MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour mai, 2019

Trouvaille 101.03

Il y a quelques jours, j’ai découvert ces éléments que je suppose en laiton ou en bronze, mais pas moyen de les dater ou de savoir leur provenance qui selon moi est militaire, merci de bien vouloir m’aider dans ma démarche. La découverte a était faite lors de travaux pour la fabrication d’un muret sur la commune de Migron 17 Charente-Maritime, à environ 50 ou 60 mètres de l’église de Saint-Nazaire. Jean Noël

Il s’agit d’éléments métalliques ornant la sangle supportant la giberne cartouchière des gendarmes, modèles 1875, tels que vous pouvez le voir sur la photo jointe.

Le petit tube en alliage de cuivre est un ferret de fourragère. L’origine de cette distinction remonte au XVIe siècle chez les Dragons autrichiens. En France, les fourragères équipées d’un ferret ont été créées par décision ministérielle en avril 1916. Elles tenaient fonction d’un signe honorifique et sont portées en suspension sur l’épaule gauche. Cette récompense du mérite concerne l’ensemble d’un régiment et décore autant les morts que les survivants.

trouvaille101.02

Jean-Hugues a trouvé cette plaque triangulaire en bronze de 9 cm de long sur 8 de largeur. Le décor géométrique est fait par poinçonnage et gravure ; tous les éléments gravés et poinçonnés sans exception sont représentés trois fois… dans chaque angle et au centre trois « échelles » et trois lignes de points. Trois trous de rivets sont présents en centre, à noter que les deux angles égaux du triangle isocèle supportent deux petits ailerons rajoutés décorés de traits parallèles. L’angle au sommet supporte deux feuilles végétales. Il se peut que cet objet soit dérivé de la famille des ferrets ou d’appliques décorative de ceinturons de l’antiquité tardive

Il y a plusieurs numéros du magazine M&D, un objet mis en identification, j’ai trouvé
enfin de quoi il s’agit. Je vous renvoie la photo : il s’agit d’un tazerzit berbère en bronze
de 9 x 8 cm, sorte de fibule nord-africaine que portaient l es dames lors des festivités.

Trouvaille 101.01

Habitué à vous, je viens de trouver deux objets assez insolites que je n’arrive pas à savoir ce que c’est. Si vous pouviez m’aider et faire une identification. Trouvé dans un champ près de chez moi le premier objet est en plomb, une coupe comme celle du Christ avec deux M. Et le second une monnaie sûrement écrit en latin 1729. Ainsi qu’un sceau trouvé récemment. David à Cognac

Pour le premier objet, il s’agit d’un jeton mais vous ne nous laissez guère de chance de l’identifier ! Il manque la photo du revers et un bon nettoyage… en l’état il faut tomber sur un lecteur qui aura déjà vu ce jeton pour l’identifier. Un peu de patience donc. Même constat pour le (peut-être) peson à la coupe et aux deux MM, qu’en est-il du revers ? Aucune info à ce sujet. Enfin un petit sceau probablement fiscal, au lis royal du tout début XIVe siècle. – S. CAR ETEIA ? La lecture est incertaine.

Trouvaille 105.05

Je suis Pierre d’Ille et Vilaine (35). Un jour Gilles Cavaillé m’a demandé pourquoi j’aime détecter en forêt. Pris de court je ne lui pas répondu comme je l’aurais voulu. Voici ma réponse : Quand il fait trop chaud il y fait meilleur. Quand le bruit nous envahit, on y est bien. Quand le vent fait rage, on y est à l’abri. Les odeurs, les couleurs sont sublimes. Les plus belles trouvailles que j’ai faites ont souvent été en forêt. En dehors des caves, des greniers, des étables, des coins reculés, où peut-on cacher un bien ? La forêt ! On y est tranquille pour enfouir un bien dans l’espoir de le récupérer. Et je ne parle pas des champignons ! Le jeudi 8 novembre 2018, en forêt du Pertre (35), j’ai trouvé l’anneau avec ses 4 crochets (5 kg) qui servait à tirer les troncs en forêt (19e siècle je pense). 100 mètres plus loin, je trouve une broche en argent marquée « Alsace-Lorraine 1914-1915 », au centre “Jeanne d’Arc” avec la croix de Lorraine et un buste “1412-1431”. 500 mètres plus loin au bord d’un étang, je trouve une perle en plomb (collier je pense millénaire). Bravo pour tous vos efforts qui rejaillissent sur chacun de nous. Pierre 35
Joli texte, merci. Concernant l’anneau en fer d’environ 17 cm de diamètre, nous penchons aussi vers cette utilisation. Avec ses deux pics d’une quinzaine de centimètres opposés qui se plantaient dans les troncs à transporter et les deux petits anneaux qui eux, devaient être pris dans un ensemble en bois rigide, on ne lui voit pas d’autres utilisations.
Vous avez de même trouvé une broche concernant Jeanne d’arc et les deux terribles premières années de la Première guerre mondiale. Nous n’avons pas trouvé de références directes sur ces deux évènements. Il s’agit donc d’un bijou patriotique pour la défense de la patrie.
Quant au plomb, il ne s’agit pas d’un élément de parure, nous le verrions plus à sa place comme plomb de filet pour alouettes comme cela se faisait à l’époque.

