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Monnaies et Détections

Le pélican d’or, suite…

Un petit rappel de l’histoire, 31 juillet de l’an de grâce 1715, onze galions espagnols qui longent l’actuelle côte de la Floride, États-Unis, sont pris dans un terrible ouragan. Les onze navires seront coulés, tous rentraient en Europe chargés de trésors ! 295 ans et 15 jours plus tard, le 15 août 2010, sur le site des naufrages, la plongeuse et chercheuse de trésor Bonnie Schubert découvrait un superbe reliquaire en or massif, un pélican ! À sa découverte, le pélican reliquaire était incomplet, l’histoire est racontée en détail dans Monnaies & Détection 60.

Bonnie Schubert a cherché pendant plus de deux mois les morceaux manquants, et par la suite, elle est souvent revenue sur la zone, sans succès. Il aura fallu attendre 10 ans de plus, pour qu’un autre chercheur de trésor découvre l’aile manquante. Henry Jones, qui plongeait avec un détecteur de métaux, a découvert l’aile manquante du pélican ainsi que trois morceaux de chaîne, eux aussi en or, qui servaient probablement à suspendre le reliquaire. Il manque toujours la ou les portes servant à fermer le reliquaire !

Le pélican fut vendu aux enchères en 2013, acheté un peu plus de 700 000 euros par un particulier ; reste à espérer, que ce dernier pourra acquérir l’aile, qui vient d’être retrouvée… Quant aux chasseurs de trésor, ils sont toujours aussi motivés, il en manque au moins un morceau, du pélican et le reste de la cargaison !…

Sources : thehistoryblog.com / Monnaies & Détections 60 et 68

116.04

Bonjour. Deux monnaies mérovingiennes à identifier par vos soins. La première de 1,15 g en argent, trouvée près d’Annecy en Haute-Savoie. La seconde, 0,75 g, trouvée près de Blois (1e sortie avec le disque x 35 de 28). La monnaie n’est pas cassée et enfin une superbe clé romaine trouvée aussi près de Blois. Merci pour votre revue que je ne manque jamais. Cordialement Marc 

La plus grande est indéterminée, denier à l’astre : anépigraphe, astre rayonnant, composé de traits alternés de globules, autour d’un globule central. Le revers est aussi anépigraphe, une petite croix entre deux X. Cette monnaie est en état TTB, bien centrée, et s’estime 350 euros.

La seconde, de poids faible, est une monnaie du Poitou (Melle) du VIIe siècle : légende illisible. Avers : petite tête barbare à droite ; une croisette sous le cou et légende autour. Revers : grande lettre E ou M croisetée ; légende autour. Petit diamètre état TTB- on l’estime à 300 euros.

Enfin une belle clé en bronze gallo-romaine du II au IIIe siècle avec un anneau simple et une légère bossette avant la tige. Le panneton est perpendiculaire à l’axe de la tige et de l’anneau, il est constitué de trois dents parallèles. On appelle ce système une clé à translation.

Un trésor mis au jour par des sangliers

Nous sommes au début d’une froide matinée de mars et deux amis se promènent dans la forêt de Stříbrsko à proximité du monastère de Kladruby dans la région de Tachov en République tchèque. Ici, la nuit, des sangliers ont l’habitude de venir retourner la surface du sol pour trouver de quoi se nourrir. L’un des deux amis a le regard attiré par un objet qui brille sous le soleil matinal au-dessus du sol fraichement remué. Il s’agit d’une monnaie ! 

Le trésor

Le trésor in-situ.
© Musée de la Bohème occidentale à Pilsen

Cette nuit les sangliers ont mis à jour un véritable trésor. En recherchant des vers, ils ont sorti de terre une pierre plate sous laquelle était caché un petit vase d’argile contenant plus de 400 pièces de monnaies datant du XIVe siècle.
Il y a 92 ducats en or et 343 groschens en argent. Les premiers ont peu circulé et sont remarquablement conservés, les autres sont davantage marqués par le temps. Les deux jeunes inventeurs de ce trésor qui ont profité du « travail » des sangliers ont informé les responsables du musée de Bohême occidentale à Pilsen qui sont alors venus faire des photographies et mettre à l’abri les monnaies.

