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°109 …