Le bicentenaire d’une monnaie d’un pays de légende

A l’occasion de ses 200 ans, nous vous présentons une monnaie de cuivre qui marque le début du XIXe siècle, tant par sa beauté que par l’histoire de la région qui a conduit à sa frappe. L’une de ses faces représente le lion ailé et auréolé de Saint Marc portant un évangile marqué d’une croix et traversé par 7 flèches. Sur l’autre face, la célèbre Britannia est assise près d’un écu aux armes du Royaume-Uni et regarde à gauche. Elle tient dans une main un rameau de laurier et dans l’autre un trident. Le millésime de la frappe de cette monnaie est 1819 et sa légende est IONIKON KPATOΣ. Elle a un diamètre de 35 millimètres et une masse de 18,75 grammes.

Napoléon Bonaparte à l’époque des Iles Ioniennes françaises.

Les Iles Ioniennes

Céphalonie, Corfou, Cythère, Ithaque, Leucade, Paxos et Zante sont les sept plus grandes îles de la vingtaine qui composent l’archipel des Iles Ioniennes. L’évocation de ces îles, à la végétation luxuriante et aux forêts abondantes, renvoie aux multiples aventures des héros de la mythologie grecque. Elles sont situées dans la mer ionienne, du sud-ouest de l’Albanie au sud-ouest de la Grèce. Aujourd’hui rattachées à celle-ci, elles ont été, au cours de l’histoire, soit dans leur totalité, soit séparément, placées sous la protection ou la tutelle de divers états. Des Etats aussi divers que l’Empire byzantin, le Royaume de Naples, la République de Venise, la République française, l’Empire Russe et l’Angleterre ont occupé alternativement cet archipel de la mer Ionienne également connu sous le nom des Sept Iles. Ainsi, pour ne considérer que la période moderne, elles sont très disputées et leur statut change régulièrement. Conquises par les armées de la France révolutionnaire, elles forment de 1797 à 1800 les départements français de Corcyre, Ithaque et de la Mer-Egée. En 1800, elles passent sous protectorat de la Russie qui crée la République des Sept Iles. En 1807, suite au traité de Tilsit, elles redeviennent françaises, mais en 1815, après la défaite de l’empereur Napoléon Ier, elles sont placées sous mandat anglais et prennent le nom de République des Iles Ioniennes. En 1864, les Britanniques les rétrocèdent à la Grèce. Pendant la seconde guerre mondiale, elles sont pendant quelques années occupées par l’Italie puis par l’Allemagne.



Les monnaies russes de la République des Sept Iles

La courte période de l’existence de la République Russe des Sept Iles permet néanmoins la frappe de monnaies spécifiques. Ce sont des pièces de 1 gazeta, 5 gazetais et 10 gazetais en cuivre où l’avers porte la légende ΕΠΤΑΝΗΣΟΣ ΠΟΛΙΤΕΙΑ autour du lion de Saint-Marc vu de face et où au revers, sont présents dans un grènetis, la valeur nominale et le millésime 1801. Ces pièces, souvent considérées comme des monnaies napoléonides, sont très recherchées par les collectionneurs intéressés par la numismatique du début du XIXe siècle.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 105

Trésor à la poubelle

Juillet 2018, d’audacieux malfaiteurs dérobaient à la cathédrale de Strängnäs en Suède, deux couronnes et un orbe crucigère « une sphère surmontée d’une croix », les orbes symbolisent l’autorité depuis le Moyen âge. Les trois bijoux étaient en or et propriété de la couronne de Suède. Le vol fit beaucoup de bruit en Suède, heureusement pour la police, l’un des malfrats avait commis une erreur : se blessant en fracturant une des vitrines blindées, il avait laissé derrière lui quelques gouttes de sang et donc son ADN ! Ce dernier étant fiché, il fut rapidement interpellé. Son procès devait s’ouvrir dans quelques jours, c’est alors que les bijoux de la couronne ont mystérieusement réapparu, découverts par un gardien dans les poubelles de la cathédrale ! Probablement pour alléger la peine du suspect au cours de son procès …
Source : efigaro.fr

Trouvaille 105.11

Bonjour, abonné de la première heure de votre excellent magazine, habitant Montpellier et adepte du Gold-maxx, voici une tête de “loup” ou autre d’un poids de 104,84 g. Jean-Michel
On suppose que l’objet est creux ? Si c’est le cas il y a de forte chance que cela soit un embout de poignée de couteau gallo-romain zoomorphe. Une autre possibilité plus récente serait un pommeau de canne XIXe siècle en bronze.