Le vase contenant les pièces du trésor de Tachov.
© iDNES tv.cz

La suite dans Monnaies & Détections n° 116

La mine de d’or de Coglau

Elle est située au Pays de Galles, la pointe sud-ouest de l’Angleterre. Entre 1862, date de la première ruée vers l’or en Angleterre, et 1913, la mine d’or de Coglau délivra 2,4 tonnes d’or ! Un beau rendement pour une mine anglaise, on la croyait épuisé depuis, mais de nouveaux carottages à grande profondeur ont permis de détecter ce que les spécialistes nomment, une extension du filon mère, sur une distance de 550 mètres de longueur. Les premières estimations annoncent un pactole de plusieurs millions de livres sterling, or !


Source : dailytimes.com

116.2

Bonjour à tous, je vous écris pour avoir des renseignements sur cette monnaie découverte en bordure d’un champ dans le 22. Je pense à une carolingienne en argent !!!! Pouvez-vous m’en dire un peu plus (année, lieu de frappe, cotation etc…) ? Elle était pliée d’où la marque apparente. Merci beaucoup pour votre magazine qui nous fait voyager et rêver. Arnaud 
Oui il s’agit bien d’une carolingienne en argent Charlemagne ou Charles le Chauve selon Mr Depeyrot dans son ouvrage sur les carolingiennes, quatrième éditions de 2017, on ne saurait les distinguer. C’est un denier (Melle). Avers : + CARLVS REX FR entre deux grènetis. Croix pattée. Revers : + METVLLO entre 2 grènetis. Monogramme de Carolus. TTB selon le vendeur qui l’attribue à Charlemagne, c’est une monnaie à 700 euros et si on l’attribue à Charles le chauve, elle part à 200 euros…

Un artefact vieux de plus ou moins 1000 ans avant notre ère

Dans tout voyage, la route empruntée est souvent aussi belle que la destination. J’aimerais pouvoir vous conter l’un de ces voyages, pour moi, sans doute le plus extraordinaire depuis que j’ai débuté la détection de loisir.

Le jour n’est pas encore levé, j’hésite à avancer sur le chemin qui s’enfonce dans le bois encore trop sombre. C’est le mois d’août, il est 6h30. Je me suis levé tôt ce dimanche matin pour parcourir les 60 km qui m’amènent jusqu’à ce lieu qui m’offrira, d’ici 2 heures, ce qui reste jusqu’à aujourd’hui encore ma plus merveilleuse découverte. Ce n’est que la troisième fois que je viens jusqu’ici, encore enthousiasmé par ma trouvaille de la fois précédente, ma première monnaie royale, une 2 sol Louis XVI 1793, en métal de cloche, tout un symbole puisque 1793 est l’année même de sa condamnation pour trahison et de son exécution par décapitation le 21 janvier. Cette découverte d’une monnaie de ce dernier « grand » roi de France dont la mort marquera la fin de l’ancien régime est pour moi plus décisive encore que ce que je crois, et je suis loin d’imaginer que les 4 années qui suivront me conduiront à promener inexorablement mon détecteur dans un rayon de 5 km2 autour de ce même point. La découverte de cette matinée en sera bien sûr l’ultime raison.

Je me décide à avancer malgré l’obscurité, mais je m’arrête très vite à peine quelques mètres franchis, saisi par un soudain bruit de fuite, de branchages fouettés, de bois au sol qui se cassent, et ce qui me paraît être… des aboiements. Les « aboiements » s’éloignant, je comprends que ce ne sont pas des chiens, mais un troupeau de chevreuils que j’ai dû effrayer. Je décide d’attendre un peu pour pénétrer dans le bois, c’est sans doute plus prudent, je n’aimerais pas être « bousculé » par l’un de ces animaux.

A bientôt 50 ans, cela ne fait qu’un an que je pratique la détection. Quand j’étais enfant, je parcourais pourtant déjà les champs fraichement labourés de ce petit village de Picardie où je passais souvent mes samedis en famille, mais sans détecteur, en espérant apercevoir, posé à même le sol, l’un de ces Louis d’or que mon arrière-grand-mère me disait avoir trouvé parfois en ramassant les pommes de terre.

Aujourd’hui, soit près de 40 ans plus tard, je suis équipé d’un XP ADX 150, détecteur moyen de gamme, très simple d’utilisation, en 4,6 Khz, vraiment excellent pour débuter.

Durant les premiers mois de cet achat, je me suis entraîné près de mon actuel chez moi, en Ile de France, … hum, sans commentaire, ce que les hommes peuvent jeter comme saletés aux abords des grandes métropoles, malgré le nombre de poubelles effectivement disponibles !… alors quel bonheur quand après quelques mois de recherche, à 10 mn de marche de chez moi, j’ai trouvé ma première monnaie en bordure d’un ancien chemin menant vers la forêt, une 50 francs Guiraud de 1953, laissant enfin de côté les morceaux d’aluminium, les cartouches, les canettes en tout genre, et les boites de conserves, entre autres… La forêt en question est cernée de dizaines de communes sur-habitées !

Et puis j’ai décidé d’élargir mon périmètre de promenade. Ce faisant, je le découvrirai plus tard en recherchant sur internet l’origine de ma merveille du jour, les hommes habiteraient depuis des millénaires là où je me suis déplacé aujourd’hui. Ils ont laissé leur mémoire dans le sol, y ont abandonné des outils usés, des objets trop abimés, ont égaré leurs petites monnaies, ils ont vécu aux abords du bois où je me trouve, y ont chassé, bûcheronné, et, sans aucun doute, ont passé beaucoup de temps à admirer comme je le fais moi-même aujourd’hui en attendant mon heure, au travers des arbres, les rayons du soleil levant se refléter dans les eaux du fleuve qui serpente juste là, en contrebas. Les eaux de la Seine, puisque c’est d’elle dont il s’agit, ont pu nourrir des familles sur plusieurs générations, et ont permis aussi, je l’imagine, d’amener par bateau, l’objet que je découvrirai bientôt. …

La suite dans Monnaies & Détections n° 116

Le trésor des Iceni

Fantastique découverte pour un prospecteur anglais, une fois de plus. L’homme âgé d’une cinquantaine d’années a préféré garder l’anonymat, bien qu’il prospecte au détecteur de métaux régulièrement. Ce soir-là, il observait une buse (oiseau de proie) qui se battait avec deux pies, quand il a vu quelque chose briller dans le labour d’un champ. En prospecteur avisé, il est allé voir et a découvert, à vue donc, sa première pièce d’or ! Un statère !

Remis de ses émotions, il a découvert quelques mètres plus loin, toujours à l’œil, un deuxième statère d’or ! Cette fois, il est rentré chez lui pour revenir avec son détecteur de métaux et après quelques statères isolés, une grosse masse lui a fait découvrir le jackpot, une urne en cuivre qui a laissé s’échapper un flot de monnaies toutes en or !

Les premiers articles anglais parlent d’un dépôt d’environ 1 300 statères de la tribu des Iceni ! Cette tribu résista longtemps aux Romains, elle avait à sa tête une reine, la reine Boadicea, qui fut finalement capturée et tuée par les Romains. Le territoire des Iceni correspond à l’actuelle région du Norfolk et une partie du Suffolk et ce dépôt serait un des plus gros trésors celtiques découverts en Angleterre !

Les premières expertises annoncent une valeur d’environ 650 livres sterling pour chaque statère, ce qui donnerait au trésor actuel (il y a peut-être encore des monnaies sur le site) une première estimation de près d’un million d’euros ! L’heureux inventeur est donc certain d’empocher environ 500 000 euros, l’autre moitié au propriétaire du terrain.