Le Boeing B17 type G est l’un des bombardiers les plus célèbres de la Seconde guerre mondiale. Ce quadriréacteur, long de 23 mètres et d’une envergure de 35 mètres, a une hauteur d’environ 6 mètres et pèse près de 15 tonnes. Chacun de ses moteurs a une puissance de 1200 chevaux. Vulnérable dans ses premières versions le B 17 est rapidement équipé de 13 mitrailleuses qui le protègent des chasseurs ennemis. Il a un rayon d’action de près de 3000 kilomètres et il peut voler à 483 km/h jusqu’à une hauteur dépassant 10 500 mètres. Depuis les bases de l’US Air Force situées au Royaume-Uni, dès 1943, il participe à de nombreux bombardements contre l’Allemagne nazie et, en 1944, à la bataille de Normandie. Son équipage est composé de 10 hommes (un pilote et un co-pilote, un bombardier, un navigateur, un mécanicien, un opérateur radio et quatre mitrailleurs) et il est capable d’embarquer plusieurs tonnes de bombes. Il est surnommé « Flying Fortress » (la Forteresse volante). De temps à autre, la presse annonce la découverte d’une épave d’un Boeing B 17 utilisé pendant la Seconde guerre mondiale. En juin de cette année, les services d’archéologie maritime de l’Institut flamand de la Mer ont indiqué qu’un Boeing B 17 type G a été retrouvé dans les fonds marins de la mer du Nord, au large des côtes belges.

La découverte fortuite de l’épave

Pour la Radio-télévision belge de la Communauté française : « c’est une découverte archéologique importante car c’est une épave quasi complète d’un bombardier américain Boeing B 17 type G qui a été retrouvée en mer du Nord ». La RTBF précise que « son état en fait une découverte de choix car il est très rare de retrouver un avion aussi bien conservé ». La découverte remonte à l’été 2017, lors de travaux d’installation de câbles sous-marins permettant l’interconnexion des réseaux électriques entre le Royaume-Uni et la Belgique, mais elle n’a été divulguée qu’à la fin de ces travaux. Ainsi tout pillage de l’épave a été évité.

ERRATUM: La légende sous la pièce d’une couronne de Tristan Da Cunha de 2016 est erronée, la légende correcte est : « une couronne frappée dans l’île Tristan Da Cunha ».

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 105

Agenda 105

ANDUZE • 30
Du 11 au 12 mai 2019
10e week-end numismatique
Espace Marcel Pagnol, 3 rue Pelico, 310140 Anduze
Dimanche de 9h à 17h30. Entrée gratuite
Renseignements : 06.85.89.29.67

BOURGES • 18
Dimanche 12 mai 2019
32e bourse aux monnaies
Pavillon d’Auron Hall B, 7 boulevard Lamarck, 18000 Bourges
De 9h à 17h. Entrée 2 e €
Renseignements : 02.48.26.86.05

SAINT-MARTIN-DE-CRAU • 13
Dimanche 12 mai 2019
26e salon des collectionneurs
Salle Léo Lelée, rue Léo Lelée, 13310 Saint-Martin-de-Crau
De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 04.90.47.29.32

VILLENEUVE-SAINT-GERMAIN • 02
Dimanche 19 mai 2019
39e salon multicollections
Foyer socio culturel, route de Reims, 02200 Villeneuve-Saint-Germain
De 8h à 17h. Entrée 1,50 e €
Renseignements : 03.23.73.60.90

BOUVIGNY-BOYEFFLES • 62
Dimanche 26 mai 2019
Bourse aux collections
Salle des fêtes, grande rue, 62172 Bouvigny-Boyeffles
De 8h à 17h. Entrée 1 e €
Renseignements : 06.03.12.48.10

SAINT-AMAND-LES-EAUX • 59
Jeudi 30 mai 2019
26e grande rencontre internationale de collectionneurs
Salle A. Lemaitre, rue Henri Duré, 59734 Saint-Amand-les-Eaux
De 8h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.80.35.85.07

Edito 105

Enfin, un prospecteur qui fait mentir le proverbe « pour vivre heureux vivons cachés ! » Il est l’un des très nombreux détectoristes français qui découvrent régulièrement et fortuitement un trésor monétaire hors de sites classés, mais là où il se démarque des autres, c’est qu’il n’a pas peur de nous envoyer une photo anonyme de sa trouvaille car il sait qu’il ne risque rien. C’est un fait acquis, les prospecteurs français cachent, masquent, occultent leurs trouvailles, surtout sur le web qui est devenu un véritable piège pour ceux qui ont le malheur de demander une identification. Ce pot trouvé de drachmes gauloises de la région devrait être étudié. Il ne le sera pas car en cas de déclaration, la spoliation serait immédiate et complète et l’opprobre
jetée publiquement sur un citoyen lambda passionné par son loisir. Revoir cette loi sur le patrimoine est une urgence mais l’administration ne prendra conscience de la perte irrémédiable d’une quantité monstrueuse d’informations que lorsqu’il sera bien trop tard…
Comme toujours !
Gilles Cavaillé