Ce magnifique trésor clôture une année 2020 en beauté pour l’archéologie anglaise, avec de nombreux trésors découverts par des prospecteurs, des promeneurs, des agriculteurs et tous déclarés !

En France, rien, ou presque, mis à part quelques breloques sur les chantiers de fouilles officiels, aucun trésor de particulier, prospecteur, promeneur, agriculteur, rien, le néant total ! Il faut bien admettre qu’il faudrait être fou pour faire cadeau au gouvernement français d’un million d’euros sans aucune compensation en retour ! Il n’y a visiblement que les fonctionnaires du ministère de la Culture et les députés ayant voté la loi de 2016, spoliant tout inventeur de trésor, pour le croire…

Source : euroweeklynews


116.10

Fidèle lecteur de votre magazine depuis le début et quelques demandes d’identifications à mon actif, je suis content de revenir vers vous pour une autre demande pour ce joli denier de 20 mm trouvé en Morbihan. J’ai stoppé la détection pendant plusieurs années et m’y remet tranquillement. Je suis bien incapable de lire cette monnaie et sollicite donc votre aide en espérant que le scan soit suffisant, en vous remerciant par avance, cordialement.
Il s’agit d’une monnaie du Comté du Maine pour Herbert I entre 1015 et 1036. Avers : +COMES CENOMANNIS dans le champ monogramme d’Herbert et le revers présente une croix cantonnée de deux besants et de alpha et oméga, légende : SIGNUM DEI VIVI. Avec un petit nettoyage pour enlever les taches d’oxyde de cuivre, votre monnaie en TB est très courante et estimée une vingtaine d’euros.

Des Danois sur l’Acropole

Constantin II a 80 ans. Le dernier roi, à cette date, des Hellènes a régné sur la Grèce de 1964 à 1973. Sa tentative de reprendre le contrôle du pouvoir en 1967, face aux militaires, l’avait mené vers l’exil. Six ans après, la monarchie est abolie et le « régime des colonels » s’installe pour quelques années. C’est pourquoi il faut considérer l’ironie involontaire d’une célébration numismatique du centenaire de la dynastie par une pièce de 30 drachmes émise en 1963 ; en argent elle rappelle le visage des cinq rois qui se sont succédés en un siècle. La carte du pays, les symboles du passé grec… quelques-uns parmi tous ceux disponibles dans l’Histoire de cette matrice de l’Europe, ce Vieux Continent dont le nom est issu de son panthéon. Mais… Patatras ! Quatre ans après l’émission de cette monnaie sous le règne de Paul I, son fils Constantin le Deuxième est contraint à l’exil…
Aujourd’hui, Constantin II tente de récupérer quelques-unes de ses propriétés, mais la dynastie « Glücksbourg » n’est plus une option pour les familles qui dirigent les partis grecs. En fait, mieux connus des Français que Constantin II, sont ses cousins l’écrivain Michel « de Grèce» et le duc d’Edimbourg.
En 1863 le second fils du roi de Danemark est placé sur le trône de Grèce par les Puissances, la greffe scandinave va prendre et Georges I aura cinq successeurs. La monnaie de trente drachmes nous dévoile leurs portraits, du moins celui du fondateur et de quatre de ses descendants.

La suite dans Monnaies & Détections n° 116

Trésor de temple

Un nouveau trésor découvert au célèbre temple de Sri Bhramaramba Mallikarjuna, avec un nom pareil, c’est en Inde. Plusieurs dépôts ont déjà été découverts, dans et autour du temple, cette fois c’est un ouvrier qui a trouvé un petit pot en laiton caché dans un mur. Le pot contenait 15 pièces d’or, 3 bagues en or et 18 pièces d’argent ! Les monnaies sont toutes des monnaies anglaises datant de l’époque coloniale et avaient cours entre 1880 et 1913. L’Inde a des lois bien particulières concernant les trésors, celui-ci ayant été découvert dans le temple, il est considéré comme appartenant aux divinités… Même les archéologues n’y auront pas accès…

Source : newindianexpress.com